Échelle de Conscience de Soi Sexuelle

L’Échelle de Conscience de Soi Sexuelle (Sexual Self-Consciousness Scale – SSCS) évalue l’auto-focalisation attentionnelle et la gêne en contexte érotique, deux facteurs cognitifs clés dans l’apparition des dysfonctions sexuelles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de Conscience de Soi Sexuelle (Sexual Self-Consciousness Scale, SSCS), conçue à l’origine par Jacques J. D. M. van Lankveld, H. Sykora et W. E. H. Geijen (sur la base des travaux préliminaires de Hendriks en 1997), est un instrument psychométrique auto-rapporté développé pour évaluer les différences individuelles relatives à la propension à développer une focalisation attentionnelle accrue sur soi au cours de situations érotiques et sexuelles. S’inspirant conceptuellement de la théorie de la conscience de soi de Fenigstein, Scheier et Buss (1975), la SSCS transpose l’étude de l’auto-observation réflexive et du malaise social au domaine spécifique de la sexologie clinique et comportementale.

La version définitive de l’instrument comprend 12 items répartis de façon équilibrée sur deux dimensions orthogonales ou modérément corrélées, identifiées par analyse en composantes principales (ACP) avec rotation oblique : la Gêne Sexuelle (Sexual Embarrassment, 6 items) et l’Auto-focalisation Sexuelle (Sexual Self-Focus, 6 items). Chaque item est coté sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Fortement en désaccord ») à 4 (« Fortement d’accord »), générant un score spécifique pour chaque sous-échelle ainsi qu’un score global d’auto-focalisation sexuelle.

Sur le plan psychométrique, la SSCS présente une excellente fidélité, illustrée par une cohérence interne satisfaisante à élevée (alpha de Cronbach de 0,84 pour la sous-échelle Gêne Sexuelle, 0,79 pour la sous-échelle Auto-focalisation Sexuelle, et 0,85 pour l’échelle globale de 12 items). La stabilité temporelle test-retest à un intervalle de quatre semaines s’avère solide, atteignant respectivement r = 0,84 pour la Gêne Sexuelle, r = 0,79 pour l’Auto-focalisation Sexuelle et r = 0,79 pour le score global (tous p < 0,001). Les études de validation clinique indiquent que les individus souffrant de dysfonctions sexuelles manifestent des scores significativement plus élevés sur les deux dimensions comparativement aux sujets fonctionnels, confirmant la valeur théorique du construit comme facteur de vulnérabilité cognitive majeur dans l’apparition et le maintien des troubles sexuels.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de Conscience de Soi Sexuelle, SSCS, psychométrie sexologique, auto-focalisation attentionnelle, gêne sexuelle, anxiété de performance, rôle de spectateur, dysfonctions sexuelles, évaluation cognitive, excitation génitale.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été élaboré et validé par une équipe de chercheurs en psychologie clinique et sexologie affiliés à des institutions académiques et cliniques européennes :

  • Jacques J. D. M. van Lankveld : Professeur au Département de Science Psychologique Clinique (Department of Clinical Psychological Science), Faculté de Psychologie et de Neurosciences, Université de Maastricht (Maastricht University), Pays-Bas. Correspondance : Faculté de Psychologie, P.O. Box 616, 6200 MD Maastricht, Pays-Bas. Courriel : [email protected].
  • H. Sykora : Sexologue clinicien, Centre Manë (Manë Center), Maasmechelen, Belgique.
  • W. E. H. Geijen : Chercheur en psychologie de la santé, Université de Maastricht, Maastricht, Pays-Bas.
  • T. Hendriks : Psychologue clinicien, auteur de la conceptualisation initiale du modèle cognitif explicatif des dysfonctions sexuelles à l’Université de Maastricht (1997).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Sexual Self-Consciousness Scale est d’opérationnaliser et de quantifier la disposition individuelle stable à diriger son attention de manière introspective, critique et anxieuse vers son propre fonctionnement, ses pensées, ses sensations intéroceptives et son image corporelle lors des interactions intimes. Depuis les travaux séminaux de Masters et Johnson (1970) relatifs au mécanisme de « spectatoring » (le rôle de spectateur) et le modèle cognitif-affectif de Barlow (1986), les chercheurs reconnaissent que la focalisation attentionnelle orientée vers soi constitue un médiateur et un facteur de risque central dans l’inhibition de la réponse sexuelle.

Applications en recherche sexologique et cognitive

Dans les contextes de recherche en laboratoire, la SSCS permet d’isoler la propension dispositionnelle (trait de personnalité) à l’auto-focalisation sexuelle afin d’analyser ses interactions avec des manipulations expérimentales d’induction de focalisation attentionnelle momentanée (état). Des études psychophysiologiques (p. ex., Meston, 2006 ; van Lankveld & Bergh, 2008 ; van Lankveld et al., 2004) ont documenté que l’auto-observation induite expérimentalement interagit étroitement avec le niveau de base mesuré par la SSCS pour moduler la réactivité vasculaire génitale (tumescence pénienne ou photopléthysmographie vaginale). La SSCS sert ainsi de variable prédictive ou modératrice dans les paradigmes examinant l’allocation des ressources de mémoire de travail et la capacité de traitement cognitif des stimuli érotiques.

Applications cliniques et thérapeutiques

Sur le plan diagnostique et psychopathologique, la SSCS offre aux sexologues, psychologues cliniciens et psychiatres un outil rapide et ciblé pour :

  • Identifier les schémas cognitifs dysfonctionnels qui parasitent l’expérience érotique et bloquent l’abandon sensuel ;
  • Distinguer l’anxiété d’évaluation sociale et le sentiment d’inhibition (Gêne Sexuelle) d’une hypervigilance cognitive plus purement auto-réflexive ou somatosensorielle (Auto-focalisation Sexuelle) ;
  • Personnaliser les protocoles de psychothérapie cognitive-comportementale (TCC) et de thérapie sexologique, notamment en guidant les prescriptions de focalisation sensorielle (sensate focus), les exercices d’exposition intéroceptive, la restructuration cognitive et les approches basées sur la pleine conscience (mindfulness) destinées à rediriger l’attention sur les indices érotiques environnementaux et relationnels.

5. Construit psychologique / Construct

La conscience de soi sexuelle conceptualisée par la SSCS est un construit multidimensionnel mesurant l’inclination d’un individu à adopter une posture d’auto-observation et d’inhibition au détriment de l’immersion hédonique dans la situation érotique. Ce construit est divisé en deux composantes fondamentales identifiées empiriquement :

1. La Gêne Sexuelle (Sexual Embarrassment)

La composante de Gêne Sexuelle évalue la vulnérabilité affective et sociale ressentie lors des rencontres intimes. Elle englobe les sentiments de timidité, de honte, d’inconfort psychologique et la peur du jugement d’autrui dans un contexte d’exposition corporelle et émotionnelle. L’individu présentant un score élevé sur cette dimension perçoit la situation intime comme une source potentielle d’embarras intense, éprouve des difficultés manifestes à surmonter sa pudeur initiale et se sent perpétuellement épié ou scruté de l’extérieur par son ou sa partenaire.

Exemples d’expressions cliniques : Une réticence marquée à déshabiller son corps sous un éclairage direct, un sentiment paralysant d’inconfort corporel dès l’initiation des caresses, ou encore l’impression aiguë et gênante de s’observer soi-même d’un œil critique durant les rapports sexuels (p. ex., l’item 9 : « I find it difficult to sexually let myself go in front of the other person » ou l’item 4 : « I quickly feel embarrassed in sexual situations »).

2. L’Auto-focalisation Sexuelle (Sexual Self-Focus)

La dimension d’Auto-focalisation Sexuelle quantifie la tendance cognitive systématique à surveiller de manière analytique et hypervigilante ses propres processus internes et son comportement lors du déroulement de l’acte intime. Elle relève à la fois de l’auto-conscience privée (surveillance méticuleuse de ses sensations corporelles, de ses signaux d’excitation génitale et de son flux de pensées) et de l’auto-conscience publique (anticipation cognitive de l’impression physique et de la performance projetée vers l’autre partenaire).

Exemples d’expressions cliniques : Une personne qui, au lieu de savourer les sensations érotiques partagées, analyse en continu la fermeté de son érection ou son degré de lubrification, s’inquiète mentalement de son apparence faciale lors de l’orgasme, ou cherche perpétuellement à décoder les pensées évaluatives de son partenaire (p. ex., l’item 5 : « I often wonder during sex what the other person thinks of me » ou l’item 8 : « During sex, I pay much attention to what happens inside my body »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SSCS repose sur une convergence théorique majeure entre la psychologie sociale cognitive, les neurosciences affectives et les modèles cognitifs-comportementaux de la sexualité humaine.

La théorie de la conscience de soi de Fenigstein, Scheier et Buss (1975)

Le socle conceptuel de départ est issu des travaux de Fenigstein, Scheier et Buss (1975), qui ont défini la conscience de soi comme un trait stable de personnalité distinguant :

  • La conscience de soi privée (private self-consciousness) : l’introspection portée sur les affects internes, les motivations, les perceptions corporelles profondes et les états physiologiques personnels ;
  • La conscience de soi publique (public self-consciousness) : la sensibilité aiguë au soi en tant qu’objet social observable par autrui, accompagnée par la préoccupation des impressions suscitées chez autrui ;
  • L’anxiété sociale (social anxiety) : le sentiment d’inhibition, d’inconfort et d’embarras résultant de la menace d’une évaluation sociale négative.

Hendriks (1997) puis van Lankveld et al. (2008) ont postulé qu’en raison de l’intimité corporelle et de la vulnérabilité psychologique inhérentes à la sexualité, ces dimensions générales s’expriment sous une forme spécifique et contextualisée, nécessitant un instrument calibré exclusivement pour les interactions sexuelles.

Le modèle cognitif-affectif de Barlow (1986) et le rôle de spectateur de Masters et Johnson (1970)

Le modèle de David H. Barlow sur les dysfonctions sexuelles explicite les mécanismes cognitifs sous-jacents : chez les individus sexuellement fonctionnels, les stimuli érotiques captent l’attention de manière automatique et génèrent une affectivité positive ainsi qu’une activation du système nerveux autonome parasympathique favorable à l’érection ou à la lubrification. En revanche, chez les individus prédisposés à l’anxiété de performance, un stimulus érotique induit une focalisation attentionnelle déviée vers des stimuli non érotiques ou menaçants (auto-évaluation, peur de l’échec, perception d’exigences externes).

Cette auto-surveillance continue — conceptualisée historiquement sous le terme de « spectatoring » par William Masters et Virginia Johnson (1970) — mobilise de façon critique la mémoire de travail et la capacité de traitement cognitif (Meston, 2006). En monopolisant ces ressources cérébrales pour scruter son propre corps ou anticiper un jugement défavorable, l’individu réduit considérablement sa capacité cognitive à encoder les signaux érotiques, ce qui entrave les cascades physiologiques de l’excitation génitale réflexe.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de validité de la SSCS ont été investiguées de façon approfondie par van Lankveld, Geijen et Sykora (2008) auprès d’un échantillon diversifié de 282 participants (âgés de 16 à 75 ans), dont 253 ont fourni l’ensemble des données démographiques et psychométriques complètes (171 femmes, 82 hommes).

Validité de construit et validité clinique discriminante

La validité discriminante clinique a été établie en comparant un sous-groupe de 61 participants présentant des dysfonctions sexuelles avérées (42 femmes, 19 hommes) à des sujets sexuellement fonctionnels. Des analyses multivariées de covariance (MANCOVA) contrôlant les effets de l’âge, du sexe et du statut relationnel ont démontré une différenciation clinique nette :

  • Les participants avec dysfonctions sexuelles obtiennent des scores significativement plus élevés que les participants fonctionnels sur la Gêne Sexuelle, F(1, 235) = 10,98, p = 0,001 ;
  • Les participants avec dysfonctions sexuelles présentent également des scores nettement supérieurs sur l’Auto-focalisation Sexuelle, F(1, 235) = 8,97, p < 0,005 ;
  • Des effets principaux indépendants significatifs ont été relevés pour le groupe clinique, F(2, 234) = 7,02, p = 0,001, ainsi que pour le sexe, F(2, 234) = 8,48, p < 0,001, et le statut de couple, F(2, 234) = 4,11, p < 0,05.

Les femmes obtiennent en moyenne des scores de Gêne Sexuelle plus élevés que les hommes, F(1, 235) = 12,07, p = 0,001, alors qu’aucune différence significative selon le sexe n’est observée pour l’Auto-focalisation Sexuelle. De même, les participants célibataires manifestent une gêne sexuelle accrue comparativement aux sujets engagés dans une relation stable, F(1, 235) = 8,26, p < 0,005, sans variation sur l’auto-focalisation.

Validité convergente et divergente

Conformément aux directives de Cohen (1988) pour l’interprétation des tailles d’effet (faible : r < 0,15 ; moyenne : 0,15 < r < 0,35 ; forte : r > 0,35) :

  • Validité convergente : Les deux sous-échelles de la SSCS présentent des corrélations moyennes à élevées avec les dimensions homologues de la Self-Consciousness Scale générale de Fenigstein et al. (1975), attestant que l’instrument capte avec précision les manifestations contextualisées de la conscience de soi.
  • Validité divergente / différentielle : L’examen des corrélations avec l’inventaire de détresse psychologique SCL-90 (Symptom Checklist-90) a mis en lumière des profils distincts : la sous-échelle Auto-focalisation Sexuelle ne corrèle que très faiblement ou modérément avec les échelles de détresse globale du SCL-90 (corrélations situées entre r = 0,20 et r = 0,24, p < 0,05), démontrant qu’elle mesure un processus attentionnel spécifique et non un simple indice de névrosisme ou de détresse aspécifique. En revanche, la sous-échelle Gêne Sexuelle présente des corrélations modérées à fortes avec la détresse psychologique, variant de r = 0,36 (plaintes somatiques) à r = 0,49 (dépression), soulignant la composante affective négative et dysphorique inhérente à l’embarras sexuel.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la SSCS démontre des indices élevés de précision de mesure et de consistance interne, tant au niveau des sous-échelles qu’au niveau du score total.

Cohérence interne

Les analyses de consistance interne calculées à partir du coefficient alpha de Cronbach dans l’échantillon de validation (van Lankveld et al., 2008) ont rapporté les valeurs suivantes :

  • Sous-échelle Gêne Sexuelle (6 items) : α = 0,84, indiquant une excellente homogénéité des énoncés relatifs à l’inconfort et à l’embarras ;
  • Sous-échelle Auto-focalisation Sexuelle (6 items) : α = 0,79, dénotant une consistance interne tout à fait satisfaisante pour un construit cognitif à facettes multiples ;
  • Échelle globale SSCS (12 items) : α = 0,85, attestant de la solidité globale de l’outil pour quantifier l’auto-focalisation sexuelle totale.

La corrélation de Pearson entre les deux sous-échelles au sein de l’échantillon complet s’élève à r = 0,44 (p < 0,001). Cette corrélation modérée, substantiellement inférieure aux coefficients de fidélité respectifs des deux sous-échelles, fournit une preuve statistique convaincante que la Gêne Sexuelle et l’Auto-focalisation Sexuelle mesurent des dimensions psychologiques distinctes et complémentaires, et non une redondance conceptuelle.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon réévalué à un intervalle de quatre semaines. Les corrélations test-retest sont robustes et hautement significatives :

  • Gêne Sexuelle : r = 0,84 (p < 0,001) ;
  • Auto-focalisation Sexuelle : r = 0,79 (p < 0,001) ;
  • Score total de la SSCS : r = 0,79 (p < 0,001).

Ces données confirment que la SSCS capture adéquatement un trait dispositionnel stable dans le temps, plutôt qu’une simple fluctuation émotionnelle passagère liée à un épisode sexuel particulier.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la SSCS a été rigoureusement établie au cours d’un processus de réduction et d’épuration psychométrique en plusieurs étapes (Hendriks, 1997 ; van Lankveld et al., 2008).

Développement et sélection des items

Le pool initial, formulé à partir de la littérature sexologique et de consultations auprès d’un panel d’experts, comptait 15 items conçus pour refléter les aspects privés et publics de l’auto-focalisation, ainsi que l’inhibition et l’anxiété sexuelle. Une analyse en composantes principales (ACP) exploratoire menée sur ces 15 items a extrait deux composantes principales présentant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1. En combinant l’examen des saturations factorielles, l’analyse d’échelle multi-traits (multitrait scaling analysis selon la méthodologie de Hays & Hayashi, 1990) et l’optimisation de la cohérence interne, 3 items problématiques ou redondants ont été éliminés, aboutissant à une version finale concise de 12 items (6 items par facteur).

Structure factorielle de la version finale à 12 items

Une nouvelle ACP avec rotation oblique direct Oblimin a été conduite sur les 12 items retenus. Cette solution à deux facteurs explique 53,7 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Gêne Sexuelle (Sexual Embarrassment) — Valeur propre (λ) = 4,58 ; explique 38,10 % de la variance.
  • Facteur 2 : Auto-focalisation Sexuelle (Sexual Self-Focus) — Valeur propre (λ) = 1,87 ; explique 15,60 % de la variance.

Matrice de configuration (Pattern Matrix) après rotation Oblimin

Le tableau ci-dessous reproduit les saturations factorielles de l’analyse en composantes principales (les saturations inférieures à 0,40 ayant été supprimées conformément aux normes psychométriques) :

Énoncé de l’item Composante 1 (Gêne) Composante 2 (Auto-focalisation)
It takes quite some time for me to overcome my shyness in sexual situations. 0,84 —
I quickly feel embarrassed in sexual situations. 0,80 —
I feel uncomfortable in sexual situations. 0,79 —
I find it difficult to sexually let myself go in front of the other person. 0,76 —
When I see myself during sex, I am irritatingly aware of myself. 0,60 —
I continuously feel being observed by the other person during sex. 0,57 —
I am aware during sex of the impression I make on the other person. — 0,73
I pay much attention to my sexual thoughts and feelings. — 0,73
I often wonder during sex what the other person thinks of me. — 0,68
I am preoccupied by the way I behave sexually. — 0,68
During sex, I pay much attention to what happens inside my body. — 0,62
I often imagine how I behave during sex. — 0,55

Toutes les saturations primaires dépassent nettement le seuil conventionnel de 0,50 sans saturation croisée notable (> 0,40), démontrant une structure factorielle simple, claire et interprétable.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Échelle de Conscience de Soi Sexuelle (Sexual Self-Consciousness Scale – SSCS).
  • Type de passation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Durée d’administration : Moins de 5 minutes (en moyenne 3 à 4 minutes).
  • Nombre total d’items : 12 énoncés affirmatifs courts.
  • Format des réponses : Échelle ordinale de type Likert en 5 points avec ancres textuelles explicites :
    • 0 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
    • 1 = Disagree a Little (Un peu en désaccord)
    • 2 = Neither Agree nor Disagree (Ni en accord ni en désaccord)
    • 3 = Agree a Little (Un peu d’accord)
    • 4 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Calcul des scores :
    • Sous-échelle Gêne Sexuelle (Sexual Embarrassment) : Somme brute des items 1, 4, 9, 10, 11 et 12 (étendue théorique : 0 à 24 points).
    • Sous-échelle Auto-focalisation Sexuelle (Sexual Self-Focus) : Somme brute des items 2, 3, 5, 6, 7 et 8 (étendue théorique : 0 à 24 points).
    • Score Global SSCS : Somme brute de l’ensemble des 12 items (étendue théorique : 0 à 48 points).
  • Orientation des items : Tous les items sont formulés dans le sens direct du construit. Aucun item inversé n’est présent dans la version à 12 items.
  • Interprétation clinique : Des scores élevés traduisent une propension marquée au repli attentionnel sur soi, à la gêne corporelle et à l’anxiété de performance lors des rapports intimes, constituant un profil cognitif de vulnérabilité aux dysfonctions sexuelles.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : Version préliminaire en 1997 (Hendriks) ; version définitive validée et publiée en 2008 (van Lankveld, Geijen, & Sykora).
  • Copyright et propriété intellectuelle : © 2008 Maastricht University, Pays-Bas (J. J. D. M. van Lankveld, T. Hendriks, W. Geijen, & H. Sykora).
  • Tarifs et conditions d’accès : L’échelle est disponible sans frais d’acquisition pour les chercheurs académiques et les praticiens cliniques dans le cadre d’un usage clinique ou de recherche non commerciale, sous réserve de citer formellement les publications originales de référence.
  • Contact officiel : Les demandes d’autorisation formelle d’utilisation, de traduction ou d’adaptation transculturelle doivent être adressées au Professeur J. J. D. M. van Lankveld, Département de Science Psychologique Clinique, Université de Maastricht (courriel : [email protected]).

12. Références / References

Les sources bibliographiques ci-dessous soutiennent les fondements théoriques, le développement et la validation psychométrique de la SSCS :

  • Barlow, D. H. (1986). Causes of sexual dysfunction: The role of anxiety and cognitive interference. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 54(2), 140–148. https://doi.org/10.1037/0022-006X.54.2.140
  • Cohen, J. (1988). Statistical power analysis for the behavioral sciences (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
  • Hays, R. D., & Hayashi, T. (1990). Beyond internal consistency reliability: Rationale and user’s guide for Multitrait Analysis Program on the microcomputer. Behavior Research Methods, Instruments, & Computers, 22(2), 167–175. https://doi.org/10.3758/BF03203140
  • Hendriks, T. (1997). Een hypothetisch cognitief verklaringsmodel voor seksuele dysfuncties [A hypothetical cognitive explanatory model of sexual dysfunction] (Unpublished master’s thesis). Maastricht University, Maastricht, The Netherlands.
  • Masters, W. H., & Johnson, V. E. (1970). Human sexual inadequacy. Little, Brown and Company.
  • Meston, C. M. (2006). The effects of state and trait self-focused attention on sexual arousal in sexually functional and dysfunctional women. Behaviour Research and Therapy, 44(4), 515–532. https://doi.org/10.1016/j.brat.2005.03.010
  • van Lankveld, J. J. D. M., & Bergh, S. (2008). The interaction of state and trait aspects of self-focused attention affects genital, but not subjective, sexual arousal in sexually functional women. Behaviour Research and Therapy, 46(4), 514–528. https://doi.org/10.1016/j.brat.2008.01.013
  • van Lankveld, J. J. D. M., Geijen, W., & Sykora, H. (2008). Reliability and validity of the Sexual Self-Consciousness Scale: Psychometric properties. Archives of Sexual Behavior, 37(6), 925–933. https://doi.org/10.1007/s10508-007-9279-8
  • van Lankveld, J. J. D. M., van den Hout, M. A., & Schouten, E. G. (2004). The effects of self-focused attention, performance demand, and dispositional sexual self-consciousness on sexual arousal of sexually functional and dysfunctional men. Behaviour Research and Therapy, 42(8), 915–935. https://doi.org/10.1016/j.brat.2003.08.006

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Every question has 5 possible answers: Strongly Disagree (0), Disagree a Little (1), Neither Agree nor Disagree (2), Agree a Little (3), and Strongly Agree (4). Please encircle the number that you feel best represents your opinion.
1

I feel uncomfortable in sexual situations.
2

I often imagine how I behave during sex.
3

I pay much attention to my sexual thoughts and feelings.
4

I quickly feel embarrassed in sexual situations.
5

I often wonder during sex what the other person thinks of me.
6

I am preoccupied by the way I behave sexually.
7

I am aware during sex of the impression I make on the other person.
8

During sex, I pay much attention to what happens inside my body.
9

I find it difficult to sexually let myself go in front of the other person.
10

When I see myself during sex, I am irritatingly aware of myself.
11

It takes quite some time for me to overcome my shyness in sexual situations.
12

I continuously feel being observed by the other person during sex.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de Conscience de Soi Sexuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conscience-de-soi-sexuelle
Looti, Mohammed. “Échelle de Conscience de Soi Sexuelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conscience-de-soi-sexuelle.
Looti, Mohammed. “Échelle de Conscience de Soi Sexuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conscience-de-soi-sexuelle.