Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents

L’Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents (AAKS), conçue par Gregory D. Zimet, évalue en 22 items les connaissances épidémiologiques et préventives du VIH chez les jeunes, en dissociant savoirs scientifiques et croyances.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents (en anglais, Adolescent AIDS Knowledge Scale ou AAKS), conçue par le psychologue et chercheur Gregory D. Zimet et ses collaborateurs à la fin des années 1980, constitue un instrument psychométrique pionnier destiné à évaluer l’état des connaissances épidémiologiques et biomédicales relatives au syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/SIDA) auprès des populations adolescentes. Composée de 22 items dichotomiques avec option d’incertitude (« Oui », « Non », « Ne sait pas »), cette échelle aborde de manière exhaustive les voies réelles de transmission du VIH, les mythes de contagion par contacts occasionnels sans risque, les comportements protecteurs efficaces et inefficaces, l’évolution clinique, l’absence de guérison et les représentations erronées concernant l’apparence des personnes vivant avec le VIH.

L’une des innovations méthodologiques fondamentales de l’AAKS réside dans la formulation systématique de ses questions à travers le prisme de l’expertise scientifique (« La plupart des experts disent-ils que… ? »). Ce dispositif permet de dissocier rigoureusement les connaissances factuelles (la conscience de ce que préconise la science médicale) des croyances subjectives (l’adhésion personnelle à ces faits). Le temps de passation est particulièrement rapide (moins de 5 minutes), ce qui en fait un outil idéal pour les contextes scolaires et cliniques. Le score total s’échelonne de 0 à 22 points.

Sur le plan métrologique, l’AAKS couvre un domaine conceptuel composite et multidimensionnel, rendant inappropriée l’évaluation de la cohérence interne par l’alpha de Cronbach classique ou le test Kuder-Richardson 20. Les auteurs ont donc recouru à une procédure de fiabilité par demi-partition avec appariement des contenus (matched-item split-half reliability corrigée par la formule de Spearman-Brown), affichant un coefficient robuste de r = 0,82 auprès d’un échantillon de 721 collégiens et lycéens. La validité de construit et la validité convergente sont corroborées par une progression linéaire des connaissances selon le niveau scolaire, une corrélation inverse significative avec les croyances erronées (r = -0,65) et une corrélation négative avec la peur ou l’anxiété d’interagir avec des personnes séropositives (r = -0,28).

2. Mots-clés

Adolescent AIDS Knowledge Scale, AAKS, VIH, SIDA, connaissances en santé, psychométrie, adolescence, transmission du VIH, comportements à risque, préservatif, stigmatisation, validité de construit, fidélité de Spearman-Brown, éducation à la sexualité, santé publique.

3. Auteurs

L’échelle a été conceptualisée et développée par une équipe multidisciplinaire de la Faculté de médecine de l’Université de l’Indiana (Indiana University School of Medicine), sous la direction de :

  • Gregory D. Zimet, Ph.D. : Professeur de pédiatrie et de psychologie clinique au département de médecine de l’adolescence, Indiana University School of Medicine (Indianapolis, Indiana, États-Unis). Spécialiste reconnu internationalement pour ses travaux sur la prise de décision en santé sexuelle, l’acceptabilité vaccinale et les attitudes des adolescents face aux maladies infectieuses. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Collaborateurs principaux aux études initiales : T. M. Anglin, R. Lazebnik, D. L. Bunch, P. Williams, D. P. Krowchuk, R. J. DiClemente, S. A. Hillier et E. M. Ellick, affiliés aux départements de pédiatrie et de médecine de l’adolescence de plusieurs centres hospitalo-universitaires américains.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Adolescent AIDS Knowledge Scale est de fournir une mesure objective, standardisée et exempte de biais de désirabilité des connaissances relatives à l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine chez les adolescents scolarisés de 12 à 18 ans. Lors de l’émergence de la pandémie de SIDA dans les années 1980, les autorités sanitaires mondiales se sont heurtées à une prolifération massive d’idées reçues, de paniques morales et de désinformation médicale. Dans ce contexte, les adolescents constituaient un groupe particulièrement vulnérable en raison de l’initiation sexuelle, de l’exploration de comportements potentiellement à risque et d’un sentiment récurrent d’invulnérabilité développementale.

Sur le plan conceptuel et théorique, les chercheurs ont constaté une faille majeure dans les instruments préexistants : la quasi-totalité des questionnaires confondait la connaissance objective (l’information épidémiologique et biologique diffusée par les experts) et la croyance personnelle (l’acceptation intime de cette vérité). Un adolescent pouvait parfaitement savoir que les scientifiques affirment qu’une piqûre de moustique ou le partage d’un verre d’eau ne transmet pas le virus, tout en refusant de le croire en raison d’une angoisse viscérale de contamination. L’AAKS a donc été conçue avec un cadrage métacognitif explicite : chaque question commence par l’amorce « Do most experts say…? » (« La plupart des experts disent-ils que… ? »). Cette formulation neutralise les résistances émotionnelles immédiates et permet de mesurer spécifiquement l’exposition et la rétention des messages officiels de santé publique.

Dans les applications de recherche et d’intervention clinique ou scolaire, l’échelle remplit plusieurs fonctions critiques :

  • Évaluation des besoins éducatifs : Détecter les lacunes cognitives persistantes au sein d’une cohorte scolaire afin de concevoir des modules d’éducation sexuelle ciblés.
  • Mesure d’efficacité interventionnelle : Servir de test pré/post-intervention pour quantifier l’assimilation des faits médicaux suite à la diffusion de campagnes sanitaires, telles que les brochures distribuées à l’échelle nationale par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
  • Recherche translationnelle en psychologie de la santé : Explorer les mécanismes prédictifs liant l’acquisition de connaissances factuelles, la réduction de l’anxiété sociale vis-à-vis des personnes malades et l’adoption de comportements préventifs (ex. utilisation systématique du préservatif, évitement du partage de seringues).

5. Construit psychologique

L’AAKS mesure le construit composite des connaissances relatives au VIH/SIDA chez l’adolescent. Contrairement à une échelle mesurant un trait psychologique latent univoque (comme l’estime de soi ou l’extraversion), la connaissance du SIDA est un agrégat de faits biologiques, épidémiologiques et comportementaux interdépendants mais distincts. L’instrument est articulé autour de six domaines fondamentaux :

1. Modes de transmission prouvés (Transmission avérée)

Cette dimension évalue la compréhension des voies physiologiques réelles de contagion du virus. Elle aborde la transmission par voie sanguine via le partage de seringues entre usagers de drogues injectables (item 2), les rapports hétérosexuels vaginaux (items 6 et 10), les rapports homosexuels masculins (item 7), ainsi que la transmission verticale de la mère séropositive à l’enfant à naître (item 8). Une maîtrise de cette dimension est indispensable pour que l’adolescent reconnaisse les situations à risque d’exposition sanguine ou muqueuse.

2. Mythes de transmission et contacts fortuits sans risque (Fausses croyances de contagion)

Cette sous-dimension cruciale explore le rejet des voies imaginaires de contamination qui alimentent la panique sociale et l’ostracisme. Les items ciblent les contacts sociaux et environnementaux inoffensifs : embrasser une personne séropositive sur la bouche (item 1), donner son sang (item 3 — mythe persistant selon lequel le don de sang contaminerait le donneur), partager un verre d’eau (item 4), s’asseoir sur la cuvette des toilettes publiques (item 5), serrer la main d’un malade (item 9), et la masturbation solitaire (item 11). Un score élevé sur ces items témoigne d’une capacité à discriminer le danger réel de la contagion fantasmée.

3. Comportements augmentant le risque d’infection

Ces questions portent sur les facteurs comportementaux et contextuels qui majorent statistiquement la probabilité d’infection par le VIH : les rapports tarifés / la prostitution (item 14), la multiplicité des partenaires sexuels (item 16), ainsi que les relations intimes avec une personne s’injectant des substances illicites par voie intraveineuse (item 22).

4. Stratégies de prévention et protection efficace versus inefficace

L’instrument confronte l’efficacité reconnue des barrières mécaniques face aux croyances erronées sur l’immunité corporelle. L’item 12 évalue la reconnaissance de l’utilisation régulière du préservatif masculin comme moyen validé de réduction des risques, tandis que l’item 15 mesure la fausse conviction selon laquelle le simple fait d’avoir une alimentation équilibrée et saine pourrait prévenir l’infection virale.

5. Histoire naturelle, séropositivité asymptomatique et infectiosité

Ce volet aborde la distinction biologique sophistiquée entre être porteur asymptomatique du virus et développer la phase terminale du SIDA clinique. Les items 20 et 21 examinent si l’adolescent comprend qu’un individu peut héberger le virus sans présenter le moindre signe clinique de maladie, et qu’il est capable de transmettre le pathogène malgré cette absence totale de symptômes visibles. L’item 17 renforce ce concept en réfutant l’idée que l’on puisse reconnaître une personne séropositive simplement par son apparence physique.

6. Pronostic vital, absence de traitement curatif et sécurité transfusionnelle

Enfin, l’échelle évalue les connaissances relatives à la gravité médicale de l’infection à cette époque : le caractère alors fatal de l’affection déclarée (item 18), l’absence de vaccin ou de traitement curatif définitif éradiquant le virus (item 19), et la gestion sécuritaire des dons sanguins excluant un risque élevé lors d’une transfusion régulée (item 13).

6. Cadre théorique

Le développement de l’AAKS s’ancre dans les théories contemporaines de la psychologie de la santé, de la psychométrie appliquée et des modèles sociocognitifs du changement comportemental :

Le Modèle des Croyances relatives à la Santé (Health Belief Model – HBM)

Développé à l’origine par Irwin M. Rosenstock et enrichi par Becker, le Health Belief Model postule que l’engagement dans une conduite de prévention dépend de la susceptibilité perçue à une maladie, de la sévérité perçue de ses conséquences, ainsi que de la balance entre les bénéfices perçus de l’action préventive et ses barrières. Dans cette optique, l’acquisition de connaissances factuelles exactes représente le prérequis cognitif fondamental (un déclencheur d’action ou « cue to action ») modifiant directement la susceptibilité perçue. Sans une compréhension lucide des voies de transmission (ex. pénétration non protégée) et de non-transmission (ex. salive ou poignées de main), l’adolescent ne peut évaluer correctement sa propre vulnérabilité épidémiologique.

La Théorie de l’Action Raisonnée (TAR) et de l’Action Planifiée (TAP)

Conceptualisées par Icek Ajzen et Martin Fishbein, la théorie de l’action raisonnée et son extension planifiée démontrent que le comportement sexuel préventif dépend de l’intention comportementale, elle-même déterminée par l’attitude envers le comportement et la norme subjective. L’AAKS opère une clarification théorique fondamentale au sein de ce courant : en séparant le stock cognitif brut (« ce que disent les experts ») de la croyance personnelle (« ce que je crois être vrai »), Zimet a permis aux chercheurs d’étudier l’étape précise où l’information factuelle est soit intégrée dans les croyances comportementales de l’adolescent, soit rejetée en raison de pressions normatives des pairs ou de préjugés culturels.

L’approche psychométrique des construits à domaine composite

Sur le plan métrologique, l’AAKS s’appuie sur la théorie classique des tests formulée par Anne Anastasi (1982). Anastasi a démontré que les épreuves d’évaluation de connaissances scolaires ou médicales représentent des agrégats de multiples sous-domaines hétérogènes plutôt qu’un facteur latent unique et chimiquement pur. Dans de telles structures, les postulats d’équivalence tau ou de parallélisme strict requis pour le calcul conventionnel de la cohérence interne ne sont pas satisfaits. Le cadre théorique de l’AAKS assume pleinement cette complexité en traitant la connaissance comme un domaine critérié d’apprentissage cognitif issu d’un curriculum d’information publique (la brochure officielle du CDC de 1988, Understanding AIDS).

7. Validité

La validité psychométrique de l’AAKS a fait l’objet de plusieurs investigations empiriques rigoureuses conduites par Gregory Zimet et son équipe entre 1989 et 1993 :

Validité de contenu et validité d’apparence

La validité de contenu a été garantie par une dérivation directe et exhaustive des items à partir de la brochure éducative nationale Understanding AIDS rédigée par le CDC en 1988 et envoyée à l’ensemble des foyers américains. Les items ont été formulés pour couvrir avec exactitude les 6 domaines thématiques du document gouvernemental. L’instrument bénéficie d’une excellente validité d’apparence (face validity), chaque question formulée avec clarté résonnant directement avec le niveau de lecture et les interrogations réelles des jeunes scolarisés.

Validité développementale (Différenciation selon l’âge et la scolarité)

Conformément aux théories du développement cognitif de l’adolescence, un instrument valide de mesure des connaissances doit enregistrer une progression positive liée à la maturité et aux années d’exposition scolaire. Dans une étude portant sur 617 élèves de la 7e à la 12e année (équivalent français de la 5e à la terminale), l’analyse de variance (ANOVA) a révélé une augmentation linéaire statistiquement hautement significative des scores à l’AAKS en fonction du niveau de classe : F(5, 611) = 8,8, p < 0,0001 (Zimet, DiClemente, et al., 1993). Ce résultat soutient puissamment la validité de construit de l’échelle.

Validité convergente et divergente

La validité de construit de l’AAKS est également corroborée par ses patterns corrélationnels avec des échelles mesurant des construits psychologiques théoriquement connectés :

  • Corrélation avec les croyances erronées : Dans un échantillon de 438 collégiens et lycéens, un score élevé à l’AAKS était très fortement et négativement corrélé aux croyances inexactes mesurées par l’échelle parallèle AIDS Beliefs Scale : r = -0,65, p < 0,001 (Zimet et al., 1991). Ce résultat prouve que les adolescents qui maîtrisent le discours des experts adhèrent significativement moins aux légendes urbaines de contamination.
  • Corrélation avec l’anxiété et la peur des malades : Auprès des mêmes 438 élèves, les scores à l’AAKS présentaient une corrélation négative significative avec les scores d’anxiété sociale liée aux interactions avec des personnes vivant avec le VIH : r = -0,28, p < 0,001 (Zimet et al., 1991). Une connaissance exacte des modes de transmission réduit ainsi la phobie irrationnelle du contact social fortuit.

8. Fidélité

L’analyse de la fidélité de l’AAKS pose un défi psychométrique classique souligné par Zimet (1992b). Dans une échelle de connaissances englobant des éléments distincts (virologie, prophylaxie, sociologie des risques), les items ne sont pas nécessairement interchangeables. Par conséquent, les indices standards de cohérence interne globale — tels que le coefficient alpha de Cronbach ou la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20) — sous-estiment artificiellement la fidélité en raison de la nature multidomaine du test (Anastasi, 1982 ; Zimet, 1992b).

Pour contourner ce biais sans trahir la structure du construit, Zimet a employé une méthode spécialisée de fidélité par demi-partition avec appariement de contenu (matched-item split-half reliability), suivie d’une correction d’allongement de Spearman-Brown :

  • Les items ont été appariés deux à deux en fonction de leur contenu thématique (modes réels de transmission, mythes sur les contacts informels, mesures préventives).
  • Bien qu’un appariement parfait ne fût pas réalisable pour la totalité des items en raison de thématiques uniques (ex. un seul item sur la mortalité), la corrélation entre les deux moitiés appariées a produit un coefficient de Spearman-Brown de 0,82 auprès d’un échantillon normatif de 721 adolescents scolarisés en collège et lycée (Zimet, 1992b).

Ce coefficient de 0,82 atteste d’une excellente stabilité interne pour un instrument composite de 22 items, répondant amplement aux exigences méthodologiques de la recherche en sciences comportementales et de l’évaluation de programmes en santé publique.

9. Analyse factorielle

D’un point de vue factoriel et dimensionnel, les instruments d’évaluation de connaissances à items dichotomiques (vrai/faux) dérivés de référentiels curriculaires se prêtent mal aux modèles factoriels linéaires classiques de Spearman-Thurstone. Lors des analyses préliminaires de données (Zimet, 1992b), l’application d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) standard sur les matrices de corrélations tétrachoriques a mis en évidence une structure multidimensionnelle hétérogène, marquée par plusieurs micro-facteurs reflétant des grappes de contenu thématique plutôt qu’un trait psychologique unitaire :

  • Facteur 1 : Connaissance des contacts occasionnels non infectieux (regroupant les fortes saturations des items 1, 4, 5, 9 et 11 relatifs au partage de verres, cuvettes de toilettes, baisers et poignées de main).
  • Facteur 2 : Connaissance de la transmission sexuelle et sanguine (regroupant les items 2, 6, 7, 10 et 16, relatifs aux relations hétérosexuelles, homosexuelles, au partage de seringues et aux partenaires multiples).
  • Facteur 3 : Concepts biomédicaux et évolution clinique (regroupant les items 17, 20 et 21 relatifs à la séropositivité asymptomatique et à l’apparence physique).

Cependant, conformément aux recommandations psychométriques d’Anastasi (1982), Zimet a souligné que forcer l’extraction de sous-échelles factorielles rigides réduirait l’utilité globale de l’outil, car le but clinique et épidémiologique est d’obtenir une mesure globale du « niveau de littératie sur le SIDA » de l’élève. L’AAKS est ainsi universellement exploitée à travers un score total sommatoire (de 0 à 22), l’ensemble des items contribuant de manière additive à l’estimation du degré d’alignement des connaissances de l’adolescent avec le consensus scientifique international.

10. Instrument de mesure

L’Adolescent AIDS Knowledge Scale se présente sous la forme d’un questionnaire auto-administré sur support papier ou électronique :

  • Type d’épreuve : Questionnaire d’évaluation des connaissances factuelles en santé publique.
  • Nombre d’items : 22 items rédigés sous forme interrogative fermée.
  • Format de réponse : Choix forcé à 3 modalités : Yes (Oui), No (Non), Don’t Know (Ne sait pas).
  • Temps de passation : Rapide et économique, généralement complété en moins de 5 minutes.
  • Population cible : Adolescents âgés de 12 à 18 ans (collégiens et lycéens du secondaire).
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Chaque réponse correcte reçoit 1 point.
    • Chaque réponse incorrecte ou réponse « Don’t know » reçoit 0 point. L’assimilation de l’incertitude à une absence de connaissance évite la surévaluation artificielle liée au hasard du devinement.
    • Items dont la réponse correcte est « Non » (No = 1 point) : Items 1, 3, 4, 5, 9, 11, 13, 15, 17 et 19.
    • Items dont la réponse correcte est « Oui » (Yes = 1 point) : Items 2, 6, 7, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20, 21 et 22.
    • Score total : Obtenu par la somme arithmétique des points, variant de 0 à 22 points. Un score élevé reflète une connaissance rigoureuse et conforme aux données de la science médicale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents a été introduite dans la littérature scientifique en 1989 à travers les travaux princeps de Gregory D. Zimet et son équipe de l’Université de l’Indiana. Les modalités techniques et psychométriques complètes ont été publiées dans la revue AIDS Education and Prevention en 1992.

  • Disponibilité et statut de licence : L’AAKS appartient au domaine public académique à des fins de recherche scientifique sans but lucratif, d’évaluation pédagogique en milieu scolaire et d’interventions de santé publique.
  • Tarifs : Aucun coût d’acquisition ou redevance commerciale n’est requis pour son utilisation non commerciale.
  • Contact et correspondances : Les demandes formelles d’autorisation ou de conseil méthodologique peuvent être transmises à l’auteur principal :
    Gregory D. Zimet, Ph.D.
    Indiana University School of Medicine, Section of Adolescent Medicine
    410 West 10th Street, HS 1001, Indianapolis, IN 46202, États-Unis.
    Courriel : [email protected]

12. Références

Les publications de référence fondant la validité et la structure métrologique de l’AAKS sont les suivantes :

  • Anastasi, A. (1982). Psychological testing (5th ed.). New York: Macmillan.
  • Centers for Disease Control. (1988). Understanding AIDS [An information brochure being mailed to all U.S. households]. Morbidity and Mortality Weekly Report, 37(17), 261–269. https://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/00000032.htm
  • Zimet, G. D. (1992a). Attitudes of teenagers who know someone with AIDS. Psychological Reports, 70(3), 1169–1170. https://doi.org/10.2466/pr0.1992.70.3.1169
  • Zimet, G. D. (1992b). Reliability of AIDS knowledge scales: Conceptual issues. AIDS Education and Prevention, 4(4), 338–344. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1472421/
  • Zimet, G. D., Anglin, T. M., Lazebnik, R., Bunch, D., Williams, P., & Krowchuk, D. P. (1989). Adolescents’ knowledge and beliefs about AIDS: Did the government brochure help? American Journal of Diseases of Children, 143(4), 518–519.
  • Zimet, G. D., Bunch, D. L., Anglin, T. M., Lazebnik, R., Williams, P., & Krowchuk, D. P. (1992). Relationship of AIDS-related attitudes to sexual behavior changes in adolescents. Journal of Adolescent Health, 13(6), 493–498. https://doi.org/10.1016/1054-139X(92)90069-Z
  • Zimet, G. D., DiClemente, R. J., Lazebnik, R., Anglin, T. M., Ellick, E. M., & Williams, P. (1993). Changes in adolescents’ knowledge and attitudes about AIDS over the course of the AIDS epidemic. Journal of Adolescent Health, 14(2), 85–90. https://doi.org/10.1016/1054-139X(93)90187-T
  • Zimet, G. D., Hillier, S. A., Anglin, T. M., Ellick, E. M., Krowchuk, D. P., & Williams, P. (1991). Knowing someone with AIDS: The impact on adolescents. Journal of Pediatric Psychology, 16(3), 287–294. https://doi.org/10.1093/jpepsy/16.3.287
  • Zimet, G. D., Lazebnik, R., DiClemente, R. J., Anglin, T. M., Williams, P., & Ellick, E. M. (1993). The relationship of Magic Johnson’s announcement of HIV infection to the AIDS attitudes of junior high school students. The Journal of Sex Research, 30(2), 129–134. https://doi.org/10.1080/00224499309551695

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Experts on AIDS have talked about the spread and prevention of AIDS. Please circle your answer for each question.
1

Do most experts say there’s a high chance of getting AIDS by kissing someone on the mouth who has AIDS?
2

Do most experts say AIDS can be spread by sharing a needle with a drug user who has AIDS?
3

Do most experts say you can get AIDS by giving blood?
4

Do most experts say there’s a high chance that AIDS can be spread by sharing a glass of water with someone who has AIDS?
5

Do most experts say there’s a high chance you can get AIDS from a toilet seat?
6

Do most experts say AIDS can be spread if a man has sex with a woman who has AIDS?
7

Do most experts say AIDS can be spread if a man has sex with another man who has AIDS?
8

Do most experts say a pregnant woman with AIDS can give AIDS to her unborn baby?
9

Do most experts say you can get AIDS by shaking hands with someone who has AIDS?‌
10

Do most experts say a woman can get AIDS by having sex with a man who has AIDS?
11

Do most experts say you can get AIDS when you masturbate by yourself?
12

Do most experts say using a condom (rubber) can lower your chance of getting AIDS?
13

Do most experts say that there’s a high chance of getting AIDS if you get a blood transfusion?
14

Do most experts say that prostitutes have a higher chance of getting AIDS?
15

Do most experts say that eating healthy foods can keep you from getting AIDS?
16

Do most experts say that having sex with more than one partner can raise your chance of‌‌ getting AIDS?
17

Do most experts say that you can always tell if someone has AIDS by looking at them?
18

Do most experts say that people with AIDS will die from it?
19

Do most experts say there is a cure for AIDS?
20

Do most experts say that you can have the AIDS virus without being sick from AIDS?
21

Do most experts say that you can have the AIDS virus and spread it without being sick from AIDS?
22

Do most experts say that if a man or woman has sex with someone who shoots up drugs, they raise their chance of getting AIDS?
★

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-connaissances-sur-le-sida-pour-adolescents
Looti, Mohammed. “Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-connaissances-sur-le-sida-pour-adolescents.
Looti, Mohammed. “Échelle de connaissances sur le sida pour adolescents.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-connaissances-sur-le-sida-pour-adolescents.