Échelle de comportement homophobe des élèves

L’Échelle de comportement homophobe des élèves (HBSS ; Van de Ven, Bornholt, & Bailey, 1993, 1996) est un instrument psychométrique mesurant les intentions comportementales d’élèves et étudiants envers les personnes homosexuelles.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de comportement homophobe des élèves (en anglais : Homophobic Behavior of Students Scale, ou HBSS), conçue par les chercheurs Paul Van de Ven, Laurel Bornholt et Michael Bailey de l’Université de Sydney (1993, 1996), est un instrument de mesure psychométrique standardisé élaboré pour évaluer les intentions comportementales des élèves et des étudiants à l’égard des hommes homosexuels et des femmes lesbiennes dans un contexte pédagogique et éducatif. Face aux limites inhérentes aux paradigmes expérimentaux traditionnels — souvent contraignants, fondés sur des manipulations comportementales artificielles et difficilement conciliables avec des protocoles longitudinaux prétest-posttest —, la HBSS a été spécifiquement calibrée pour mesurer une disposition personnelle à l’action concrète et plausible en milieu scolaire et universitaire.

L’instrument se compose de 10 items formulés sous la forme d’un format de réponse de type Likert en 5 points, s’étendant de 1 (« Definitely false » / Absolument faux) à 5 (« Definitely true » / Absolument vrai). Bien que les items explorent deux facettes fonctionnelles complémentaires — à savoir la distance sociale interpersonnelle (items 1 à 6) et la disposition à l’engagement civique et politique pro-droits LGBT+ (items 7 à 10) —, les analyses factorielles révèlent une structure unifactorielle robuste rendant compte d’un construit global unifié d’intentions comportementales homophobes. Le système de cotation intègre une inversion de sept items formulés positivement afin de contrôler le biais d’acquiescement, fournissant un score composite transformé linéairement variant de 0 (niveau d’homophobie comportementale le plus faible) à 100 (niveau le plus élevé).

Les propriétés psychométriques de la HBSS mettent en évidence une cohérence interne satisfaisante, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de .81 auprès d’étudiants de premier cycle universitaire (M = 37,65 ; ET = 19,94) et de .86 auprès d’élèves de l’enseignement secondaire (M = 65,25 ; ET = 24,29). La validité théorique convergente est solidement corroborée par des corrélations substantielles avec les cognitions homophobes (r = .78), la colère homophobe (r = .66), la culpabilité homophobe (r = .38), et une corrélation inverse avec la chaleur affective éprouvée envers les homosexuels (r = -.56). Enfin, sa validité prédictive a été établie par des tests comportementaux réels différenciant significativement les participants engagés des abstentionnistes.

2. Mots-clés / Keywords

Homophobie comportementale, intentions comportementales, échelle psychométrique, distance sociale, droits LGBT, préjugés sexuels, milieu scolaire, climat éducatif, attitudes homophobes, validation psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée conjointement par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie de l’éducation, en mesure et en psychométrie à l’Université de Sydney (Australie) :

  • Paul Van de Ven : Chercheur principal, rattaché lors de la conception à la School of Educational Psychology, Measurement and Technology, Faculty of Education, University of Sydney, Australie. Auteur de travaux fondateurs sur l’évaluation des composantes de la réaction homophobe en milieu scolaire et pénitentiaire. (Adresse de correspondance : 11 John St, Ashfield NSW 2131, Australie ; Courriel : [email protected]).
  • Laurel Bornholt : Co-auteure et psychometricienne, initialement rattachée à la School of Educational Psychology, Measurement and Technology de l’Université de Sydney, ayant ensuite poursuivi sa carrière professorale et ses recherches à la Charles Darwin University. Spécialiste du développement cognitif, des stéréotypes de genre et de l’évaluation éducative.
  • Michael Bailey : Co-auteur, rattaché lors de l’étude à la School of Educational Psychology, Measurement and Technology, University of Sydney, Australie. Expert en méthodologie quantitative et analyse psychométrique appliquée aux contextes éducatifs.

4. Objectif / Purpose

L’Objectif principal de l’Échelle de comportement homophobe des élèves (HBSS) réside dans l’opérationnalisation et la quantification standardisée des intentions comportementales adoptées par les apprenants envers les personnes homosexuelles masculines et féminines, spécifiquement au sein de programmes d’intervention pédagogique traitant des questions relatives à l’homosexualité. Historiquement, l’étude des préjugés anti-gays et anti-lesbiens dans les sciences sociales s’est focalisée de manière disproportionnée sur deux composantes du modèle tripartite des attitudes : le pôle cognitif (stéréotypes, croyances morales, dogmes religieux) et le pôle affectif (peur, dégoût, anxiété intergroupe). La composante conative ou comportementale demeurait largement sous-évaluée, faute d’instruments métrologiques écologiquement valides et reproductibles.

Avant la mise au point de la HBSS, les investigations du comportement homophobe recouraient quasi exclusivement à des dispositifs expérimentaux de laboratoire sophistiqués et contraignants (par exemple, des protocoles de supercherie expérimentale avec des compères, des mesures électrophysiologiques, ou des observations dissimulées d’évitement physique dans des salles d’attente). Si ces dispositifs présentaient un intérêt indéniable sur le plan de la validité interne, ils s’avéraient totalement inapplicables dans le quotidien d’une salle de classe. De surcroît, reposant sur la naïveté des sujets, ils ne pouvaient en aucun cas être réadministrés aux mêmes participants, excluant de facto la possibilité de concevoir des protocoles de recherche à mesures répétées (plans prétest-posttest avec groupe témoin) pour tester l’efficacité d’ateliers de sensibilisation ou de modules de réduction de l’homophobie.

La justification théorique et pratique de la HBSS repose sur son double statut méthodologique :

  • Un outil de mesure des différences individuelles : Utilisée comme variable indépendante ou modératrice, elle permet de situer les étudiants sur un continuum d’ouverture ou d’évitement comportemental, facilitant ainsi l’identification des profils d’élèves les plus susceptibles d’adhérer à des conduites d’exclusion ou d’intimidation homophobe.
  • Une variable dépendante d’évaluation d’interventions : En offrant une forme prétest et une forme posttest (moyennant une reformulation minime de la consigne d’amorce), la HBSS permet aux chercheurs et praticiens en éducation de mesurer avec précision l’impact des modules éducatifs de réduction des préjugés sur le transfert conatif, c’est-à-dire l’intention déclarée d’agir de façon bienveillante et inclusive dans l’arène scolaire (Van de Ven, 1994b, 1995a, 1995b).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par la HBSS est l’intention comportementale homophobe en contexte éducatif et social. Selon les postulats de la psychologie sociale cognitiviste, l’intention comportementale constitue le prédicteur immédiat le plus robuste de l’action réelle. Dans le cadre de la HBSS, ce construit ne se résume pas à l’absence de violence physique ou verbale manifeste ; il englobe un spectre plus subtil et écologique structuré autour de deux facettes opérationnelles :

1. La distance sociale et le contact interpersonnel en milieu scolaire (Items 1 à 6)

Cette première dimension opérationnelle traduit le niveau d’évitement ou d’acceptation du contact direct avec des pairs gais ou lesbiennes dans des cadres variés de la vie étudiante, qu’ils soient académiques, formels ou informels. Les items explorent la volonté active de l’élève à s’engager dans des échanges communicatifs :

  • Le cadre académique formel : Évaluation de l’acceptation d’un dialogue en petit groupe de travail au sein de la classe (Item 1), du consentement à échanger individuellement en tête-à-tête lors d’une séance (Item 2), ou de l’hostilité à l’intervention plénière d’un intervenant externe gai ou lesbienne invité à s’exprimer devant le groupe-classe (Item 3). L’évitement dans ces situations reflète une anxiété intergroupe institutionnalisée.
  • Le cadre social informel et convivial : Évaluation de la disposition à partager des moments de sociabilité informelle, comme participer à une discussion lors d’un déjeuner avec quatre pairs homosexuels (Item 4) ou refuser expressément d’assister à un barbecue réunissant des personnes homosexuelles (Item 5). Ces situations de convivialité non régulées par l’autorité professorale sont traditionnellement les plus révélatrices de la distance sociale et de la crainte du stigmate par association.
  • L’exposition indirecte aux représentations homosexuelles : La réceptivité passive à un support audiovisuel mettant en scène une personne homosexuelle dans le cours (Item 6), servant de palier transitionnel entre l’acceptation médiatisée et l’interaction directe.

2. L’engagement pro-social civique et le soutien institutionnel aux droits (Items 7 à 10)

La seconde facette opérationnelle sonde la disposition de l’élève à traduire ses attitudes en un engagement concret d’allié (allyship) à travers la signature d’actions collectives de pétitionnement auprès des pouvoirs publics. Cette dimension permet de discriminer la tolérance passive de la solidarité active :

  • La protection contre les violences : Disposition à signer une pétition exigeant une action gouvernementale renforcée contre les agressions physiques et les violences perpétrées envers les minorités sexuelles (Item 7).
  • L’égalité formelle des droits citoyens : Opposition explicite à la signature d’une pétition garantissant l’équité des droits fondamentaux pour tous les citoyens quelle que soit leur orientation sexuelle (Item 8).
  • La reconnaissance juridique des couples homoparentaux et conjugaux : Soutien institutionnel formalisé par la signature de pétitions en faveur de la légalisation du mariage/partenariat civil (Item 9) et de l’accès à l’adoption pour les couples de même sexe (Item 10). Ces items capturent le rejet institutionnel de la légitimité des liens affectifs et familiaux des minorités sexuelles.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la HBSS s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale contemporaine, notamment les théories de la relation attitude-comportement, la sociologie de la distance sociale et l’hypothèse du contact intergroupe.

La théorie de l’action raisonnée et la théorie du comportement planifié

Formulée initialement par Martin Fishbein et Icek Ajzen (1975, 1980), la théorie de l’action raisonnée (puis la théorie du comportement planifié d’Ajzen, 1991) postule que la décision d’accomplir une conduite spécifique est directement déterminée par l’intention comportementale de l’individu. L’intention représente la somme pondérée des attitudes envers le comportement, des normes subjectives perçues (pression sociale des pairs) et du contrôle comportemental perçu. En calibrant la HBSS sur des scénarios comportementaux d’une faisabilité immédiate dans le microcosme de l’école (signer une pétition réelle, s’asseoir à une table de déjeuner, assister à une projection), Van de Ven et al. ont opérationnalisé le principe de compatibilité d’Ajzen et Fishbein : pour prédire un comportement spécifique, la mesure conative doit posséder le même niveau de spécificité d’action, de cible, de contexte et de temporalité.

La distance sociale de Bogardus

L’héritage sociologique d’Emory S. Bogardus (1925) avec sa célèbre échelle de distance sociale imprègne fortement les items 1 à 6. Bogardus postulait que le degré de préjugé envers un groupe exogène (outgroup) se manifeste par les seuils d’intimité relationnelle que l’individu refuse ou accepte de concéder à ses membres (du simple fait de vivre dans la même ville jusqu’au mariage ou à l’amitié étroite). Dans la HBSS, cette gradation est transposée aux cercles de proximité de l’institution scolaire : accepter un contact lointain (regarder une vidéo), un contact d’apprentissage collectif (groupe de classe), un contact éducatif proximal (tête-à-tête), et enfin un contact social informel et déstructuré (repas partagé).

L’hypothèse du contact intergroupe d’Allport

L’ouvrage classique de Gordon Allport (1954), The Nature of Prejudice, a posé les fondations de l’hypothèse du contact. Selon cette théorie, la réduction des préjugés intergroupes est favorisée lorsque les membres de groupes distincts interagissent sous quatre conditions optimales : l’égalité de statut, la coopération orientée vers un but commun, le soutien institutionnel/légal et la possibilité de développer des liens d’amitié personnalisés. La HBSS mesure précisément l’ouverture préalable de l’apprenant à entrer dans ces conditions d’engagement contactuel, servant ainsi d’indicateur direct de la réceptivité pédagogique aux dispositifs d’intervention anti-préjugés.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la HBSS a été documentée de façon approfondie à travers plusieurs formes complémentaires de validation empirique (Van de Ven et al., 1993, 1996) :

Validité convergente et de construit

Pour démontrer que la HBSS mesure bien la dimension comportementale de la réaction homophobe et s’articule de manière cohérente avec le réseau nomologique des attitudes anti-homosexualité, Van de Ven et ses collaborateurs ont administré l’instrument conjointement avec plusieurs échelles d’évaluation cognitive et affective :

  • Cognitions homophobes : Une corrélation positive très élevée et statistiquement significative a été observée entre le score global calculé de la HBSS et l’échelle modifiée des attitudes envers l’homosexualité (Modified Attitudes Toward Homosexuality Scale ; Price, 1982), avec un coefficient de corrélation de r = .78. Ce résultat démontre un alignement puissant entre les croyances idéologiques/stéréotypes et les intentions comportementales d’évitement.
  • Réactions affectives négatives : Conformément aux prédictions théoriques, les intentions comportementales homophobes corrèlent de manière positive et significative avec la colère homophobe (Homophobic Anger, r = .66) et la culpabilité homophobe (Homophobic Guilt, r = .38), mesurées par l’échelle des réactions affectives envers l’homosexualité (Affective Reactions to Homosexuality Scale ; Van de Ven, 1994a, adapté d’Ernulf & Innala, 1987).
  • Affects positifs : À l’inverse, une corrélation négative marquée est mise en évidence entre le score de la HBSS et le sentiment de bienveillance et de chaleur affective envers les homosexuels (Warmth Toward Homosexuals, r = -.56). L’augmentation de la bienveillance affective s’accompagne donc d’une réduction drastique des intentions de mise à distance sociale et civique.

Validité prédictive et critériée

L’un des atouts méthodologiques majeurs de la validation de la HBSS réside dans la vérification de sa validité prédictive au moyen d’un protocole quasi-expérimental écologique mené auprès de 40 élèves du secondaire. À l’issue de l’administration du questionnaire, chaque participant s’est vu offrir l’opportunité effective de s’engager ou non dans chacune des dix activités concrètes formulées dans l’échelle (Van de Ven et al., 1993, 1996) :

  • Pour l’intégralité des 10 activités proposées, le sous-groupe d’élèves ayant choisi de participer effectivement présentait une moyenne au score HBSS systématiquement inférieure à celle du sous-groupe ayant décliné l’engagement.
  • Les comparaisons de moyennes de groupes se sont révélées statistiquement significatives au seuil exigeant de p < .005 (garantissant un taux d’erreur par famille de tests fixé à .05) pour six des dix activités de l’échelle. Ce résultat apporte une preuve empirique directe que les intentions auto-rapportées au moyen de la HBSS prédisent avec acuité les prises de décision comportementales réelles des adolescents en contexte scolaire.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de comportement homophobe des élèves a été rigoureusement analysée en termes de cohérence interne au moyen du calcul du coefficient alpha de Cronbach auprès de deux cohortes d’âges et d’environnements éducatifs distincts (Van de Ven, Bornholt, & Bailey, 1993, 1996) :

  • Échantillon universitaire (Undergraduate Students) : Composé de 97 étudiants de premier cycle (26 hommes et 71 femmes), cet échantillon a obtenu un coefficient alpha de Cronbach de .81, attestant d’une excellente consistance interne des dix énoncés. Les paramètres descriptifs indiquent une moyenne de score calculé de M = 37,65 avec un écart-type de ET = 19,94 (sur l’échelle standardisée de 0 à 100).
  • Échantillon d’élèves du secondaire (High School Students) : Composé de 40 élèves de l’enseignement secondaire (24 garçons et 16 filles), ce groupe a présenté un coefficient alpha de Cronbach encore plus élevé de .86. Les données descriptives révèlent une moyenne de score calculé significativement plus forte de M = 65,25 (ET = 24,29), illustrant à la fois une fidélité accrue et un niveau d’intentions homophobes plus prononcé dans cette tranche d’âge d’adolescents.

De surcroît, la stabilité temporelle et la sensibilité au changement de la mesure ont été démontrées au travers d’études d’évaluation prétest-posttest menées par Van de Ven (1995a, 1995b) : l’échelle capte adéquatement les modulations des intentions d’action à la suite d’interventions éducatives ciblées, tout en conservant une excellente stabilité relative dans les groupes témoins non soumis aux modules de réduction de l’homophobie.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Afin de déterminer l’architecture dimensionnelle sous-jacente aux 10 items de la HBSS, des analyses factorielles exploratoires distinctes ont été conduites par les auteurs sur les réponses des deux échantillons cibles (97 étudiants universitaires et 40 élèves du secondaire) :

  • Unifactorialité de la structure conative : Bien que les items aient été conçus a priori pour échantillonner deux contextes opérationnels distincts (la distance sociale interpersonnelle d’un côté, et l’adhésion militante aux droits politiques/civiques de l’autre), les résultats des analyses factorielles ont systématiquement convergé vers l’extraction d’un facteur général unique expliquant la majeure partie de la variance commune des réponses.
  • Contributions et saturations des items : L’ensemble des 10 items présente des saturations factorielles substantielles sur ce facteur unitaire d’« intentions comportementales homophobes ». Les items relatifs à l’évitement du contact social direct (par ex. le refus d’assister à un barbecue en présence de personnes homosexuelles) et les items mesurant l’opposition institutionnelle aux droits civiques (par ex. le refus de pétitionner pour l’ouverture du mariage ou de l’adoption) convergent de façon harmonieuse vers ce construit global sous-jacent.
  • Applicabilité transculturelle et trans-générationnelle : La réplication de cette structure unifactorielle à travers des tranches d’âge différentes (adolescents du secondaire et jeunes adultes de premier cycle universitaire) confirme la parcimonie et la robustesse du modèle de mesure, autorisant l’utilisation légitime d’un score composite global sans segmentation obligatoire en sous-scores indépendants pour les analyses comparatives de groupe.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Dénomination officielle de l’instrument : Homophobic Behavior of Students Scale (HBSS) — Échelle de comportement homophobe des élèves.
  • Auteurs : Paul Van de Ven, Laurel Bornholt, et Michael Bailey (1993, 1996).
  • Nature et typologie de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation standardisé (auto-questionnaire papier-crayon ou administrable par support numérique).
  • Nombre d’items : 10 énoncés d’intentions comportementales.
  • Format d’échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points ancrée de façon uniforme :
    • 1 = Definitely false (Absolument faux)
    • 2 = Partially false (Plutôt faux)
    • 3 = Uncertain / Neutral (Incertain / Neutre)
    • 4 = Partially true (Plutôt vrai)
    • 5 = Definitely true (Absolument vrai)
  • Temps moyen de passation : Environ 3 minutes (passation très rapide, adaptée aux contraintes des sessions de cours en classe).
  • Procédure de cotation et calcul des scores :
    • Contrôle du biais d’acquiescement : L’échelle comporte une combinaison équilibrée d’items positifs (pro-sociaux/inclusifs) et négatifs (homophobes/évitants).
    • Items formulés positivement à inverser : Les 7 items formulés de manière inclusive (Items 1, 2, 4, 6, 7, 9, et 10) font l’objet d’un recodage inversé préalable à l’analyse (le score 1 devient 5, le score 2 devient 4, le score 3 reste 3, le score 4 devient 2, et le score 5 devient 1).
    • Items formulés négativement (non inversés) : Les items 3, 5 et 8 sont conservés sous leur valeur brute initiale.
    • Sens du score : Conformément aux conventions psychométriques, un score plus élevé reflète des intentions comportementales plus négatives et homophobes envers les homosexuels.
    • Équation de transformation standardisée (0 à 100) : Le score brut total cumulé (somme des 10 items après inversion, variant de 10 à 50) est converti sur une échelle métrique s’échelonnant de 0 (le moins homophobe) à 100 (le plus homophobe) au moyen de la formule mathématique suivante :
      Score calculé HBSS = (Score brut total sommé – 10) × 2,5
  • Variante posttest : L’instrument s’adapte sans distorsion à une phase de suivi posttest en ajustant très légèrement la consigne introductive (en précisant que les activités s’inscrivent dans le cadre du suivi du travail pédagogique accompli).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1993 (présentation inaugurale aux congrès scientifiques de l’Australian Association for Research in Education) ; publication de référence dans une revue internationale à comité de lecture en 1996 (Archives of Sexual Behavior).
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : La HBSS a été publiée dans le domaine scientifique académique par ses auteurs pour encourager la recherche empirique sur la lutte contre l’homophobie en contexte scolaire et carcéral. L’utilisation du questionnaire est libre de droits d’accès à des fins de recherche non commerciale et d’évaluation pédagogique.
  • Tarification : L’instrument est totalement gratuit d’utilisation (aucun coût d’acquisition de licence commerciale n’est requis).
  • Protocole de notification demandé par les auteurs : Les concepteurs demandent expressément à tout chercheur exploitant l’échelle d’avoir l’amabilité d’en informer le premier auteur (Dr Paul Van de Ven) et de partager une synthèse des résultats obtenus. Les communications scientifiques peuvent être adressées à : Paul Van de Ven, 11 John St, Ashfield NSW 2131, Australie (Courriel académique historique : [email protected]).

12. Références / References

Les publications fondatrices et travaux scientifiques de référence associés au développement et à l’application de la HBSS sont listés ci-dessous au format APA 7e édition :

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Allport, G. W. (1954). The nature of prejudice. Addison-Wesley.
  • Bogardus, E. S. (1925). Measuring social distance. Journal of Applied Sociology, 9, 299–308.
  • Ernulf, K. E., & Innala, S. M. (1987). The relationship between affective and cognition components of homophobic reaction. Archives of Sexual Behavior, 16(6), 501–509. https://doi.org/10.1007/BF01541718
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Price, J. H. (1982). High school students’ attitudes toward homosexuality. Journal of School Health, 52(8), 469–474. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.1982.tb03998.x
  • Van de Ven, P. (1994a). Challenging homophobia in schools (Thèse de doctorat non publiée). University of Sydney, Australie.
  • Van de Ven, P. (1994b). Comparisons among homophobic reactions of undergraduates, high school students, and young offenders. The Journal of Sex Research, 31(2), 117–124. https://doi.org/10.1088/0022-4499/31/2/117
  • Van de Ven, P. (1995a). Effects on high school students of a teaching module for reducing homophobia. Basic and Applied Social Psychology, 17(1-2), 153–172. https://doi.org/10.1080/01973533.1995.9646137
  • Van de Ven, P. (1995b). Effects on young offenders of two teaching modules for reducing homophobia. Journal of Applied Social Psychology, 25(7), 632–649. https://doi.org/10.1111/j.1559-1816.1995.tb01768.x
  • Van de Ven, P., Bornholt, L., & Bailey, M. (1993, Novembre). Homophobic attitudes and behaviours: Telling which teaching strategies make a difference. Communication présentée à la Annual Conference of the Australian Association for Research in Education (AARE), Fremantle, Australie-Occidentale.
  • Van de Ven, P., Bornholt, L., & Bailey, M. (1996). Measuring cognitive, affective, and behavioral components of homophobic reaction. Archives of Sexual Behavior, 25(2), 155–179. https://doi.org/10.1007/BF02437934

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: As part of the unit of work (Posttest version: As part of the follow-up to the unit of work) on lesbian and gay issues, it may be possible to organize some additional activities and guest speakers. So that these can be planned, please indicate in which of the following activities, if any, you would participate. Circle the number that comes closest to representing your willingness to participate. Please do not leave any statements unanswered.

  1. I would speak in a small class group with a gay person or lesbian about homosexual issues.
  2. Definitely false 1 2 3 4 5 Definitely true a
  3. I would speak individually, in class, with a gay person or lesbian about homosexual issues.
  4. I would NOT like to have a gay person or lesbian address the class about homosexual issues.
  5. I would take the opportunity to talk in an informal lunch-time meeting with a group of four lesbians or gay males.
  6. I would NOT attend a lunch-time barbecue at which four gay males or lesbians were present.
  7. I would watch a video in class in which a lesbian or gay person is featured.
  8. I would sign my name to a petition asking the government to do more to stop violence against gay men and lesbians.
  9. I would NOT sign my name to a petition asking the government to make sure gays and lesbians have equal rights with everybody else.
  10. I would sign my name to a petition asking the government to allow lesbian and gay couples to officially register their marriage or partnership.
  11. I would sign my name to a petition asking the government to allow lesbian and gay couples to adopt children.

a The scale is repeated after each item.

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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de comportement homophobe des élèves. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-comportement-homophobe-des-eleves
Looti, Mohammed. “Échelle de comportement homophobe des élèves.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-comportement-homophobe-des-eleves.
Looti, Mohammed. “Échelle de comportement homophobe des élèves.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-comportement-homophobe-des-eleves.