Résumé
L’Échelle d’agression/victimisation (Aggression/Victimization Scale, ou AVS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour quantifier avec précision la fréquence des comportements d’agression perpétrés et des expériences de victimisation subies en milieu scolaire au cours d’une période de rappel standardisée de sept jours. Développée et documentée à partir des travaux fondamentaux de Pamela Orpinas et Ralph Frankowski (2001), puis intégrée au compendium d’instruments de mesure de la violence chez les jeunes des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (Dahlberg et al., 2005), cette échelle combine deux sous-échelles complémentaires : une sous-échelle de victimisation (6 items) et une sous-échelle d’agression (6 items), totalisant 12 items symétriques.
L’échelle évalue des dimensions comportementales manifestes (agression et victimisation physiques et verbales directes) ainsi que des formes relationnelles et indirectes (exclusion sociale délibérée, propagation de rumeurs). Chaque item est coté sur une échelle de fréquence objective allant de 0 à « 6 fois ou plus » au cours des sept derniers jours, générant un score total combiné variant théoriquement de 0 à 72 points, ou deux scores sous-dimensionnels distincts allant de 0 à 36 points. Initialement standardisée auprès d’élèves de 4e et 5e années du primaire (environ 9 à 11 ans), l’AVS présente des adaptations empiriquement robustes pour l’ensemble des élèves du secondaire et du collège. Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une cohérence interne élevée (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,89 pour les deux dimensions), une structure bifactorielle confirmée par analyse factorielle confirmatoire, et une sensibilité remarquable aux variations temporelles et aux programmes de prévention du harcèlement scolaire.
Mots-clés
agression en milieu scolaire, victimisation par les pairs, harcèlement scolaire, évaluation psychométrique, comportement antisocial, violence juvénile, psychologie scolaire, échelle d’auto-évaluation, intimidation, relations entre pairs
Auteurs
L’Échelle d’agression/victimisation est issue des recherches conduites par des spécialistes reconnus en santé publique, en biostatistique et en prévention de la violence à l’adolescence :
- Pamela Orpinas, Ph.D., M.P.H. : Professeure émérite au Département de promotion de la santé et du comportement (Department of Health Promotion and Behavior) au sein du College of Public Health de l’University of Georgia (Athènes, Géorgie, États-Unis). Ses recherches portent de façon prépondérante sur la prévention de la violence interpersonnelle, le développement social des enfants et des adolescents, ainsi que l’évaluation longitudinale du harcèlement et des compétences relationnelles en contexte scolaire.
- Ralph F. Frankowski, Ph.D. : Professeur de biostatistique à l’École de santé publique de l’University of Texas Health Science Center at Houston (UTHealth Houston). Spécialiste renommé de la méthodologie quantitative, des modèles épidémiologiques et de la psychométrie appliquée aux sciences comportementales.
L’instrument a été consolidé et diffusé dans le domaine public institutionnel grâce aux travaux de synthèse conduits par la Division de prévention de la violence du National Center for Injury Prevention and Control des CDC, sous la direction de chercheurs tels que Linda L. Dahlberg, Susan B. Toal, Monica H. Swahn et Christopher B. Behrens.
Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle d’agression/victimisation est de fournir une mesure standardisée, rapide, fiable et sensible au changement de l’implication des enfants et des adolescents dans des conduites violentes ou coercitives, que ce soit en qualité d’auteur ou de cible. Dans la recherche en psychopathologie développementale et en santé publique, la documentation précise de ces phénomènes se heurte souvent à des biais méthodologiques majeurs, tels que le flou mnésique lié à des périodes de rappel trop étendues (par exemple « au cours de l’année scolaire écoulée ») ou la sous-déclaration découlant d’items formulés de manière trop générale ou stigmatisante.
L’AVS répond à cette problématique par le choix délibéré d’une fenêtre temporelle circonscrite aux sept derniers jours précédant la passation. Cette période de rappel de court terme présente plusieurs justifications théoriques et méthodologiques :
- Réduction du biais de rappel cognitif : Les jeunes élèves possèdent des repères temporels encore en développement ; une période d’une semaine permet une récupération épisodique précise et limite la distorsion mnésique ou l’effacement des épisodes de faible intensité.
- Sensibilité aux interventions préventives : En recherche évaluative sur les programmes de prévention du harcèlement (essais randomisés contrôlés en milieu scolaire), une fenêtre d’une semaine permet de détecter avec acuité les fluctuations comportementales avant, pendant et immédiatement après l’administration d’un module d’intervention psychosociale.
- Identification des profils comportementaux : L’outil ne postule pas une exclusion mutuelle entre agressivité et victimisation. Il a spécifiquement pour but de distinguer quatre sous-groupes cliniquement cruciaux : les élèves non impliqués, les victimes pures, les agresseurs purs, et le profil particulièrement vulnérable des « agresseurs-victimes » (bully-victims). Ces derniers manifestent fréquemment des déficits sévères de régulation émotionnelle, une détresse psychologique accrue et un risque élevé d’exclusion sociale ou de trajectoire délinquante.
Sur le plan clinique et éducatif, l’AVS sert d’outil de dépistage épidémiologique à grande échelle au sein des établissements scolaires afin de calibrer les besoins en médiation par les pairs, de guider la prise en charge des psychologues scolaires et de suivre l’évolution du climat scolaire d’un trimestre à l’autre.
Construit psychologique
Le construit théorique opérationnalisé par l’Échelle d’agression/victimisation repose sur une conception multidimensionnelle de l’agression interpersonnelle en milieu scolaire. L’agression y est définie comme tout comportement délibéré visant à infliger un dommage physique, une détresse psychologique ou un préjudice social à un tiers. La victimisation correspond à l’exposition subie à ces mêmes conduites hostiles de la part de pairs de l’environnement scolaire. L’échelle est construite selon une stricte symétrie comportementale répartie sur deux dimensions distinctes mais en interaction constante :
1. La sous-échelle de victimisation (Victimization)
Cette dimension mesure l’occurrence d’expériences délétères subies par le sujet, initiées par des pairs de son établissement scolaire. Elle capture trois modalités distinctes de victimisation :
- Victimisation verbale directe : Mesurée par les taquineries hostiles (Item 1 : tease you) et les insultes ou injures (Item 3 : call you a bad name). Elle traduit l’atteinte directe à l’estime de soi et à l’identité du jeune par des attaques verbales explicites.
- Victimisation physique et menaces directes : Mesurée par les agressions corporelles effectives telles que pousser, bousculer ou frapper (Item 2 : push, shove, or hit you) ainsi que par l’intimidation par menaces d’atteinte physique (Item 4 : say that they were going to hit you). Cette modalité engendre une insécurité environnementale et une anxiété somatique aiguë chez la victime.
- Victimisation relationnelle et indirecte : Mesurée par l’ostracisme ou l’exclusion intentionnelle des groupes de pairs (Item 5 : leave you out on purpose) et la manipulation sociale malveillante, comme la propagation de rumeurs calomnieuses destinées à détruire le réseau social de la cible (Item 6 : make up something about you to make other kids not like you anymore). Cette forme d’agression relationnelle, théorisée notamment par Crick et Grotpeter (1995), est particulièrement insidieuse et préjudiciable au sentiment d’appartenance sociale.
2. La sous-échelle d’agression (Aggression)
Cette dimension constitue le miroir comportemental exact de la précédente, mais évaluée sous l’angle des comportements auto-rapportés perpétrés par l’élève envers d’autres élèves de son école :
- Agression verbale active : L’élève rapporte la fréquence à laquelle il s’est moqué méchamment d’un pair (Item 7) ou l’a insulté (Item 9).
- Agression physique et comportement coercitif direct : L’élève indique la fréquence à laquelle il a poussé, bousculé ou frappé un camarade (Item 8) ou a verbalisé des menaces explicites de passage à l’acte violent (Item 10).
- Agression relationnelle et manipulation sociale : L’élève reconnaît avoir délibérément exclu un pair d’un groupe ou d’une activité (Item 11) ou avoir inventé des faits diffamatoires pour détériorer la réputation d’un camarade et le discréditer auprès du groupe de référence (Item 12).
Ce parallélisme structural item par item permet aux chercheurs et aux praticiens de superposer avec rigueur la dynamique agresseur/victime sans créer d’asymétrie de contenu conceptuel.
Cadre théorique
L’ancrage théorique de l’AVS s’articule autour de trois courants majeurs de la psychologie contemporaine :
1. Le modèle du traitement de l’information sociale (Social Information Processing Model)
Formalisé par Kenneth Dodge et Nicki R. Crick (Crick & Dodge, 1994), ce modèle postule que les conduites agressives et les réactions à la victimisation résultent d’un traitement cognitif séquentiel en six étapes : encodage des indices environnementaux, interprétation des indices, clarification des buts, accès ou génération de réponses, décision de réponse, et mise en acte comportementale. Les individus qui obtiennent des scores élevés sur la sous-échelle d’agression manifestent fréquemment des distorsions cognitives, telles que le « biais d’attribution hostile » (tendance à interpréter des actions ambiguës d’un pair comme malveillantes), conduisant à des réponses proactives ou réactives violentes. Inversement, les victimes chroniques peuvent développer des schémas d’impuissance acquise et une hypervigilance anxious-évitante face aux signaux de menace du milieu scolaire.
2. Le modèle socio-écologique du harcèlement et de la violence
Dérivé des théories écologiques du développement humain d’Urie Bronfenbrenner et adapté au milieu scolaire par Orpinas et Horne (2006), ce cadre soutient que l’agression et la victimisation ne sont pas des traits isolés inhérents à l’enfant, mais l’expression dynamique d’interactions au sein de multiples sous-systèmes : le microsystème (la classe, les dynamiques de pairs, la supervision des enseignants), le mésosystème (les liens entre l’école et la famille) et l’exosystème (la culture institutionnelle et communautaire). L’AVS capte les manifestations comportementales observables au sein du microsystème immédiat de la vie scolaire.
3. La typologie du harcèlement d’Olweus et la dynamique des statuts de pairs
Les travaux pionniers de Dan Olweus (1993) et de Christina Salmivalli ont démontré que le harcèlement scolaire est un processus de groupe soutenu par des asymétries de pouvoir. L’architecture de l’AVS opérationnalise cette réalité relationnelle en évitant le piège de la catégorisation binaire simple : elle permet de conceptualiser l’agression et la victimisation comme deux dimensions continues susceptibles de se chevaucher, fournissant le substrat théorique nécessaire pour investiguer le sous-groupe hautement instable des enfants à la fois agresseurs et victimes.
Validité
Les propriétés métrologiques relatives à la validité de l’AVS ont fait l’objet d’examens empiriques rigoureux dans diverses cohortes pédiatriques et adolescentes.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de la sous-échelle d’agression a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres indices standardisés de comportements extériorisés. Dans les études de validation d’Orpinas et Frankowski (2001), les scores à la sous-échelle d’agression étaient corrélés de manière robuste avec :
- Les mesures de délinquance auto-rapportée ($r$ compris entre 0,45 et 0,62, $p < 0,001$).
- Les attitudes favorables à l’usage de la violence et la croyance dans la légitimité des représailles ($r \approx 0,40$ à 0,55).
- Les renvois disciplinaires documentés par les dossiers scolaires administratifs ($r \approx 0,32$ à 0,48).
Concernant la sous-échelle de victimisation, la validité convergente s’exprime par des corrélations positives modérées à fortes avec des indicateurs de troubles internalisés, tels que l’anxiété scolaire ($r \approx 0,38$ à 0,51), la symptomatologie dépressive ($r \approx 0,42$ à 0,56) et le sentiment de solitude ou d’insécurité au sein de l’école.
Validité discriminante
La validité discriminante est appuyée par des corrélations négatives ou quasi nulles avec des construits théoriquement opposés ou indépendants. Les scores d’agression présentent des corrélations négatives constantes avec les compétences pro-sociales ($r = -0,35$ à $-0,48$), l’empathie dispositionnelle et la réussite académique globale. De même, les corrélations entre la sous-échelle d’agression et les variables d’intérêts intellectuels ou d’aptitudes cognitives générales sont proches de zéro, attestant que l’outil ne reflète pas une simple incapacité cognitive ou verbale à comprendre l’environnement scolaire.
Validité prédictive et sensibilité au changement
Sur le plan prédictif, des études longitudinales ont établi qu’un score élevé sur la dimension victimisation à un temps $T$ prédit de manière significative l’absentéisme scolaire ultérieur, le décrochage et le développement de troubles dépressifs majeurs au temps $T+1$. En outre, lors d’évaluations de programmes d’intervention à l’échelle de l’école (tels que Students for Peace), l’AVS a démontré une excellente sensibilité au changement, traduisant des déclins mesurables et statistiquement significatifs de l’incidence des comportements d’agression et de victimisation sur une période de 12 à 24 mois post-intervention.
Fidélité
La fidélité de l’Échelle d’agression/victimisation a été examinée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle :
Consistance interne
Les analyses de consistance interne démontrent une homogénéité élevée des items au sein de chacune des deux dimensions théoriques :
- Sous-échelle d’agression : Les coefficients alpha de Cronbach ($lpha$) rapportés dans la littérature oscillent régulièrement entre 0,85 et 0,89 chez les élèves du primaire supérieur et du secondaire inférieur (4e à 8e années aux États-Unis). Le coefficient de McDonald ($\omega$) se situe à des niveaux équivalents ($\omega > 0,87$), confirmant que les 6 items capturent efficacement le trait latent d’agressivité sans redondance excessive.
- Sous-échelle de victimisation : Les coefficients alpha de Cronbach se situent généralement dans un intervalle de 0,80 à 0,86. Cette légère variation par rapport à l’agression reflète la diversité contextuelle des formes de victimisation (physique, verbale, relationnelle) qui ne se manifestent pas systématiquement de manière simultanée.
- Échelle composite globale : Lorsqu’elle est additionnée pour former un indice général d’exposition et de participation à la violence scolaire, l’échelle affiche un alpha global excédant 0,88.
Fidélité test-retest et spécificité temporelle
La mesure de la fidélité test-retest pour un instrument employant une période de rappel de 7 jours nécessite une interprétation prudente. Dans une période de retest très brève (par exemple 48 à 72 heures, mesurant la même semaine de référence), les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) dépassent 0,80, indiquant une stabilité de déclaration remarquable. Lorsque le test est administré à des intervalles de plusieurs mois (par exemple 6 mois d’intervalle), les corrélations de stabilité diminuent modérément pour atteindre des valeurs comprises entre 0,40 et 0,55. Cette modération n’est pas un artefact de mesure, mais la preuve méthodologique attendue que l’outil est sensible à la nature fluctuante, dynamique et contingente des interactions conflictuelles entre pairs au cours de l’année scolaire.
Analyse factorielle
La validation empirique de la dimensionalité de l’AVS repose sur des approches factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies :
Structure exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales de développement d’Orpinas et Frankowski, l’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) a systématiquement extrait deux facteurs principaux possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant conjointement plus de 55 % à 65 % de la variance totale des réponses :
- Facteur 1 (Agression auto-rapportée) : Tous les items d’agression (items 7 à 12) saturent fortement sur ce premier axe, avec des poids factoriels s’échelonnant de 0,62 à 0,84. Les saturations croisées sur le facteur de victimisation demeurent très faibles (inférieures à 0,20).
- Facteur 2 (Victimisation subie) : Les items de victimisation (items 1 à 6) présentent des saturations univoques sur ce second facteur, variant entre 0,58 et 0,81.
Modélisation confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles ont confronté plusieurs modèles concurrents : un modèle unifactoriel (postulant un facteur général unique de déviance/violence), un modèle à deux facteurs indépendants, et un modèle à deux facteurs corrélés. Les résultats indiquent sans équivoque la supériorité du modèle bifactoriel corrélé :
- Le ratio du Chi-deux sur les degrés de liberté ($\chi^2/dl$) est systématiquement inférieur à 3,0.
- L’indice d’ajustement comparatif (CFI – Comparative Fit Index) dépasse 0,95.
- Le Tucker-Lewis Index (TLI) est supérieur à 0,94.
- La racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se maintient en deçà de 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,042 et 0,068).
La corrélation inter-facteurs entre la sous-échelle d’agression et celle de victimisation se situe typiquement autour de $r = 0,35$ à $0,48$ ($p < 0,001$). Cette corrélation positive modérée confirme empiriquement que l'agression et la victimisation constituent des construits distincts mais hautement associés, caractérisant la dynamique des sous-populations exposées à la violence.
Par ailleurs, les tests d’invariance de mesure démontrent une stricte invariance métrique et scalaire selon le genre (filles vs garçons) et selon les cohortes de niveau scolaire (école élémentaire vs collège), confirmant que l’AVS évalue les mêmes construits avec les mêmes métriques dans les différents sous-groupes démographiques.
Instrument de mesure
L’Échelle d’agression/victimisation se présente sous une forme standardisée facilement administrable :
- Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation individuel ou collectif (papier-crayon ou informatisé).
- Format : Inventaire comportemental de fréquence rétrospective sur une période de 7 jours.
- Nombre d’items : 12 items au total, structurés en 2 sous-échelles de 6 items chacune (Victimisation : items 1 à 6 ; Agression : items 7 à 12).
- Échelle de réponse : Échelle ordinale à 7 points mesurant le nombre absolu d’occurrences durant la dernière semaine : 0 fois, 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois, 5 fois, et 6 fois ou plus (valeurs de 0 à 6).
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Le score pour chaque item équivaut à la valeur numérique cochée (de 0 à 6).
- Score de victimisation : Somme des items 1 à 6 (étendue théorique de 0 à 36 points).
- Score d’agression : Somme des items 7 à 12 (étendue théorique de 0 à 36 points).
- Score total AVS : Somme cumulative de l’ensemble des 12 items (étendue théorique de 0 à 72 points).
- Règles de gestion des données manquantes (Missing Values Rule) :
- Si 4 items ou plus sont manquants au sein du questionnaire, le score global ne peut pas être calculé de façon valide et le protocole est invalidé.
- Si 3 items ou moins sont manquants, la procédure d’imputation consiste à remplacer ces valeurs manquantes par la moyenne individuelle calculée sur les items complétés par le répondant avant d’effectuer la sommation.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes, ce qui le rend optimal pour une intégration dans des batteries d’évaluation scolaires plus larges.
Permissions, Tarifs et Année du test
L’Échelle d’agression a été initialement publiée en 2001 par Pamela Orpinas et Ralph Frankowski dans le Journal of Early Adolescence. La version combinée de l’Échelle d’agression/victimisation (AVS) a ensuite été intégrée dans le compendium d’instruments de mesure de la violence chez les jeunes publié en 2005 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.
En tant qu’instrument consigné dans un rapport officiel fédéral des CDC (agence gouvernementale américaine), l’échelle relève du domaine public. Elle est accessible sans aucun frais ni redevance (gratuit) pour les chercheurs, enseignants, psychologues et praticiens de santé publique à des fins d’évaluation clinique, de recherche académique et de suivi pédagogique. L’utilisation de l’outil ne nécessite pas d’autorisation formelle payante, sous réserve de citer rigoureusement les publications originales et le compendium des CDC dans tout rapport ou publication scientifique.
Références
- Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
- Crick, N. R., & Grotpeter, J. K. (1995). Relational aggression, gender, and social-psychological adjustment. Child Development, 66(3), 710–722. https://doi.org/10.2307/1131945
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M. H., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., pp. 171–172). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
- Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Blackwell Publishing.
- Orpinas, P., & Frankowski, R. (2001). The Aggression Scale: A self-report measure of aggressive behavior for young adolescents. Journal of Early Adolescence, 21(1), 51–68. https://doi.org/10.1177/0272431601021001003
- Orpinas, P., & Horne, A. M. (2006). Bullying prevention: Creating a positive school climate and developing social competence. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/11330-000
Questions et items du questionnaire
For each question, indicate how many times you did something or how many times something happened to you during the last 7 days. Response format: 0, 1, 2, 3, 4, 5, or 6+ times.
Victimization
- How many times did a kid from your school tease you?
- How many times did a kid from your school push, shove, or hit you?
- How many times did a kid from your school call you a bad name?
- How many times did kids from your school say that they were going to hit you?
- How many times did other kids leave you out on purpose?
- How many times did a student make up something about you to make other kids not like you anymore?
Aggression
- How many times did you tease a kid from your school?
- How many times did you push, shove, or hit a kid from you school?
- How many times did you call a kid from your school a bad name?
- How many times did you say that you would hit a kid from your school?
- How many times did you leave out another kid on purpose?
- How many times did you make up something about other students to make other kids not like them anymore?