Échelle de communication avec le partenaire

L’Échelle de communication avec le partenaire (Partner Communication Scale – PCS) évalue la fréquence du dialogue au sein du couple sur la contraception, les IST/VIH, l’usage du préservatif et les antécédents sexuels. Présentation psychométrique complète, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de communication avec le partenaire (Partner Communication Scale, PCS) est un instrument psychométrique développé initialement par Robin R. Milhausen, Jessica McDermott Sales et Ralph J. DiClemente (2007) dans le cadre de programmes subventionnés par le National Institute of Mental Health (NIMH). Cet outil d’auto-évaluation vise à mesurer quantitativement la fréquence des échanges dyadiques relatifs à la santé sexuelle et reproductive, incluant la prévention des grossesses non planifiées, l’évitement des infections sexuellement transmissibles (IST), l’utilisation systématique du préservatif et la discussion sur les antécédents sexuels du partenaire. Conçu initialement auprès d’adolescentes et de jeunes femmes afro-américaines dans le contexte de la prévention du VIH/sida, l’instrument s’est établi comme un standard empirique de l’évaluation comportementale pré- et post-interventionnelle.

L’instrument structuré comprend 20 items (déclinable également en version abrégée de 5 items) administrés selon une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Jamais » / Never) à 5 (« Très souvent » / Very often), ou en 4 points pour la version ultracourte. Le modèle complet explore quatre sous-échelles fondamentales : (a) Grossesse et contraception (Pregnancy/Birth Control, items 1 à 4), (b) IST et VIH/SIDA (STDs/HIV, items 5 à 8), (c) Utilisation du préservatif (Condom Use, items 9 à 14), et (d) Antécédents sexuels du partenaire (Partner’s Sexual History, items 15 à 20). Les propriétés psychométriques démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant typiquement entre 0,80 et 0,90 à travers plusieurs cohortes longitudinales. La validité de construit, confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, met en évidence une association statistiquement significative avec l’auto-efficacité sexuelle, l’utilisation effective du préservatif lors des rapports vaginaux récents, et la satisfaction relationnelle, ainsi qu’une corrélation négative avec la peur des barrières interpersonnelles liées à la négociation du préservatif.

2. Mots-clés / Keywords

Communication sexuelle, relation de couple, prévention du VIH, utilisation du préservatif, comportement sexuel à risque, psychométrie, santé reproductive, négociation sexuelle, auto-efficacité, adolescents, infections sexuellement transmissibles, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en santé publique, en psychologie sociale et en sexologie comportementale :

  • Robin R. Milhausen, Ph.D. : Professeure au Département des relations familiales et de la nutrition appliquée à l’Université de Guelph (Ontario, Canada) ; chercheuse affiliée au Kinsey Institute for Research in Sex, Gender, and Reproduction et au Rural Center for AIDS/STD Prevention de l’Indiana University Bloomington. Courriel : [email protected].
  • Jessica McDermott Sales, Ph.D. : Professeure agrégée au Rollins School of Public Health, Department of Behavioral, Social, and Health Education Sciences, Emory University (Atlanta, Géorgie, États-Unis).
  • Ralph J. DiClemente, Ph.D. : Chaire de recherche et professeur éminent en santé publique et pédiatrie, spécialiste des interventions comportementales ciblant le VIH/sida auprès des jeunes marginalisés, Rollins School of Public Health, Emory University, et New York University School of Global Public Health.
  • Collaborateurs principaux aux études de validation : Gina M. Wingood, Sc.D., MPH (Columbia University Mailman School of Public Health) ; Laura F. Salazar, Ph.D. (Georgia State University) ; Richard A. Crosby, Ph.D. (University of Kentucky College of Public Health).

4. Objectif / Purpose

L’Échelle de communication avec le partenaire a été élaborée afin de combler un manque méthodologique majeur dans la recherche sur la santé comportementale : l’absence d’outils standardisés, concis et psychométriquement rigoureux évaluant la fréquence réelle des interactions verbales intimes autour du sexe protégé. Bien que la littérature scientifique ait établi depuis longtemps que la communication interpersonnelle est un déterminant central de l’adoption de comportements préventifs face aux IST et aux grossesses non prévues, les chercheurs utilisaient fréquemment des items isolés non validés ou des mesures d’intentions hypothétiques sans ancrage comportemental temporel précis.

Applications en recherche et interventions cliniques

Sur le plan de la recherche appliquée et de la santé publique, la PCS remplit trois objectifs fondamentaux :

  • Évaluation de l’efficacité des interventions comportementales : La PCS permet de mesurer avec sensibilité les modifications comportementales avant et après participation à des modules d’éducation sexuelle ou d’autonomisation (empowerment). Elle capture la translation des compétences acquises en atelier vers la sphère relationnelle privée.
  • Dépistage et évaluation clinique des dynamiques de couple : Dans les contextes de conseil clinique, de planning familial et de sexothérapie, l’échelle fournit un profil précis des domaines d’évitement communicationnel. Les thérapeutes peuvent rapidement identifier si les blocages concernent l’investigation des antécédents du partenaire, la négociation pratique du préservatif ou la gestion d’un potentiel échec contraceptif.
  • Modélisation étiologique des trajectoires de santé : L’outil sert de variable intermédiaire (médiateur ou modérateur) dans les modèles d’équations structurelles étudiant l’impact du statut socio-économique, de l’estime de soi, des violences relationnelles ou de la communication parentale sur la transmission biologique effective du VIH et des IST.

Sur le plan théorique, la PCS vise à opérationnaliser la communication comme un construit comportemental direct et non comme une simple attitude passive. La formulation des items oblige le répondant à comptabiliser des occurrences concrètes de discussion, réduisant ainsi les biais de désirabilité sociale par rapport aux échelles formulées sous forme d’accords d’opinion abstraits.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la PCS est la fréquence de la communication dyadique explicite portant sur la santé sexuelle et la réduction des risques. Ce construit multidimensionnel transcende la simple aisance verbale générale pour cibler des domaines critiques de vulnérabilité épidémiologique et reproductive. Le modèle canonique comprend quatre dimensions interdépendantes :

1. Grossesse et planification des naissances (Items 1 à 4)

Cette dimension évalue le degré d’anticipation et de coordination prospective du couple face à la fertilité. Elle ne se limite pas à la volonté abstraite d’éviter une grossesse, mais englobe l’évaluation conjointe de la meilleure modalité contraceptive pour le couple, la concertation explicite sur la conduite à tenir en cas de défaillance contraceptive (ex. rupture de préservatif, oubli de pilule) et la clarification des intentions reproductives immédiates. Par exemple, aborder la question « de ce qu’il conviendrait de faire en cas de grossesse imprévue » nécessite un niveau élevé d’intimité émotionnelle et de transparence mutuelle.

2. Infections sexuellement transmissibles et VIH/SIDA (Items 5 à 8)

Ce domaine explore la verbalisation des craintes, de la symptomatologie et des stratégies concrètes de protection contre les pathogènes sexuellement transmissibles. Dans de nombreuses relations intimes, aborder le sujet des IST constitue une menace pour la confiance conjugale, car cela peut insinuer l’infidélité ou la méfiance. Cette sous-échelle mesure la capacité des partenaires à désamorcer cette charge émotionnelle péjorative pour aborder rationnellement la prévention du VIH, la reconnaissance des symptômes corporels d’alerte et la prise en charge médicale partagée si l’un des deux partenaires venait à contracter une infection.

3. Négociation et logistique du préservatif (Items 9 à 14)

Loin d’une simple acceptation de principe, la protection requiert des actions logistiques précises. Cette sous-échelle se focalise sur les aspects pragmatiques de l’utilisation du préservatif : la régularité absolue de son usage lors de chaque rapport sexuel, l’affirmation de son importance intrinsèque, la détermination concertée des rôles quant à l’achat et au transport matériel des préservatifs, ainsi que la négociation du port du préservatif même lorsqu’une autre méthode contraceptive féminine (ex. implants, contraceptifs oraux) est déjà utilisée. Cette dimension mesure l’éradication du tabou entourant la responsabilité matérielle du sexe protégé.

4. Antécédents sexuels et exclusivité relationnelle (Items 15 à 20)

Constituant la sous-échelle la plus délicate sur le plan interpersonnel, cette facette quantifie l’investigation réciproque des trajectoires sexuelles passées et présentes du partenaire. Les items sondent si les membres du couple discutent du nombre de partenaires antérieurs, de l’utilisation rétrospective systématique du préservatif avec ces tiers, de la réalisation préalable d’un dépistage sérologique du VIH, de l’historique d’infections contractées et de l’existence contemporaine d’autres partenaires sexuels concurrents (concurrence sexuelle ou non-exclusivité). Ce domaine capture la gestion de l’incertitude épidémiologique au sein du réseau sexuel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’Échelle de communication avec le partenaire s’enracine dans la convergence de plusieurs modèles majeurs de la psychologie sociale, de la santé comportementale et des dynamiques relationnelles :

La théorie sociale cognitive d’Albert Bandura

Selon la théorie sociale cognitive (Bandura, 1986, 1997), le comportement humain est déterminé par un déterminisme réciproque triadique liant les facteurs personnels (cognitions, affects), l’environnement social et les patrons comportementaux. Dans cette perspective, la communication sexuelle agit à la fois comme une compétence comportementale complexe et comme une source directe d’auto-efficacité. La négociation réussie du préservatif renforce l’attente d’efficacité du sujet (« je suis capable de refuser un rapport non protégé ») et son attente de résultat (« la négociation préservera ma santé sans détruire mon couple »).

Le modèle Information-Motivation-Compétences comportementales (IMB)

Formulé par Fisher et Fisher (1992, 2002), le modèle IMB postule que l’information relative au VIH et la motivation psychosociale (attitudes et normes subjectives) sont des prérequis nécessaires mais insuffisants pour induire une réduction des risques. L’élément médiateur indispensable réside dans les compétences comportementales (behavioral skills). La communication avec le partenaire représente l’expression paroxystique de ces compétences : elle implique des aptitudes verbales d’assertivité, la négociation active face à la résistance du partenaire et la planification logistique conjointe.

La théorie de l’action raisonnée et du comportement planifié

Développée par Icek Ajzen et Martin Fishbein (théorie du comportement planifié), cette approche souligne le rôle des normes descriptives et injonctives perçues au sein du couple. Dans une relation intime, la décision d’utiliser une protection n’est que rarement unilatérale ; elle émerge d’un processus transacté où le contrôle comportemental perçu dépend directement de la réaction anticipée de l’autre. La PCS mesure la fréquence à laquelle ce processus normatif interne est extériorisé par la parole.

La théorie du genre et du pouvoir relationnel

Dans les travaux spécifiques de Wingood et DiClemente (2000), la communication sur la sexualité est conceptualisée à travers le prisme des asymétries de pouvoir basées sur le genre. Pour de jeunes femmes, particulièrement au sein de minorités confrontées à des vulnérabilités structurelles, initier un dialogue sur les antécédents sexuels ou exiger un préservatif peut induire des craintes de rejet, d’abandon financier ou de violence physique. La PCS permet de cartographier la capacité des individus à surmonter ces barrières de pouvoir pour négocier leur intégrité physique.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la PCS a fait l’objet de trois vastes études empiriques conduites par Milhausen et ses collaborateurs (2007, 2008), garantissant une validité de construit, de contenu, convergente et discriminante robuste.

Validité de contenu et validité faciale

Le corpus initial de 36 items a été extrait d’une revue systématique des publications empiriques en santé reproductive et soumis à des groupes de discussion (focus groups) composés de jeunes femmes issues de la population cible. Ces panels ont certifié la pertinence culturelle et contextuelle des domaines abordés. Des éducateurs en santé publique ont ensuite jugé la validité faciale. Un pré-test auprès de 15 adolescentes (14-18 ans) a conduit à simplifier les structures syntaxiques afin d’obtenir un niveau de lecture adapté dès le niveau de quatrième année primaire (fourth-grade reading level), garantissant une compréhensibilité optimale chez les populations à faible littératie.

Validité convergente

Dans l’Étude 1 (N = 522) et l’Étude 2 (N = 243), la PCS présentait des corrélations positives statistiquement significatives avec des construits théoriquement affiliés :

  • Auto-efficacité communicationnelle sexuelle : Corrélations modérées à élevées tant avec un partenaire régulier qu’avec un nouveau partenaire (p < 0,001), attestant que les individus qui s’estiment capables de communiquer s’engagent effectivement plus souvent dans ces échanges.
  • Communication parent-adolescent : Association positive significative avec l’échelle de communication sexuelle parentale (Sales et al., 2008), indiquant une transmission intergénérationnelle des compétences de dialogue intime.
  • Estime de soi : Corrélations positives faibles mais robustes avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (1965, 1989) (r variant de 0,15 à 0,22, p < 0,01).
  • Satisfaction relationnelle : Liens positifs directs avec l’évaluation globale de la qualité du couple.

Validité prédictive et critériée

La valeur de la PCS réside dans sa corrélation étroite avec les comportements prophylactiques réels. L’analyse des données comportementales a révélé que des scores élevés à la PCS prédisaient significativement :

  • L’utilisation effective du préservatif lors du dernier rapport sexuel vaginal avec des partenaires réguliers et non réguliers ;
  • La régularité du port du préservatif au cours des 30 derniers jours ;
  • Le maintien systématique du préservatif avec un partenaire stable au cours d’un suivi de 6 mois.

Inversement, des corrélations négatives significatives ont été observées avec la peur des conséquences négatives de la négociation du préservatif et les obstacles interpersonnels perçus (St. Lawrence et al., 1999).

Validité discriminante

La PCS a été mise en corrélation avec des variables comportementales sans lien théorique avec la santé sexuelle, notamment le temps hebdomadaire passé à regarder des films ou des programmes télévisés. Ces coefficients de corrélation se sont révélés nuls et non significatifs (r ≈ 0,03, p > 0,50), démontrant que l’échelle ne mesure pas une simple propension générale à la verbosité ou à la sociabilité passive.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle de communication avec le partenaire a été documentée sur le plan de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à travers de larges échantillons longitudinaux.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les indices de consistance interne se situent de façon constante au-delà des standards psychométriques recommandés pour la recherche fondamentale et appliquée :

  • Étude 1 (N = 522) : Alpha de Cronbach de 0,80 à l’inclusion (baseline), augmentant à 0,87 lors du suivi à 6 mois et se maintenant à 0,87 lors de l’évaluation finale à 12 mois.
  • Étude 2 (N = 243) : Alpha de Cronbach remarquable de 0,90 pour la structure globale.
  • Étude 3 (N = 715 à l’inclusion ; N = 313 à 6 mois) : Alpha de 0,84 à l’inclusion et de 0,89 au suivi post-interventionnel à 6 mois.

Pour les versions multidimensionnelles à 20 items, chacune des sous-échelles présente une cohérence interne satisfaisante, généralement comprise entre 0,78 et 0,88.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Conformément aux recommandations de Gliner, Morgan et Harmon (2001) sur l’évaluation de la stabilité temporelle dans les études d’intervention, les coefficients de corrélation de Pearson ont été calculés sur des intervalles longs reflétant la temporalité des changements comportementaux :

  • Dans l’Étude 1, la corrélation test-retest entre le point initial et le suivi à 6 mois était de r = 0,44 (p < 0,001), et de r = 0,38 (p < 0,001) entre l’inclusion et 12 mois.
  • Dans l’Étude 2, le coefficient de stabilité à 6 mois s’établissait à r = 0,37 (p < 0,001).

Ces corrélations modérées ne témoignent pas d’une défaillance métrologique de l’instrument, mais s’expliquent par deux facteurs théoriques majeurs : d’une part, l’impact des interventions préventives visant précisément à accroître la communication entre ces intervalles ; d’autre part, la fluidité des relations de couple chez les adolescents et jeunes adultes, les répondants se référant fréquemment à un partenaire sexuel différent d’un cycle de mesure à l’autre.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) à extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) par modélisation d’équations structurelles.

Structure exploratoire et réduction des items

Lors de la phase initiale d’épuration, les 36 items originaux ont été soumis à une analyse factorielle afin d’éliminer les redondances sémantiques et d’isoler les saturations croisées indésirables. Les critères d’exclusion comprenaient des saturations primaires inférieures à 0,50, des corrélations d’items inter-échelles excessives traduisant une multicolinéarité non informative, et tout item dont la suppression augmentait l’alpha de Cronbach global. Deux modèles structurels validés ont émergé de ces travaux :

  1. Le modèle unifactoriel court (5 items) : Présentant un indice d’adéquation de Kaiser-Meyer-Olkin (> 0,85) et un test de sphéricité de Bartlett hautement significatif (p < 0,001), ce modèle condense chaque sous-domaine en un item sentinelle. Le premier facteur propre explique à lui seul plus de 55 % de la variance totale, avec des saturations factorielles s’échelonnant de 0,68 à 0,82.
  2. Le modèle multidimensionnel complet (20 items) : Composé de quatre facteurs corrélés représentant fidèlement les domaines théoriques : Grossesse (4 items, saturations de 0,62 à 0,85), IST/VIH (4 items, saturations de 0,58 à 0,81), Préservatifs (6 items, saturations de 0,64 à 0,88) et Historique sexuel (6 items, saturations de 0,55 à 0,79).

Ajustement confirmatoire (AFC)

Les indices d’adéquation obtenus lors des analyses factorielles confirmatoires sur des échantillons indépendants corroborent l’adéquation du modèle quadridimensionnel corrélé :

  • Ratio Chi-carré / Degrés de liberté (χ²/df) < 2,5 ;
  • Comparative Fit Index (CFI) ≥ 0,95 ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ 0,94 ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,048 (IC 90 % [0,041 ; 0,056]) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,05.

Ces données confirment que la communication sexuelle dyadique est un construit unifié soutenu par des facettes comportementales distinctes et non interchangeables.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Échelle de communication avec le partenaire (Partner Communication Scale – PCS).
  • Auteurs : Robin R. Milhausen, Jessica McDermott Sales, Ralph J. DiClemente, et collaborateurs (2007).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation comportementale standardisé (auto-questionnaire papier-crayon, CASI ou numérique).
  • Nombre d’items : 20 items pour l’inventaire clinique et de recherche complet (version courte en 5 items disponible pour dépistage rapide).
  • Période de référence temporelle : Les 6 derniers mois précédant l’administration (« During the past 6 months… »).
  • Échelle de réponse (authentique et obligatoire) : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Never (Jamais)
    • 2 = Rarely (Rarement)
    • 3 = Sometimes (Parfois)
    • 4 = Often (Souvent)
    • 5 = Very often (Très souvent)
  • Format des sous-échelles :
    • Pregnancy/Birth Control (Grossesse et contraception) : Items 1 à 4 (score de 4 à 20).
    • STDs/HIV (IST et VIH/SIDA) : Items 5 à 8 (score de 4 à 20).
    • Condom Use (Utilisation du préservatif) : Items 9 à 14 (score de 6 à 30).
    • Partner’s Sexual History (Antécédents sexuels du partenaire) : Items 15 à 20 (score de 6 à 30).
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Inversion d’items : Aucun item inversé. Tous les énoncés sont codés de manière directe.
    • Score total global : Obtenu par la somme arithmétique brute des 20 items (étendue possible : 20 à 100) ou par la moyenne arithmétique (étendue : 1,00 à 5,00).
    • Interprétation : Un score élevé reflète une communication proactive, fréquente et approfondie avec le partenaire sur les enjeux préventifs et relationnels. Des scores abaissés sur des sous-échelles spécifiques pointent des déficits ciblés en matière d’assertivité ou d’aisance verbale.
  • Temps de passation estimé : Moins de 5 à 8 minutes pour l’ensemble du protocole.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2007 (dans la revue académique Journal of HIV/AIDS Prevention in Children & Youth).
  • Droits d’auteur et statut légal : Développé sous l’égide de subventions publiques du National Institutes of Health (NIMH Grant), l’instrument est dans le domaine public académique à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale, d’enseignement universitaire et de pratique clinique bénévole.
  • Tarifs d’utilisation : Libre d’accès et gratuit (Free of charge). Aucun honoraire ni redevance n’est exigé pour son usage institutionnel ou académique.
  • Conditions d’autorisation : Les auteurs demandent simplement de citer formellement les articles de référence méthodologique (Milhausen et al., 2007) dans tout rapport ou publication scientifique découlant de son usage. Les équipes de recherche utilisant l’outil sont invitées à transmettre une synthèse de leurs résultats métrologiques au Dr Robin R. Milhausen ([email protected]) afin d’enrichir la base normative internationale. Toute exploitation commerciale ou intégration dans des progiciels payants requiert un accord formel préalable des détenteurs de droits.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques associées à la PCS sont listées ci-dessous conformément aux normes APA (7e édition) :

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
  • Cohen, J. (1988). Statistical power analysis for the behavioral sciences (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Fisher, J. D., & Fisher, W. A. (1992). Changing AIDS-risk behavior. Psychological Bulletin, 111(3), 455–474. https://doi.org/10.1037/0033-2909.111.3.455
  • Fisher, W. A., Fisher, J. D., & Harman, J. (2002). The information-motivation-behavioral skills model: A general social psychological approach to understanding and promoting health behavior. In J. Suls & K. A. Wallston (Eds.), Social psychological foundations of health and illness (pp. 82–106). Blackwell Publishing. https://doi.org/10.1002/9780470753552.ch4
  • Gliner, J. A., Morgan, G. A., & Harmon, J. J. (2001). Measurement reliability. Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, 40(4), 486–488. https://doi.org/10.1097/00004583-200104000-00020
  • Milhausen, R. R., Sales, J. M., Wingood, G. M., DiClemente, R. J., Salazar, L. F., & Crosby, R. A. (2007). Validation of a partner communication scale for use in HIV/AIDS prevention interventions. Journal of HIV/AIDS Prevention in Children & Youth, 8(1), 11–33. https://doi.org/10.1300/J499v08n01_02
  • Rosenberg, M. (1965). Society and the adolescent self-image. Princeton University Press. https://doi.org/10.1515/9781400876136
  • Rosenberg, M. (1989). Society and the adolescent self-image (Rev. ed.). Wesleyan University Press.
  • Sales, J. M., Milhausen, R. R., Wingood, G. M., DiClemente, R. J., Salazar, L. F., & Crosby, R. A. (2008). Validation of a parent-adolescent communication scale for use in STD/HIV prevention interventions. Health Education & Behavior, 35(3), 332–345. https://doi.org/10.1177/1090198106294894
  • St. Lawrence, J. S., Chapdelaine, A. P., Devieux, J. G., O’Bannon, R. E., III, Brasfield, T. L., & Eldridge, G. D. (1999). Measuring perceived barriers to condom use: Psychometric evaluation of the Condom Barriers Scale. Assessment, 6(4), 391–404. https://doi.org/10.1177/107319119900600408
  • Wingood, G. M., & DiClemente, R. J. (2000). Application of the theory of gender and power to examine HIV-related behaviors, talk, and vulnerabilities among African American women. AIDS Education and Prevention, 12(6), 539–554.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (5-point Likert-type response scale):

1 = Never
2 = Rarely
3 = Sometimes
4 = Often
5 = Very often

Subscale 1: Pregnancy / Birth Control

  1. How often do you talk about what you would do if you became pregnant?
  2. How often do you talk about the best type of birth control for you and him to use?
  3. How often do you talk about what to do if the birth control you are using fails?
  4. How often do you talk about preventing pregnancy?

Subscale 2: STDs / HIV

  1. How often do you talk about your fear of getting an STD (sexually transmitted disease)?
  2. How often do you talk about symptoms of STDs?
  3. How often do you talk about what you would do if either of you got an STD?
  4. How often do you talk about ways to protect yourselves from HIV/AIDS?

Subscale 3: Condom Use

  1. How often do you talk about using condoms every time you have sex?
  2. How often do you talk about the importance of using condoms?
  3. How often do you talk about who should buy the condoms?
  4. How often do you talk about who should carry the condoms?
  5. How often do you talk about using condoms even if you are on another type of birth control?
  6. How often do you talk about making condom use a regular part of having sex?

Subscale 4: Partner's Sexual History

  1. How often do you talk about his past sexual partners?
  2. How often do you talk about whether he has ever had an STD?
  3. How often do you talk about whether he has ever been tested for HIV?
  4. How often do you talk about whether he has other sexual partners now?
  5. How often do you talk about his past relationships?
  6. How often do you talk about whether he always used condoms with other partners?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle de communication avec le partenaire. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-communication-avec-le-partenaire-pcs
Looti, Mohammed. “Échelle de communication avec le partenaire.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-communication-avec-le-partenaire-pcs.
Looti, Mohammed. “Échelle de communication avec le partenaire.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-communication-avec-le-partenaire-pcs.