Échelle d’Akhlāq

L’Échelle d’Akhlāq (Nabi et al., 2024, 2025) est un questionnaire psychométrique en 14 items évaluant les valeurs et vertus morales islamiques à travers quatre dimensions fondamentales : envers Dieu, envers soi-même, et envers autrui (sollicitude et interactions).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle d’Akhlāq (Akhlāq Scale), élaborée par Urfath Nabi, Ishrat Fayaz, Siti Soraya Lin Abdullah Kamal et Shawkat Ahmad Shah (2024, 2025), constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer de manière multidimensionnelle les valeurs et vertus morales prescrites au sein des enseignements islamiques. Le terme akhlāq renvoie, dans la tradition éthique et théologique musulmane, à l’ensemble des dispositions morales, des vertus caractérielles et des devoirs de conduite régissant l’existence humaine. Face au manque d’instruments standardisés opérationnalisant la moralité religieuse islamique au-delà de la simple religiosité rituelle ou dogmatique, les auteurs ont conduit une analyse doctrinale approfondie à partir des sources scripturaires fondamentales (le Coran et les recueils de Hadiths) afin d’isoler les dimensions cardinales de la conduite morale.

Initialement formulée sous forme d’un ensemble de 18 énoncés, la structure de l’échelle a été affinée par des procédures rigoureuses d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis d’analyse factorielle confirmatoire (AFC). La version définitive retient 14 items répartis sur quatre sous-échelles distinctes mais interconnectées : (1) l’Akhlāq envers Dieu (Allah), (2) l’Akhlāq envers soi-même, (3) l’Akhlāq envers autrui – sollicitude et bienveillance (caring), et (4) l’Akhlāq envers autrui – interactions sociales (interaction). Administrée sous format d’auto-évaluation auprès d’un échantillon d’adultes musulmans originaires de l’État du Jammu-et-Cachemire en Inde, l’échelle a démontré d’excellentes qualités de validité et de fidélité. Les indices d’ajustement structurel confirment l’adéquation du modèle tétradiadique (CFI = 0,935 ; TLI = 0,916 ; AGFI = 0,923 ; RMSEA = 0,049 ; RMR = 0,041). Les coefficients de fiabilité composite s’échelonnent de 0,56 à 0,72 selon les dimensions. Cet outil offre aux chercheurs en psychologie de la religion, en psychologie transculturelle et en éthique comportementale un cadre de mesure psychométriquement validé pour explorer l’intégration des principes moraux islamiques au quotidien.

2. Mots-clés

Échelle d’Akhlāq, moralité islamique, vertus éthiques, psychologie de la religion, psychométrie, spiritualité musulmane, comportement prosocial, éthique personnelle, croyances religieuses, dévotion religieuse, validation psychométrique, piété.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée par une équipe internationale de chercheurs rattachés à des départements de psychologie et de sciences humaines en Inde et en Malaisie :

  • Urfath Nabi : Département de psychologie, Université du Cachemire (University of Kashmir), Hazratbal, Srinagar, Jammu-et-Cachemire, Inde (Code postal : 190006). Identifiant ORCID : actif. Courriel institutionnel et de correspondance : [email protected].
  • Ishrat Fayaz : Département de psychologie, Université du Cachemire, Srinagar, Jammu-et-Cachemire, Inde.
  • Siti Soraya Lin Abdullah Kamal : École d’enseignement à distance (School of Distance Education), Universiti Sains Malaysia (USM), Penang, Malaisie.
  • Shawkat Ahmad Shah : Département de psychologie, Université du Cachemire, Hazratbal, Srinagar, Jammu-et-Cachemire, Inde.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’Akhlāq est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur le concept islamique d’éthique comportementale et caractérielle. En psychologie de la religion contemporaine, les échelles disponibles ont fréquemment été construites selon des postulats théologiques judéo-chrétiens ou selon des approches séculières universelles du développement moral (à l’instar des travaux fondateurs de Lawrence Kohlberg). Bien que des outils de mesure de l’orientation religieuse intrinsèque et extrinsèque (tels que ceux d’Allport et Ross) existent, ils négligent souvent les manifestations normatives précises prescrites par des théologies spécifiques comme l’Islam, où la foi (iman) est intrinsèquement unie à l’éthique de la praxis (amal) et au raffinement du caractère (akhlāq).

L’instrument a été conçu pour combler ce vide méthodologique en proposant un outil standardisé capable de capturer les directives morales guidant le croyant sur trois axes relationnels fondamentaux : la verticalité théocentrique (les obligations et égards dévotionnels envers Dieu), l’intériorité réflexive (les devoirs envers son propre corps, son esprit et son hygiène éthique), et l’horizontalité sociocomportementale (les interactions, l’entraide et la décence communicative envers autrui). Cette conceptualisation tripartite, issue de la théologie islamique classique, permet d’éviter l’écueil d’une mesure unidimensionnelle qui réduirait la morale religieuse à de simples interdits sociaux ou à des rituels mécaniques.

Sur le plan des applications pratiques et de la recherche empirique, l’Échelle d’Akhlāq s’avère particulièrement pertinente dans plusieurs domaines :

  • Psychologie clinique et santé mentale transculturelle : Elle permet aux cliniciens exerçant auprès de populations musulmanes d’évaluer dans quelle mesure l’adhésion aux valeurs éthiques spirituelles constitue un facteur de résilience, favorise le bien-être subjectif ou influence l’auto-régulation affective. L’intériorisation de l’akhlāq envers soi-même (soin du corps, quête de savoir) peut notamment servir de levier dans les thérapies d’acceptation et de modification du comportement axées sur les valeurs religieuses.
  • Psychologie sociale et des organisations : L’échelle offre un cadre robuste pour investiguer le lien entre moralité religieuse vécue et comportements de citoyenneté organisationnelle, éthique du travail islamique, altruisme, empathie et résolution des conflits interpersonnels.
  • Recherche interculturelle et sociologie de la foi : L’outil autorise des comparaisons intra- et intergroupes sur la transmission intergénérationnelle des vertus morales et sur la divergence potentielle entre religiosité prescriptive (pratiques obligatoires) et intégration éthique affective (compassion, douceur du langage, bienveillance).

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’Échelle d’Akhlāq est l’éthique islamique globale conçue comme un modèle d’action et d’attitude dispositionnelle. Dans la philosophie morale islamique classique, représentée notamment par des érudits tels qu’Al-Ghazali, l’akhlāq ne se réduit pas à une liste de règles juridiques externes (fiqh), mais représente un état intérieur de l’âme produisant des actions louables avec spontanéité et cohérence. Les auteurs ont structuré ce construit en quatre dimensions complémentaires empiriquement étayées :

1. Akhlāq envers Dieu (Allah)

Cette dimension verticale quantifie le dévouement, la piété contemplative et l’attachement affectif et rituel du croyant envers le divin. Elle transcende la simple conformité aux devoirs obligatoires minimaux pour explorer l’engagement dans des actes surérogatoires (prières facultatives telles que Dhuha ou Tahajjud), la lecture assidue des textes sacrés, le rappel constant de Dieu (Dhikr) et la prononciation régulière des formules de glorification (SubhanAllah, Alhamdulillah, Allahu Akbar). Ce domaine évalue la disposition psychologique d’un individu à maintenir une conscience active de la transcendance dans sa vie quotidienne (fondée textuellement sur les sourates coraniques 112:1-2, 2:43 et 24:58).

2. Akhlāq envers soi-même

Cette sous-échelle introspective mesure le sens de la responsabilité individuelle envers son propre développement spirituel, intellectuel et physique. Dans la tradition prophétique (attestée dans les recueils de Bukhari et Muslim), le corps et l’intellect sont perçus comme des dépôts sacrés (amanah) nécessitant protection et perfectionnement. Les items de cette dimension examinent la quête active du savoir pour s’améliorer soi-même, le maintien rigoureux d’une bonne hygiène corporelle et le respect des normes diététiques par la consommation exclusive d’aliments licites et exempts de doute (Halal). Ce facteur reflète l’auto-discipline et l’estime de soi guidées par des principes éthiques.

3. Akhlāq envers autrui – Sollicitude et bienveillance (Caring)

Cette composante interpersonnelle évalue l’orientation prosociale, l’empathie agissante et la compassion du sujet envers les membres de la société. Elle s’ancre dans les préceptes coraniques appelant à l’entraide mutuelle dans la vertu et la piété (Coran 5:2, 4:36, 20:44). Les indicateurs mesurent l’utilisation volontaire de ses capacités et compétences pour aider autrui, l’intercession par la prière pour le bien d’autres personnes, la démarche bienveillante de conseil envers des amis en situation d’erreur, et le choix délibéré d’un langage doux, courtois et respectueux dans les échanges verbaux.

4. Akhlāq envers autrui – Interactions sociales (Interactions)

Distincte de la sollicitude individuelle directe, cette dimension capture la participation active à la vie communautaire, la socialisation éthique et la promotion collective du bien-être moral. Fondée sur les directives scripturaires invitant à la transmission du bien et à l’édification morale commune (Coran 2:272, 3:104), elle englobe le partage généreux du savoir acquis avec ses pairs, l’incitation positive d’autrui aux bonnes œuvres et l’intérêt affectif porté à la fréquentation des assemblées spirituelles et des cours religieux dans les mosquées ou lieux collectifs.

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de l’Échelle d’Akhlāq s’articule à la convergence de la théorie de l’éthique de la vertu, des modèles psychologiques de la religiosité et de la tradition philosophique islamique classique. Contrairement aux approches déontologiques kantiennes (centrées exclusivement sur l’impératif catégorique du devoir) ou conséquentialistes (centrées sur l’utilité des résultats), l’éthique islamique est fondamentalement une éthique de la vertu orientée vers la sanctification du caractère et la purification du cœur (Tazkiyat an-Nafs).

Les théoriciens fondateurs de la morale islamique, en particulier Al-Ghazali (1058-1111) dans son œuvre monumentale Ihya’ Ulum al-Din (« Revivification des sciences de la foi ») et Miskawayh (932-1030) dans son traité Tahdhib al-Akhlaq (« Le raffinement des mœurs »), conçoivent l’akhlāq comme une disposition stable (malakah) ancrée dans l’âme, qui conduit la personne à poser des actes moraux de manière fluide, spontanée et sans délibération pénible. Cette perspective converge remarquablement avec les propositions contemporaines de la psychologie positive, notamment le modèle des forces de caractère et vertus développé par Christopher Peterson et Martin Seligman (modèle VIA – Values in Action).

L’Échelle d’Akhlāq intègre ce cadre en postulant que la vertu morale ne peut être amputée de son fondement spirituel transcendant. Alors que la psychologie séculière envisage souvent la moralité comme un produit purement social ou une adaptation évolutionniste régulant les interactions intragroupes, le cadre théorique de Nabi et ses collaborateurs postule une structure tripolaire indissociable :

  1. Le pôle vertical : La relation avec le Créateur constitue la source paradigmatique de la motivation morale, où la crainte révérencielle (Taqwa) et l’amour de Dieu régulent les conduites privées en l’absence de tout regard social.
  2. Le pôle individuel : La gestion intègre de soi-même, qui conditionne la capacité du sujet à agir moralement envers l’extérieur. Le développement moral exige l’intégrité corporelle, l’apprentissage continu et l’abstinence des gains ou consommations douteux.
  3. Le pôle horizontal : La traduction active des vertus intérieures en altruisme concret, compassion verbale, guidance constructive et participation solidaire à la collectivité humaine.

7. Validité

La validation psychométrique de l’Échelle d’Akhlāq a fait l’objet d’un examen empirique approfondi, rapporté par Nabi et ses collègues (2024, 2025), garantissant des standards élevés de validité de construit, validité convergente et validité discriminante.

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie par une recension rigoureuse des textes sacrés (Coran et corpus du Hadith), complétée par une évaluation qualitative menée auprès d’experts en études islamiques et en psychologie clinique. Ce processus a assuré la représentativité doctrinale des items avant toute administration statistique.

Validité convergente

La validité convergente a été confirmée au moyen de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les saturations factorielles standardisées de tous les indicateurs retenus dans le modèle final à quatre dimensions étaient statistiquement significatives (p < 0,001). Les indices d’ajustement global du modèle ont largement confirmé cette convergence empirique :

  • Indice d’ajustement comparatif (CFI) = 0,935 (dépassant le seuil recommandé de 0,90) ;
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,916 ;
  • Indice de qualité d’ajustement ajusté (AGFI) = 0,923 ;
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,049 (témoignant d’un ajustement exceptionnel, inférieur au seuil rigoureux de 0,05) ;
  • Résidu quadratique moyen (RMR) = 0,041.

Validité discriminante

La validité discriminante a été démontrée par l’analyse comparative de modèles rivaux. Le modèle à quatre facteurs corrélés a présenté une qualité d’ajustement significativement supérieure à celle de modèles concurrents alternatifs (tels que des modèles unifactoriels généraux ou des modèles bifactoriels). Cette divergence statistique atteste que, bien qu’étroitement associées au sein de la moralité islamique globale, les quatre dimensions (envers Dieu, envers soi, sollicitude envers autrui, interaction avec autrui) représentent des composantes empiriquement distinctes de l’éthique comportementale.

8. Fidélité

La cohérence interne de l’Échelle d’Akhlāq a été évaluée au moyen de l’estimation de la fiabilité composite (Composite Reliability – CR), méthode particulièrement recommandée dans les cadres d’analyse par équations structurelles car elle ne repose pas sur le postulat d’équivalence tau propre au coefficient alpha de Cronbach.

Les valeurs de fiabilité composite obtenues pour les quatre dimensions retenues sont réparties comme suit :

  • Akhlāq envers Dieu (Allah) : Les valeurs de cohérence interne reflètent une homogénéité satisfaisante pour les items capturant les pratiques rituelles facultatives et le rappel spirituel.
  • Akhlāq envers soi-même : Présente un coefficient adapté pour un construit concis de trois items évaluant des comportements diversifiés mais théoriquement coordonnés (hygiène, nutrition licite et auto-perfectionnement intellectuel).
  • Akhlāq envers autrui – sollicitude : Indique une stabilité et une cohérence robuste parmi les items évaluant le soutien verbal et l’aide pratique.
  • Akhlāq envers autrui – interactions : Présente une cohérence interne satisfaisante mesurant l’engagement prosocial collectif.

Globalement, les coefficients de fiabilité composite des sous-échelles s’échelonnent entre 0,56 et 0,72. Bien que certaines valeurs de fiabilité se situent dans une fourchette modérée (entre 0,56 et 0,60, explicable par la brièveté des sous-échelles comprenant 3 à 4 items chacune et la grande diversité comportementale des conduites couvertes), l’ensemble des items manifeste des saturations factorielles robustes et une erreur de mesure maîtrisée, attestant d’une fidélité suffisante pour les contextes de recherche fondamentale et appliquée.

9. Analyse factorielle

L’exploration et la confirmation de la structure factorielle de l’Échelle d’Akhlāq ont suivi un protocole méthodologique séquentiel rigoureux en deux phases :

Phase 1 : Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation orthogonale Varimax a été réalisée sur le pool initial d’items. Les critères de rétention appliqués incluaient la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) et un seuil minimal de saturation factorielle fixé à 0,40.

Initialement, le modèle théorique postulait une structure à trois facteurs correspondant aux trois grands axes relationnels (Dieu, soi, autrui). Cependant, la structure factorielle exploratoire a révélé une solution à cinq facteurs expliquant 56,3 % de la variance totale. Cette analyse a mis en évidence une distinction empirique spontanée au sein des conduites orientées vers autrui, séparant l’aide directe empathique des démarches de sociabilité religieuse et d’invitation au bien.

Phase 2 : Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

À partir du modèle de mesure initial comprenant 18 items, une analyse factorielle confirmatoire a été conduite pour tester l’adéquation aux données empiriques. Lors de cette étape :

  • Les deux items composant le cinquième facteur résiduel ont été éliminés en raison d’estimations factorielles insuffisantes et d’une contribution conceptuelle redondante.
  • Deux items supplémentaires issus des autres dimensions ont été exclus car leurs saturations étaient inférieures aux critères de rétention psychométrique rigoureux.
  • Le modèle final révisé comprend ainsi 14 items répartis avec clarté sur quatre dimensions.

L’évaluation de l’ajustement global a confirmé l’excellence de cette architecture tétradimensionnelle : la valeur du Chi-deux rapportée aux degrés de liberté est restée dans les limites optimales, complétée par des indicateurs concordants (RMSEA = 0,049 ; RMR = 0,041 ; CFI = 0,935 ; TLI = 0,916 ; AGFI = 0,923). Les résultats de l’AFC confirment sans ambiguïté que l’éthique musulmane envers autrui opère psychométriquement selon deux vecteurs différenciés mais coordonnés : la sollicitude protectrice (caring) et l’interaction constructive (interaction).

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’instrument : Échelle d’Akhlāq (Akhlāq Scale).
  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Type d’instrument : Inventaire psychologique / Échelle de mesure d’attitudes et comportements.
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique.
  • Nombre d’items : 14 énoncés au total dans la version définitive validée.
  • Structure des sous-échelles :
    • Akhlāq envers Allah : 4 items (items 1 à 4).
    • Akhlāq envers soi-même : 3 items (items 5 à 7).
    • Akhlāq envers autrui – sollicitude (caring) : 4 items (items 8 à 11).
    • Akhlāq envers autrui – interactions : 3 items (items 12 à 14).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert (fréquemment graduée en 5 points, allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord » ou de « Jamais » à « Toujours » selon les protocoles de passation).
  • Cotation et calcul des scores : Les scores peuvent être calculés par sous-échelle en sommant les points des items constitutifs ou en effectuant la moyenne arithmétique pour obtenir un score moyen par dimension (de 1 à 5). Un score global de moralité islamique peut être dérivé de la somme ou de la moyenne de l’ensemble des 14 énoncés. Des scores plus élevés traduisent une intériorisation et une application plus profondes des vertus éthiques islamiques.
  • Temps d’administration requis : Approximativement 5 à 10 minutes.
  • Population cible : Adultes musulmans (âgés de 18 ans et plus), hommes et femmes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement : 2024.
  • Année de publication officielle : 2025.
  • Statut du droit d’auteur : Propriété intellectuelle détenue par les auteurs (Nabi, Fayaz, Kamal, & Shah) et l’American Psychological Association (APA).
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’instrument a été publié au sein d’un périodique académique évalué par des pairs (Psychology of Religion and Spirituality). L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale ou d’enseignement est généralement autorisée, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps. Pour toute utilisation commerciale, adaptation linguistique formelle ou inclusion dans un protocole d’évaluation clinique standardisé payant, les chercheurs sont invités à solliciter l’autorisation formelle auprès du premier auteur (Urfath Nabi : [email protected]) ou via le centre de gestion des droits de l’APA.

12. Références

  • Nabi, U., Fayaz, I., Kamal, S. S. L. A., & Shah, S. A. (2025). Akhlāq Scale: Development and estimation of psychometric properties. Psychology of Religion and Spirituality, 17(1), 1–9. https://doi.org/10.1037/rel0000512
  • Al-Ghazali, A. H. (1993). Ihya’ ‘Ulum al-Din [Revivification des sciences de la foi] (Vols. 1-4). Dar al-Kutub al-‘Ilmiyyah.
  • Peterson, C., & Seligman, M. E. P. (2004). Character strengths and virtues: A handbook and classification. American Psychological Association; Oxford University Press.
  • Abu-Raiya, H., Pargament, K. I., Mahoney, A., & Stein, C. H. (2008). A path to open mindedness? Religious orientation, religious coping, and psychological well-being among Muslims in the United States. Mental Health, Religion & Culture, 11(8), 755–773. https://doi.org/10.1080/13674670802052737
  • Kline, R. B. (2016). Principles and practice of structural equation modeling (4th ed.). Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire

  1. I perform voluntary or optional practises such as Dhuha prayer/ Tahajjud prayer
  2. I read the Noble Quran every day
  3. I practice chanting « SubhanAllah, » « Alhamdulillah, » and « Allahu Akbar » every day in salah.
  4. I remember Allah every now and then
  5. I use the knowledge gained to improve myself.
  6. I take care of my personal hygiene.
  7. I eat food that has no doubt/Halal.
  8. I use my ability to help others
  9. I pray for the good of others
  10. I advise my friends who make mistakes
  11. I choose good and appropriate words when talking with others
  12. I share what I’ve learned with others
  13. I invite others to do good deeds
  14. I love to attend religious talks in mosques and other places
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 15). Échelle d’Akhlāq. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-akhlaq
Looti, Mohammed. “Échelle d’Akhlāq.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-akhlaq.
Looti, Mohammed. “Échelle d’Akhlāq.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-d-akhlaq.