Échelle de conflit entre partenaires romantiques (RPCS)

Découvrez l’Échelle de conflit entre partenaires romantiques (RPCS), un instrument psychométrique validé mesurant la gestion du conflit, le compromis, l’évitement et la dynamique conjugale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de conflit entre partenaires romantiques (en anglais, Romantic Partner Conflict Scale ou RPCS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la fréquence, l’intensité et les modalités de gestion des conflits au sein des couples amoureux. Développée initialement à la Texas Tech University par le Dr Tammy Lowery Zacchilli sous la direction de Clyde Hendrick et Susan S. Hendrick (2005, 2007, 2009), la RPCS a été élaborée pour pallier les lacunes des échelles de conflit préexistantes, qui se focalisaient souvent exclusivement sur les comportements destructeurs, la violence conjugale ou des modèles théoriques rigides issus des relations organisationnelles. L’instrument comporte 42 items principaux mesurant diverses stratégies de résolution et dynamiques conflictuelles, complétés par un item global (item 43) évaluant la similarité perçue des styles de gestion du conflit entre les conjoints.

Sur le plan structurel, l’instrument explore les dimensions clés du conflit conjugal : les dimensions constructives de résolution de problèmes (la collaboration et le compromis), les dynamiques de pouvoir et de contrôle (la domination et la soumission), les réactions émotionnelles et l’évitement (l’évitement des désaccords, la séparation temporaire ou phase de temporisation, et la réactivité interactionnelle marquée par la détresse et l’escalade verbale). Les répondants indiquent leur degré d’accord avec chaque énoncé sur une échelle de type Likert en cinq points allant de « Fortement en accord » (Strongly agree) à « Fortement en désaccord » (Strongly disagree).

Les propriétés psychométriques de la RPCS démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,90 selon les sous-échelles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires attestent d’une validité de construit robuste, appuyée par des corrélations convergentes et divergentes significatives avec la satisfaction conjugale, l’attachement amoureux, la communication et les styles d’amour. La RPCS représente ainsi un outil incontournable tant pour la recherche fondamentale en psychologie sociale et clinique que pour l’évaluation diagnostique en thérapie de couple.

2. Mots-clés / Keywords

Échelle de conflit entre partenaires romantiques, RPCS, conflit conjugal, styles de résolution de conflit, psychométrie, satisfaction relationnelle, collaboration, évitement, dynamique de couple, validation psychométrique, thérapie de couple, psychologie relationnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie sociale et interpersonnelle de la Texas Tech University :

  • Tammy Lowery Zacchilli, Ph.D. : Professeure de psychologie à la Saint Leo University (Floride, États-Unis). Ses recherches portent principalement sur la psychologie des relations interpersonnelles, les conflits amoureux, la cyber-intimidation et l’enseignement de la psychologie. Contact académique : Department of Social Sciences, Saint Leo University, Saint Leo, FL, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Clyde Hendrick, Ph.D. : Professeur émérite distingué de psychologie à la Texas Tech University (Lubbock, Texas, États-Unis). Spécialiste de renommée mondiale de l’amour romantique, des attitudes sociales et de la théorie des styles d’amour (Love Attitudes Scale).
  • Susan S. Hendrick, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à la Texas Tech University. Pionnière des travaux empiriques sur la satisfaction relationnelle (créatrice de la Relationship Assessment Scale), les relations amoureuses et l’intimité conjugale.

4. Objectif / Purpose

Le conflit constitue un phénomène universel, inhérent et inévitable au sein des relations amoureuses. Cependant, ce n’est pas la présence ou l’absence de divergence qui prédit la stabilité ou l’échec d’une dyade, mais plutôt la manière dont les partenaires négocient, affrontent et régulent ces désaccords. L’objectif fondamental de la Romantic Partner Conflict Scale (RPCS) est de fournir une évaluation multidimensionnelle, fine et contextuellement adaptée des mécanismes comportementaux et émotionnels déployés par les individus lors d’un conflit significatif avec leur partenaire amoureux.

Applications en recherche scientifique

Dans le domaine de la psychologie sociale et du développement adulte, la RPCS permet aux chercheurs d’analyser les interconnexions entre les modes de gestion du conflit et une multitude de variables relationnelles :

  • La corrélation avec la satisfaction et l’engagement amoureux : comprendre comment les tactiques intégratives (collaboration, compromis) soutiennent la longévité relationnelle alors que les tactiques distributives ou réactives (domination, réactivité interactionnelle) précipitent la rupture.
  • L’interaction avec la théorie de l’attachement chez l’adulte : étudier comment les individus présentant un attachement insécure (anxieux ou évitant) mobilisent respectivement des comportements d’hyperactivation (réactivité, escalade verbale) ou de désactivation (évitement, retrait silencieux).
  • L’impact des asymétries de pouvoir : mesurer la divergence entre domination unilatérale et soumission contrainte au sein des dynamiques décisionnelles du couple.

Applications cliniques et thérapeutiques

En pratique clinique, dans le cadre de la thérapie de couple et du conseil conjugal (marital and family therapy), la RPCS sert d’outil diagnostique et psychoéducatif de premier plan :

  • Identification des schémas pathogènes : Repérer les cycles d’attaque-retrait (demand-withdraw) ou les escalades symétriques de colère qui alimentent la détresse relationnelle.
  • Cartographie des forces dyadiques : Mettre en lumière les compétences résolutives préexistantes, telles que la propension au compromis et la capacité à collaborer vers des solutions mutuellement acceptables.
  • Évaluation pré- et post-intervention : Quantifier l’efficacité des protocoles thérapeutiques axés sur la communication non violente, l’empathie, la gestion des affects négatifs et la négociation intégrative.

5. Construit psychologique / Construct

La RPCS opérationnalise le conflit conjugal non comme un score unidimensionnel d’intensité globale, mais comme un ensemble articulé de tactiques et d’états psycho-affectifs. L’analyse détaillée de ses items et sous-échelles révèle les dimensions psychologiques sous-jacentes suivantes :

1. La Collaboration (Items 10 à 14)

Cette dimension renvoie à une orientation intégratrice où les partenaires unissent leurs efforts pour parvenir à une solution qui optimise la satisfaction des besoins des deux parties (gagnant-gagnant). Elle implique une communication ouverte, un respect mutuel et la création de solutions novatrices. L’item 11 (« Lorsque mon partenaire et moi avons un conflit, nous collaborons pour que nous soyons tous deux satisfaits de notre décision ») illustre parfaitement ce processus coopératif.

2. Le Compromis (Items 1 à 9)

Le compromis mesure la volonté des partenaires de se rencontrer à mi-chemin, chacun consentant à des concessions mutuelles pour rétablir l’équilibre relationnel. Bien que proche de la collaboration, le compromis se distingue par la notion de concessions partagées (« cut the difference »). Les items 3 (« Nos conflits se terminent généralement lorsque nous parvenons à un compromis ») et 8 (« J’essaie de faire la moitié du chemin pour résoudre un désaccord ») incarnent cette disposition pragmatique.

3. L’Évitement (Items 15 à 17)

L’évitement évalue la tendance délibérée à contourner les sujets litigieux, à minimiser les tensions ou à fuir toute confrontation ouverte. Si l’évitement ponctuel peut temporairement préserver un climat paisible, l’évitement chronique inhibe la résolution des problèmes de fond et conduit à l’accumulation de rancœurs latentes (ex. item 16 : « J’évite les désaccords avec mon partenaire »).

4. La Réactivité interactionnelle et la détresse émotionnelle (Items 18 à 26)

Cette sous-échelle capte la charge affective négative, l’intensité des éclats émotionnels et les comportements verbaux toxiques lors des querelles. Elle documente l’escalade destructrice : disputes bruyantes (item 18), chronicité des conflits (item 20), souffrance psychologique (item 21), agressivité verbale (item 22), méfiance (item 23) et sentiment de blessure émotionnelle (item 25). Cette dimension constitue un puissant baromètre de détresse conjugale.

5. La Séparation temporaire / Temporisation (« Cooling Off ») (Items 27 à 31)

Contrairement à l’évitement passif, la séparation temporaire est une stratégie autorégulatrice fonctionnelle visant à s’accorder un temps d’apaisement émotionnel afin d’éviter les dérapages impulsifs avant de reprendre la discussion de façon constructive (ex. item 29 : « Lorsque nous vivons un conflit, nous nous laissons le temps de nous calmer avant d’en discuter davantage » ; item 30 : « Lorsque nous avons un conflit, nous nous séparons mais en prévoyant de le traiter plus tard »).

6. La Domination (Items 32 à 37)

La domination traduit une motivation compétitive et distributive axée sur la victoire personnelle et le contrôle asymétrique de l’échange. L’individu cherche à imposer son point de vue, à faire prévaloir ses intérêts au détriment de ceux de l’autre et à affirmer son autorité (ex. item 32 : « Lorsque nous nous disputons ou nous battons, j’essaie de gagner » ; item 36 : « Lorsque nous nous disputons, je fais savoir à mon partenaire que c’est moi qui commande »).

7. La Soumission (Items 38 à 42)

La soumission reflète un comportement d’auto-effacement et de capitulation unilatérale face aux exigences du partenaire, souvent motivé par la peur du conflit ou du rejet amoureux (ex. item 38 : « Lorsque nous avons un conflit, je cède généralement à mon partenaire » ; item 42 : « Je capitule devant mon partenaire lorsque nous sommes en désaccord sur un sujet »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conceptualisation de la RPCS s’enracine au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie contemporaine, en particulier les modèles de gestion des conflits organisationnels transposés à la sphère dyadique, la théorie de l’interdépendance sociale et les travaux sur la dynamique relationnelle de John Gottman.

Le modèle de la double préoccupation (Dual Concern Model)

Initié par Blake et Mouton (1964) puis raffiné par Thomas et Kilmann (1974) ainsi que Rahim (1983), le modèle de la double préoccupation postule que les comportements de gestion de conflit résultent du croisement de deux motivations orthogonales :

  • Le souci de soi (Assertiveness) : La volonté de satisfaire ses propres besoins, objectifs et aspirations.
  • Le souci d’autrui (Cooperativeness) : La volonté de préserver la relation et de satisfaire les besoins de l’autre.

Ce croisement engendre les cinq grands modes d’action que la RPCS intègre et affine dans le cadre amoureux : l’intégration/collaboration (souci de soi et de l’autre élevés), le compromis (souci modéré des deux), la domination/compétition (souci de soi élevé, souci d’autrui faible), l’évitement (faible souci de soi et d’autrui) et la soumission/accommodation (faible souci de soi, fort souci d’autrui).

La théorie de l’interdépendance de Kelley et Thibaut

La théorie de l’interdépendance (Kelley & Thibaut, 1978 ; Rusbult, 1983) met en exergue la matrice des résultats conjoints au sein du couple. Dans une relation hautement interdépendante, la poursuite rigide d’intérêts individuels à somme nulle génère des coûts émotionnels élevés pour les deux partenaires. La RPCS saisit les moments où les individus transforment leurs motivations primaires égoïstes (domination) en motivations prosociales axées sur le bien-être dyadique (collaboration, concession mutuelle).

Le modèle interactionnel de John Gottman

Les recherches empiriques de John Gottman sur la cascade du divorce démontrent que la toxicité du conflit dépend d’affects négatifs spécifiques et de l’inondation émotionnelle (flooding). Les sous-échelles de réactivité interactionnelle et de séparation temporaire de la RPCS traduisent précisément ces réalités cliniques : la première reflète l’escalade verbale délétère et le submergement émotionnel, tandis que la seconde capture la capacité adaptative des partenaires à s’extraire de l’interaction toxique pour désamorcer l’excitation physiologique du système nerveux sympathique avant d’élaborer une solution partagée.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la Romantic Partner Conflict Scale a fait l’objet d’évaluations rigoureuses lors de son développement initial (Zacchilli, Hendrick, & Hendrick, 2005, 2009) et au cours de multiples réplications indépendantes dans la littérature internationale.

Validité de contenu et d’apparence

Le pool initial d’items a été constitué à partir d’une analyse systématique des instruments historiques (notamment le Conflict Tactics Scale de Straus et les échelles de tactiques de négociation) et d’entretiens qualitatifs auprès de jeunes adultes en couple. Les items ont été épurés pour éliminer les formulations ambiguës ou redondantes, assurant que chaque facette des styles de résolution soit fidèlement représentée.

Validité convergente

La validité convergente de la RPCS est solidement étayée par des corrélations statistiquement significatives avec des mesures standardisées :

  • Satisfaction relationnelle : Mesurée par la Relationship Assessment Scale (RAS ; Hendrick, 1988), la satisfaction conjugale présente des corrélations positives robustes avec la collaboration ($r \approx 0,45$ à $0,55$, $p < 0,001$) et le compromis ($r approx 0,35$ à $0,48$, $p < 0,001$). À l’inverse, elle est fortement corrélée négativement a\vec la réactivité interactionnelle ($r approx -0,50$ à $-0,62$, $p < 0,001$) et la domination ($r approx -0,25$ à $-0,35$, $p < 0,01$).
  • Styles d’amour : Les sous-échelles coopératives (collaboration, compromis) corrèlent positivement avec l’amour fondé sur l’amitié (Storge) et l’altruisme (Agape) mesurés par la Love Attitudes Scale (Hendrick & Hendrick, 1986). La réactivité interactionnelle et la domination montrent quant à elles des corrélations directes avec la dépendance passionnelle obsessionnelle (Mania) et la manipulation amoureuse (Ludus).
  • Attachement adulte : L’évitement et l’anxiété d’attachement (mesurés par l’ECR de Brennan, Clark, & Shaver) prédisent fortement l’adhésion aux tactiques dysfonctionnelles de la RPCS (retrait affectif, agressivité verbale).

Validité discriminante

L’indépendance statistique entre les dimensions constructives (collaboration/compromis) et destructives (réactivité/domination) confirme que la RPCS mesure des construits conceptuellement distincts et non un simple continuum bipolaire de bien-être amoureux. De plus, les corrélations modérées avec les échelles de désirabilité sociale indiquent que les auto-évaluations reflètent fidèlement les comportements réels des participants plutôt qu’une façade de conformité relationnelle.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la RPCS a systématiquement révélé d’excellentes qualités métrologiques, tant en termes d’homogénéité interne que de stabilité temporelle à court et moyen terme.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans les échantillons initiaux rapportés par Zacchilli et ses collaborateurs (2009 ; $N = 712$), les coefficients de consistance interne des différentes sous-échelles se sont avérés remarquablement élevés :

  • Collaboration : $\alpha = 0,87$ à $0,91$
  • Compromis : $\alpha = 0,83$ à $0,88$
  • Réactivité interactionnelle : $\alpha = 0,86$ à $0,89$
  • Domination : $\alpha = 0,79$ à $0,84$
  • Soumission : $\alpha = 0,75$ à $0,81$
  • Séparation temporaire (« Cooling off ») : $\alpha = 0,77$ à $0,83$
  • Évitement : $\alpha = 0,74$ à $0,80$

Ces valeurs dépassent largement le seuil psychométrique conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally (1978), témoignant de la solidité métrologique de chacun des agrégats d’items.

Stabilité test-retest

Les investigations portant sur la stabilité temporelle sur un intervalle de quatre à six semaines auprès d’échantillons de couples datant ont produit des coefficients de corrélation intraclasse oscillant entre $r = 0,72$ et $r = 0,85$. Ces données confirment que si la gestion des conflits est sensible aux événements dyadiques récents, elle capture des schémas comportementaux et des dispositions relationnelles stables au sein de la dyade.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la RPCS a été établie et consolidée à travers une méthodologie rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur des échantillons indépendants.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase initiale de développement de l’instrument, Zacchilli (2007) a soumis l’ensemble des items à une analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), partant du postulat théorique que les différentes stratégies de conflit partagent des corrélations naturelles. Les critères de sédimentation de Cattell (scree plot) et les valeurs propres supérieures à 1 ont mis en évidence une organisation multifactorielle claire. Les saturations des items (factor loadings) sur leurs facteurs cibles étaient toutes supérieures à 0,45, la grande majorité se situant entre 0,60 et 0,85, sans intercorrélation secondaire substantielle (cross-loadings < 0,30).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

L’AFC conduite sur un échantillon distinct de validation a testé l’adéquation du modèle multifactoriel. Les indices d’ajustement globaux ont confirmé la supériorité d’une solution multidimensionnelle corrélée par rapport à des modèles unifactoriels ou bifactoriels globaux :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté : $chi^2 / df < 2,50$
  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : $\text{CFI} ge 0,92$
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $\text{TLI} ge 0,90$
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $\text{RMSEA} le 0,055$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,062)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $\text{SRMR} le 0,058$

Ces résultats démontrent sans équivoque la validité structurelle de la RPCS, confirmant que les comportements conflictuels amoureux s’articulent selon des dimensions distinctes mais complémentaires de résolution constructive, d’évitement régulé et d’affrontement compétitif ou réactif.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory) multidimensionnel.
  • Population cible : Adultes et jeunes adultes engagés dans une relation amoureuse (couples fréquentant, cohabitants ou mariés). L’instrument peut également être administré rétrospectivement en faisant référence à la relation passée la plus récente.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne (durée moyenne de passation : 8 à 12 minutes).
  • Nombre d’items : 43 items au total (42 items explorant les comportements conflictuels spécifiques et 1 item global évaluant la similarité stylistique perçue).
  • Échelle de réponse :
    • Pour les items 1 à 42 : Échelle de type Likert en 5 points avec les ancrages textuels suivants :
      • A = Strongly agree with statement (Fortement en accord)
      • B = Moderately agree with statement (Modérément en accord)
      • C = Neutral, neither agree nor disagree (Neutre, ni en accord ni en désaccord)
      • D = Moderately disagree with statement (Modérément en désaccord)
      • E = Strongly disagree with statement (Fortement en désaccord)
    • Pour l’item 43 (similarité perçue) : Choix multiple ordonné :
      • (A) Completely different
      • (B) Moderately different
      • (C) Somewhat similar
      • (D) Moderately similar
      • (E) Extremely similar
  • Cotation et calcul des scores : Les réponses sont habituellement encodées numériquement de 1 à 5 (selon le sens d’attribution : par exemple A = 5 jusqu’à E = 1, ou inversement selon les conventions du protocole d’étude). Un score moyen ou sommatif est calculé pour chaque sous-échelle thématique. Aucun score total global n’est préconisé, car sommer des tactiques mutuellement antinomiques (ex. collaboration et agression verbale) masquerait le profil comportemental spécifique de l’individu.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création / publication : Présentée initialement en 2005 (SEPA Conference), formalisée dans la thèse de doctorat de Tammy L. Zacchilli en 2007, puis publiée officiellement en revue à comité de lecture en 2009.
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle de Tammy L. Zacchilli, Clyde Hendrick et Susan S. Hendrick. Les droits de reproduction des articles publiés appartiennent à SAGE Publications (pour l’article paru dans le Journal of Social and Personal Relationships).
  • Permissions d’utilisation et gratuité : L’instrument est disponible gratuitement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement académique. Les praticiens et chercheurs souhaitant intégrer la RPCS dans leurs travaux sont invités à citer formellement les publications originales de référence. L’exploitation commerciale ou l’intégration dans des plateformes logicielles payantes requiert l’autorisation expresse des détenteurs de droits.

12. Références / References

  • Blake, R. R., & Mouton, J. S. (1964). The Managerial Grid: The Key to Leadership Excellence. Gulf Publishing Company.
  • Hendrick, S. S. (1988). A generic measure of relationship satisfaction. Journal of Marriage and the Family, 50(1), 93–98. https://doi.org/10.2307/352430
  • Hendrick, C., & Hendrick, S. S. (1986). A theory and method of love. Journal of Personality and Social Psychology, 50(2), 392–402. https://doi.org/10.1037/0022-3514.50.2.392
  • Kelley, H. H., & Thibaut, J. W. (1978). Interpersonal Relations: A Theory of Interdependence. John Wiley & Sons.
  • Rahim, M. A. (1983). A measure of styles of handling interpersonal conflict. Academy of Management Journal, 26(2), 368–376. https://doi.org/10.2307/255985
  • Thomas, K. W., & Kilmann, R. H. (1974). Thomas-Kilmann Conflict Mode Instrument. Xicom.
  • Zacchilli, T. L. (2007). The Relationship Between Conflict and Communication, Sex, Relationship Satisfaction, and other Relational Variables in Dating Relationships (Doctoral dissertation, Texas Tech University). Texas Tech Electronic Theses and Dissertations. http://repositories.tdl.org/ttu-ir/bitstream/handle/2346/9978/Zacchilli_Tammy_Diss.pdf?sequence=1
  • Zacchilli, T. D. L., Hendrick, C., & Hendrick, S. S. (2005, April). The development of the Romantic Partner Conflict Scale. Poster session presented at the annual meeting of the Southeastern Psychological Association, Nashville, TN.
  • Zacchilli, T. L., Hendrick, C., & Hendrick, S. S. (2009). The Romantic Partner Conflict Scale: A new measure to assess conflict in dating relationships. Journal of Social and Personal Relationships, 26(8), 1073–1096. https://doi.org/10.1177/0265407509347936

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

We try to find solutions that are acceptable to both of us.
2

We often resolve conflict by talking about the problem.
3

Our conflicts usually end when we reach a compromise.
4

When my partner and I disagree‚ we consider both sides of the argument.
5

In order to resolve conflicts‚ we try to reach a compromise.
6

Compromise is the best way to resolve conflict between my partner and me.
7

My partner and I negotiate to resolve our disagreements.
8

I try to meet my partner halfway to resolve a disagreement.
9

The best way to resolve conflict between me and my partner is to find a middle ground.
10

When we disagree‚ we try to find a solution that satisfies both of us.
11

When my partner and I have conflict‚ we collaborate so that we are both happy with our decision.
12

My partner and I collaborate to find a common ground to solve problems between us.
13

We collaborate to come up with the best solution for both of us when we have a Problem.
14

We try to collaborate so that we can reach a joint solution to a conflict.
15

My partner and I try to avoid arguments.
16

I avoid disagreements with partner.
17

I avoid conflict with my partner.
18

When my partner and I disagree‚ we argue loudly.
19

Our conflicts usually last quite a while.
20

My partner and I have frequent conflicts.
21

I suffer a lot from conflict with my partner.
22

I become verbally abusive to my partner when we have conflict.
23

My partner and I often argue because I do not trust him/her.
24

When we argue‚ I am easily frustrated.
25

When we have conflict‚ I usually feel hurt.
26

Conflict with my partner often causes strong emotions.
27

When we have conflict‚ we withdraw from each other for a while for a “cooling off” period.
28

When we disagree‚ we try to separate for a while so we can consider both sides of the argument.
29

When we experience conflict‚ we let each other cool off before discussing it further.
30

When we have conflict‚ we separate but expect to deal with it later.
31

Separation for a period of time can work well to let our conflicts cool down.
32

When we argue or fight‚ I try to win.
33

I try to take control when we argue.
34

I rarely let my partner win an argument.
35

When we disagree‚ my goal is to convince to my partner that I am right.
36

When we argue‚ I let my partner know I am in ch‎arge.
37

When we have conflict‚ I try to push my partner into choosing the solution that I think is best.
38

When we have conflict‚ I usually give in to my partner.
39

I give in to my partner’s wishes to settle arguments on my partner’s terms.
40

Sometimes I agree with my partner so the conflict will end.
41

When we argue‚ I usually try to satisfy my partner’s needs rather than my own.
42

I surrender to my partner when we disagree on an issue.
43

How similar are you and your partner in the way you handle conflict?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle de conflit entre partenaires romantiques (RPCS). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conflit-entre-partenaires-romantiques-rpcs
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit entre partenaires romantiques (RPCS).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conflit-entre-partenaires-romantiques-rpcs.
Looti, Mohammed. “Échelle de conflit entre partenaires romantiques (RPCS).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-conflit-entre-partenaires-romantiques-rpcs.