1. Résumé / Abstract
L’Échelle de communication de la partenaire féminine pendant l’activité sexuelle (en anglais, Female Partner’s Communication During Sexual Activity Scale), élaborée par Alexandra McIntyre-Smith et William A. Fisher à l’Université de Western Ontario, est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la dynamique communicationnelle des femmes avec leur partenaire lors des rapports intimes. L’outil quantifie spécifiquement deux dimensions fondamentales de la communication sexuelle dyadique : d’une part, la facilité perçue à exprimer ses besoins et préférences érotiques, et d’autre part, la fréquence effective de transmission des désirs relatifs à la stimulation génitale et clitoridienne, tant sur le plan verbal que non verbal.
Le questionnaire est structuré en six items répartis équitablement en deux sous-échelles : la sous-échelle d’Aisance de la communication sexuelle (items 1 à 3), mesurée sur une échelle de type Likert en 7 points allant de « Très difficile » à « Très facile », et la sous-échelle de Fréquence de la communication sexuelle (items 4 à 6), mesurée sur une échelle d’évaluation comportementale en 6 points exprimée en pourcentages (de 0 % à 100 % du temps). En raison de l’hétérogénéité des ancrages de réponse, un protocole de pondération standardisé (multiplication des scores des items 1-3 par 5, et des items 4-6 par 7) permet de calculer un score global composite reflétant l’assertivité communicationnelle intra-coïtale.
Développée à travers un paradigme séquentiel rigoureux en trois études successives impliquant des échantillons d’étudiantes universitaires hétérosexuellement actives, l’échelle présente d’excellentes qualités métrologiques. La cohérence interne finale atteint un coefficient alpha de Cronbach de .83 pour l’échelle globale et varie de .64 à .79 pour les sous-échelles. La fidélité test-retest à un intervalle de quatre semaines s’établit à r = .72. La validité convergente est solidement corroborée par des corrélations positives avec le Female Sexual Function Index (FSFI), l’érotophilie et la régulation sexuelle dyadique. La validité discriminante est attestée par l’absence d’association avec la désirabilité sociale ainsi que les symptômes d’anxiété et de dépression.
2. Mots-clés / Keywords
Communication sexuelle, fonctionnement sexuel féminin, assertivité sexuelle, satisfaction sexuelle, désir sexuel, orgasme, psychométrie, fidélité test-retest, validité convergente, échelle de mesure, relations de couple, rétroaction verbale et non verbale.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs du Département de psychologie et du Département d’obstétrique et gynécologie de l’Université de Western Ontario (London, Ontario, Canada) :
- Alexandra McIntyre-Smith, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse spécialisée en santé sexuelle, traumatologie et psychométrie dyadique, affiliée au Département de psychologie de l’Université de Western Ontario. Ses travaux se concentrent sur les facteurs psychosociaux influençant le plaisir et la détresse sexuelle chez la femme.
- William A. Fisher, Ph.D. : Professeur émérite distingué de psychologie et d’obstétrique et gynécologie à l’Université de Western Ontario. Pionnier internationalement reconnu de la psychologie de la sexualité, co-concepteur du modèle Information-Motivation-Behavioral Skills (IMB) et expert en comportement préventif et santé reproductive.
4. Objectif / Purpose
La communication sexuelle au sein du couple représente un déterminant majeur du bien-être érotique, de la satisfaction relationnelle et de l’atteinte de l’orgasme chez la femme. Toutefois, la majorité des instruments psychométriques antérieurs abordaient la communication conjugale de manière globale ou abstraite, en interrogeant la capacité à discuter de thématiques sexuelles en dehors du contexte érotique (par exemple, lors d’une discussion posée au salon). L’Échelle de communication de la partenaire féminine pendant l’activité sexuelle a été précisément conçue pour pallier cette lacune méthodologique en évaluant la communication in situ, c’est-à-dire les interactions verbales et non verbales se déroulant pendant l’acte sexuel lui-même.
Sur le plan fondamental et étiologique, cet instrument cherche à mesurer dans quelle mesure les femmes parviennent à surmonter les scripts sexuels traditionnels qui assignent souvent un rôle passif ou réceptif à la partenaire féminine. En raison d’inhibitions intériorisées, de la peur de heurter l’estime de soi du partenaire ou de sentiments de honte corporelle, de nombreuses femmes éprouvent d’importantes réticences à guider activement la stimulation qu’elles reçoivent. L’échelle opérationnalise ainsi la transition entre le sentiment d’aisance subjective (le sentiment de compétence communicationnelle sans entrave anxieuse) et la mise en œuvre comportementale tangible (dire, montrer, orienter).
Les applications de l’instrument s’étendent sur plusieurs axes :
- Recherche fondamentale en sexologie et psychologie sociale : Modélisation des prédicteurs du plaisir féminin, étude du « fossé orgasmique » (orgasm gap) entre hommes et femmes dans les relations hétérosexuelles, et analyse des médiateurs cognitivo-comportementaux liant l’intimité émotionnelle à la réponse physiologique.
- Pratique clinique et thérapie de couple : Utilisation comme outil d’évaluation diagnostique pour identifier des blocages spécifiques chez des patientes présentant un trouble de l’intérêt pour l’activité sexuelle ou de l’excitation féminine, un trouble de l’orgasme, ou des difficultés dyadiques. L’échelle permet au thérapeute d’isoler si le déficit réside dans l’inhibition psychologique perçue (sous-échelle Aisance) ou dans un manque de répertoire comportemental (sous-échelle Fréquence).
- Évaluation d’interventions sexo-thérapeutiques : Mesure de l’efficacité pré/post-traitement d’entraînements à la communication sexuelle, de programmes de pleine conscience ou d’approches cognitivo-comportementales ciblant l’assertivité sexuelle.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par cet instrument repose sur la communication sexuelle intra-coïtale, définie comme le processus bidirectionnel par lequel une femme transmet à son partenaire des signaux explicites ou implicites concernant ses préférences, son niveau de plaisir et la nature exacte des stimulations requises pour atteindre l’excitation et l’orgasme. Ce construit est théorisé comme étant bidimensionnel, combinant une facette cognitive/attitudinale et une facette comportementale.
Dimension 1 : Facilité perçue de la communication sexuelle (Ease of Sexual Communication)
Cette sous-échelle (items 1 à 3) explore le sentiment d’auto-efficacité et le coût psychologique anticipé par la femme lorsqu’elle envisage de guider son partenaire. Elle ne mesure pas l’acte en soi, mais l’absence de barrières affectives ou de craintes subjectives liées à l’expression de ses préférences pendant le coït. Les trois items explorent trois modalités distinctes :
- L’instruction verbale générale : La perception de difficulté à énoncer verbalement ce qui stimule adéquatement le corps (« Telling my partner what to do… »).
- Le guidage physique ou non verbal : L’aisance ressentie à montrer gestuellement ou diriger la main/le corps du partenaire (« Showing my partner what to do… »).
- La sollicitation explicite de l’orgasme et de la stimulation clitoridienne : La facilité à demander expressément une stimulation directe du clitoris ou un massage génital en cours de pénétration pour parvenir à l’orgasme (« Asking my partner to stimulate me to orgasm… »). Ce dernier point revêt une importance capitale, sachant que la majorité des femmes requièrent une stimulation clitoridienne externe pour atteindre l’orgasme lors des rapports avec pénétration.
Dimension 2 : Fréquence de la communication sexuelle (Frequency of Sexual Communication)
Cette sous-échelle (items 4 à 6) mesure l’occurrence comportementale effective des stratégies de rétroaction sexuelle utilisées par la répondante au cours de ses rapports intimes. Contrairement à la première dimension qui évalue un potentiel ou une disposition perçue, celle-ci quantifie l’émission réelle des comportements sur une base temporelle relative (pourcentage du temps) :
- Le renforcement verbal positif : Fréquence à laquelle la femme indique à son partenaire les actes qui lui procurent du plaisir (« tell your partner what feels good »).
- Le renforcement non verbal et kinésique : Fréquence à laquelle la femme utilise des démonstrations corporelles, des ajustements posturaux ou des guidages manuels pour signaler le plaisir (« show your partner what feels good »).
- La requête comportementale ciblée : Fréquence réelle à laquelle la répondante demande spécifiquement à son partenaire de stimuler son clitoris dans le but d’atteindre l’orgasme (« ask your partner to stimulate your clitoris to orgasm »).
Ces deux dimensions entretiennent une relation de synergie théorique : bien qu’une perception d’aisance élevée soit généralement une condition préalable à une fréquence élevée, la dissociation empirique entre les deux dimensions permet de repérer des situations cliniques où une femme se sent capable de communiquer sans toutefois le faire systématiquement, ou inversement, des situations où la communication est effectuée sous contrainte ou avec un inconfort affectif notable.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle s’inscrit au carrefour de trois cadres conceptuels majeurs en psychologie sociale et en sexologie scientifique :
1. La théorie sociocognitive et le sentiment d’efficacité personnelle
Formulée par Albert Bandura, la théorie sociocognitive postule que l’adoption d’un comportement dépend étroitement des croyances d’un individu en sa capacité à exécuter les actions requises (l’auto-efficacité perçue) et des attentes de résultats. Dans le contexte de l’intimité sexuelle, l’expression des préférences exige la conviction que la communication sera comprise sans générer de répercussions interpersonnelles négatives (telles que le rejet, l’offense ou la rupture du climat érotique). La sous-échelle de facilité évalue directement cette facette d’auto-efficacité communicationnelle sexuelle.
2. La théorie des scripts sexuels (Sexual Script Theory)
Développée par John Gagnon et William Simon (1973), la théorie des scripts sexuels soutient que les conduites érotiques sont guidées par des représentations culturelles, interpersonnelles et intrapsychiques intériorisées. Dans le modèle hétéronormatif occidental traditionnel, le script coïtal dominant accorde la priorité à la pénétration vaginale, au plaisir masculin et à l’illusion d’une synchronie orgasmique spontanée sans intervention verbale directive. Les femmes transgressant ce script en énonçant explicitement leurs besoins peuvent craindre d’être jugées trop exigeantes ou de déviriliser leur partenaire. L’échelle de McIntyre-Smith et Fisher opérationnalise la capacité de la femme à renégocier activement ces scripts au niveau dyadique en introduisant une agentivité explicite axée sur le plaisir clitoridien.
3. Le modèle Information-Motivation-Behavioral Skills (IMB)
Conçu par William A. Fisher et Jeffrey D. Fisher, le modèle IMB stipule que pour que des comportements favorables à la santé et au bien-être sexuel soient initiés et maintenus, trois éléments sont indispensables : une information adéquate, une motivation personnelle et sociale suffisante, et des compétences comportementales (behavioral skills) adaptées. L’échelle s’articule directement autour de ces compétences : savoir formuler une demande intime, utiliser le guidage non verbal, et persévérer dans la rétroaction en temps réel constituent les habiletés critiques permettant de transformer une motivation générale au plaisir en résultats fonctionnels mesurables.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de validité ont été établies à travers un protocole rigoureux mené au sein de cohortes d’étudiantes universitaires hétérosexuellement actives, rapportant au moins deux rapports sexuels avec pénétration par mois avec un partenaire masculin.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été vérifiée à l’aide de plusieurs échelles validées dans la littérature scientifique :
- Fonctionnement sexuel féminin (FSFI) : En s’appuyant sur les travaux de Rosen et al. (2000), les auteurs ont émis l’hypothèse qu’une communication efficace facilite la réponse physiologique féminine. Les résultats confirment cette corrélation : le score total de l’échelle présente une association positive et significative avec le score total au Female Sexual Function Index (r compris entre .30 et .37). L’analyse des sous-domaines du FSFI révèle des corrélations spécifiques avec le Désir (r = .19 à .23), l’Excitation (r = .19 à .22) et la Satisfaction sexuelle (r = .26 à .30).
- Érotophilie (Sexual Opinion Survey – SOS) : Mesurée via l’échelle de Fisher, Byrne, White et Kelley (1988), l’érotophilie représente la propension dispositionnelle à réagir positivement aux stimuli érotiques. Les scores de communication sexuelle corrélaient positivement avec l’orientation érotophile (r = .16 à .27), indiquant que les femmes présentant des attitudes positives envers la sexualité communiquent plus aisément.
- Régulation sexuelle dyadique (Dyadic Sexual Regulation Scale) : Élaborée par Catania, McDermott et Wood (1984), cette mesure évalue le degré auquel la femme initie activement les rapports par opposition à une attitude passive. Des corrélations robustes ont été observées avec l’échelle globale et les sous-échelles (r = .33 à .47), confirmant le lien entre assertivité communicationnelle et agentivité érotique.
- Indicateurs comportementaux : La fréquence des rapports sexuels (r = .25 à .47) ainsi que la fréquence de la masturbation solitaire (r = .22 à .26) affichent des corrélations positives statistiquement significatives avec les scores de communication.
Validité discriminante
Afin de garantir que l’échelle n’est pas contaminée par des biais de réponse ou par une détresse psychologique générale, deux évaluations ont été conduites :
- Désirabilité sociale : Aucune corrélation significative n’a été mise en évidence avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Crowne & Marlowe, 1964), démontrant que les réponses des participantes reflètent fidèlement leurs pratiques réelles plutôt qu’une volonté de se conformer à des attentes sociales.
- Affectivité négative et psychopathologie générale : L’échelle et ses sous-dimensions ne présentent aucune corrélation statistiquement significative avec les sous-échelles de dépression et d’anxiété de la version abrégée du Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21 ; Henry & Crawford, 2005), prouvant sa spécificité au domaine de la sexualité dyadique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été rigoureusement documentée à travers les trois phases séquentielles de son développement empirique :
Consistance interne
Lors de l’Étude III, au cours de laquelle la version définitive à 6 items a été administrée à un échantillon de 211 femmes :
- Le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle totale était de .83, ce qui témoigne d’une excellente consistance interne pour un instrument aussi concis.
- Dans les Études I et II, qui ne comportaient qu’une sélection préliminaire de 4 des 6 items définitifs, les valeurs d’alpha oscillaient entre .76 et .77.
- Les corrélations item-total corrigées se sont révélées robustes sur l’ensemble des études, s’échelonnant de r = .54 à r = .63, bien au-dessus du seuil critique standard de .30.
- Les corrélations inter-items globales se situaient dans un intervalle satisfaisant allant de r = .27 à r = .64.
- Pour les sous-échelles prises individuellement, malgré leur brièveté (3 items chacune dans la version finale), les coefficients alpha se situaient entre .64 et .79. Les corrélations inter-items au sein de chaque sous-échelle s’élevaient entre r = .51 et r = .64, justifiant pleinement l’agrégation des items en dimensions distinctes.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon à un intervalle de quatre semaines :
- Le coefficient de corrélation test-retest pour l’échelle globale était de r = .72, indiquant une stabilité remarquable du construit dans le temps sans rigidité excessive.
- Les sous-échelles ont démontré une fidélité test-retest similaire : r = .65 à .67 pour les deux dimensions, confirmant la fiabilité métrologique de l’instrument sur des périodes intermédiaires.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’instrument est le résultat d’un processus itératif fondé sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) et des analyses fines des items, conformément aux recommandations méthodologiques de Hinkin (1998), Netemeyer, Bearden et Sharma (2003) ainsi que Streiner et Norman (2008).
Processus de réduction et d’affinement des items
- Génération du pool initial (Étude I, N = 198) : Un ensemble initial de 20 items a été généré pour couvrir l’éventail de la communication verbale, non verbale et des demandes spécifiques liées à la stimulation génitale. Une analyse factorielle exploratoire a conduit à l’élimination de 14 items en raison d’indices psychométriques insatisfaisants : restriction de variance (plus de 50 % des répondantes choisissant une option unique), corrélations inter-items insuffisantes (r < .30), corrélations item-total faibles (r < .30), ou saturations croisées élevées sur des facteurs non ciblés (> .35).
- Jugement d’experts : Les 6 items conservés ont été soumis à un panel de 16 étudiants de cycle supérieur pour juger de la clarté linguistique et de la validité de contenu. Un critère a priori fixait qu’une modification textuelle n’était effectuée que si au moins deux juges la formulaient. Les 6 items ont obtenu des scores moyens de clarté supérieurs au seuil critique de 5.5/7 ; aucun remaniement textuel n’a été jugé nécessaire.
- Deuxième vague d’analyse (Étude II, N = 242) : Les 6 items ont été réadministrés et soumis à une nouvelle AFE. Deux items sous-performants ont été retirés et remplacés par deux nouvelles formulations optimisant le recoupement avec le construit théorique.
- Validation finale (Étude III, N = 211) : Les 6 items définitifs ont été administrés. Les résultats factoriels ont mis en évidence une structure bidimensionnelle claire expliquant une part prépondérante de la variance totale, avec des communautés d’items élevées (> .30) et des saturations univoques sur leurs dimensions respectives.
Structure factorielle finale
Les analyses factorielles confirment l’émergence de deux facteurs bien individualisés mais corrélés :
- Facteur 1 : Facilité perçue de la communication sexuelle (Items 1, 2 et 3) — regroupe les jugements évaluatifs sur la difficulté subjective à dire, montrer et demander la stimulation érotique.
- Facteur 2 : Fréquence comportementale de la communication (Items 4, 5 et 6) — regroupe les fréquences effectives de verbalisation, de démonstration gestuelle et de demande explicite d’excitation clitoridienne.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Female Partner’s Communication During Sexual Activity Scale
- Auteurs : Alexandra McIntyre-Smith et William A. Fisher (Université de Western Ontario)
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne (garantissant l’anonymat et une totale confidentialité)
- Temps de passation : Environ 2 à 5 minutes
- Nombre total d’items : 6 items
- Structure des sous-échelles :
- Aisance de la communication sexuelle (Ease of Sexual Communication) : Items 1, 2 et 3
- Fréquence de la communication sexuelle (Frequency of Sexual Communication) : Items 4, 5 et 6
- Échelles de réponse :
- Items 1 à 3 : Échelle de Likert en 7 points :
1 = Very Difficult (Très difficile)
2 = Moderately Difficult (Modérément difficile)
3 = Slightly Difficult (Légèrement difficile)
4 = Neither Easy nor Difficult (Ni facile ni difficile)
5 = Slightly Easy (Légèrement facile)
6 = Moderately Easy (Modérément facile)
7 = Very Easy (Très facile) - Items 4 à 6 : Échelle d’occurrence en 6 points :
0 = 0% of the time (0 % du temps)
1 = 1–25% of the time (1 à 25 % du temps)
2 = 26–50% of the time (26 à 50 % du temps)
3 = 51–75% of the time (51 à 75 % du temps)
4 = 76–99% of the time (76 à 99 % du temps)
5 = 100% of the time (100 % du temps)
- Items 1 à 3 : Échelle de Likert en 7 points :
- Procédure de cotation et de calcul des scores :
- Calcul des scores de sous-échelles : Pour analyser les dimensions séparément, il suffit de sommer ou moyenner les scores bruts des items correspondants (Items 1 à 3 pour l’Aisance ; Items 4 à 6 pour la Fréquence). Aucune pondération n’est nécessaire au sein d’une même sous-échelle.
- Calcul du score global combiné : Puisque les items 4 à 6 utilisent une échelle ordinale codée de 0 à 5 (où l’option 0 % n’a pas d’équivalent sur l’échelle en 7 points des items 1 à 3), une formule de pondération obligatoire doit être appliquée afin d’égaliser la contribution des deux métriques :
Score total = (Item 1 + Item 2 + Item 3) × 5 + (Item 4 + Item 5 + Item 6) × 7
Un score plus élevé reflète une aisance perçue supérieure et une fréquence plus élevée de communication sexuelle active pendant les rapports.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : Fin des années 2000 / début des années 2010 (travaux validés à l’Université de Western Ontario).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Alexandra McIntyre-Smith et William A. Fisher.
- Conditions d’utilisation et tarification : L’échelle est disponible à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique non commerciale sans frais d’acquisition, sous réserve de citer rigoureusement les publications des auteurs originaux.
- Population cible : Conçue et validée initialement auprès de femmes hétérosexuellement actives âgées de 17 à 49 ans (âge moyen d’environ 19 ans). Les auteurs précisent que les extensions de son utilisation à d’autres tranches d’âge, orientations sexuelles ou contextes cliniques nécessitent des vérifications psychométriques complémentaires.
12. Références / References
Les sources scientifiques suivantes sous-tendent la conception, la validation et l’évaluation psychométrique de l’échelle :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Catania, J. A., McDermott, L. V., & Wood, J. A. (1984). Assessment of locus of control: Situational specificity in the sexual context. The Journal of Sex Research, 20(4), 310–324. https://doi.org/10.1080/00224498409551234
- Crowne, D. P., & Marlowe, D. (1964). The approval motive: Studies in evaluative dependence. John Wiley & Sons.
- Fisher, W. A., Byrne, D., White, L. A., & Kelley, K. (1988). Erotophobia-erotophilia as a dimension of personality. The Journal of Sex Research, 25(1), 123–151. https://doi.org/10.1080/00224498809551448
- Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
- Hayes, R. D., Dennerstein, L., Bennett, C. M., Sidat, M., Gurrin, L. C., & Fairley, C. K. (2008). Risk factors for female sexual dysfunction in the general population: Exploring factors associated with low sexual function and sexual distress. The Journal of Sexual Medicine, 5(7), 1681–1693. https://doi.org/10.1111/j.1743-6109.2008.00840.x
- Henry, J. D., & Crawford, J. R. (2005). The short-form version of the Depression Anxiety Stress Scales (DASS-21): Construct validity and normative data in a large non-clinical sample. British Journal of Clinical Psychology, 44(2), 227–239. https://doi.org/10.1348/014466505X29657
- Hinkin, T. R. (1998). A brief tutorial on the development of measures for use in survey questionnaires. Organizational Research Methods, 1(1), 104–121. https://doi.org/10.1177/109442819800100106
- Netemeyer, R. G., Bearden, W. O., & Sharma, S. (2003). Scaling procedures: Issues and applications. SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781412985772
- Rosen, R., Brown, C., Heiman, J., Leiblum, S., Meston, C., Shabsigh, R., Ferguson, D., & D’Agostino, R. (2000). The Female Sexual Function Index (FSFI): A multidimensional self-report instrument for the assessment of female sexual function. Journal of Sex & Marital Therapy, 26(2), 191–208. https://doi.org/10.1080/016145700378805
- Streiner, D. L., & Norman, G. R. (2008). Health measurement scales: A practical guide to their development and use (4th ed.). Oxford University Press.