Échelle d’attitudes envers le SIDA

L’Échelle d’attitudes envers le SIDA (AIDS Attitude Scale – AAS) développée par Shrum, Turner et Bruce (1989) est un questionnaire psychométrique de 54 items mesurant la tolérance, l’empathie, la stigmatisation et les représentations psychosociales liées au VIH/SIDA.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitudes envers le SIDA (en anglais : AIDS Attitude Scale [AAS]), initialement développée par Jacque Shrum, Norma Turner et Katherine Bruce en 1989 à l’Université de Caroline du Nord à Wilmington, constitue un instrument psychométrique de référence conçu pour évaluer de façon multidimensionnelle les attitudes, croyances et dispositions affectives des individus à l’égard du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) et des personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Composée de 54 items auto-rapportés structurés selon une échelle de réponse de type Likert à 5 points (allant de « Fortement en accord » à « Fortement en désaccord »), l’AAS permet d’opérationnaliser avec précision le degré d’empathie, de tolérance sociale ou, à l’inverse, le niveau de stigmatisation, de rejet et de préjugés moraux manifestés par les répondants.

Sur le plan structural, l’instrument s’articule autour de trois facteurs stables identifiés par analyse factorielle, qui expliquent plus de 40 % de la variance totale : les préoccupations relatives à la contagion et aux contacts fortuits, les jugements moraux et religieux, et les questions éthiques, juridiques et de protection sociale. Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une fidélité de cohérence interne exceptionnelle, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .94 et .96 dans divers échantillons universitaires et cliniques. Sa cotation fait appel à une formule de standardisation linéaire sur une échelle de 0 à 100, facilitant les comparaisons intra et inter-groupes. La validité de construit, de contenu, concurrente et discriminante de l’AAS a été rigoureusement démontrée, confirmant son utilité aussi bien dans la recherche fondamentale en psychologie sociale et de la santé que dans l’évaluation empirique des programmes d’éducation préventive et de déstigmatisation.

2. Mots-clés / Keywords

attitudes envers le SIDA, VIH, stigmatisation sociale, préjugés, empathie, psychométrie, échelle de Likert, peur de la contagion, jugement moral, droits civils des patients, fidélité interne, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’attitudes envers le SIDA a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs multidisciplinaires rattachés à l’Université de Caroline du Nord à Wilmington (University of North Carolina at Wilmington [UNCW]) :

  • Jacque Shrum : Chercheur en promotion de la santé et sciences infirmières, Département d’éducation sanitaire, Université de Caroline du Nord à Wilmington.
  • Norma Turner : Enseignante-chercheuse en santé communautaire et éducation sanitaire, Université de Caroline du Nord à Wilmington.
  • Katherine E. Bruce : Professeure de psychologie, Département de psychologie, Université de Caroline du Nord à Wilmington (Adresse de correspondance : Department of Psychology, UNC Wilmington, Wilmington, NC 28403 ; Courriel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier de l’AIDS Attitude Scale est de quantifier et de caractériser la structure des attitudes individuelles à l’égard du SIDA et des personnes séropositives pour le VIH, en distinguant nettement les individus faisant preuve d’empathie, de compréhension et d’ouverture sociale de ceux manifestant de l’intolérance, du dégoût, de la peur irrationnelle ou des velléités de discrimination. Au moment de sa création à la fin des années 1980, la pandémie de VIH/SIDA représentait non seulement une urgence infectiologique majeure, mais aussi une crise psychosociale profonde caractérisée par l’hystérie collective, la prolifération de fausses croyances sur les modes de transmission et une stigmatisation virulente des populations les plus touchées, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les usagers de drogues injectables.

Dans ce contexte épidémiologique et social tendu, la communauté scientifique manquait d’outils standardisés possédant des propriétés métrologiques éprouvées pour mesurer l’impact des représentations sociocognitives sur les comportements d’évitement et d’exclusion. L’AAS a été conçue pour combler cette lacune en opérationnalisant des domaines sensibles tels que les peurs irrationnelles de la contagion par contact informel (serrer la main, partager des sanitaires, fréquenter un collègue séropositif), l’attribution de blâme moral aux personnes infectées (notion de « punition divine » ou d’immoralité), et l’approbation de mesures coercitives ou attentatoires aux droits humains (mise en quarantaine, licenciement abusif, divulgation publique des données sérologiques).

Sur le plan des applications pratiques et cliniques, l’AAS sert d’outil diagnostique de base pour :

  • La recherche en psychologie sociale de la santé : cartographier l’évolution longitudinale des représentations sociales face aux maladies infectieuses émergentes et mesurer l’influence de variables sociodémographiques (sexe, niveau d’éducation, croyances religieuses).
  • L’évaluation pédagogique et universitaire : administrer l’échelle avant et après des interventions curriculaires de sensibilisation pour quantifier l’efficacité des modules de santé publique destinés aux étudiants en médecine, en soins infirmiers et en psychologie.
  • L’analyse des comportements préventifs et de dépistage : étudier les liens entre un score d’attitude négatif et la réticence individuelle à réaliser un test de dépistage par crainte de la stigmatisation anticipée, ou encore la recherche proactive d’informations médicales lors de déclarations publiques médiatisées.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par l’AAS est l’attitude sociale globale envers le VIH/SIDA, conceptualisée sous un angle tridimensionnel intégrant des composantes cognitives (croyances et stéréotypes), affectives (peur, dégoût, sympathie, empathie) et conatives (intentions comportementales de rejet ou d’intégration). Contrairement aux échelles unidimensionnelles mesurant uniquement le niveau de connaissances factuelles sur la transmission virale, l’AAS met l’accent sur les réactions axiologiques, normatives et émotionnelles. Le construit s’articule autour de trois dimensions fondamentales :

1. Préoccupations relatives à la contagion et aux contacts fortuits (Contagion Concerns)

Cette dimension cognitive et affective reflète le degré de phobie sociale et d’hypocondrie suscité par la proximité physique avec une personne séropositive. Elle capture l’écart entre la réalité épidémiologique objective (qui prouve l’absence de risque de transmission par simple contact cutané ou partage d’air) et les distorsions perceptuelles irrationnelles de l’individu. Les items relevant de ce pôle évaluent par exemple la disposition à travailler aux côtés d’un collègue séropositif, la crainte d’aller chez le dentiste par peur d’une contamination croisée, le refus d’héberger un colocataire atteint du SIDA ou l’acceptation que des enfants jouent avec un camarade séropositif. Des scores d’intolérance élevés sur cette dimension révèlent une hyperréactivité anxiogène et un besoin de distanciation spatiale radicale.

2. Enjeux moraux et jugements éthiques (Moral Issues)

Ce volet sonde l’intériorisation des préjugés moralisateurs, de l’homophobie et des théories du « châtiment mérité ». Dans la dynamique stigmatisante du SIDA, le statut sérologique a fréquemment été investi d’un jugement éthique négatif, scindant artificiellement les malades en « victimes innocentes » (enfants nés séropositifs, receveurs de transfusions sanguines) et « coupables » (personnes homosexuelles, professionnels du sexe, usagers de substances). Les items correspondants explorent l’adhésion à l’idée que le SIDA résulterait d’actes sexuels « contre-nature », qu’il refléterait la déchéance morale de la société contemporaine ou que l’éradication du virus nécessiterait la suppression de l’homosexualité. L’évaluation mesure ici la culpabilisation et la déshumanisation imposées aux personnes infectées.

3. Questions juridiques, éthiques et de protection sociale (Legal and Social Welfare Issues)

La troisième composante mesure les attitudes institutionnelles, sociopolitiques et légales relatives à la gestion de l’épidémie. Elle oppose une vision fondée sur le respect des libertés publiques, le secret médical et la non-discrimination à une posture punitive et ségrégationniste. Les thématiques explorées comprennent l’autorisation pour les compagnies d’assurance de résilier les contrats des malades, le droit des employeurs à licencier arbitrairement un travailleur séropositif, la création de registres publics obligatoires répertoriant les individus infectés, ou encore l’internement forcé des personnes atteintes dans des sanatoriums. Cette dimension illustre à quel point la peur collective peut altérer l’adhésion aux principes de justice sociale et de droits humains fondamentaux.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’Échelle d’attitudes envers le SIDA prend racine dans plusieurs modèles théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie de la santé et de la sociologie de la déviance :

La théorie de la stigmatisation sociale d’Erving Goffman

L’assise conceptuelle centrale découle des travaux fondateurs d’Erving Goffman (1963) sur le stigmate et l’identité détériorée. Selon Goffman, le stigmate est un attribut profondément discréditant qui réduit le porteur d’une identité sociale complète à un individu souillé et dévalué. Dans le cas du VIH/SIDA, le stigmate associe deux attributs distincts : les « déformations physiques ou pathologies létales » et les « tares de caractère perçues » (sexualité réprouvée, usage de drogues). L’AAS opérationnalise précisément ce double processus de dévalorisation en mesurant le discrédit public, la rupture du lien social ordinaire et la disqualification morale du malade.

La théorie de l’attribution causale de Bernard Weiner

La théorie de l’attribution appliquée aux réactions émotionnelles et comportementales développée par Bernard Weiner (1985) éclaire directement la divergence des scores d’empathie sur l’AAS. Weiner postule que lorsqu’un état négatif (la maladie) est perçu comme « contrôlable » par l’acteur social, l’observateur formule une attribution interne de responsabilité, engendrant de la colère, du mépris et un faible désir d’aide. À l’inverse, si la condition est perçue comme involontaire (« incontrôlable »), la réponse dominante sera la sympathie et l’assistance prosociale. L’AAS capte ces mécanismes d’imputation causale à travers des items évaluant si le patient « a eu ce qu’il méritait » ou si l’on doit subventionner la recherche pour des « innocents » plutôt que pour les groupes historiquement associés au VIH.

La théorie de la gestion de la terreur (TMT) et l’hypothèse du contact

Sur le plan des affects, la Terror Management Theory (Greenberg, Pyszczynski & Solomon, 1986) explique pourquoi la confrontation avec une maladie mortelle incurable déclenche des mécanismes de défense culturelle et morale agressifs, amplifiant le rejet d’autrui pour rétablir une illusion de contrôle existentiel. Parallèlement, l’hypothèse du contact intergroupe formulée par Gordon Allport (1954) sous-tend l’utilisation de l’AAS : la proximité interpersonnelle, la familiarité et l’empathie mesurées par l’échelle sont censées prédire une réduction durable des préjugés lorsque les individus disposent d’informations adéquates et d’expériences relationnelles directes et positives avec des personnes touchées.

7. Validité / Validity

L’AAS a fait l’objet d’un processus de validation psychométrique approfondi, attestant d’une robustesse méthodologique remarquable à travers différentes cohortes et designs de recherche :

Validité de contenu et d’apparence (Content & Face Validity)

La génération initiale comprenait un ensemble de 94 items rédigés à partir d’une analyse systématique de la littérature, d’entretiens approfondis avec des professionnels spécialisés et de contributions d’étudiants en sciences infirmières et en éducation sanitaire. La lisibilité a été préalablement testée auprès de cinq étudiants de premier et deuxième cycles. Un comité d’experts composé de quatre spécialistes (un travailleur social, un éducateur de santé universitaire, un professeur d’éducation sanitaire et un psychologue expérimental) a évalué chaque proposition pour ne retenir que 67 items présentant un consensus strict d’adéquation conceptuelle et de pertinence empirique (Shrum, Turner, & Bruce, 1989).

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été établie par Bruce et Reid (1998) ainsi que par Bruce, Shrum, Trefethen et Slovik (1990). L’analyse factorielle a mis en évidence trois facteurs stables rendant compte de plus de 40 % de la variance totale. De plus, l’analyse d’items menée sur 164 étudiants a permis d’isoler les 54 items affichant des corrélations item-total hautement significatives (p < .001), garantissant un pouvoir discriminant optimal entre les sujets hautement tolérants et les sujets intolérants.

Validité discriminante et des groupes connus (Known-Groups & Discriminant Validity)

L’instrument s’est révélé capable de discriminer de façon statistiquement significative des populations aux profils sociopsychologiques contrastés. Dans une étude menée par Bruce et Moineau (1991), l’AAS a parfaitement différencié les attitudes d’étudiants de premier cycle de celles de patients consultant au sein de cliniques spécialisées dans les infections sexuellement transmissibles (IST), ces derniers rapportant des attitudes et des vécus différenciés face à la pathologie. Par ailleurs, des analyses répétées (Bruce & Walker, 2001) ont démontré une différence de genre robuste et systématique : les femmes obtiennent invariablement des scores de tolérance et d’empathie significativement supérieurs à ceux des hommes au sein des échantillons universitaires.

Validité prédictive (Predictive Validity)

La capacité de l’AAS à prédire des conduites concrètes a été documentée lors d’événements sociétaux majeurs. Bruce, Pilgrim et Spivey (1994) ont utilisé l’AAS pour évaluer les réactions d’étudiants avant et après l’annonce médiatique de la séropositivité de la star du basket-ball Magic Johnson. Les scores obtenus à l’AAS ont prédit de manière statistiquement significative les comportements actifs de recherche d’informations relatives au VIH/SIDA et les réajustements attitudinaux post-révélation, confirmant la sensibilité de la mesure aux mutations de l’environnement social.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité et de consistance interne de l’AAS atteignent des niveaux d’excellence selon les standards psychométriques conventionnels :

  • Cohérence interne initiale : Lors de l’étude princeps menée auprès de 135 étudiants universitaires de premier cycle, le coefficient alpha de Cronbach obtenu par méthode de bipartition (split-half reliability) s’est élevé à .96, témoignant d’une homogénéité remarquable des énoncés composant l’échelle (Shrum, Turner, & Bruce, 1989).
  • Réplication et fidélité confirmatoire : Dans une étude de validation indépendante ciblant une cohorte distincte d’étudiants, Bruce et Reid (1998) ont rapporté un coefficient alpha de Cronbach de .94, démontrant la stabilité de la consistance interne de l’instrument à travers le temps et les échantillons.
  • Corrélations item-total : L’ensemble des 54 items retenus au terme de la procédure de sélection présente des corrélations item-total significatives au seuil de p < .001, ce qui confirme l’absence d’items parasites ou redondants affaiblissant la précision de la mesure globale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’AAS a été explorée à travers des analyses factorielles exploratoires (AFE) complétées par des analyses confirmatoires rapportées dans les publications de Shrum et al. (1989), Bruce et al. (1990) et Bruce & Reid (1998). Les résultats ont mis en évidence une organisation tridimensionnelle interprétable expliquant plus de 40 % de la variance totale :

Facteur Dénomination Thématiques dominantes Exemples d’items saturants
Facteur 1 Peurs de contagion et contacts fortuits Crainte des contacts physiques minimes, soins dentaires, proximité spatiale, colocation, fréquentation de classes ou de lieux de travail communs. Items 4, 5, 9, 13, 14, 16, 24, 37
Facteur 2 Jugements moraux et religieux Blâme de la communauté homosexuelle, condamnation de comportements dits « immoraux », étiquetage comme punition méritée, dégoût moral. Items 10, 11, 17, 22, 27, 35, 39, 44, 48
Facteur 3 Enjeux juridiques, éthiques et protection sociale Quarantaine, création de registres publics, licenciement arbitraire, refus de soins médicaux, poursuites criminelles, maintien de la confidentialité des tests. Items 1, 7, 15, 18, 20, 25, 31, 34, 41, 45, 50

Cette solution factorielle témoigne de ce que l’attitude envers le SIDA ne saurait être appréhendée comme une réaction émotionnelle simpliste et globale, mais se déploie simultanément sur un axe sanitaire-anxieux individuel (Facteur 1), un axe idéologique et moral (Facteur 2) et un axe civique et politique (Facteur 3).

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé papier-crayon ou numérique composé de 54 énoncés :

  • Type d’évaluation : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapportée).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 degrés d’assentiment :
    • SA (Strongly Agree) : Fortement en accord
    • A (Agree) : En accord
    • N (Neither Agree nor Disagree) : Ni en accord ni en désaccord (neutre)
    • D (Disagree) : En désaccord
    • SD (Strongly Disagree) : Fortement en désaccord
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
  • Population cible : Conçue à l’origine pour les populations étudiantes de l’enseignement supérieur, l’échelle a été validée et déployée avec succès auprès d’adultes en population générale, de professionnels de santé et d’usagers de centres de santé sexuelle.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Items tolérants (n = 25) : Items 2, 3, 5, 6, 9, 12, 14, 15, 19, 21, 22, 23, 24, 26, 28, 31, 32, 34, 36, 38, 41, 46, 51, 52 et 53. Ces items sont cotés de façon directe : Strongly Agree = 5, Agree = 4, Neither = 3, Disagree = 2, Strongly Disagree = 1.
    • Items intolérants (n = 29) : Items 1, 4, 7, 8, 10, 11, 13, 16, 17, 18, 20, 25, 27, 29, 30, 33, 35, 37, 39, 40, 42, 43, 44, 45, 47, 48, 49, 50 et 54. Ces items font l’objet d’un codage inversé (reverse scoring) : Strongly Agree = 1, Agree = 2, Neither = 3, Disagree = 4, Strongly Disagree = 5.
    • Formule de standardisation du score global :

      Score AAS = [(X − N) × 100] / [N × 4]

      où X représente la somme des scores obtenus sur les items correctement complétés, et N le nombre total d’items valides complétés par le participant.

    • Interprétation des scores : Cette formule convertit le score brut sur une échelle métrique continue allant de 0 à 100. Un score élevé (tendant vers 100) indique un degré élevé de tolérance, de bienveillance, d’empathie et d’adhésion aux droits civiques des malades. Un score faible (tendant vers 0) signale de forts préjugés, de la peur irrationnelle de la contagion, du rejet moral et une propension à soutenir des politiques discriminatoires.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1989 (publiée dans le journal scientifique AIDS Education and Prevention).
  • Droits d’utilisation et licence : L’échelle est disponible pour une utilisation académique, clinique et éducative à des fins de recherche non commerciale. Elle est reproduite dans son intégralité dans la littérature scientifique de référence (Shrum et al., 1989). Pour toute adaptation, traduction formelle ou utilisation dans le cadre d’un protocole d’essai clinique commercial, il convient de solliciter l’autorisation formelle auprès des auteurs.
  • Tarification : L’accès à l’instrument dans le cadre de la recherche universitaire est gratuit sous réserve de citation adéquate des sources primaires.
  • Contact et correspondances : Katherine Bruce, Ph.D., Department of Psychology, University of North Carolina at Wilmington, Wilmington, NC 28403, USA (Courriel institutionnel : [email protected]).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les références princeps relatives à la création, à la validation psychométrique et aux applications de l’Échelle d’attitudes envers le SIDA :

  • Allport, G. W. (1954). The nature of prejudice. Addison-Wesley.
  • Bruce, K. E., & Moineau, S. (1991). A comparison of sexually transmitted disease clinic patients and undergraduates: Implications for AIDS prevention and education. Health Values, 15(4), 5–12.
  • Bruce, K. E., Pilgrim, C., & Spivey, R. (1994). Assessing the impact of Magic Johnson’s HIV positive announcement on a university campus. Journal of Sex Education and Therapy, 20(4), 264–276. https://doi.org/10.1080/01614576.1994.11074127
  • Bruce, K. E., & Reid, B. C. (1998). Assessing the construct validity of the AIDS Attitude Scale. AIDS Education and Prevention, 10(1), 75–89.
  • Bruce, K. E., Shrum, J., Trefethen, C., & Slovik, L. (1990). Students’ attitudes about AIDS, homosexuality, and condoms. AIDS Behavior and Prevention, 2, 220–234.
  • Bruce, K. E., & Walker, L. J. (2001). College students’ attitudes about AIDS: 1986 to 2000. AIDS Education and Prevention, 13(5), 428–437. https://doi.org/10.1521/aeap.13.5.428.24097
  • Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.
  • Greenberg, J., Pyszczynski, T., & Solomon, S. (1986). The causes and consequences of a need for self-esteem: A terror management theory. In R. F. Baumeister (Ed.), Public self and private self (pp. 189–212). Springer.
  • Shrum, J., Turner, N., & Bruce, K. (1989). Development of an instrument to measure attitudes towards AIDS. AIDS Education and Prevention, 1(3), 222–230.
  • Weiner, B. (1985). An attributional theory of achievement motivation and emotion. Psychological Review, 92(4), 548–573. https://doi.org/10.1037/0033-295X.92.4.548

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: For each of the following statements, please note whether you agree or disagree with the statement. There are no correct answers, only your opinions. Use the following scale:

SA: Strongly Agree With the Statement  | 
A: Agree With the Statement  | 
N: Neither Agree nor Disagree With the Statement  | 
D: Disagree With the Statement  | 
SD: Strongly Disagree With the Statement
  1. Limiting the spread of AIDS is more important than trying to protect the rights of people with AIDS.
  2. Support groups for people with HIV (Human Immunodeficiency Virus) infection would be very helpful to them.
  3. I would consider marrying someone with HIV infection.
  4. I would quit my job before I would work with someone who has AIDS.
  5. People should not be afraid of catching HIV from casual contact, like hugging or shaking hands.
  6. I would like to feel at ease around people with AIDS.
  7. People who receive positive results from the HIV blood tests should not be allowed to get married.
  8. I would prefer not to be around homosexuals for fear of catching AIDS.
  9. Being around someone with AIDS would not put my health in danger.
  10. Only disgusting people get HIV infection.
  11. I think that people with HIV infection got what they deserved.
  12. People with AIDS should not avoid being around other people.
  13. People should avoid going to the dentist because they might catch HIV from dental instruments.
  14. The thought of being around someone with AIDS does not bother me.
  15. People with HIV infection should not be prohibited from working in public places.
  16. I would not want to be in the same room with someone who I knew had AIDS.
  17. The “gay plague” is an appropriate way to describe AIDS.
  18. People who give HIV to others should face criminal charges.
  19. People should not be afraid to donate blood because of AIDS.
  20. A list of people who have HIV infection should be available to anyone.
  21. I would date a person with AIDS.
  22. People should not blame the homosexual community for the spread of HIV infection in the United States.
  23. No one deserves to have a disease like HIV infection.
  24. It would not bother me to attend class with someone who has AIDS.
  25. An employer should have the right to fire an employee with HIV infection regardless of the type of work s/he does.
  26. I would allow my children to play with children of someone known to have AIDS.
  27. People get AIDS by performing unnatural sex acts.
  28. People with HIV should not be looked down upon by others.
  29. I could tell by looking at someone if s/he had AIDS.
  30. It is embarrassing to have so many people with HIV infection in our society.
  31. Health care workers should not refuse to care for people with HIV infection regardless of their personal feelings about the dis- ease.
  32. Children who have AIDS should not be prohibited from going to schools or day care centers.
  33. Children who have AIDS probably have a homosexual parent.
  34. HIV blood test results should be confidential to avoid discrimination against people with positive results.
  35. HIV infection is a punishment for immoral behavior.
  36. I would not be afraid to take care of a family member with AIDS.
  37. If I discovered that my roommate had AIDS, I would move out.
  38. I would contribute money to an HIV infection research project if I were making a charitable contribution.
  39. The best way to get rid of HIV infection is to get rid of homosexuality.
  40. Churches should take a strong stand against drug abuse and homosexuality to prevent the spread of AIDS.
  41. Insurance companies should not be allowed to cancel insurance policies for AIDS-related reasons.
  42. Money being spent on HIV infection research should be spent instead on diseases that affect innocent people.
  43. A person who gives HIV to someone else should be legally liable for any medical expenses.‌
  44. The spread of AIDS in the United States is proof that homosexual behavior should be illegal.
  45. A list of people who have HIV infection should be kept by the government.
  46. I could comfortably discuss AIDS with others.
  47. People with AIDS are not worth getting to know.
  48. I have no sympathy for homosexuals who get HIV infection.
  49. Parents who transmit HIV to their children should be prosecuted as child abusers.
  50. People with AIDS should be sent to sanitariums to protect others from AIDS.
  51. People would not be so afraid of AIDS if they knew more about the disease.
  52. Hospitals and nursing homes should not refuse to admit patients with HIV infection.
  53. I would not avoid a friend if s/he had AIDS.
  54. The spread of HIV in our society illustrates how immoral the United States has become.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’attitudes envers le SIDA. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-attitudes-envers-le-sida
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes envers le SIDA.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-attitudes-envers-le-sida.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes envers le SIDA.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-attitudes-envers-le-sida.