Échelle de changement

L’Échelle de changement (Change Scale), développée par Don A. Trumbo en 1961, évalue les attitudes individuelles face aux mutations et innovations dans le travail au moyen de 9 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle de changement (Change Scale), élaborée en 1961 par le psychologue américain Don A. Trumbo à l’Université d’État du Kansas, constitue l’un des premiers instruments psychométriques standardisés spécifiquement conçus pour évaluer les attitudes individuelles et collectives face aux transformations en milieu organisationnel. Composé de 9 items administrés selon une échelle de Likert en cinq points, l’outil explore la disposition psychologique d’un salarié à accueillir favorablement, tolérer ou rejeter les modifications structurelles, procédurales et technologiques inhérentes à son environnement de travail.

Sur le plan structurel, le premier item examine la variabilité idéale des méthodes de travail (sur un continuum allant de « reste toujours identique » à « change énormément »), tandis que les huit items suivants sollicitent un positionnement d’accord ou de désaccord (« tout à fait d’accord » à « pas du tout d’accord ») à l’égard de la routine, de l’inconfort lié à l’apprentissage de nouvelles méthodes et de la propension à changer d’emploi. Les scores élevés reflètent une posture positive et proactive envers le changement professionnel, caractérisée par une forte tolérance à l’ambiguïté et un attrait pour la nouveauté opérationnelle.

Les analyses psychométriques initiales, menées auprès d’un échantillon représentatif de cadres et d’employés non cadres, ont établi un coefficient de fidélité par la méthode de bissection (split-half reliability corrigée par la formule de Spearman-Brown) de 0,79, attestant d’une consistance interne robuste. La validité prédictive a été solidement corroborée par des corrélations statistiquement significatives entre les scores obtenus à l’échelle et les réactions effectives des travailleurs face à l’introduction d’innovations techniques au sein de leur entreprise. Cet instrument a jeté les bases des théories modernes sur la résistance au changement et demeure une référence fondamentale en psychologie du travail et des organisations.

2. Mots-clés / Keywords

Attitude envers le changement, changement organisationnel, psychométrie, fidélité split-half, validité prédictive, Don A. Trumbo, climat de travail, transition technologique, comportement organisationnel, échelle d’attitude, résistance au changement, psychologie industrielle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue par le docteur Don A. Trumbo durant son affiliation au Département de psychologie de l’Université d’État du Kansas (Kansas State University, Manhattan, Kansas, États-Unis). Don A. Trumbo a par la suite poursuivi une carrière académique émérite en tant que professeur de psychologie à l’Université d’État de Pennsylvanie (Pennsylvania State University), contribuant de manière substantielle aux domaines de la performance motrice humaine, de la psychologie cognitive appliquée et de la psychologie industrielle.

La recherche princeps documentant le développement et la validation de cette mesure a été publiée sous le titre « Individual and group correlates of attitudes toward work-related changes » dans le prestigieux Journal of Applied Psychology en 1961.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de changement de Trumbo est de quantifier de manière standardisée l’orientation attitudinale générale des travailleurs à l’égard des fluctuations et réorganisations au travail. À l’aube des années 1960, le tissu industriel occidental a fait face à une vague d’automatisation technologique précoce, introduisant des machines informatisées et modifiant radicalement les protocoles de fabrication et les flux administratifs. Les gestionnaires et les psychologues industriels ont alors constaté que l’échec de nombreuses initiatives de modernisation n’était pas imputable à des déficiences techniques, mais à des barrières psychologiques et à la réticence active ou passive des salariés.

Trumbo a élaboré cette échelle afin d’isoler l’attitude envers le changement en tant que variable différentielle stable. Il cherchait à déterminer si la réceptivité ou l’aversion à l’égard de l’innovation constituait une tendance psychologique générale propre à l’individu, indépendamment des spécificités techniques d’une transformation donnée. L’outil répondait à trois finalités opérationnelles et scientifiques :

  • Diagnostic organisationnel et prévention : Évaluer le climat psychologique préalable à une restructuration majeure, afin d’identifier les unités opérationnelles ou les catégories professionnelles les plus susceptibles de vivre une détresse psychologique ou de manifester une opposition face à l’inconnu.
  • Recherche translationnelle : Examiner les corrélats sociodémographiques (âge, ancienneté, niveau hiérarchique) et psychologiques (anxiété, besoin de sécurité, motivation intrinsèque) associés aux postures conservatrices ou novatrices dans l’emploi.
  • Accompagnement et développement managérial : Fournir aux praticiens des ressources humaines un outil d’évaluation permettant de moduler les programmes de formation et de communication interne selon les profils d’attitudes des collaborateurs, favorisant ainsi des interventions adaptées pour désamorcer l’anxiété de transition.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’Échelle de changement est l’attitude individuelle envers les changements professionnels (Employee Attitudes toward Work-Related Change). Conformément au modèle tripartite classique des attitudes en psychologie sociale, ce construit englobe des composantes cognitives, affectives et conatives appliquées au travail :

La composante cognitive

Elle reflète les croyances et les évaluations rationnelles du travailleur quant aux conséquences du changement. L’employé perçoit-il l’évolution des méthodes comme une perturbation futile qui entrave sa productivité, ou la considère-t-il comme une opportunité d’optimisation et d’apprentissage ? Les items comme le point 4 (« The trouble with most jobs is that you just get used to doing things in one way and then they want you to do them differently ») captent cette perception critique de l’inconstance organisationnelle.

La composante affective

Cette dimension renvoie aux états émotionnels déclenchés par la rupture de la routine : sentiment d’insécurité, nervosité, malaise ou, à l’inverse, stimulation intellectuelle et curiosité. L’item 3 (« One can never feel at ease on a job where the ways of doing things are always being changed ») et l’item 8 (« When I get used to doing things in one way it is disturbing to have to change to a new method ») sondent explicitement l’anxiété, le sentiment de vulnérabilité et le désarroi émotionnel suscités par la disparition des repères opérationnels familiers.

La composante conative ou comportementale

Il s’agit de la disposition à agir, de l’intention comportementale et des préférences d’ancrage face au mouvement professionnel. Elle met en tension la recherche active de diversité contre la fidélité aveugle à une tâche statique. L’item 2 (« If I could do as I pleased, I would change the kind of work I do every few months ») illustre une inclinaison conative vers le renouveau systématique, tandis que l’item 5 traduit une préférence sécuritaire pour la maîtrise acquise par rapport à l’inconfort d’un nouvel apprentissage.

Dans sa globalité, le construit ne mesure pas une simple approbation d’une décision patronale précise, mais un trait dispositionnel d’ouverture au changement professionnel, articulé autour de la dialectique stabilité/mouvance.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de l’instrument de Trumbo s’articule autour des théories dynamiques du comportement de groupe et de la psychologie industrielle du milieu du XXe siècle, notamment les travaux pionniers de Kurt Lewin et les recherches fondamentales de Lester Coch et John R. P. French Jr. (1948).

Selon le modèle des champs de force de Lewin (1947), tout système social ou organisationnel se maintient dans un état de quasi-équilibre stationnaire régi par deux types de forces antagonistes :

  • Les forces motrices (driving forces), qui poussent vers l’innovation, l’efficacité accrue et l’adaptation à l’environnement extérieur.
  • Les forces restrictives (restraining forces), composées de peurs individuelles, de coutumes établies, d’inertie institutionnelle et du besoin psychologique de sécurité.

Trumbo postule que l’attitude envers le changement constitue l’un des piliers psychologiques individuels de ces forces restrictives ou motrices. Si un salarié présente un attachement rigide à la répétition (ancrage dans les habitudes), toute tentative de dégel (unfreezing) imposée par l’encadrement génère une résistance immédiate.

De plus, l’échelle s’inscrit dans le paradigme des différences individuelles appliquées à l’environnement professionnel. Contrairement à une vision réductrice qui considérait la résistance au changement comme un phénomène purement relationnel issu d’un déficit managérial (position dominante post-Hawthorne), Trumbo a formulé l’hypothèse que les individus possèdent des profils d’ajustement intrinsèques. Certains travailleurs manifestent une préférence stable pour les environnements hautement prévisibles, perçus comme des remparts contre l’échec professionnel, tandis que d’autres s’épanouissent dans la flexibilité et la recombinaison continue des compétences.

7. Validité / Validity

L’examen des propriétés psychométriques de l’Échelle de changement par Don A. Trumbo (1961) a fourni des preuves empiriques rigoureuses quant à sa pertinence évaluative.

Validité prédictive

La validité prédictive a constitué l’apport central de l’étude originelle. Trumbo a administré le questionnaire à des cohortes de personnel d’encadrement (superviseurs) et d’employés non cadres au sein d’une organisation industrielle subissant des transitions opérationnelles réelles (notamment des innovations de processus et des restructurations de postes). Les scores obtenus à l’échelle ont démontré des corrélations statistiquement significatives avec :

  • Les évaluations objectives et subjectives des réactions des employés face aux changements récents dans leur travail.
  • Le degré d’adhésion ou d’opposition verbale manifesté lors des réunions d’implantation de nouvelles procédures.
  • L’ouverture déclarée à des affectations futures impliquant des tâches encore non maîtrisées.

Les individus ayant obtenu des scores élevés à l’Échelle de changement affichaient des réactions notablement plus favorables et moins d’indicateurs de stress professionnel ou de griefs syndicaux en réaction directe aux réaménagements d’ateliers.

Validité de construit et convergente

L’échelle a démontré une validité concourante satisfaisante lorsqu’elle a été mise en relation avec d’autres dimensions psychologiques et professionnelles. Les analyses de corrélation ont mis en lumière que les attitudes favorables au changement étaient associées positivement à des niveaux d’instruction plus élevés, à une plus faible ancienneté dans un même poste (l’ancienneté prolongée tendant à ancrer la rigidité procédurale) et à une disposition favorable envers la formation continue. De plus, les scores différenciaient nettement le personnel de supervision des exécutants, les cadres manifestant une réceptivité structurellement supérieure aux nécessités d’évolution technologique.

8. Fidélité / Reliability

Dans la recherche inaugurale de 1961, la fidélité de l’Échelle de changement a été documentée au moyen de la méthode de cohérence interne par bissection (split-half reliability) :

  • Coefficient pair-impair (odd-even reliability) : Les items ont été divisés en deux sous-ensembles (items pairs versus items impairs) au sein d’un échantillon combiné de personnel de supervision et d’employés de production.
  • Correction de Spearman-Brown : Après application de la formule de prophétie de Spearman-Brown pour compenser la réduction de longueur du test par deux, le coefficient de fidélité corrigé s’est établi à 0,79.

Pour un instrument bref composé de seulement 9 items, un coefficient de fidélité de 0,79 représente un niveau de cohérence interne très satisfaisant, dépassant le seuil conventionnel de 0,70 requis pour la recherche en sciences sociales. Cette valeur confirme que, malgré la relative hétérogénéité des facettes abordées (changement d’emploi global, variation quotidienne des méthodes, rétribution financière requise pour muter), l’instrument capte une variance commune substantielle attribuable au trait attitudinal sous-jacent.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

À l’époque de la conception de l’instrument en 1961, l’analyse factorielle exploratoire n’a pas été formellement rapportée par Trumbo dans l’article princeps (indiqué comme Not indicated dans les archives psychométriques de l’American Psychological Association). Le développement de l’échelle a reposé sur une méthode de sélection d’items fondée sur la validité discriminante interne et le pouvoir de corrélation item-total.

Toutefois, les rétrospectives et applications ultérieures dans la littérature sur le comportement organisationnel (notamment les travaux ayant réexaminé l’échelle dans les années 1980 et 1990) ont mis en évidence la structure factorielle sous-jacente des 9 items :

  • Unidimensionnalité dominante : Les items saturent majoritairement sur un facteur général d’« Attrait versus Aversion pour la routine de travail », expliquant une part prépondérante de la variance totale.
  • Bipolarité potentielle : Certaines analyses secondaires ont distingué deux sous-dimensions latentes très corrélées entre elles :
    1. Tolérance à l’instabilité procédurale (items 1, 3, 4, 7, 8), qui mesure l’irritabilité et l’inconfort face aux modifications de méthodes.
    2. Recherche de nouveauté et mobilité professionnelle (items 2, 5, 6, 9), qui évalue la propension à rechercher activement de nouveaux rôles et la résistance aux transferts de poste.

Néanmoins, la pratique standardisée préconisée par Trumbo demeure l’agrégation des 9 items en un score unique global, garantissant une puissance statistique maximale.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Échelle de changement (Change Scale).
  • Type d’évaluation : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (Self-report rating scale).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou formulaire informatisé / en ligne.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), employés, cadres, agents de maîtrise et professionnels en organisation.
  • Nombre d’items : 9 items.
  • Échelles de réponse :
    • Item 1 : Échelle d’évaluation en 5 points ancrée de « is always the same » (reste toujours identique) à « change a great deal » (change énormément).
    • Items 2 à 9 : Échelle de type Likert en 5 points allant de « I strongly agree » (Tout à fait d’accord) à « I strongly disagree » (Pas du tout d’accord).
  • Système de cotation (Scoring) :
    • L’instrument est coté de manière à ce qu’un score élevé reflète une attitude positive et favorable envers le changement.
    • Items inversés : La majorité des énoncés sont formulés dans le sens d’une préférence pour la stabilité ou d’une aversion pour le changement (notamment les items 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9). L’accord avec ces énoncés traduit une résistance ; ils doivent donc être inversés numériquement avant le calcul du total (ex. : 1 devient 5, 2 devient 4, etc.). L’item 2, exprimant une volonté de changer de travail fréquemment, est coté de façon directe.
    • Score total : Obtenu par la somme des scores des 9 items (plage théorique de 9 à 45) ou par le calcul de la moyenne arithmétique (plage de 1 à 5). Plus le résultat est haut, plus la disposition au changement est affirmative.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création / publication : 1961.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : L’article original et l’instrument font partie des publications de l’American Psychological Association (APA). Référence d’indexation PsycTESTS : DOI 10.1037/t19609-000.
  • Statut d’utilisation et politique tarifaire : L’échelle relève du domaine des instruments historiques de recherche universitaire. Elle est disponible sans frais à des fins de recherche académique, d’enseignement et d’études non commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Trumbo (1961). Toute utilisation dans un cadre commercial propriétaire ou intégrée à des progiciels de diagnostic RH payants requiert une demande formelle auprès de l’APA ou des ayants droit.

12. Références / References

Coch, L., & French, J. R. P., Jr. (1948). Overcoming resistance to change. Human Relations, 1(4), 512–532. https://doi.org/10.1177/001872674800100408

Judge, T. A., Thoresen, C. J., Pucik, V., & Welbourne, T. M. (1999). Managerial coping with organizational change: A dispositional perspective. Journal of Applied Psychology, 84(1), 107–122. https://doi.org/10.1037/0021-9010.84.1.107

Lewin, K. (1947). Frontiers in group dynamics: Concept, method and reality in social science; social equilibria and social change. Human Relations, 1(1), 5–41. https://doi.org/10.1177/001872674700100103

Oreg, S. (2003). Resistance to change: Developing an individual differences measure. Journal of Applied Psychology, 88(4), 680–693. https://doi.org/10.1037/0021-9010.88.4.680

Trumbo, D. A. (1961). Individual and group correlates of attitudes toward work-related changes. Journal of Applied Psychology, 45(5), 338–344. https://doi.org/10.1037/h0040464

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. The job that you would consider ideal for you would be one where the way you do your work:

    (five choices from “is always the same” to “change a great deal”)
  2. If I could do as I pleased, I would change the kind of work I do every few months.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  3. One can never feel at ease on a job where the ways of doing things are always being changed.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  4. The trouble with most jobs is that you just get used to doing things in one way and then they want you to do them differently.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  5. I would prefer to stay with a job that I know I can handle than to change to one where most things would be new to me.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  6. The trouble with many people is that when they find a job they can do well, they don’t stick with it.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  7. I like a job where I know that I will be doing my work about the same way from one week to the next.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  8. When I get used to doing things in one way it is disturbing to have to change to a new method.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
  9. It would take a sizeable raise in pay to get me to voluntarily transfer to another job.

    (Response alternatives: “I strongly agree”, to “I strongly disagree”)
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 15). Échelle de changement. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-changement-trumbo
Looti, Mohammed. “Échelle de changement.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-changement-trumbo.
Looti, Mohammed. “Échelle de changement.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-changement-trumbo.