Échelle de bien-être spirituel

L’Échelle de bien-être spirituel (SWBS) de Paloutzian et Ellison est un instrument psychométrique de référence mesurant la qualité de vie spirituelle à travers deux sous-échelles : le bien-être religieux et le bien-être existentiel.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de bien-être spirituel (Spiritual Well-Being Scale, SWBS), développée par Raymond F. Paloutzian et Craig W. Ellison en 1982, constitue l’un des instruments psychométriques les plus largement employés et validés à l’échelle internationale pour évaluer la qualité de vie subjective sous le prisme de la spiritualité. Conçue initialement comme une mesure globale et holistique, la SWBS appréhende la spiritualité comme une dimension fondamentale du fonctionnement psychologique humain, distincte de l’adhésion doctrinale stricte ou de la maturité théologique prescriptive. L’instrument comprend 20 items auto-rapportés, divisés de manière égale en deux sous-échelles de 10 items chacune : le bien-être religieux (Religious Well-Being, RWB) et le bien-être existentiel (Existential Well-Being, EWB).

La dimension du bien-être religieux adopte une perspective qualifiée de « verticale », évaluant la relation subjective que l’individu entretient avec le divin ou Dieu, tandis que la dimension existentielle propose un axe « horizontal », centré sur l’adaptation psychosociale, le sens donné à la vie, la satisfaction générale et l’intégration dans la communauté et l’environnement. Les répondants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 6 points, exempte de point médian neutre, allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord ». La moitié des items fait l’objet d’un codage inversé afin de prévenir les biais de réponse d’acquiescement. Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,94 pour le RWB, entre 0,78 et 0,86 pour l’EWB, et entre 0,89 et 0,94 pour le score total de la SWBS. La stabilité temporelle test-retest s’avère particulièrement élevée (r allant de 0,73 à 0,99). Cet instrument s’impose tant dans la recherche fondamentale en psychologie de la religion et de la santé qu’en milieu clinique, notamment en oncologie, en soins palliatifs et dans l’évaluation de la détresse existentielle.

2. Mots-clés / Keywords

Bien-être spirituel, bien-être existentiel, bien-être religieux, psychométrie, qualité de vie, sens de la vie, transcendance, santé mentale, psychologie de la religion, évaluation psychologique, fidélité test-retest, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle de bien-être spirituel a été conçue et standardisée par deux figures majeures de la psychologie empirique de la religion et de la santé :

  • Craig W. Ellison, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et d’études urbaines à l’Alliance Theological Seminary (Nyack College, New York, États-Unis). Chercheur pionnier dans l’intégration de la santé psychosociale, des dynamiques urbaines et de la santé spirituelle subjective.
  • Raymond F. Paloutzian, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie expérimentale et sociale au Westmont College (Santa Barbara, Californie, États-Unis). Ancien rédacteur en chef de l’International Journal for the Psychology of Religion et co-éditeur du prestigieux Handbook of the Psychology of Religion and Spirituality (The Guilford Press). Affiliation académique principale : Westmont College, Department of Psychology, Santa Barbara, CA, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’Échelle de bien-être spirituel a été développée pour répondre à une lacune méthodologique majeure dans les sciences du comportement : l’absence d’outils standardisés, quantitatifs et psychométriquement rigoureux capables de mesurer la dimension spirituelle de la santé sans la confondre avec l’orthodoxie religieuse ou la pratique rituelle institutionnelle. L’objectif fondamental de la SWBS est d’évaluer la qualité de vie spirituelle subjective perçue par l’individu, en tant que composante intégrale de la santé globale. Ellison (1983) et Paloutzian et Ellison (1982) ont postulé que le bien-être humain ne peut être pleinement appréhendé sans inclure l’aspiration à la transcendance, la quête de signification et la relation à ce qui dépasse le soi.

Sur le plan théorique et clinique, la SWBS sert à diagnostiquer et à quantifier tant les ressources spirituelles positives que la détresse spirituelle ou existentielle. En milieu médical, l’outil s’est avéré particulièrement précieux auprès de patients atteints de pathologies chroniques ou potentiellement mortelles, telles que le cancer avancé ou l’infection par le VIH/SIDA (Carson & Green, 1992 ; Kaczorowski, 1989). Chez ces populations, la perte de repères, le sentiment de vacuité ou le conflit spirituel (« Pourquoi moi ? », sentiment d’abandon divin) constituent des facteurs de risque majeurs pour l’aggravation de la dépression et de l’anxiété. La SWBS permet aux cliniciens, psychologues hospitaliers et soignants d’identifier rapidement les zones de vulnérabilité et d’orienter les interventions de soutien psychologique et pastoral.

En psychologie clinique et en psychothérapie, l’échelle fournit un profil différencié. Le praticien peut ainsi observer des dissociations instructives : par exemple, un individu peut afficher un score de bien-être religieux élevé (adhésion fervente, sentiment d’amour divin) tout en présentant un bien-être existentiel effondré (absence de but personnel, désespoir face à l’avenir), ou inversement, un sujet séculier peut témoigner d’un bien-être existentiel florissant sans aucune affiliation religieuse. Enfin, dans le domaine de la recherche, l’échelle est mobilisée pour modéliser les interactions entre l’orientation religieuse intrinsèque/extrinsèque, l’adaptation au stress (coping), le sentiment d’isolement social et la résilience psychologique.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle conceptuel sous-jacent à la SWBS repose sur une conceptualisation bidimensionnelle de la spiritualité subjective. Les auteurs distinguent explicitement le bien-être spirituel de la maturité ou de la conformité doctrinale : il ne s’agit pas de juger de la conformité d’une personne aux dogmes d’un système religieux particulier, mais d’évaluer son vécu phénoménologique à travers deux axes fondamentaux :

1. La dimension verticale : Le bien-être religieux (RWB)

La sous-échelle de bien-être religieux (10 items) saisit la manière dont l’individu perçoit la qualité et la vitalité de sa relation personnelle avec Dieu ou une réalité transcendante supérieure. Tous les items de cette sous-échelle intègrent explicitement le terme « Dieu » (God). Cette dimension explore les sentiments d’amour, de soutien, de proximité et de communion reçus du divin. Un score élevé sur cette dimension reflète l’expérience d’une relation vivante, rassurante et structurante avec le transcendant, agissant comme un ancrage protecteur face à l’adversité. À titre d’exemple, l’item 3 (« I believe that God loves me and cares about me ») évalue la sécurité affective issue de l’attachement à Dieu, tandis que l’item 1 (« I don’t find much satisfaction in private prayer with God », inversé) mesure la satisfaction intrinsèque retirée des pratiques méditatives ou dévotionnelles privées.

2. La dimension horizontale : Le bien-être existentiel (EWB)

La sous-échelle de bien-être existentiel (10 items) s’ancre dans la psychologie humaniste et existentielle. Elle ne contient aucune terminologie explicitement religieuse ou théologique, ce qui la rend universellement applicable, y compris aux personnes agnostiques ou athées. L’EWB évalue l’ajustement de l’individu par rapport à lui-même, à sa communauté et à son environnement au sens large. Elle englobe trois composantes centrales :

  • Le sens et la finalité de la vie (Life Purpose) : La conviction que l’existence possède une trajectoire signifiante, un but intelligible et une valeur intrinsèque (ex. Item 20 : « I believe there is some real purpose for my life » ; Item 18 : « Life doesn’t have much meaning », inversé).
  • La satisfaction de vivre (Life Satisfaction) : Une évaluation cognitive et affective positive de l’expérience quotidienne et globale de l’existence (ex. Item 4 : « I feel that life is a positive experience » ; Item 8 : « I feel very fulfilled and satisfied with life »).
  • La perspective temporelle et la sérénité face à l’avenir : La capacité à envisager le futur sans angoisse paralysante ni sentiment de dérive identitaire (ex. Item 2 : « I don’t know who I am, where I came from, or where I’m going », inversé ; Item 14 : « I feel good about my future »).

Bien que modérément corrélées entre elles (généralement autour de r = 0,32 à 0,45 dans les populations générales), ces deux composantes demeurent conceptuellement distinctes et peuvent évoluer de manière indépendante, soulignant l’importance d’examiner séparément les sous-scores plutôt que de se limiter au score global de bien-être spirituel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SWBS s’inscrit au confluent de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine :

L’analyse existentielle et la logothérapie de Viktor Frankl

Le cadre théorique de l’axe existentiel s’inspire directement des travaux de Viktor Frankl sur la « volonté de sens » (will to meaning). Selon Frankl, la principale force motivationnelle chez l’être humain n’est ni le principe de plaisir freudien ni la quête de pouvoir adlérienne, mais le besoin fondamental de trouver un sens signifiant à son existence. L’absence de sens conduit au « vide existentiel » et à la « névrose noogène », caractérisés par l’ennui, l’apathie, l’anxiété et le désespoir. La SWBS opérationnalise ce construit en quantifiant la présence ou le déficit de direction existentielle et la perception de cohérence de la trajectoire biographique.

La psychologie humaniste et l’autoréalisation

L’approche d’Ellison s’appuie également sur la tradition humaniste portée par Abraham Maslow et Carl Rogers. Maslow a formalisé l’existence de « besoins métadimensionnels » et d’« expériences paroxystiques » (peak experiences) qui transcendent l’ego immédiat. Dans cette perspective, la spiritualité n’est pas considérée comme une défense névrotique ou une régression infantile (comme le postulait la psychanalyse classique), mais comme l’expression supérieure du fonctionnement psychologique optimal et de la maturation de la personnalité.

La psychologie de la religion de Gordon Allport

Pour la composante religieuse, les travaux de Gordon Allport sur la religiosité intrinsèque versus extrinsèque ont constitué un fondement essentiel. Allport postulait qu’une orientation religieuse mature et intrinsèque (« vivre sa religion » plutôt que « s’en servir » à des fins sociales ou narcissiques) engendre l’intégration harmonieuse du moi et une profonde sérénité. La SWBS cherche à capter les bénéfices psychologiques subjectifs de cette religiosité intériorisée sans se laisser biaiser par les comportements religieux purement extrinsèques (tels que la simple fréquence d’assiduité aux lieux de culte).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle de bien-être spirituel a été solidement étayée par un ensemble volumineux de recherches empiriques conduites sur des échantillons cliniques et non cliniques variés.

Validité de contenu et d’apparence (Face & Content Validity)

L’analyse qualitative des items menée par un panel d’experts lors de la construction initiale de l’instrument a confirmé que les 20 énoncés reflètent adéquatement les concepts théoriques de reliance à Dieu et de satisfaction/direction de vie. Les énoncés sont formulés de manière accessible, évitant le jargon théologique sectaire.

Validité convergente

Dans les études princeps de Paloutzian et Ellison (1982), la SWBS et ses sous-échelles ont démontré des corrélations hautement significatives et théoriquement cohérentes avec de multiples instruments psychométriques établis :

  • Sens de la vie : Des corrélations positives élevées ont été observées avec le Purpose in Life Test (PIL) de Crumbaugh et Maholick, attestant que le bien-être spirituel est intimement lié à la perception d’un dessein existentiel clair.
  • Orientation religieuse : Des corrélations positives robustes ont été documentées avec l’échelle d’orientation religieuse intrinsèque d’Allport et Ross (1967). Les individus dont la foi guide les principes de vie quotidiens rapportent des scores de RWB nettement supérieurs.
  • Estime de soi et bien-être psychologique : Des associations positives significatives sont régulièrement constatées avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg et les indices de satisfaction de vie globale (SWLS).

Validité discriminante

La SWBS présente des corrélations négatives robustes avec des construits psychopathologiques et de souffrance émotionnelle :

  • Solitude et isolement : Paloutzian et Ellison (1982) ont mis en évidence une forte corrélation inverse entre les scores de la SWBS (notamment l’EWB) et l’échelle de solitude de l’UCLA (UCLA Loneliness Scale). Les individus jouissant d’un bien-être spirituel solide ressentent nettement moins d’aliénation affective et sociale.
  • Anxiété et dépression : De nombreuses recherches (ex. Kaczorowski, 1989) confirment que des scores bas à la SWBS sont prédictifs de niveaux accrus d’anxiété clinique et de symptomatologie dépressive, particulièrement chez les patients confrontés à des diagnostics médicaux graves.

Effet de plafond et sensibilité

Les auteurs et les chercheurs indépendants (Bufford et al., 1991) ont souligné la présence d’un effet de plafond (ceiling effect) récurrent sur la sous-échelle RWB au sein d’échantillons hautement religieux ou évangéliques, où les moyennes frôlent fréquemment le score maximal de 60. Bien que cela réduise la variance discriminative parmi les individus très croyants, l’échelle fait preuve d’une sensibilité remarquable dans les scores faibles, ce qui en fait un outil de premier plan pour dépister l’effondrement existentiel et la détresse spirituelle aiguë.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’Échelle de bien-être spirituel ont été rigoureusement démontrées à travers des études multicentriques regroupant plus de 900 sujets dans les travaux originaux, confirmées ultérieurement sur des dizaines de milliers de répondants à travers le monde.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de cohérence interne calculés à travers sept études princeps révèlent une homogénéité remarquable des items :

  • Bien-être religieux (RWB) : Coefficients alpha compris entre 0,82 et 0,94.
  • Bien-être existentiel (EWB) : Coefficients alpha s’échelonnant de 0,78 à 0,86.
  • Bien-être spirituel total (SWBS) : Coefficients alpha globaux s’étendant de 0,89 à 0,94.

Ces indices satisfont largement les critères psychométriques d’excellence tant pour la recherche fondamentale (≥ 0,70) que pour l’évaluation diagnostique individuelle (≥ 0,85).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La reproductibilité des scores dans le temps a été testée sur quatre cohortes indépendantes à des intervalles de 1, 4, 6 et 10 semaines (Ellison, 1983 ; Paloutzian & Ellison, 1991) :

  • RWB : Coefficients de corrélation test-retest oscillant entre 0,88 et 0,99.
  • EWB : Coefficients de corrélation test-retest compris entre 0,73 et 0,98.
  • Score total SWBS : Coefficients test-retest allant de 0,82 à 0,99.

Ces données démontrent que, bien que sensible aux bouleversements existentiels majeurs et aux interventions psychothérapeutiques ciblées, le bien-être spirituel mesuré par la SWBS constitue un trait psychologique stable et cohérent dans le temps chez les sujets évoluant en conditions stables.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’instrument a fait l’objet d’investigations approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Modèle bidimensionnel originel

L’analyse factorielle initiale menée par Paloutzian et Ellison a corroboré le modèle théorique sous-jacent. Une rotation factorielle orthogonale et oblique fait systématiquement émerger deux facteurs majeurs :

  • Facteur 1 (Axe religieux / vertical) : Les 10 items formulés avec le terme « Dieu » saturent massivement sur ce premier facteur (saturations factorielles couramment comprises entre 0,65 et 0,88), sans saturation croisée notable sur les énoncés existentiels.
  • Facteur 2 (Axe existentiel / horizontal) : Les 10 items sans référence théologique se regroupent de manière robuste sur un second facteur distinct.

Subdivisions de la dimension existentielle et analyses confirmatoires

Des travaux ultérieurs ont apporté des nuances quant à la structure interne du facteur existentiel. Dans l’analyse factorielle exploratoire rapportée par les concepteurs, les items d’EWB présentent une propension à se subdiviser en deux sous-grappes :

  • Direction et avenir : items axés sur le sentiment de finalité et l’anticipation positive de la trajectoire personnelle (ex. items 2, 6, 10, 14, 20).
  • Satisfaction et plénitude actuelle : items ciblant l’appréciation positive de la vie vécue au présent (ex. items 4, 8, 12, 16, 18).

Dans une analyse factorielle confirmatoire (AFC) critique, Ledbetter et ses collaborateurs (1991) ont comparé plusieurs modèles concurrents (unidimensionnel, bidimensionnel et à trois ou quatre facteurs). Leurs conclusions ont confirmé que le modèle unidimensionnel est inacceptable (inadéquation statistique sévère), validant la séparation fondamentale entre le religieux et l’existentiel. Néanmoins, Ledbetter et al. ont indiqué qu’un modèle à trois ou quatre facteurs — séparant le bien-être religieux en composantes relationnelles directes et le bien-être existentiel en facteurs de « satisfaction de vie » d’une part et de « direction existentielle » d’autre part — présentait des indices d’ajustement (ex. RMSEA, CFI) légèrement supérieurs dans certaines populations spécifiques. Malgré cette complexité sous-jacente, la structure canonique à deux facteurs (RWB et EWB) demeure le standard psychométrique international adopté par la majorité des études cliniques et épidémiologiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom officiel : Spiritual Well-Being Scale (SWBS).
  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-questionnaire papier-crayon ou numérique).
  • Population cible : Adultes et adolescents (dès 14-16 ans), en population générale, en contextes cliniques, hospitaliers ou de conseil psychologique.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Nombre d’items : 20 items courts et clairs.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points, sans point neutre, comprenant les ancrages suivants :
    • SA = Strongly Agree (Fortement d’accord)
    • MA = Moderately Agree (Modérément d’accord)
    • A = Agree (D’accord)
    • D = Disagree (En désaccord)
    • MD = Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
    • SD = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
  • Distribution des sous-échelles :
    • Bien-être religieux (RWB) : 10 items, tous de rang impair (#1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 17, 19).
    • Bien-être existentiel (EWB) : 10 items, tous de rang pair (#2, 4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18, 20).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 1 à 6, un score plus élevé reflétant un niveau supérieur de bien-être.
    • Items inversés : 9 items au libellé négatif sont cotés de manière inversée (1 = 6, 2 = 5, 3 = 4, 4 = 3, 5 = 2, 6 = 1). Il s’agit des items : #1, 2, 5, 6, 9, 12, 13, 16, 18.
    • Sous-score RWB : Somme des items impairs (étendue : 10 à 60).
    • Sous-score EWB : Somme des items pairs (étendue : 10 à 60).
    • Score total SWBS : Somme globale des 20 items (étendue : 20 à 120).
  • Normes et repères interprétatifs :
    • Score total SWBS : 20–40 (Bien-être spirituel faible / Détresse) ; 41–99 (Bien-être spirituel modéré) ; 100–120 (Bien-être spirituel élevé).
    • Sous-échelles RWB et EWB : 10–20 (Faible) ; 21–49 (Modéré) ; 50–60 (Élevé).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Échelle de bien-être spirituel a été formalisée et publiée pour la première fois en 1982 par Raymond F. Paloutzian et Craig W. Ellison, suivie par la publication de son cadre théorique détaillé en 1983 (Ellison, 1983) et de son manuel d’utilisation officiel en 1991 (Paloutzian & Ellison, 1991).

L’instrument est un test protégé par les lois internationales sur le droit d’auteur (copyright). La propriété intellectuelle et les droits de distribution sont détenus par les auteurs et la structure Life Advance, Inc. (Nyack, New York). Bien que des spécimens de l’échelle soient fréquemment reproduits dans la littérature scientifique à des fins pédagogiques et d’illustration, l’utilisation de la SWBS dans le cadre de recherches cliniques, de thèses doctorales, de bilans psychologiques ou d’interventions organisationnelles nécessite l’obtention préalable d’une licence d’utilisation ou l’achat d’exemplaires auprès des distributeurs agréés. Les tarifs académiques sont généralement modulés selon le nombre d’administrations prévues dans le protocole de recherche. Plus de 300 autorisations formelles d’utilisation avaient déjà été accordées dès la sortie du manuel en 1991, attestant de son statut d’outil incontournable dans le champ psychométrique international.

12. Références / References

  • Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
  • Bassett, R. L., Camplin, W., Humphrey, D., Dorr, C., Biggs, S., Distaffen, R., Doxtator, I., Flaherty, M., Hunsberger, P. J., Poage, R., & Thompson, H. (1991). Measuring Christian maturity: A comparison of several scales. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 84–93. https://doi.org/10.1177/009164719101900109
  • Bufford, R. K., Paloutzian, R. F., & Ellison, C. W. (1991). Norms for the Spiritual Well-Being Scale. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 56–70. https://doi.org/10.1177/009164719101900106
  • Carson, V. B., & Green, H. (1992). Spiritual well-being: A predictor of hardiness in patients with acquired immunodeficiency syndrome. Journal of Professional Nursing, 8(4), 209–220. https://doi.org/10.1016/8755-7223(92)90082-x
  • Ellison, C. W. (1983). Spiritual well-being: Conceptualization and measurement. Journal of Psychology and Theology, 11(4), 330–340. https://doi.org/10.1177/009164718301100406
  • Ellison, C. W., & Smith, J. (1991). Toward an integrative measure of health and well-being. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 35–48. https://doi.org/10.1177/009164719101900104
  • Genia, V. (1996). I, E, Quest, and Fundamentalism as predictors of psychological and spiritual well-being. Journal for the Scientific Study of Religion, 35(1), 56–64. https://doi.org/10.2307/1386397
  • Kaczorowski, J. M. (1989). Spiritual well-being and anxiety in adults diagnosed with cancer. The Hospice Journal, 5(3-4), 105–115. https://doi.org/10.1080/0742-969x.1989.11882657
  • Ledbetter, M. F., Smith, L. A., Fischer, J. D., Vosler-Hunter, W. L., & Chew, G. P. (1991). An evaluation of the construct validity of the Spiritual Well-Being Scale: A confirmatory factor analytic approach. Journal of Psychology and Theology, 19(1), 94–102. https://doi.org/10.1177/009164719101900110
  • Paloutzian, R. F., & Ellison, C. W. (1982). Loneliness, spiritual well-being and quality of life. In L. A. Peplau & D. Perlman (Eds.), Loneliness: A sourcebook of current theory, research and therapy (pp. 224–237). Wiley-Interscience.
  • Paloutzian, R. F., & Ellison, C. W. (1991). Manual for the Spiritual Well-Being Scale. Life Advance, Inc.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

For each of the following statements, circle the choice that best indicates the extent of your agreement or disagreement as it describes your personal experience:

Response scale:
SA = Strongly Agree
MA = Moderately Agree
A = Agree
D = Disagree
MD = Moderately Disagree
SD = Strongly Disagree
  1. I don’t find much satisfaction in private prayer with God.
  2. I don’t know who I am, where I came from, or where I’m going.
  3. I believe that God loves me and cares about me.
  4. I feel that life is a positive experience.
  5. I believe that God is impersonal and not interested in my daily situations.
  6. I feel unsettled about my future.
  7. I have a personally meaningful relationship with God.
  8. I feel very fulfilled and satisfied with life.
  9. I don’t get much personal strength and support from my God.
  10. I feel a sense of well-being about the direction my life is headed in.
  11. I believe that God is concerned about my problems.
  12. I don’t enjoy much about life.
  13. I don’t have a personally satisfying relationship with God.
  14. I feel good about my future.
  15. My relationship with God helps me not to feel lonely.
  16. I feel that life is full of conflict and unhappiness.
  17. I feel most fulfilled when I’m in close communion with God.
  18. Life doesn’t have much meaning.
  19. My relation with God contributes to my sense of well-being.
  20. I believe there is some real purpose for my life.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle de bien-être spirituel. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs-2
Looti, Mohammed. “Échelle de bien-être spirituel.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs-2.
Looti, Mohammed. “Échelle de bien-être spirituel.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-de-bien-etre-spirituel-swbs-2.