Échelle de confiance dans les relations proches

Découvrez l’Échelle de confiance dans les relations proches (TCRS) de Rempel, Holmes et Zanna (1985) : analyse psychométrique, dimensions (prévisibilité, fiabilité, foi), cotation et application clinique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de confiance dans les relations proches (connue dans la littérature internationale sous l’appellation Trust in Close Relationships Scale ou TCRS) est un instrument psychométrique développé par John G. Holmes, John K. Rempel et Mark P. Zanna en 1985. Conçue pour évaluer quantitativement et qualitativement la confiance interpersonnelle éprouvée au sein des relations intimes, cette mesure auto-rapportée compte 17 items structurés autour d’un modèle développemental triadique. Ce modèle postule que la confiance n’est pas un construit monolithique statique, mais une dynamique cognitive et émotionnelle évolutive qui progresse à travers trois dimensions hiérarchisées : la Prévisibilité (Predictability), la Fiabilité (Dependability) et la Foi (Faith).

Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points, cotée de -3 (« Pas du tout d’accord ») à +3 (« Tout à fait d’accord »), avec un point d’ancrage neutre à 0. L’instrument permet d’obtenir trois scores dimensionnels distincts ainsi qu’un score global d’évaluation de la confiance conjugale ou relationnelle. Les propriétés psychométriques initiales et contemporaines démontrent une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement entre 0,70 et 0,85 selon les sous-échelles, la dimension « Foi » présentant la consistance interne la plus robuste. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires soutiennent une architecture à trois facteurs corrélés reflétant le passage théorique d’évaluations comportementales concrètes (consistance passée) vers des inférences dispositionnelles (traits du partenaire) et, finalement, un investissement émotionnel transcendant l’incertitude future. L’échelle démontre une excellente validité convergente et discriminante, corrélant de manière significative avec la satisfaction conjugale, la sécurité de l’attachement et la stabilité relationnelle longitudinale.

2. Mots-clés / Keywords

confiance interpersonnelle, relations amoureuses, psychométrie, attachement amoureux, prévisibilité, fiabilité, foi relationnelle, satisfaction conjugale, dynamique de couple, validation psychométrique

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de renom en psychologie sociale de l’Université de Waterloo (Ontario, Canada) :

  • John K. Rempel : Professeur émérite de psychologie au St. Jerome’s University au sein de l’Université de Waterloo. Ses travaux portent principalement sur la confiance intime, la communication de couple et le pardon relationnel. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • John G. Holmes : Professeur émérite titulaire de la chaire de recherche en psychologie sociale à l’Université de Waterloo, chercheur pionnier internationalement reconnu pour ses théories sur l’interdépendance, l’évaluation du risque relationnel et la dynamique de la confiance.
  • Mark P. Zanna : Professeur émérite éminent de psychologie à l’Université de Waterloo, membre de la Société royale du Canada, spécialiste éminent des attitudes, de la cognition sociale et de la dissonance cognitive.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de confiance dans les relations proches est d’opérationnaliser et de quantifier le sentiment de confiance éprouvé envers un partenaire intime spécifique, en dépassant les conceptions réductrices qui assimilent la confiance à une simple absence de méfiance ou à une disposition générale de personnalité (comme la confiance généralisée mesurée par Julian Rotter). Les auteurs ont cherché à capturer la nature évolutive et dyadique de la confiance telle qu’elle se manifeste, s’éprouve et se transforme dans les relations d’interdépendance étroite.

Sur le plan clinique et de la recherche fondamentale, la mesure répond à plusieurs impératifs majeurs :

  • Diagnostic clinique de la dynamique relationnelle : En thérapie de couple (notamment dans le cadre des approches centrées sur les émotions d’Emotionally Focused Therapy ou des thérapies cognitivo-comportementales de couple), la TCRS permet de localiser avec précision la nature des blocages relationnels. Une rupture de confiance peut en effet découler d’un simple manque de régularité comportementale (déficit de prévisibilité), d’un doute profond sur la bienveillance et l’intégrité morale du partenaire (déficit de fiabilité), ou de l’incapacité viscérale à faire un saut dans l’inconnu face à l’avenir (déficit de foi).
  • Évaluation des traumatismes d’attachement et de l’infidélité : L’outil sert de baromètre dans les protocoles de réparation consécutifs à des trahisons, des infidélités ou des ruptures de contrat moral au sein du couple, permettant de mesurer objectivement la trajectoire de reconstruction du lien.
  • Modélisation théorique de la prise de risque : En psychologie sociale et cognitive, la TCRS permet de tester les prédictions du modèle de régulation du risque (Risk Regulation Model). Elle explore comment la certitude subjective quant aux intentions bienveillantes du partenaire motive l’individu à s’autoréguler, à s’exposer émotionnellement et à privilégier des buts de connexion plutôt que des stratégies d’autoprotection défensive.
  • Différenciation conceptuelle : L’échelle permet de dissocier la confiance des construits connexes tels que l’amour passionnel, l’engagement ou la satisfaction globale, isolant ainsi la contribution spécifique de la sécurité cognitive et affective dans le fonctionnement dyadique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique de la confiance dans les relations intimes, tel que formalisé par Rempel, Holmes et Zanna, s’articule autour d’une conceptualisation développementale et structurelle en trois dimensions. Ces dimensions reflètent le niveau d’abstraction croissant des attributions causales que l’individu effectue à propos de son partenaire.

1. La Prévisibilité (Predictability)

La prévisibilité constitue le socle élémentaire de la confiance, reposant sur l’observation directe et passée des comportements du partenaire. Elle évalue la cohérence, la régularité et la stabilité des conduites manifestes dans le temps et à travers diverses situations environnementales. L’individu fonde son jugement sur une accumulation de données empiriques : le partenaire réagit-il de façon stable, prévisible et compréhensible ?

Un score élevé dans cette sous-échelle reflète l’assurance que les réactions du partenaire sont stables et exemptes de volatilité erratique. À l’inverse, un score faible dénote un climat d’incertitude comportementale où le sujet éprouve de l’appréhension ou de l’anxiété face à l’imprévisibilité de l’autre (par exemple, la crainte que le partenaire agisse soudainement de manière embarrassante ou conflictuelle). Les auteurs soulignent toutefois que la prévisibilité seule est insuffisante pour établir une confiance intime profonde, car un individu peut être parfaitement prévisible dans sa malveillance ou son égoïsme.

2. La Fiabilité (Dependability)

La fiabilité marque une transition cognitive fondamentale : l’individu quitte le registre des simples comportements observables pour s’engager dans l’attribution de dispositions internes stables, morales et bienveillantes au partenaire. Il ne s’agit plus seulement de savoir si le partenaire agit de façon cohérente, mais si l’on peut « compter » sur lui face aux aléas de l’existence, en particulier dans les situations où la fidélité, le soutien ou l’intégrité exigent de sa part un sacrifice personnel ou une résistance à la tentation.

Cette dimension évalue l’honnêteté perçue, la loyauté fondamentale et la probité du partenaire face au risque de trahison ou de rejet (par exemple, la certitude qu’il ne commettrait pas d’infidélité même s’il était assuré de l’impunité). La fiabilité transforme les régularités comportementales passées en traits de caractère attribués (générosité, sens du devoir, bienveillance intrinsèque), conférant ainsi une solidité dispositionnelle à la relation.

3. La Foi (Faith)

La foi constitue l’apex du modèle théorique de Rempel et ses collaborateurs. Elle représente une conviction émotionnelle et un saut psychologique au-delà des preuves empiriques disponibles. Dans toute relation intime, les partenaires sont inévitablement confrontés à des situations inédites, à des transitions de vie imprévues et à un futur par définition incertain où aucune expérience passée ne peut garantir objectivement l’issue favorable.

La foi relationnelle est ce sentiment inaltérable que le partenaire sera invariablement présent, solidaire, aimant et protecteur face à l’inconnu. Elle se manifeste par la capacité à s’ouvrir pleinement à l’autre sans retenue, à exposer ses plus grandes vulnérabilités ou ses aspects honteux, dans la certitude sereine qu’il répondra avec sollicitude et amour. La foi transcende le calcul rationnel des probabilités comportementales ; elle est le garant émotionnel de l’intimité profonde et de la résilience du couple face aux crises existentielles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la TCRS s’enracine dans la convergence féconde de plusieurs grands courants théoriques de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et de la psychologie du développement.

La théorie de l’attribution causale

Le cadre primaire du modèle de Rempel et al. s’inspire directement des théories de l’attribution développées par Fritz Heider (1958) et formalisées par Harold Kelley (1967). Selon cette perspective, les êtres humains cherchent constamment à conférer du sens et de la prévisibilité à leur environnement social en attribuant les causes des actions observées soit à des contraintes situationnelles externes, soit à des dispositions internes durables.

Dans les relations proches, la confiance se développe lorsque l’individu cesse d’attribuer les comportements coopératifs du partenaire à des pressions du contexte (règles sociales, peur des sanctions, avantages immédiats) pour les attribuer à des motifs internes authentiques : l’amour, le souci du bien-être d’autrui et la bienveillance morale. Comme l’ont souligné Bradbury et Fincham (1990) dans leurs méta-analyses sur le fonctionnement conjugal, la santé du couple dépend intimement du schéma attributionnel : les conjoints confiants attribuent les conduites positives de l’autre à des causes internes stables et globales, et les manquements ponctuels à des facteurs situationnels transitoires.

La théorie de l’interdépendance

Développée par John Thibaut et Harold Kelley (1959), puis enrichie par le modèle de l’investissement de Caryl Rusbult (1983), la théorie de l’interdépendance examine comment deux partenaires négocient le partage des bénéfices et des coûts dans des situations où les intérêts personnels peuvent entrer en conflit. La confiance intervient précisément comme le médiateur psychologique qui réduit l’incertitude quant aux intentions non égoïstes du partenaire.

Pour que la confiance s’élève au stade de la fiabilité et de la foi, le couple doit traverser des « situations de diagnostic » (diagnostic situations) : des moments de tension où un partenaire a l’opportunité d’agir de façon égoïste au détriment de l’autre, mais choisit délibérément de privilégier le bien-être dyadique. La perception de ces transformations de motivation renforce l’évaluation de fiabilité et libère la foi relationnelle.

La théorie de l’attachement et la régulation du risque

Bien que formalisée initialement dans un cadre socio-cognitif, l’échelle fait écho aux postulats de la théorie de l’attachement chez l’adulte (Hazan & Shaver, 1987). La sous-échelle de « Foi » capture l’essence même de la base de sécurité (secure base) théorisée par John Bowlby : la certitude émotionnelle que la figure d’attachement sera accessible, attentive et réconfortante en cas de besoin de protection.

Plus tard, Holmes et ses collègues intégreront ces notions dans le modèle de régulation du risque (Risk Regulation Model ; Murray, Holmes, & Collins, 2006). Selon ce paradigme, s’engager affectivement dans une relation intime implique inéluctablement une vulnérabilité aiguë au rejet. La confiance, mesurée par la TCRS, sert de mécanisme régulateur homéostatique qui autorise la désactivation des défenses d’évitement et encourage une proximité authentique.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la TCRS a fait l’objet de multiples validations empiriques, attestant de sa robustesse méthodologique à travers diverses populations cliniques et non cliniques.

Validité de construit et validité convergente

Dans l’étude princeps de Rempel, Holmes et Zanna (1985), menée auprès de couples hétérosexuels engagés dans des relations de durées variées (allant de fréquentations récentes à des mariages de longue durée), la validité de construit a été rigoureusement confirmée. Les corrélations observées entre les sous-échelles de la TCRS et d’autres instruments reconnus démontrent un patron cohérent :

  • Amour et intimité : La TCRS présente des corrélations positives élevées avec l’échelle d’amour de Rubin (Rubin’s Love Scale ; r = 0,65 à 0,78 pour la sous-échelle Foi), démontrant que la confiance profonde est indissociable du sentiment amoureux mature.
  • Satisfaction relationnelle : Des associations hautement significatives sont systématiquement mises en évidence avec l’Échelle d’ajustement dyadique (Dyadic Adjustment Scale – DAS) de Spanier, les corrélations oscillant entre r = 0,55 et r = 0,72. La dimension Foi s’avère être le prédicteur le plus puissant de la félicité conjugale globale.
  • Sécurité de l’attachement : Les corrélations avec les dimensions de l’ECR (Experiences in Close Relationships) confirment que des scores élevés à la TCRS sont négativement associés à l’anxiété d’abandon (r ≈ -0,45) et à l’évitement de l’intimité (r ≈ -0,60).

Validité discriminante

Les auteurs ont apporté la preuve empirique que la confiance ne se confond pas avec l’illusion positive ou la simple désirabilité sociale. Les analyses indiquent des corrélations faibles à modérées (r < 0,20) avec les mesures de désirabilité sociale (comme l’échelle de Marlowe-Crowne). De surcroît, la distinction entre la « Prévisibilité » et la « Foi » a révélé que la prévisibilité seule ne discriminait pas adéquatement les couples heureux des couples en détresse, alors que la Foi et la Fiabilité montraient un pouvoir de discrimination hautement significatif (p < 0,001).

Validité prédictive et longitudinale

Sur le plan prédictif, des études longitudinales ont établi que le score global à la TCRS, et tout particulièrement la composante « Foi », prédit de manière prospective la pérennité du couple à 6, 12 et 24 mois d’intervalle. Les individus manifestant une confiance initiale élevée adoptent des comportements d’accommodation constructive lors des conflits (réponse par la voix ou la loyauté plutôt que par la sortie agressive ou la négligence, selon le modèle d’accommodation de Rusbult) et manifestent moins de comportements de surveillance intrusive du partenaire.

8. Fidélité / Reliability

Les études initiales de Rempel et al. (1985) ainsi que les réplications indépendantes ultérieures ont documenté des propriétés de fidélité et de consistance métrologique tout à fait solides.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

La consistance interne des différentes sous-échelles et de l’échelle totale a été mesurée dans plusieurs échantillons de couples :

  • Échelle totale (17 items) : Le coefficient alpha de Cronbach global se situe généralement entre α = 0,85 et 0,90, témoignant d’une excellente homogénéité globale du construit de confiance.
  • Sous-échelle Foi (7 items) : Présente la consistance interne la plus élevée, avec des coefficients variant entre α = 0,80 et 0,86. Les items de cette dimension partagent une variance commune robuste reflétant la certitude affective face à l’inconnu.
  • Sous-échelle Fiabilité (5 items) : Affiche une consistance satisfaisante, avec des alphas compris entre α = 0,72 et 0,78 selon les échantillons.
  • Sous-échelle Prévisibilité (5 items) : Obtient des coefficients modérés mais acceptables pour une sous-échelle brève, oscillant entre α = 0,70 et 0,75. La variabilité légèrement supérieure sur cette dimension découle de la nature hétéroclite des comportements quotidiens évalués (ponctualité, régularité de l’humeur, prise de décision).

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les indices de stabilité test-retest attestent d’une bonne constance à court et moyen terme chez les couples stables :

  • Sur un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation test-retest se situent entre r = 0,75 et 0,84 pour l’ensemble des sous-échelles, la Foi démontrant la plus grande stabilité temporelle.
  • Sur le long terme (6 à 12 mois), la fidélité test-retest demeure modérément élevée (r ≈ 0,60 à 0,70), ce qui correspond parfaitement aux attentes théoriques : la confiance n’est pas un trait de personnalité immuable, mais un état relationnel dynamique susceptible d’évoluer en réponse aux transitions de vie, aux trahisons ou aux réparations thérapeutiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la TCRS a été examinée à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) dans l’étude princeps, puis confirmée ultérieurement par des modélisations en équations structurelles (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la création de l’outil, Rempel et al. ont soumis la matrice de corrélation des 17 items à une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Oblimin), en accord avec l’hypothèse théorique que les dimensions de la confiance sont interdépendantes et corrélées. Les résultats ont dégagé une solution claire à trois facteurs, expliquant plus de 52 % de la variance totale :

  • Facteur 1 (Foi) : Regroupe les items liés à la sécurité face à l’inconnu, au partage des faiblesses intimes et à la certitude de la bienveillance inconditionnelle future. Les saturations factorielles (factor loadings) s’échelonnent entre 0,55 et 0,82.
  • Facteur 2 (Fiabilité) : Rassemble les items évaluant l’intégrité morale, le respect des promesses et la loyauté en situation de tentation ou de risque. Les saturations oscillent entre 0,48 et 0,76.
  • Facteur 3 (Prévisibilité) : Isole les items relatifs à la régularité comportementale passée et à l’absence de réactions imprévues embarrassantes ou conflictuelles, avec des saturations situées entre 0,45 et 0,74.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les investigations contemporaines par AFC ont comparé un modèle unifactoriel (la confiance comme construit indifférencié) à un modèle hiérarchique et à un modèle trifactoriel à facteurs corrélés. Les indices d’ajustement soutiennent nettement la structure trifactorielle corrélée :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté : χ²/dl < 2,5
  • Indice d’ajustement comparatif : CFI (Comparative Fit Index) > 0,92
  • Indice de Tucker-Lewis : TLI > 0,90
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation : RMSEA < 0,06 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,042 et 0,071)
  • Résidu standardisé quadratique moyen : SRMR < 0,055

Les corrélations inter-facteurs révèlent que la Fiabilité est fortement corrélée à la Foi (r ≈ 0,65 à 0,72), alors que la Prévisibilité entretient des corrélations plus modérées avec la Foi (r ≈ 0,35 à 0,45) et la Fiabilité (r ≈ 0,48 à 0,55). Ces résultats empiriques corroborent l’hypothèse d’une hiérarchie développementale : la prévisibilité comportementale fournit le terreau pour inférer la fiabilité dispositionnelle, laquelle permet à son tour l’éclosion de la foi affective.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle de confiance dans les relations proches (Trust in Close Relationships Scale – TCRS).
  • Auteurs de référence : John K. Rempel, John G. Holmes et Mark P. Zanna (1985).
  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation individuelle au sujet du partenaire de couple).
  • Nombre total d’items : 17 items répartis en 3 sous-échelles :
    • Prévisibilité (Predictability – P) : 5 items (items 4, 5, 6, 8, 14).
    • Fiabilité (Dependability – D) : 5 items (items 1, 7, 13, 15, 17).
    • Foi (Faith – F) : 7 items (items 2, 3, 9, 10, 11, 12, 16).
  • Format et modalité de réponse : Échelle de type Likert en 7 points allant de -3 à +3 :
    • -3 : Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • -2 : Moderately Disagree (Modérément pas d’accord)
    • -1 : Slightly Disagree (Légèrement pas d’accord)
    • 0 : Neutral (Neutre / Ni en désaccord ni d’accord)
    • +1 : Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • +2 : Moderately Agree (Modérément d’accord)
    • +3 : Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
  • Consignes de cotation et scores :
    • Les items formulés de manière négative ou inversée (notamment plusieurs items de prévisibilité comme les items 4, 5, 6, 14 évaluant l’anxiété face à l’imprévisibilité) doivent être recodés préalablement au calcul.
    • Les réponses peuvent être converties sur une échelle métrique de 1 à 7 (en ajoutant 4 points à chaque réponse : -3 devenant 1, et +3 devenant 7).
    • Des scores moyens ou cumulés sont calculés pour chacune des trois sous-échelles (Prévisibilité, Fiabilité, Foi).
    • Un score global de confiance est obtenu par la somme ou la moyenne de l’ensemble des 17 items après inversion. Un score élevé témoigne d’un haut degré de sécurité, de certitude et d’abandon bienveillant au sein de la relation.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1985.
  • Statut des droits d’auteur : L’article fondateur a été publié dans le Journal of Personality and Social Psychology, revue sous copyright de l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et tarification :
    • Recherche universitaire et clinique non commerciale : L’utilisation des items de l’échelle à des fins académiques, de thèses universitaires ou de pratique clinique individuelle est généralement autorisée à titre gratuit sans paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement l’article princeps de Rempel, Holmes et Zanna (1985).
    • Utilisation commerciale, numérique ou corporative : Toute intégration de l’échelle dans des applications logicielles payantes, des plateformes commerciales ou des programmes d’édition nécessite une autorisation écrite formelle auprès du service des droits de l’APA (APA Rights & Permissions Office).

12. Références / References

  • Bowlby, J. (1969). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment. Basic Books.
  • Bradbury, T. N., & Fincham, F. D. (1990). Attributions in marriage: Review and critique. Psychological Bulletin, 107(1), 3–33. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.1.3
  • Hazan, C., & Shaver, P. (1987). Romantic love conceptualized as an attachment process. Journal of Personality and Social Psychology, 52(3), 511–524. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.3.511
  • Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
  • Kelley, H. H. (1967). Attribution theory in social psychology. In D. Levine (Ed.), Nebraska Symposium on Motivation (Vol. 15, pp. 192–238). University of Nebraska Press.
  • Murray, S. L., Holmes, J. G., & Collins, N. L. (2006). Optimizing assurance: The risk regulation system in relationships. Psychological Bulletin, 132(5), 641–666. https://doi.org/10.1037/0033-2909.132.5.641
  • Rempel, J. K., Holmes, J. G., & Zanna, M. P. (1985). Trust in close relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 49(1), 95–112. https://doi.org/10.1037/0022-3514.49.1.95
  • Rusbult, C. E. (1983). A longitudinal test of the investment model: The development (and deterioration) of satisfaction and commitment in heterosexual involvements. Journal of Personality and Social Psychology, 45(1), 101–117. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.1.101
  • Ryan, R. M. (1995). Psychological needs and the facilitation of integrative processes. Journal of Personality, 63(3), 397–427. https://doi.org/10.1111/j.1467-6494.1995.tb00501.x
  • Thibaut, J. W., & Kelley, H. H. (1959). The social psychology of groups. John Wiley & Sons.
  • Yamagishi, T. (1986). The provisioning of a sanctioning system as a public good. Journal of Personality and Social Psychology, 51(1), 110–116. https://doi.org/10.1037/0022-3514.51.1.110

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: Using the 7 point scale shown below, indicate the extent to which you agree or disagree with the following statements as they relate to someone with whom you have a close interpersonal relationship. Place your rating in the box to the right of the statement.

Response Scale:
-3 = Strongly Disagree | -2 = Moderately Disagree | -1 = Slightly Disagree | 0 = Neutral | +1 = Slightly Agree | +2 = Moderately Agree | +3 = Strongly Agree
  1. My partner has proven to be trustworthy and I am willing to let D him/her engage in activities which other partners find too threatening.
  2. Even when I don’t know how my partner will react, I feel F comfortable telling him/her anything about myself, even those things of which I am ashamed.
  3. Though times may change and the future is uncertain, I know my F partner will always be ready and willing to offer me strength and support.
  4. I am never certain that my partner won’t do something that I P dislike or will embarrass me.
  5. My partner is very I never know how he/she is going P to act from one day to the next.
  6. I feel very uncomfortable when my partner has to make decisions P which will affect me personally.
  7. I have found that my partner is unusually dependable, especially D when it comes to things which are important to me.
  8. My partner behaves in a very consistent P
  9. Whenever we have to make an important decision in a situation we F have never encountered before, I know my partner will be concerned about my welfare.
  10. Even if I have no reason to expect my partner to share things with F me, I still feel certain that he/she
  11. I can rely on my partner to react in a positive way when I expose F my weaknesses to him/her.
  12. When I share my problems with my partner, I know he/she will F respond in a loving way even before I say anything.
  13. I am certain that my partner would not cheat on me, even if the D opportunity arose and there was no chance that he/she would get caught.
  14. I sometimes avoid my partner because he/she is unpredictable and I P fear saying or doing something which might create conflict.
  15. I can rely on my partner to keep the promises he/she makes to D
  16. When I am with my partner, I feel secure in facing unknown new F
  17. Even when my partner makes excuses which sound rather unlikely, D I am confident that he/she is telling the truth.
Note on subscale assignment: D = Dependability items; F = Faith items; P = Predictability items.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de confiance dans les relations proches. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-confiance-dans-les-relations-proches
Looti, Mohammed. “Échelle de confiance dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-confiance-dans-les-relations-proches.
Looti, Mohammed. “Échelle de confiance dans les relations proches.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-confiance-dans-les-relations-proches.