1. Résumé / Abstract
L’Échelle de communication sexuelle protectrice de la santé (connue dans la littérature scientifique anglophone sous l’appellation Health Protective Sexual Communication Scale ou HPSC) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la fréquence à laquelle les individus abordent des sujets cruciaux de protection sanitaire lors d’interactions intimes avec un nouveau partenaire sexuel. Développée sous la direction de Joseph A. Catania et ses collègues de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), cette échelle opérationnalise spécifiquement les comportements verbaux préventifs distincts des communications orientées vers la recherche ou l’optimisation du plaisir érotique. L’instrument existe sous deux formes principales : une version originale brève unidimensionnelle en 3 items et une version développée et élargie en 10 items.
Les items de la HPSC évaluent les discussions portant sur les antécédents sexuels, le dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des infections sexuellement transmissibles (IST), l’usage systématique du préservatif, les pratiques à risque (telles que la consommation de drogues par injection intraveineuse) et la contraception. Les réponses sont recueillies sur une échelle de fréquence de type Likert en 4 points (allant de 1 = « Jamais » à 4 = « Toujours »), complétée par des codes techniques de non-réponse.
Sur le plan métrologique, l’échelle présente d’excellentes qualités psychométriques établies au sein de vastes cohortes représentatives (notamment l’étude National AIDS Behavior Survey [NABS] et l’étude AIDS in Multi-Ethnic Neighborhoods [AMEN]). La consistance interne est robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,88 au sein des échantillons nationaux et urbains diversifiés, bien qu’elle puisse varier selon les sous-groupes sociodémographiques. L’analyse factorielle exploratoire soutient une structure essentiellement unidimensionnelle, où un facteur dominant (valeur propre de 4,3 expliquant 37 % de la variance) capture la propension globale à engager une négociation préventive. La validité de construit, convergente et prédictive est démontrée par des associations significatives avec l’auto-efficacité, l’assertivité sexuelle, l’utilisation effective du préservatif et la réduction des comportements à risque d’exposition au VIH.
2. Mots-clés / Keywords
Communication sexuelle, négociation préventive, préservatif, VIH/SIDA, infections sexuellement transmissibles, modèle de réduction des risques du SIDA (ARRM), assertivité sexuelle, psychométrie, fidélité du test, validité prédictive, comportements sexuels à risque, santé publique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par le professeur Joseph A. Catania, chercheur émérite en psychologie de la santé et en épidémiologie comportementale, initialement affilié au Center for AIDS Prevention Studies (CAPS) de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), puis professeur au College of Public Health and Human Sciences de l’Oregon State University.
Le développement et la validation de l’instrument ont été réalisés en étroite collaboration avec d’éminents spécialistes des déterminants psychosociaux de la santé sexuelle, notamment :
- Thomas J. Coates, Ph.D. — CAPS, University of California, San Francisco / David Geffen School of Medicine at UCLA.
- Susan M. Kegeles, Ph.D. — Center for AIDS Prevention Studies (CAPS), University of California, San Francisco.
- M. Margaret Dolcini, Ph.D. — Oregon State University, Corvallis, Oregon.
- John L. Peterson, Ph.D. — Department of Psychology, Georgia State University.
Correspondance institutionnelle :
Joseph A. Catania, Ph.D.
College of Health and Human Sciences, Oregon State University
320B Waldo Hall, Corvallis, OR 97331, États-Unis.
Courriel institutionnel : [email protected]
4. Objectif / Purpose
Fondements et utilité scientifique
L’objectif fondamental de la Health Protective Sexual Communication Scale (HPSC) est de mesurer quantitativement et objectivement les interactions communicatives interpersonnelles orientées vers la protection de la santé lors des rencontres sexuelles initiales. Dans le contexte de l’épidémie mondiale de VIH et de la recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST), la recherche en psychologie de la santé a mis en lumière un écart empirique critique entre les connaissances déclaratives d’un individu relatives aux modes de transmission des pathogènes et sa capacité comportementale réelle à négocier des pratiques sexuelles protégées (safer sex) face à un nouveau partenaire.
La HPSC a été développée afin d’isoler spécifiquement la communication dite « protectrice de la santé » de la communication érotique générale. Alors que la communication érotique vise l’exploration des désirs, des fantasmes ou l’optimisation de la satisfaction sensorielle, la communication protectrice implique l’introduction délibérée de normes sanitaires, la divulgation ou l’investigation des antécédents sérologiques, la vérification des pratiques à risque passées (telles que le multipartenariat ou l’utilisation de drogues intraveineuses) et l’exigence formelle du port du préservatif comme condition préalable à tout rapport pénétrant.
Applications en recherche et en pratique clinique
L’échelle répond à des besoins multiples dans les sciences comportementales, épidémiologiques et cliniques :
- Recherche épidémiologique et observationnelle : La HPSC permet de modéliser les trajectoires de risque au sein de cohortes populationnelles hétérogènes. Elle sert de variable médiatrice ou modératrice centrale entre les représentations cognitives (sentiment de vulnérabilité, attitudes) et l’adoption effective des comportements prophylactiques.
- Évaluation d’interventions préventives : Dans le cadre d’essais contrôlés randomisés évaluant des programmes d’éducation sexuelle ou de renforcement des compétences relationnelles (social skills training), l’échelle fournit un critère de jugement intermédiaire sensible au changement pédagogique et thérapeutique.
- Consultation clinique et santé sexuelle : Utilisée lors de bilans de dépistage ou dans les centres de planification familiale, la HPSC permet d’identifier rapidement les déficits d’assertivité verbale chez les patients, facilitant la mise en place de jeux de rôle ou d’interventions ciblées sur la négociation du consentement et de la protection.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la HPSC est défini comme l’ensemble des comportements communicatifs directs, explicites et assertifs qu’un individu manifeste à l’égard d’un nouveau partenaire sexuel potentiel dans le but d’évaluer, de mitiger ou d’éliminer le risque d’infection par le VIH, d’autres IST ou d’une grossesse non planifiée. Ce construit repose sur l’hypothèse psychologique que l’adoption d’un comportement préventif dyadique ne relève pas uniquement d’une décision intrapersonnelle isolée, mais constitue un processus d’interaction sociale hautement complexe et anxiogène.
Facettes opérationnelles du construit
Bien que l’instrument soit principalement utilisé comme une mesure globale unidimensionnelle en raison de sa forte cohérence interne, son contenu couvre plusieurs facettes comportementales interconnectées :
- L’assertivité liée au préservatif (items 1 et 4) : Cette dimension capture non seulement le fait de s’enquérir de l’attitude du partenaire envers le préservatif, mais également la capacité à poser une condition impérative et non négociable (« refuser d’avoir des relations sexuelles sans préservatif »). Cela reflète une posture d’affirmation de soi face à d’éventuelles résistances dyadiques.
- L’investigation et la divulgation des antécédents sexuels (items 2 et 3) : Cette composante implique une communication bidirectionnelle. Elle requiert le courage social d’interroger le nouveau partenaire sur son historique sexuel (nombre de partenaires passés) tout en assumant la réciprocité de cette transparence en partageant son propre vécu.
- La négociation du dépistage diagnostique (item 5) : Cette facette évalue la compétence à formuler une demande de dépistage mutuel préalable du VIH, ce qui nécessite de surmonter la stigmatisation sociale et la peur d’offenser l’autre en suggérant une possible contamination.
- La temporisation relationnelle (item 6) : Il s’agit de la capacité d’exprimer explicitement le souhait de différer le passage à l’acte sexuel jusqu’à ce qu’un niveau de familiarité et de confiance mutuelle suffisant soit établi, constituant ainsi une stratégie comportementale de réduction des risques.
- L’évaluation des comorbidités et pratiques stigmatisées (items 7, 8 et 9) : Ces items ciblent les discussions autour des antécédents d’infections transmissibles (herpès, gonorrhée, syphilis), de l’usage de drogues injectables (héroïne, cocaïne, amphétamines) et des expériences homosexuelles. Aborder ces éléments exige une communication directe sur des comportements fortement tabous.
- La négociation contraceptive (item 10) : Pour les populations hétérosexuelles, cette dimension concerne la clarification explicite des méthodes de régulation des naissances avant la survenue du premier rapport coïtal.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La Health Protective Sexual Communication Scale s’enracine directement dans le Modèle de réduction des risques du SIDA (AIDS Risk Reduction Model ou ARRM), formalisé par Catania, Kegeles et Coates (1990). L’ARRM est un modèle intégratif à étapes qui conceptualise le changement de comportement sexuel face à la menace épidémique en fusionnant les postulats de la théorie de l’action raisonnée, du modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model) et de la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura.
Selon le modèle ARRM, la transition vers des pratiques sexuelles protégées s’articule autour de trois stades séquentiels majeurs :
- Stade 1 : La reconnaissance et l’étiquetage (Recognition and Labeling). L’individu doit d’abord identifier ses propres comportements comme comportant un risque d’infection et reconnaître sa susceptibilité personnelle face au VIH/IST.
- Stade 2 : La prise d’engagement (Commitment). L’individu prend la décision formelle de modifier ses comportements à risque et de s’engager vers des pratiques sécuritaires en évaluant la balance bénéfices-coûts.
- Stade 3 : L’action et la mise en œuvre (Enactment). Ce stade opérationnel ultime se décompose en trois composantes psychologiques : la recherche d’aide informative, l’acquisition de compétences techniques et, au premier plan, les compétences en communication et négociation sociale.
La HPSC a été conçue pour constituer l’instrument de mesure canonique de cette composante communicationnelle du Stade 3 de l’ARRM. Dans ce cadre, la communication protectrice n’est pas perçue comme un simple trait de personnalité statique, mais comme une compétence psychosociale d’action requérant une forte auto-efficacité (self-efficacy). Aborder ces thèmes auprès d’un nouveau partenaire sexuel confronte l’individu à des barrières psychosociales massives : anxiété de rupture de l’érotisme, peur du rejet affectif, anticipation de soupçons d’infidélité ou d’immoralité, et culpabilité sexuelle intériorisée.
7. Validité / Validity
La validité de la HPSC a été examinée et confirmée dans le cadre de grands programmes de recherche épidémiologique, notamment les études AIDS in Multi-Ethnic Neighborhoods (AMEN) et National AIDS Behavior Survey (NABS).
Validité de construit et convergente
Des analyses de régression multiple contrôlant les variables sociodémographiques ont mis en évidence que les scores élevés à l’échelle HPSC étendue sont significativement et positivement associés à :
- Des compétences relationnelles et techniques supérieures relatives à l’usage du préservatif (sentiment d’auto-efficacité) ;
- Une assertivité sexuelle générale plus élevée ;
- Des antécédents d’utilisation du préservatif et un engagement ferme à l’utiliser à l’avenir ;
- L’accomplissement antérieur d’une démarche volontaire de dépistage sérologique du VIH ;
- Une tranche d’âge plus jeune (18–29 ans), caractérisée par une exposition accrue aux campagnes modernes d’éducation sexuelle préventive.
Validité discriminante
La validité discriminante a été étayée par des corrélations négatives attendues : les participants obtenant des scores élevés à la HPSC manifestent une probabilité significativement plus faible de consommer de l’alcool immédiatement avant les rapports sexuels — l’alcoolisation aiguë étant un désinhibiteur connu pour altérer la vigilance préventive. De plus, ces individus rapportent un sentiment de vulnérabilité subjective perçue aux IST moins élevé, ce qui s’explique logiquement par l’adoption effective de barrières de protection issues de leur communication active.
Validité prédictive et relation non-linéaire avec l’usage du préservatif
Un apport méthodologique majeur apporté par Catania et al. réside dans la démonstration que la relation entre la communication protectrice et l’utilisation effective du préservatif n’est pas strictement linéaire continue. En effet, l’analyse menée au sein de la cohorte AMEN a révélé que la corrélation positive avec l’usage effectif du préservatif se concentre presque exclusivement chez les participants se situant dans le tiers supérieur des scores de l’échelle. Les individus qui ne communiquent que sporadiquement ou modérément n’affichent pas un taux d’utilisation de préservatif significativement plus élevé que ceux qui ne communiquent jamais. En conséquence, les auteurs ont validé une approche de cotation dichotomique opposant le tiers supérieur (communicateurs consistants) aux deux tiers inférieurs (communicateurs faibles ou inconstants).
Par ailleurs, dans l’étude longitudinale AMEN (Dolcini et al., 1995), une faible communication protectrice s’est révélée prédictive de l’engagement dans des relations avec multipartenariat chez les individus ayant un partenaire principal mais s’engageant avec un nouveau partenaire (rapport de cotes [Odds Ratio] = 1,3 par unité de diminution du score HPSC ; IC à 95 % [1,05 ; 1,50]).
Interactions selon le genre et l’appartenance ethnique
Des analyses différentielles ont révélé des interactions socioculturelles significatives :
- Une relation inverse a été constatée entre le sentiment de culpabilité sexuelle et le score HPSC chez les femmes hispaniques (la culpabilité inhibant la communication). En revanche, chez les hommes hispaniques, un niveau plus élevé de culpabilité sexuelle était associé à un score plus élevé à l’échelle.
- Les femmes obtiennent en moyenne des scores substantiellement plus élevés que les hommes (près de trois fois plus susceptibles de se situer dans la catégorie des forts communicateurs), traduisant une asymétrie de genre dans la responsabilité perçue de la gestion de la santé reproductive et préventive.
- Les participants afro-américains ont démontré une propension légèrement supérieure à engager une communication protectrice comparativement aux participants hispaniques.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été documentée au sein de multiples échantillons démographiques, englobant des populations adolescentes cliniques ainsi que des échantillons probabilistes urbains et nationaux.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les indices de cohérence interne varient selon la forme de l’échelle (brève ou étendue) et la composition sociologique des groupes interrogés :
- Version brève originale (3 items) :
- Auprès d’un échantillon de 114 adolescentes hétérosexuelles suivies en clinique de planification familiale en Californie (âgées de 12 à 18 ans), l’alpha de Cronbach s’élevait à 0,67, un niveau jugé satisfaisant pour une échelle d’évaluation comportementale ultra-courte de 3 items.
- Dans la cohorte AMEN (Vague 2, n = 320 hétérosexuels non mariés présentant un marqueur de risque sexuel), l’alpha a atteint une valeur excellente de 0,84.
- En revanche, chez un sous-groupe spécifique de répondants rapportant deux partenaires sexuels ou plus au cours de l’année précédente au sein de l’étude AMEN, la consistance interne de la version à 3 items s’est révélée plus modeste (alpha = 0,50 ; Dolcini et al., 1995).
- Version étendue (10 items) dans l’enquête nationale NABS (Vague 2) :
- Échantillon national représentatif (n = 155) : alpha = 0,88 (Moyenne = 23,82 ; Écart-type = 8,21 ; Médiane = 24,0).
- Échantillon des 23 villes à haute prévalence de SIDA (n = 810) : alpha = 0,84 (Moyenne = 22,93 ; Écart-type = 7,32 ; Médiane = 22,0).
- Cohorte globale AMEN (n = 320) : alpha = 0,84 (Moyenne = 22,82 ; Écart-type = 7,81 ; Médiane = 22,0).
Variations de la consistance selon les sous-groupes (Enquête NABS et AMEN)
| Sous-groupe | Échantillon NABS National (Alpha) | Échantillon NABS Villes à Risque (Alpha) | Cohorte AMEN (Alpha) |
|---|---|---|---|
| Hommes | 0,90 | 0,64 | 0,84 |
| Femmes | 0,84 | 0,82 | 0,83 |
| Blancs | 0,88 | 0,83 | 0,86 |
| Noirs / Afro-Américains | 0,87 | 0,83 | 0,83 |
| Hispaniques | 0,60 | 0,87 | 0,84 |
| Éducation < 12 ans | 0,76 | 0,55 | 0,83 |
Ces données démontrent que si la fidélité globale est hautement satisfaisante, une attention particulière doit être portée lors de l’administration à certains sous-groupes (notamment les populations urbaines à faible niveau d’instruction), où la variance d’échantillonnage et des facteurs culturels peuvent impacter la stabilité interne des réponses.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture interne de la version élargie à 10 items a été évaluée au moyen d’analyses factorielles exploratoires réalisées sur les données de la seconde vague de l’enquête nationale NABS auprès de répondants hétérosexuels sexuellement actifs âgés de 18 à 49 ans.
Extraction factorielle et critères d’arrêt
L’analyse factorielle a mis en évidence un premier facteur massif dominant caractérisé par une valeur propre (eigenvalue) très élevée de 4,30, expliquant à elle seule 37 % de la variance totale des items. Un second facteur potentiel s’est manifesté avec une valeur propre proche de l’unité (1,15), n’expliquant quant à lui que 6 % de la variance supplémentaire.
L’examen minutieux de la composition du second facteur a indiqué qu’il regroupait préférentiellement les items formulant des exigences strictes et ciblées sur l’emploi du préservatif. Toutefois, compte tenu du très faible gain de variance expliquée attribuable à ce deuxième axe (6 % contre 37 %) et du principe de parcimonie psychométrique, les auteurs ont formellement retenu une structure factorielle unidimensionnelle unifiée. Ce facteur général reflète la propension globale et cohérente de l’individu à verbaliser des impératifs sanitaires protecteurs lors de la transition vers l’intimité sexuelle avec un nouveau partenaire.
Considérations méthodologiques
Les concepteurs ont toutefois recommandé que des recherches ultérieures développent et enrichissent la batterie d’items spécifiques à la négociation des préservatifs afin de déterminer si, dans des contextes cliniques particuliers, une modélisation bidimensionnelle (associant un facteur général d’investigation des risques et un facteur spécifique de refus assertif de pénétration non protégée) présenterait un ajustement statistique supérieur via l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Health Protective Sexual Communication Scale (HPSC) — Échelle de communication sexuelle protectrice de la santé.
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique ou administré par un enquêteur/clinicien lors d’un entretien direct.
- Versions disponibles :
- Version brève originale : 3 items (items 1, 2 et 4 de la version étendue).
- Version développée et étendue : 10 items.
- Langues disponibles : Anglais (version princeps) et Espagnol.
- Durée moyenne de passation : Environ 1 à 2 minutes.
- Format des réponses : Échelle ordinale de fréquence de type Likert en 4 points :
- 1 = Never (Jamais)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Almost always (Presque toujours)
- 4 = Always (Toujours)
- Codes spéciaux de recueil : 6 = Don’t know (Ne sait pas) ; 7 = Declined to answer (Refus de répondre). Ces codes sont exclus du calcul des scores d’échelle ou traités comme valeurs manquantes.
- Règles de restriction de passation :
- Les items 9 et 10 doivent impérativement être exclus du questionnaire lorsqu’il est administré à des personnes homosexuelles (hommes gays et femmes lesbiennes), l’item 9 abordant la survenue d’expériences homosexuelles comme facteur de risque hétérosexuel, et l’item 10 ciblant la contraception biologique/reproductive.
- Modalités de cotation et calcul du score :
- Version brève (3 items) : Dans son protocole originel, les items étaient cotés selon un format inversé puis sommés pour produire un score global reflétant la communication protectrice.
- Version étendue (10 items) : Le score total s’obtient par la simple sommation arithmétique directe des scores des items (items 1 à 10 pour les populations hétérosexuelles ; items 1 à 8 pour les populations homosexuelles, avec ajustement proportionnel ou utilisation du score moyen par item).
- Seuil clinique empirique : Utilisation recommandée de la dichotomisation basée sur les terciles : les individus appartenant au tiers supérieur (score élevé) sont classés comme « communicateurs protecteurs consistants » (associés à l’utilisation systématique du préservatif), tandis que les individus des deux tiers inférieurs sont classés comme communicateurs inconstants ou non-protecteurs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1990 (version brève initiale dans le cadre de l’ARRM) ; 1992–1995 (version étendue 10 items dans les cohortes NABS et AMEN).
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : La HPSC est un instrument psychométrique du domaine de la recherche académique en santé publique. Développée grâce à des financements institutionnels de recherche publique (notamment les National Institutes of Health – NIH), l’échelle est mise à la disposition des chercheurs, cliniciens et universitaires à des fins non commerciales.
- Coût et licence : L’accès est gratuit (open academic access). L’utilisation de l’instrument ne requiert pas l’acquisition d’une licence payante auprès d’un éditeur de tests commercial.
- Modalités d’autorisation : Les données de cohorte non publiées et les autorisations formelles d’adaptation ou d’intégration dans des protocoles d’intervention peuvent être sollicitées directement auprès de l’auteur principal : [email protected]. L’utilisation de l’instrument implique l’obligation d’en citer rigoureusement les publications princeps de référence.
12. Références / References
- Catania, J. A. (1995). NABS Survey Data [Données brutes non publiées]. Center for AIDS Prevention Studies, University of California, San Francisco.
- Catania, J. A., Coates, T. J., Golden, E., Dolcini, M. M., Peterson, J. L., Kegeles, S. M., Siegel, D., & Fullilove, M. T. (1994). Correlates of condom use among Black, Hispanic, and White heterosexuals in San Francisco: The AMEN Longitudinal Survey. AIDS Education and Prevention, 6(1), 12–26. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8161504/
- Catania, J. A., Coates, T. J., & Kegeles, S. M. (1994). A test of the AIDS risk reduction model: Psychosocial correlates of condom use in the AMEN cohort survey. Health Psychology, 13(6), 548–555. https://doi.org/10.1037/0278-6133.13.6.548
- Catania, J. A., Coates, T. J., Kegeles, S. M., Thompson-Fullilove, M., Peterson, J. L., Marin, B. V., & Hulley, S. B. (1992). Condom use in multi-ethnic neighborhoods of San Francisco: The population-based AMEN (AIDS in Multi-Ethnic Neighborhoods) Study. American Journal of Public Health, 82(2), 284–287. https://doi.org/10.2105/ajph.82.2.284
- Catania, J. A., Coates, T. J., Stall, R., Turner, H., Peterson, J. L., Hearst, N., Dolcini, M. M., Hudes, E., Gagnon, J., & Wiley, J. (1992). Prevalence of AIDS-related risk factors and condom use in the United States. Science, 258(5085), 1101–1106. https://doi.org/10.1126/science.1439818
- Catania, J. A., Kegeles, S. M., & Coates, T. J. (1990). Towards an understanding of risk behavior: An AIDS risk reduction model (ARRM). Health Education Quarterly, 17(1), 53–72. https://doi.org/10.1177/109019819001700107
- Dolcini, M. M., Coates, T. J., Catania, J. A., Kegeles, S. M., & Hauck, W. W. (1995). Multiple sexual partners and their psychosocial correlates: The population-based AIDS in Multi-Ethnic Neighborhoods (AMEN) Study. Health Psychology, 14(1), 1–10. https://doi.org/10.1037/0278-6133.14.1.1
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: Now I am going to read a list of things that people talk about before they have sex with each other for the first time. How often in the past 12 mos. have you . . . (read each). Would you say always, almost always, sometimes, or never?
Response Scale:
1 = Never
2 = Sometimes
3 = Almost always
4 = Always
6 = Don’t know
7 = Declined to answer
- Asked a new sex partner how (he/she) felt about using condoms before you had intercourse.
- Asked a new sex partner about the number of past sex partners (he/she) had.
- Told a new sex partner about the number of sex partners you have had.
- Told a new sex partner that you won’t have sex unless a condom is used.
- Discussed with a new sex partner the need for both of you to get tested for the AIDS virus before having sex.
- Talked with a new sex partner about not having sex until you have known each other longer.
- Asked a new sex partner if (he/she) has ever had some type of VD, like herpes, clap, syphilis, gonorrhea.
- Asked a new sex partner if (he/she) ever shot drugs like heroin, cocaine, or speed.
- Talked about whether you or a new sex partner ever had homosexual experiences.
- Talked to a new sex partner about birth control before having sex for the first time.
Note. Items 1, 2, and 4 were used in the original short version. Items 9 and 10 are excluded for gay men and lesbians.