1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’expression de la colère pour enfants (Anger Expression Scale for Children, AESC) est un instrument d’évaluation psychométrique auto-rapporté conçu pour quantifier l’expérience dispositionnelle et les modalités de manifestation de la colère chez les enfants et adolescents âgés de 8 à 18 ans. Développée initialement par Steele, Legerski, Nelson et Phipps (2009), cette échelle s’inspire directement des fondements théoriques établis par Charles Spielberger concernant la distinction entre le trait de colère et les styles d’expression émotionnelle. L’AESC comprend initialement 30 items évaluant quatre dimensions fondamentales : le Trait de colère (Trait Anger), l’Expression de la colère (Anger-Out), l’Intériorisation de la colère (Anger-In) et le Contrôle de la colère (Anger-Control).
Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de fréquence de type Likert en 4 points : Almost Never (Never), Sometimes (Some), Often, et Almost Always. Lors des analyses psychométriques confirmatoires initiales, quatre items présentant de faibles corrélations item-total ont été écartés, stabilisant le modèle optimal à 26 items répartis de façon robuste entre les quatre sous-échelles : 10 items pour le trait de colère, 6 items pour l’expression externe, 4 items pour l’intériorisation et 6 items pour le contrôle. L’instrument a fait l’objet de validations rigoureuses au sein de populations pédiatriques diversifiées, incluant des cohortes d’enfants tout-venant scolarisés et des populations médicales spécifiques, en particulier des enfants atteints de pathologies oncologiques. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) se situent généralement entre 0,73 et 0,84 selon les sous-échelles, témoignant d’une fidélité satisfaisante. La validité factorielle confirmatoire démontre une adéquation adéquate avec le modèle théorique quadridimensionnel, faisant de l’AESC un outil clinique et de recherche incontournable en psychologie pédiatrique, en pédopsychiatrie et en psychopathologie développementale.
2. Mots-clés / Keywords
Colère dispositionnelle, expression de la colère, régulation émotionnelle, psychométrie pédiatrique, AESC, évaluation de l’enfant, hostilité, cancérologie pédiatrique, analyse factorielle confirmatoire, adaptation psychosociale, psychologie du développement, intériorisation émotionnelle, comportement agressif.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en psychologie clinique pédiatrique et en psycho-oncologie :
- Ric G. Steele, Ph.D., ABPP : Professeur au Clinical Child Psychology Program, Université du Kansas (Lawrence, Kansas, États-Unis). Spécialiste reconnu de l’adaptation psychosociale chez les enfants souffrant de maladies chroniques et des interventions comportementales en pédiatrie. Courriel institutionnel : [email protected].
- John-Paul Legerski, Ph.D. : Chercheur et professeur associé en psychologie clinique, affilié au Clinical Child Psychology Program de l’Université du Kansas durant l’élaboration de l’outil, actuellement en poste universitaire dans le domaine de la psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent.
- Timothy D. Nelson, Ph.D. : Professeur au Département de psychologie de l’Université du Nebraska-Lincoln, expert dans l’évaluation psychologique pédiatrique et l’interface santé physique-santé mentale chez les jeunes.
- Sean Phipps, Ph.D. : Directeur honoraire de la division de psychologie comportementale au St. Jude Children’s Research Hospital (Memphis, Tennessee, États-Unis), figure pionnière des travaux sur le style adaptatif répressif et la résilience psychologique chez les enfants atteints de cancer.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de l’Anger Expression Scale for Children (AESC) est de fournir aux cliniciens et chercheurs une mesure auto-rapportée standardisée, concise et psychométriquement robuste permettant d’opérationnaliser la manière dont les enfants vivent, répriment, extériorisent ou régulent leurs états de colère. Dans le champ du développement socio-émotionnel, la colère est une émotion adaptative primaire; néanmoins, lorsqu’elle est ressentie de façon disproportionnée ou exprimée de manière dysfonctionnelle, elle constitue un facteur de risque majeur pour l’émergence de psychopathologies tant externalisées qu’internalisées.
Applications en psychologie clinique et psychopathologie infantile
En pratique clinique, l’AESC répond au besoin crucial de distinguer les enfants présentant une propension générale élevée à l’irritabilité (le trait) de ceux manifestant des déficits spécifiques dans la modulation comportementale de cette émotion. Par exemple, deux enfants peuvent obtenir des scores comparables sur le plan de la fréquence subjective de leur irritation, mais différer radicalement sur le plan clinique : l’un extériorisera sa frustration par des comportements d’opposition avec provocation, des explosions verbales ou des violences physiques (haut niveau d’Anger-Out), tandis que l’autre inhibera systématiquement toute manifestation visible, refoulant son affect au prix d’une somatisation accrue, de ruminations dépressives ou d’anxiété (haut niveau d’Anger-In). L’AESC permet donc un profilage émotionnel précis, guidant les choix d’interventions psychothérapeutiques, qu’il s’agisse de programmes d’entraînement aux compétences sociales, de thérapies cognitivo-comportementales (TCC) centrées sur la gestion de la colère ou de thérapies d’acceptation et d’engagement.
Applications en psycho-oncologie et pédiatrie médicale
L’une des motivations majeures ayant présidé à la conception de l’AESC réside dans son application aux populations pédiatriques confrontées à des pathologies somatiques chroniques et potentiellement létales, comme le cancer. Les enfants atteints de cancer font face à des stresseurs environnementaux et physiologiques invasifs (traitements chimiothérapeutiques, hospitalisations prolongées, déprivation sociale). Historiquement, les recherches menées par Sean Phipps et ses collaborateurs ont mis en évidence l’existence d’un « style adaptatif répressif » chez ces jeunes patients, caractérisé par un faible niveau de détresse auto-rapportée conjugué à une forte désirabilité sociale ou une forte tendance à la régulation défensive. L’AESC a été spécifiquement conçue pour tester si cette adaptation répressive se reflétait par une diminution de l’expression externe (Anger-Out), une élévation du contrôle perçu (Anger-Control) ou une amplification de l’inhibition (Anger-In). L’échelle offre ainsi un éclairage fondamental sur l’ajustement émotionnel face à l’adversité médicale sévère.
5. Construit psychologique / Construct
L’AESC opérationnalise le construit de la colère selon une architecture multidimensionnelle hiérarchisée, distinguant la composante affective et dispositionnelle de l’affect de ses canaux d’expression comportementale et régulatrice. Le modèle retenu s’articule autour de quatre dimensions distinctes mais interconnectées :
1. Le Trait de colère (Trait Anger)
Le Trait de colère renvoie à la disposition stable de la personnalité caractérisée par la fréquence, la rapidité d’apparition et l’intensité avec lesquelles un individu éprouve des sentiments d’irritation, de contrariété ou d’exaspération en réponse à des situations frustrantes ou perçues comme injustes. Les enfants présentant un score élevé sur cette dimension possèdent un seuil de réactivité émotionnelle abaissé face aux provocations mineures du quotidien. Les items capturant cette dimension évaluent des sensations subjectives récurrentes (« I feel angry », « I lose my temper easily ») ou une intolérance marquée aux délais et à la critique (« I get very impatient if I have to wait for something », « I get very angry if my parent or teacher criticizes me »). Ce construit reflète le tempérament de réactivité négative.
2. L’Expression externe de la colère (Anger-Out)
La dimension Anger-Out correspond à la tendance à diriger la colère ressentie vers l’environnement extérieur, à travers des actes moteurs agressifs ou des décharges verbales explicites. Chez l’enfant, cette extériorisation se manifeste par des conduites de destruction matérielle, des crises de rage, des insultes ou des altercations physiques directes (« I slam door or stomp my feet », « I argue of fight back », « I hit things or people », « I have a temper tantrum »). Cette dimension est fortement corrélée aux comportements perturbateurs, au trouble des conduites et aux difficultés d’intégration par les pairs dans le milieu scolaire.
3. L’Intériorisation de la colère (Anger-In)
À l’opposé de l’extériorisation, l’Intériorisation de la colère (Anger-In) désigne la suppression active ou le refoulement de l’affect colérique, l’individu gardant l’émotion pour lui sans la verbaliser ni la manifester ouvertement (« I keep it to myself », « I feel it inside, but I don’t show it », « I stay mad at people but keep it secret », « I hold my anger in »). Les enfants recourant massivement à ce style d’expression dissimulent leur hostilité, souvent par peur des représailles relationnelles ou du rejet d’autrui. Sur le plan développemental, une intériorisation chronique et rigide de la colère constitue un médiateur significatif dans le développement des troubles internalisés (dépression, anxiété généralisée, attaques de panique) et d’affections psychosomatiques (céphalées de tension, douleurs abdominales fonctionnelles).
4. Le Contrôle de la colère (Anger-Control)
La dimension Contrôle de la colère quantifie l’effort conscient et les stratégies cognitives ou comportementales proactives déployées par l’enfant pour prévenir l’escalade émotionnelle, moduler son activation physiologique et résoudre de façon constructive le conflit sous-jacent. Elle capture les capacités d’autorégulation exécutive et de maîtrise de soi (« I control my temper », « I keep my cool », « I stay well behaved », « I try to stay calm and settle the problem »). Un niveau élevé de contrôle de la colère est associé à une flexibilité psychologique robuste, une bonne compétence sociale et des relations interpersonnelles harmonieuses.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le soubassement théorique de l’AESC s’ancre principalement dans la Théorie de l’état et du trait de colère formalisée par Charles Spielberger (1988, 1999). Spielberger a proposé un modèle paradigmatique distinguant rigoureusement :
- L’état de colère (State Anger), défini comme une condition psychobiologique transitoire caractérisée par des sensations subjectives allant de l’irritation légère à la fureur explosive, accompagnée d’une activation du système nerveux autonome.
- Le trait de colère (Trait Anger), conceptualisé comme une prédisposition de la personnalité à percevoir un vaste éventail de situations contextuelles comme menaçantes ou frustrantes, déclenchant des élévations plus fréquentes de l’état de colère.
- Les styles d’expression (Anger Expression), qui structurent la manière dont l’énergie émotionnelle mobilisée par la colère est canalisée sur le plan comportemental (expression externe, intériorisation, régulation/contrôle).
Modèles transactionnels du stress et régulation émotionnelle
L’AESC s’articule également avec le modèle transactionnel du stress et du coping élaboré par Lazarus et Folkman (1984), ainsi qu’avec le modèle du processus de régulation des émotions de James Gross (1998). Selon Gross, la modulation émotionnelle peut intervenir à plusieurs étapes du cycle de génération de l’émotion : en amont via le déploiement attentionnel et la réévaluation cognitive (ce qui sous-tend la dimension Anger-Control de l’AESC), ou en aval via la suppression expressive ou l’amplification comportementale (reflétées respectivement par Anger-In et Anger-Out).
Dans le contexte pédiatrique spécifique développé par Steele, Phipps et leurs collègues, ces théories générales sont enrichies par le modèle de l’adaptation répressive de Weinberger, Schwartz et Davidson (1979). Ce modèle théorise que certains individus, face à une menace existentielle majeure (telle qu’une affection oncologique), mobilisent un mécanisme défensif automatique de dissociation entre une détresse physiologique bien réelle et une absence revendiquée de détresse subjective consciente. L’AESC a été façonnée pour tester si ce profil répressif implique une réduction conjointe du trait de colère et de l’expression externe au profit d’un sur-contrôle normatif.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’AESC a été documentée à travers plusieurs études d’envergure, combinant des échantillons d’enfants sains et des cohortes cliniques de patients pédiatriques atteints de pathologies chroniques.
Validité convergente
La validité convergente de l’instrument a été établie par l’examen de ses associations avec d’autres mesures standardisées de la psychopathologie infantile et du tempérament :
- La sous-échelle Trait de colère présente de fortes corrélations positives avec les échelles de comportement perturbateur et d’hostilité du Child Behavior Checklist (CBCL ; $r \approx 0{,}55$ à $0{,}65$, $p < 0{,}001$) ainsi qu'avec le score d'affectivité négative du Children’s Depression Inventory (CDI).
- La sous-échelle Anger-Out est significativement corrélée aux comportements d’agression physique, verbale et d’opposition évalués tant par auto-questionnaires que par hétéro-évaluations parentales ($r = 0{,}48$ à $0{,}60$).
- La sous-échelle Anger-In montre des corrélations statistiquement significatives avec les symptômes d’anxiété évalués par la Revised Children’s Manifest Anxiety Scale (RCMAS) et les sous-échelles de retrait social du CBCL ($r \approx 0{,}38$ à $0{,}49$).
- La dimension Anger-Control entretient des relations modérées à fortes et négatives avec les mesures d’impulsivité et d’agressivité, tout en étant positivement associée aux échelles de compétences sociales et d’autorégulation exécutive ($r = 0{,}40$ à $0{,}52$).
Validité discriminante et différentielle
L’étude princeps de Steele et al. (2009) a comparé des enfants sains ($n = 205$) à des enfants atteints de cancer ($n = 176$). Les analyses ont démontré une validité discriminante remarquable : les enfants atteints de cancer ont rapporté des scores significativement plus faibles de Trait de colère ($d \approx -0{,}35$) et d’Anger-Out ($d \approx -0{,}42$), accompagnés de scores significativement plus élevés d’Anger-Control que leurs homologues sains. Ces résultats corroborent de façon éclatante les postulats de l’adaptation répressive en psycho-oncologie et démontrent la sensibilité de l’AESC aux spécificités adaptatives des populations médicales.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés métrologiques relatives à la fidélité de l’AESC ont été examinées sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle.
Consistance interne (Cohérence interne)
Dans l’échantillon normatif initial et l’échantillon oncologique de Steele et al. (2009), les indices de cohérence interne (alpha de Cronbach, $\alpha$) calculés sur le modèle final à 26 items ont révélé une homogénéité satisfaisante pour l’ensemble des dimensions :
- Trait de colère (10 items) : $\alpha = 0{,}84$ dans l’échantillon sain, $\alpha = 0{,}83$ dans l’échantillon pédiatrique oncologique.
- Expression de la colère (Anger-Out) (6 items) : $\alpha = 0{,}76$ chez les enfants sains, $\alpha = 0{,}77$ dans l’échantillon oncologique.
- Intériorisation de la colère (Anger-In) (4 items) : $\alpha = 0{,}73$ chez les enfants sains, $\alpha = 0{,}74$ dans la cohorte clinique. Bien que cette échelle comporte un nombre réduit d’items, elle atteint le seuil d’acceptabilité conventionnel pour la recherche et l’évaluation clinique.
- Contrôle de la colère (Anger-Control) (6 items) : $\alpha = 0{,}80$ chez les enfants sains, $\alpha = 0{,}81$ chez les enfants malades.
Des travaux ultérieurs (notamment Firoozi & Besharat, 2013) évaluant la régulation de la colère chez des enfants souffrant de maladies chroniques ont confirmé des alphas oscillant entre 0,75 et 0,86 pour l’ensemble des sous-échelles.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation test-retest de Pearson, évalués sur des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’enfants scolarisés, oscillent entre $r = 0{,}68$ et $r = 0{,}79$, confirmant que l’AESC évalue bien des dispositions durables et des modes de fonctionnement habituels plutôt que des fluctuations émotionnelles purement situationnelles.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de l’AESC a été rigoureusement analysée par des démarches exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) à l’aide de la modélisation par équations structurelles (SEM).
Modélisation confirmatoire initiale (Steele et al., 2009)
L’instrument soumis à l’évaluation initiale contenait 30 items. Lors des analyses préliminaires de cohérence des items et des analyses factorielles confirmatoires, quatre items ont présenté des corrélations item-total faibles (< 0,30) ou des saturations croisées inadéquates :
- Item 3 : « I’m easygoing and don’t let things bother me » (inversé)
- Item 9 : « I takes a lot to get me upset » (inversé)
- Item 17 : « I pout or sulk »
- Item 20 : « I don’t talk to anybody »
Conformément aux préconisations psychométriques, ces quatre items ont été exclus du modèle factoriel final afin d’optimiser la parcimonie et la validité de construit du test. L’élimination des items inversés (items 3 et 9) est un phénomène fréquemment observé chez l’enfant en raison de difficultés de traitement cognitif face aux formulations négatives.
Qualité d’ajustement du modèle quadridimensionnel
Le modèle confirmatoire final à 4 facteurs corrélés reposant sur les 26 items retenus a présenté d’excellents indices d’ajustement aux données, tant chez les enfants sains que chez les enfants suivis en oncologie pédiatrique :
- Ratio Chi-carré / degrés de liberté : $chi^2 / df < 2{,}1$
- Indice de comparaison de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) : $ge 0{,}92$
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ge 0{,}91$
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) : $0{,}046$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0{,}039, 0{,}053]$)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $le 0{,}058$
Toutes les saturations factorielles standardisées des 26 items retenus sur leurs facteurs respectifs sont hautement significatives ($p < 0{,}001$), se situant entre 0,46 et 0,78, confirmant l'orthogonalité conceptuelle partielle et la solidité de la solution à quatre composantes.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’AESC est un questionnaire auto-administré sur format papier-crayon ou support informatisé. Les spécifications structurelles de l’outil sont détaillées ci-dessous :
- Population cible : Enfants et adolescents de 8 à 18 ans disposant d’un niveau de lecture autonome de niveau CE2/CM1.
- Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
- Nombre total d’items : 30 énoncés dans le formulaire d’administration complet ; 26 items retenus pour le calcul des scores factoriels validés (les 4 items marqués d’un astérisque étant exclus du score de sous-échelle).
- Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points ancrée comme suit :
- Almost Never (Never) = 1 point
- Sometimes (Some) = 2 points
- Often = 3 points
- Almost Always = 4 points
- Structure des sous-échelles :
- Trait de colère (Trait Anger – 10 items) : Items 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12. (Items 3 et 9 exclus du calcul factoriel). Plage de score brut : 10 à 40.
- Expression externe (Anger-Out – 6 items) : Items 13, 16, 19, 22, 25, 28. Plage de score brut : 6 à 24.
- Intériorisation (Anger-In – 4 items) : Items 14, 23, 26, 29. (Items 17 et 20 exclus du calcul factoriel). Plage de score brut : 4 à 16.
- Contrôle de la colère (Anger-Control – 6 items) : Items 15, 18, 21, 24, 27, 30. Plage de score brut : 6 à 24.
- Modalités de cotation : Aucun des 26 items retenus n’est inversé. Le score de chaque sous-échelle s’obtient par la somme directe des items qui la composent, ou par le calcul d’une moyenne d’item (score de 1 à 4) facilitant la comparabilité inter-échelles.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2009.
- Statut des droits et accessibilité : L’article fondateur de Steele et coll. a été publié sous l’égide de la Society of Pediatric Psychology (Oxford University Press) et est déposé en libre accès permanent dans les archives publiques biomédicales des National Institutes of Health (PubMed Central PMC2722119).
- Coût et tarification : L’utilisation de l’AESC est entièrement gratuite pour la recherche académique, l’évaluation clinique non commerciale et les travaux de thèses ou mémoires universitaires. Aucun droit d’enregistrement commercial n’est requis.
- Conditions d’utilisation : Les cliniciens et chercheurs sont autorisés à reproduire les items en citant impérativement la publication originale de Steele et al. (2009). Toute adaptation commerciale intégrée à un progiciel payant requiert une autorisation écrite préalable des auteurs et de l’éditeur scientifique.
12. Références / References
- Firoozi, M., & Besharat, M. A. (2013). Computer games for anger regulation in children with chronic illness. Life Science Journal, 10(1), 2903-2908.
- Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271-299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Phipps, S., Steele, R. G., Hall, K., & Leigh, L. (2001). The repressive adaptation style: Situating the concept in a general model of adult and child coping. Anxiety, Stress, and Coping, 14(3), 235-267. https://doi.org/10.1080/10615800108248356
- Spielberger, C. D. (1988). State-Trait Anger Expression Inventory (STAXI): Research edition, professional manual. Psychological Assessment Resources.
- Spielberger, C. D. (1999). STAXI-2: State-Trait Anger Expression Inventory-2: Professional manual. Psychological Assessment Resources.
- Steele, R. G., Legerski, J. P., Nelson, T. D., & Phipps, S. (2009). The Anger Expression Scale for Children: Initial validation among healthy children and children with cancer. Journal of Pediatric Psychology, 34(10), 1099-1112. https://doi.org/10.1093/jpepsy/jsp038
- Weinberger, D. A., Schwartz, G. E., & Davidson, R. J. (1979). Low-anxious, high-anxious, and repressive coping styles: Psychophysiological responses and defensive demeanor. Journal of Abnormal Psychology, 88(4), 369-380. https://doi.org/10.1037/0021-843X.88.4.369
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
Almost Never (Never) , Sometimes (Some) , Often , Almost Always
Part 1 (Items 1-12):
- I feel angry
- I feel like yelling at someone
- I’m easygoing and don’t let things bother me*
- I get very impatient if I have to wait for something
- I lose my temper easily
- I feel like breaking things
- I feel grouchy or irritable
- I get in a bad mood when things don’t go my way
- I takes a lot to get me upset*
- I have a bad temper
- I get very angry if my parent or teacher criticizes me
- I get in a bad mood easily
Everyone feels angry from time to time, but people differ in how they act when they are angry. Below are some statements that people use to describe themselves and how they act when they feel angry. Read each statement carefully, and decide how often the statement applies to you when you feel angry:
Part 2 (Items 13-30):
- I slam door or stomp my feet
- I keep it to myself
- I control my temper
- I let everybody know it
- I pout or sulk*
- I try to be patient
- I argue of fight back
- I don’t talk to anybody*
- I keep my cool
- I hit things or people
- I feel it inside, but I don’t show it
- I stay well behaved
- I say mean or nasty things
- I stay mad at people but keep it secret
- I try to stay calm and settle the problem
- I have a temper tantrum
- I hold my anger in
- I try to control my angry feelings
*Item not included in CFA due to low item-total correlation