1. Résumé / Abstract
L’Échelle des croyances soutenant la cyberviolence entre partenaires intimes (en anglais, Beliefs Supporting Cyber Intimate Partner Violence Scale [BCIPV] ; Gonzales & Mehari, 2023) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer les croyances normatives qui légitiment, tolèrent ou encouragent les comportements d’agression et de contrôle perpétrés via les technologies numériques au sein du couple. Développée dans le contexte de l’émergence rapide des interactions virtuelles chez les jeunes adultes et les adultes émergents, cette échelle répond à un besoin critique d’opérationnalisation des précurseurs cognitifs de la violence numérique conjugale. Le processus d’élaboration initial a reposé sur une approche méthodologique rigoureuse combinant des groupes de discussion (focus groups), une analyse thématique approfondie des mesures existantes et un examen par des experts du domaine. Ce travail a généré un réservoir initial de 29 items, par la suite soumis à des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires auprès d’un échantillon d’adultes émergents américains.
La structure factorielle finale validée comprend 9 items organisés selon un modèle unidimensionnel robuste. Les participants répondent selon une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). Les analyses psychométriques démontrent des propriétés remarquables. La consistance interne est exceptionnelle, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de .97. Au niveau de la validité de construit, les scores à la BCIPV présentent des corrélations modérées à fortes avec les attitudes soutenant les comportements de contrôle (r = .22, p < .001) et les comportements abusifs généraux (r = .50, p < .001). Fait remarquable, l’échelle ne présente aucune corrélation significative avec les attitudes favorables à la violence physique traditionnelle (r = .02, p = .978), démontrant une spécificité conceptuelle marquée. La validité concurrente est illustrée par des corrélations fortes avec la perpétration effective de cyberviolences directes (r = .55, p < .001) ainsi que de surveillance et contrôle en ligne (r = .52, p < .001). Enfin, une corrélation négative faible avec la désirabilité sociale (r = −.19, p < .01) soutient sa validité discriminante.
2. Mots-clés / Keywords
Cyberviolence conjugale, violence entre partenaires intimes, croyances normatives, cyberharcèlement, cybercontrôle, agression numérique, psychométrie, adultes émergents, cognition sociale, validation d’échelle, comportements antisociaux, relations de couple.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par les chercheurs suivants :
- Jose M. Gonzales : Chercheur et clinicien affilié à Cherokee Health Systems, États-Unis. Ses travaux portent sur la santé comportementale, les dynamiques relationnelles chez les jeunes adultes et l’impact des technologies de l’information sur les violences interpersonnelles. Identifiant ORCID non renseigné.
- Krista R. Mehari : Professeure adjointe et chercheuse au sein du Département de psychologie et de développement humain de l’Université Vanderbilt (Department of Psychology and Human Development, Vanderbilt University), 230 Appleton Place #552, Nashville, Tennessee 37203, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected]. Ses recherches se concentrent sur la prévention de la violence chez les adolescents et les jeunes adultes, les violences interpersonnelles et les interventions communautaires.
4. Objectif / Purpose
La prolifération des technologies de communication numériques (smartphones, réseaux sociaux, messageries instantanées, applications de géolocalisation) a profondément transformé l’écologie des relations amoureuses. Si ces outils facilitent la connectivité et l’intimité, ils constituent également des vecteurs puissants de surveillance, d’intrusion, de harcèlement et de coercition. La cyberviolence entre partenaires intimes (Cyber Intimate Partner Violence [CIPV]) est devenue une préoccupation majeure de santé publique, particulièrement chez les adultes émergents (18-29 ans), tranche d’âge où les interactions relationnelles sont presque indissociables des plateformes numériques.
L’objectif fondamental de l’Échelle des croyances soutenant la cyberviolence entre partenaires intimes (BCIPV) est d’évaluer sur le plan quantitatif les attitudes et croyances normatives individuelles qui légitiment ou justifient le recours à des comportements de cyberviolence envers un partenaire amoureux. Plus spécifiquement, elle vise à mesurer le degré auquel un individu perçoit ces comportements – qu’il s’agisse de la surveillance électronique, de l’intrusion dans la vie privée, de l’humiliation publique en ligne ou de l’intimidation par message – comme acceptables, normaux, appropriés ou mérités au sein du couple.
Sur le plan clinique et préventif, disposer d’une telle mesure est capital. Les modèles socio-cognitifs démontrent que les croyances normatives constituent le médiateur ou le prédicteur proximal le plus direct de l’adoption de comportements violents. Les individus qui estiment qu’il est légitime d’exiger les mots de passe de leur partenaire, de surveiller ses déplacements par GPS ou d’exprimer leur colère par des messages menaçants sont substantiellement plus susceptibles de perpétrer ces actes. La BCIPV permet donc :
- D’identifier précocement les profils cognitifs à risque au sein des populations scolaires, universitaires et communautaires avant que les passages à l’acte ne s’aggravent ;
- D’évaluer l’efficacité d’interventions psychoéducatives et de programmes de prévention primaire ciblant la déconstruction des normes relationnelles toxiques et la promotion de relations saines en ligne ;
- D’outiller les thérapeutes de couple et psychologues cliniciens lors de l’évaluation initiale des dynamiques dysfonctionnelles numériques, facilitant la prise de conscience et la restructuration cognitive ;
- De nourrir la recherche empirique sur les mécanismes étiologiques qui distinguent la violence en ligne de la violence physique ou psychologique en face-à-face.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par la BCIPV est l’adhésion cognitive aux normes justifiant la cyberviolence conjugale. Ce construit repose sur l’hypothèse que la violence numérique ne découle pas uniquement d’une perte d’inhibition passagère ou d’une mauvaise gestion émotionnelle, mais s’ancre dans un système structuré de croyances relatives aux prérogatives, au contrôle et aux limites acceptables au sein d’une relation amoureuse médiatisée par les technologies.
Bien que la structure factorielle finale de l’échelle soit unidimensionnelle, le construit intègre de façon homogène plusieurs facettes comportementales et cognitives interconnectées :
- La surveillance et l’intrusion numérique légitimées : Cette facette renvoie à la croyance selon laquelle un partenaire amoureux a le droit absolu, voire l’obligation, d’inspecter l’activité numérique de l’autre (lire les messages privés, vérifier les journaux d’appels, surveiller les listes d’amis ou d’abonnés sur les réseaux sociaux). Elle postule que le secret ou la simple vie privée au sein du couple équivaut à une trahison potentielle, justifiant ainsi l’espionnage technologique sans consentement.
- Le contrôle coercitif numérique : Cette dimension concerne l’acceptabilité de dicter les comportements en ligne du partenaire, notamment par l’exigence d’accès aux mots de passe, l’interdiction de communiquer avec certaines personnes sur les réseaux sociaux, ou l’exigence de réponses instantanées sous peine de représailles verbales.
- L’agression directe et l’intimidation électronique : Il s’agit des croyances tolérant ou justifiant l’envoi de messages d’insultes, d’humiliations, de menaces virtuelles ou la publication de contenus diffamatoires ou dégradants visant le partenaire lorsque des conflits émergent dans la relation.
Dans la perspective de la BCIPV, ces différentes manifestations ne constituent pas des entités indépendantes mais s’agrègent en une constellation cognitive unifiée : un schéma cognitif permissif qui banalise l’utilisation des outils numériques comme instruments de pouvoir et de domination amoureuse. Un individu obtenant un score élevé sur cette échelle manifeste une adhésion généralisée à ces normes, percevant les frontières de l’intimité numérique comme malléables et subordonnées aux impératifs de possession amoureuse.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la BCIPV s’inscrit au confluent de plusieurs théories majeures de la psychologie sociale et de la psychologie du développement :
1. Le modèle du traitement de l’information sociale (Huesmann, 1988, 1998)
Le cadre théorique central de la BCIPV est le modèle socio-cognitif de Rowell Huesmann relatif au développement et au maintien des conduites agressives. Selon ce modèle, les individus développent au cours de leur socialisation des scripts comportementaux et des croyances normatives (normative beliefs). Les croyances normatives agissent comme des filtres cognitifs cognitifs déterminant l’acceptabilité morale d’une réponse agressive face à une situation donnée. Lorsque survient une provocation, une ambiguïté ou un conflit relationnel (par exemple, un partenaire qui ne répond pas immédiatement à un SMS ou qui commente la photo d’un tiers), l’individu évalue les scénarios de réponse disponibles à l’aune de ses croyances normatives. Si le sujet croit fermement que « surveiller son partenaire est normal quand on l’aime » ou « insulter son partenaire en ligne est acceptable s’il nous a manqué de respect », le filtre inhibiteur est levé, facilitant le passage à l’acte agressif.
2. La théorie de l’apprentissage social et cognitif (Bandura, 1977, 1986)
La théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura apporte un éclairage indispensable sur la genèse de ces croyances. Les adultes émergents baignent dans une cyberculture où les médias, les pairs et les réseaux sociaux véhiculent fréquemment des représentations romantisées de la jalousie excessive et du contrôle numérique (présentés à tort comme des preuves d’attachement ou de passion). Par observation, renforcement vicariant et intériorisation des normes de groupe, les individus construisent un répertoire de justifications cognitives qui désamorcent l’auto-sanction morale (mécanisme de désengagement moral).
3. La spécificité des environnements virtuels : l’effet de désinhibition en ligne (Suler, 2004)
L’environnement numérique présente des propriétés intrinsèques (asynchronie, absence de rétroaction visuelle immédiate, distance physique apparente) qui altèrent la perception de la gravité des actes. Gonzales et Mehari soulignent que les normes régissant l’espace virtuel se sont développées sans les garde-fous sociaux traditionnels qui s’appliquent aux interactions physiques. Dès lors, des individus qui réprouvent formellement la violence physique peuvent néanmoins souscrire à des croyances tolérant une cyberviolence intense, considérant le monde digital comme un espace dénué de conséquences physiques réelles.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de la BCIPV rapportée par Gonzales et Mehari (2023) auprès d’un échantillon de 259 adultes émergents américains met en évidence d’excellentes qualités métrologiques, tant sur le plan de la structure interne que des relations avec des construits théoriquement associés :
Validité de construit et convergente
Conformément aux hypothèses théoriques des auteurs, les croyances soutenant la cyberviolence conjugale sont corrélées de manière significative et cohérente avec les mesures établies de tolérance à l’agression :
- Attitudes envers les comportements de contrôle : La BCIPV présente une corrélation modérée positive avec la sous-échelle d’attitudes favorables au contrôle relationnel (r(259) = .22, p < .001).
- Attitudes envers les comportements abusifs : Une association robuste a été constatée avec la sous-échelle mesurant l’acceptation globale des conduites abusives (r(259) = .50, p < .001), attestant que l’échelle capte adéquatement une dimension cognitive de justification de la violence relationnelle.
Spécificité et divergence avec la violence physique en face-à-face
Une découverte majeure apportée par les données de validité réside dans l’absence totale de corrélation entre les croyances soutenant la cyberviolence conjugale et les attitudes favorables à la violence physique traditionnelle (r(259) = .02, p = .978). Ce résultat empirique fondamental confirme l’hypothèse de spécificité du domaine : la tolérance envers la cyberviolence ne constitue pas un simple décalque de la tolérance envers les voies de fait physiques. Elle forme une entité cognitive autonome, justifiant pleinement l’existence d’un outil de mesure dédié distinct des échelles d’attitudes envers les violences conjugales classiques.
Validité concurrente (critérielle)
La validité concurrente de la BCIPV a été rigoureusement confirmée par son association avec les comportements réels de perpétration déclarés par les participants :
- Perpétration de cyberviolence directe : Forte corrélation positive avec les actes d’agression directe en ligne (r(259) = .55, p < .001).
- Cybercontrôle et surveillance : Forte corrélation positive avec les comportements effectifs de surveillance et de pistage numérique du partenaire (r(259) = .52, p < .001).
- Perpétrations en personne : Des corrélations modérées ont également été observées avec la perpétration en face-à-face de violence physique (r(259) = .47, p < .001) et de violence psychologique (r(259) = .43, p < .001). Bien que ces corrélations soient plus élevées qu’initialement anticipé, elles confirment que les croyances normatives envers la cyberviolence s’articulent étroitement avec un schéma agressif comportemental global chez l’adulte émergent.
Validité discriminante
Pour s’assurer que les réponses à l’échelle ne traduisaient pas simplement un biais de complaisance ou de conformisme social, les auteurs ont mesuré sa relation avec la désirabilité sociale. L’analyse révèle une corrélation négative de faible magnitude (r(259) = −.19, p < .01). Ce niveau de corrélation modeste atteste que l’échelle mesure bien le construit visé sans être indûment contaminée par le besoin d’approbation sociale des répondants.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle BCIPV a été évaluée à travers l’analyse de sa cohérence interne au sein de l’échantillon d’étalonnage et de validation. Les résultats obtenus démontrent un niveau de précision métrologique remarquable :
- Consistance interne globale : L’échelle finale de 9 items présente un coefficient alpha de Cronbach (α) de .97. Cette valeur extrêmement élevée indique une homogénéité exceptionnelle des items et une variance d’erreur de mesure particulièrement restreinte.
- Inter-corrélations des items : Lors de la phase de réduction des items, une grande majorité des items initiaux (26 sur 29) présentaient des corrélations minimales de r ≥ .60 avec au moins un autre item, ce qui a permis de sélectionner les indicateurs les plus représentatifs et cohérents sans générer de redondance inutile.
Bien que les données initiales publiées par Gonzales et Mehari (2023) se concentrent sur la consistance interne transversale, la très forte compacité de l’échelle offre une base psychométrique robuste pour de futures investigations de la stabilité temporelle par test-retest. La valeur de .97 garantit que l’instrument peut être employé avec une grande confiance tant dans des protocoles de recherche fondamentale que lors d’évaluations cliniques individuelles où la minimisation de l’erreur standard de mesure est primordiale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la BCIPV a fait l’objet d’un processus analytique rigoureux en plusieurs étapes, articulant une analyse factorielle exploratoire (AFE) suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Démarche exploratoire (AFE) et réduction des items
À partir du réservoir initial de 29 items générés par les groupes de discussion et l’analyse d’experts, une AFE a été conduite. Les critères d’évaluation comprenaient un seuil de saturation minimale fixé à .40, le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1), ainsi que l’examen des indices d’ajustement globaux (CFI, TLI, RMSEA). Les résultats ont révélé que tant la solution à 1 facteur que la solution à 2 facteurs présentaient un bon ajustement aux données empiriques.
Afin de trancher entre ces deux modèles, les auteurs ont examiné la matrice des saturations et le contenu notionnel des items. Conformément aux recommandations méthodologiques de la littérature psychométrique (ex. Piedmont & Hyland, 1993), le constat que 26 des 29 items présentaient une inter-corrélation d’au moins .60 indiquait une très grande homogénéité de contenu, plaidant en faveur de la parcimonie d’une solution unifactorielle. Les items redondants ont été retirés, conservant temporairement 26 items. Enfin, afin d’optimiser l’échelle pour la recherche sans compromettre la couverture notionnelle, les concepteurs ont retenu les 3 items présentant les saturations les plus élevées pour chacune des amorces de questions majeures, aboutissant à une version finale concise de 9 items.
Modélisation confirmatoire (AFC)
La structure unidimensionnelle à 9 items a été testée par AFC sur les données de l’échantillon d’adultes émergents (N = 259). Les indices d’adéquation confirment une excellente concordance globale avec les données :
- Khi-deux d’ajustement : χ² = 111.377, degrés de liberté (df) = 27, p < .001.
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) : .992 (dépassant largement le seuil standard de .95).
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : .989 (démontrant un ajustement exceptionnel).
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : L’indice RMSEA rapporté s’établit à .158. Bien que cette valeur soit plus élevée que le seuil usuel de .08 (phénomène fréquent dans des modèles unifactoriels comportant peu de degrés de liberté et des corrélations inter-items très denses), les indices incrémentaux CFI et TLI très proches de 1.00 corroborent la pertinence et la robustesse de la solution unifactorielle finale.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles de passation et de cotation de l’instrument s’établissent comme suit :
- Nom complet de l’instrument : Échelle des croyances soutenant la cyberviolence entre partenaires intimes (Beliefs Supporting Cyber Intimate Partner Violence Scale [BCIPV]) ;
- Type de test : Instrument psychométrique auto-rapporté d’évaluation des attitudes et croyances normatives ;
- Nombre d’items : 9 items ;
- Format d’administration : Questionnaire informatisé / électronique (auto-administration en ligne) ;
- Format de réponse (échelle de Likert en 5 points) :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
- 2 = Légèrement en désaccord (Mildly disagree)
- 3 = Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
- 4 = Légèrement d’accord (Mildly agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Population cible : Adultes et adultes émergents (18 ans et plus ; principalement 18-29 ans), hommes et femmes ;
- Langue d’origine : Anglais (États-Unis) ;
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes en raison du format concis en 9 items ;
- Méthode de cotation : Le score global s’obtient par le calcul de la moyenne ou de la somme arithmétique des 9 items. Aucun item n’est inversé. Un score élevé reflète un degré élevé d’adhésion et de légitimation des comportements de cyberviolence conjugale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2023 ;
- Frais d’utilisation (Tarif) : Aucun frais. L’utilisation de l’instrument dans le cadre de recherches universitaires, scientifiques et non commerciales est libre de droits d’auteur sous réserve d’une citation bibliographique adéquate ;
- Conditions d’accès et permissions : Les chercheurs souhaitant exploiter la version officielle complète ou adapter l’instrument sont invités à prendre contact avec l’auteure correspondante, la Dre Krista R. Mehari ([email protected]), ou à consulter l’article princeps publié dans la revue Partner Abuse ;
- Copyright et statut légal : L’instrument et son contenu relèvent des droits de reproduction et de propriété intellectuelle de Springer Publishing Company et des auteurs originaux.
12. Références / References
Les sources théoriques et psychométriques sous-tendant l’échelle comprennent notamment les publications suivantes :
- Bandura, A. (1977). Social learning theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Gonzales, J. M., & Mehari, K. R. (2023). Beliefs supporting cyber intimate partner violence: Scale development and preliminary psychometrics. Partner Abuse, 14(4), 422–445. https://doi.org/10.1891/PA-2022-0022
- Huesmann, L. R. (1988). An information processing model for the development of aggressive behavior. Aggressive Behavior, 14(1), 13–24. https://doi.org/10.1016/B978-012278805-5/50005-5
- Piedmont, R. L., & Hyland, M. E. (1993). Hermeneutics, science, and the assessment of persons: Introduction to the special issue. Journal of Personality Assessment, 60(2), 217–220. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6002_1
- Suler, J. (2004). The online disinhibition effect. CyberPsychology & Behavior, 7(3), 321–326. https://doi.org/10.1089/1094931041291295
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de l’Échelle des croyances soutenant la cyberviolence entre partenaires intimes (BCIPV) sont soumis au droit d’auteur et sont publiés dans le tableau 3 (pages 432-433) de la publication source princeps. Par respect de la propriété intellectuelle de l’éditeur et des auteurs, l’énoncé verbatim intégral officiel n’est pas reproduit dans le domaine public ouvert.
Les 9 énoncés de l’instrument sont évalués à l’aide de l’échelle d’évaluation officielle ci-dessous, administrée sous format numérique :
Response Format & Scale Instructions:
Participants respond on a 5-point scale:
1 = Strongly disagree
2 = Mildly disagree
3 = Neither agree nor disagree
4 = Mildly agree
5 = Strongly agree
Operational Architecture of the Measure (9 Items across 3 Content Stems):
The scale presents respondents with 9 evaluative items derived from the three highest loading items of each question stem identified during exploratory and confirmatory factor analysis (representing beliefs regarding the acceptability and justification of online interpersonal aggression):
Item Stem Dimensions Covered in the Inventory:
- Acceptability of Cyber Monitoring and Surveillance: Items assessing whether inspecting a partner’s social media accounts, text conversations, call history, or electronic devices without explicit permission is considered justifiable or indicative of normal relationship vigilance.
[Response scale: 1 = Strongly disagree to 5 = Strongly agree]
- Legitimacy of Cyber Coercion and Demands for Access: Items examining beliefs concerning a partner’s right to demand passwords, dictate digital friendships, enforce location-sharing, or compel immediate electronic responses to communication attempts.
[Response scale: 1 = Strongly disagree to 5 = Strongly agree]
- Justification of Direct Online Aggression and Hostility: Items evaluating the normative acceptability of sending threatening, insulting, or demeaningly hostile messages or sharing embarrassing/private content online when provoked, jealous, or in conflict.
[Response scale: 1 = Strongly disagree to 5 = Strongly agree]
Note : Les chercheurs et praticiens doivent se référer à la publication princeps ou contacter l’auteure correspondante pour obtenir l’énoncé textuel exact des 9 items autorisés à des fins d’administration expérimentale ou diagnostique.