1. Résumé / Abstract
La Brief Expertise Scale for Sports Coaching (BESSC ; Kennedy, Dux, & Mallett, 2023), désignée en français sous le nom d’Échelle brève d’expertise en entraînement sportif, constitue un instrument d’évaluation psychométrique auto-rapporté conçu pour quantifier avec précision le niveau d’expertise des entraîneurs sportifs. Au sein de la littérature scientifique contemporaine, l’expertise en entraînement est opérationnalisée comme la capacité soutenue et durable à maintenir une efficacité élevée au sein d’un contexte spécifique de pratique sportive (Lyle & Cushion, 2017). Face à l’absence d’outils standardisés, parcimonieux et rigoureusement validés sur le plan factoriel pour appréhender cette dimension complexe, la BESSC comble un vide méthodologique fondamental tant pour les chercheurs en sciences du sport que pour les fédérations et structures de formation professionnelle.
Le processus de développement de l’échelle a débuté par l’élaboration d’un ensemble initial d’items fondé sur une modélisation théorique multidimensionnelle de l’expertise, complétée par les contributions qualitatives de chercheurs chevronnés et de praticiens du domaine. À l’issue d’ateliers de clarification sémantique, d’études pilotes et d’analyses de validité de contenu, la structure de l’échelle a été administrée auprès d’un échantillon international d’entraîneurs sportifs opérant en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. L’instrument final comprend 12 items cotés sur une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « extrêmement faible » à 7 = « extrêmement élevé »).
Sur le plan structural, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont mis en évidence la supériorité d’une modélisation bifactorielle spécifique (modèle bifactoriel S1-1). Ce modèle intègre un facteur général d’expertise en entraînement et trois facteurs spécifiques distincts mais complémentaires : (1) l’Expérience et l’engagement, (2) les Connaissances, et (3) les Compétences et attributs. Les propriétés métrologiques démontrent une excellente cohérence interne, attestée par un coefficient oméga de McDonald global de ω = 0,93 pour le facteur général, et des coefficients allant de ωs = 0,77 à ωs = 0,88 pour les facteurs spécifiques. Les indices d’ajustement structurel confirment une adéquation remarquable aux données empiriques (χ²(40) = 52,612, p = 0,087 ; CFI = 0,989 ; TLI = 0,981 ; RMSEA = 0,043), faisant de la BESSC un étalon psychométrique robuste et pragmatique pour la recherche fondamentale et appliquée.
2. Mots-clés / Keywords
Expertise en entraînement sportif, psychométrie sportive, évaluation des compétences, expérience et engagement, connaissances professionnelles, attributs de l’entraîneur, modèle bifactoriel, validité factorielle, fidélité oméga, performance en coaching, psychologie du sport, mesure auto-rapportée.
3. Auteurs / Authors
La conception et la validation psychométrique de la BESSC sont l’œuvre d’une équipe de chercheurs affiliés à l’Université du Queensland (Australie) :
- Andrew Kennedy : School of Human Movement and Nutrition Sciences, University of Queensland, St Lucia, Australie. Identifiant ORCID : 0000-0002-8011-044X. Adresse de correspondance électronique : [email protected].
- Paul E. Dux : Professeur de psychologie cognitive et neurosciences, School of Psychology, University of Queensland, St Lucia, Australie.
- Clifford J. Mallett : Professeur en pédagogie et coaching sportif, School of Human Movement and Nutrition Sciences, University of Queensland, St Lucia, Australie.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Brief Expertise Scale for Sports Coaching (BESSC) est de fournir une mesure psychométrique standardisée, brève et théoriquement robuste du niveau d’expertise globale et dimensionnelle des entraîneurs sportifs. Historiquement, l’expertise dans le champ du sport a souvent été assimilée de façon réductionniste à des indicateurs indirects ou statiques, tels que le nombre d’années d’expérience professionnelle, les diplômes obtenus ou les victoires compétitives engrangées par les athlètes encadrés. Or, les sciences du sport contemporaines ont amplement démontré que l’accumulation temporelle d’années de pratique ne garantit en rien l’acquisition d’une expertise supérieure (Ericsson, 2006) et que le palmarès d’une équipe dépend de nombreuses variables confondantes non imputables au seul entraîneur.
Sur le plan scientifique, la BESSC répond à la nécessité d’opérationnaliser le coaching comme une activité cognitive, interpersonnelle et intrapersonnelle complexe. Elle permet aux chercheurs de surmonter la fragmentation méthodologique qui caractérisait les études antérieures en fournissant une échelle unifiée capable de saisir l’expertise perçue à travers un spectre fonctionnel intégrant l’expérience vécue, la structuration des savoirs et le répertoire d’habiletés adaptatives. L’échelle a été conçue pour surmonter le fardeau de passation (fardeau du répondant) induit par les questionnaires exhaustifs trop volumineux, favorisant son intégration dans des protocoles de recherche longitudinaux, des enquêtes nationales à large échelle ou des devis d’évaluation écologique momentanée (EMA).
Dans le domaine de l’application pratique et institutionnelle, la BESSC remplit une triple mission diagnostique, formative et d’évaluation sommative :
- Diagnostic et profilage individuel : Permettre aux entraîneurs d’identifier avec lucidité leurs forces relatives et leurs axes de progression à travers les dimensions spécifiques des connaissances, de l’engagement pratique et des compétences comportementales.
- Ingénierie de formation continue : Offrir aux fédérations sportives et aux organismes de certification un outil de suivi longitudinal pour quantifier les gains métacognitifs et fonctionnels consécutifs à des interventions de mentorat ou à des cursus de perfectionnement professionnel.
- Recherche translationnelle : Examiner les relations d’interdépendance empirique entre l’expertise perçue de l’entraîneur, la dynamique de motivation autodéterminée des athlètes, la cohésion d’équipe et la rétention sportive à long terme.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit théorique évalué par la BESSC repose sur la définition scientifique de l’expertise en coaching sportif formulée par Lyle et Cushion (2017), qui la conçoivent comme une capacité soutenue, contextualisée et écologique à maintenir un degré élevé d’efficacité professionnelle. Ce macro-construit ne se résume pas à une somme arithmétique de connaissances théoriques décontextualisées, mais implique l’orchestration dynamique de multiples compétences face à l’imprévisibilité de l’environnement sportif. L’architecture factorielle validée de la BESSC formalise ce phénomène au moyen d’un facteur général d’expertise complété par trois composantes sous-jacentes interconnectées :
1. Expérience et engagement (Experience and Engagement)
Cette dimension transcende le simple décompte quantitatif des années passées au bord du terrain. Elle capture la profondeur de l’immersion professionnelle, l’intensité de la pratique délibérée et l’engagement actif de l’entraîneur dans des situations critiques d’apprentissage. Un niveau élevé d’expérience et d’engagement reflète une exposition continue à des contextes variés d’entraînement et de compétition, permettant à l’intervenant de développer une mémoire procédurale riche, une compréhension intuitive des dynamiques d’équipe et une capacité à naviguer à travers les crises organisationnelles ou compétitives.
2. Connaissances (Knowledge)
Le sous-construit des connaissances intègre l’ensemble des structures cognitives que l’entraîneur mobilise pour analyser, planifier et optimiser la performance athlétique. En conformité avec la typologie triadique de Côté et Gilbert (2009), cette facette englobe :
- Les connaissances professionnelles (domaine technique et tactique) : Compréhension biomécanique, programmation de la charge physique, pédagogie sportive et principes stratégiques propres à la discipline.
- Les connaissances interpersonnelles : Compétences de communication sociale, intelligence émotionnelle, gestion des conflits et capacité à établir une relation d’alliance de travail solide avec les athlètes et le staff.
- Les connaissances intrapersonnelles : Métacognition, sens éthique, capacité d’auto-réflexion critique sur sa propre pratique et reconnaissance de ses propres biais de jugement.
3. Compétences et attributs (Skills and Attributes)
Cette dimension opérationnelle concerne la capacité d’action immédiate de l’entraîneur en situation réelle d’intervention. Elle renvoie à la flexibilité cognitive, à la prise de décision rapide sous pression temporelle, à la clairvoyance perceptive et au leadership transformationnel. Les attributs comportementaux incluent la résilience émotionnelle, la patience pédagogique et l’adaptabilité contextuelle. Les analyses statistiques initiales avaient révélé une forte colinéarité (r = 0,96) entre les « compétences » et les « attributs » séparés, ce qui a justifié leur agrégation empirique et conceptuelle au sein d’une seule et même macro-dimension unifiée, reflétant le couplage indissociable entre les prédispositions de l’intervenant et ses habiletés d’exécution tactique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de la BESSC puise à l’intersection de deux courants scientifiques majeurs : les théories contemporaines du coaching sportif et les paradigmes cognitifs de l’acquisition de l’expertise.
Le modèle d’efficacité et d’expertise de Lyle et Cushion
Le fondement primordial de l’échelle s’inspire directement des travaux de Lyle et Cushion (2017), qui rompent avec les perspectives mécanistes du coaching. Dans cette optique, l’entraînement sportif de haut niveau est envisagé comme un « processus social et cognitif complexe » caractérisé par l’incertitude, l’ambiguïté et le besoin permanent d’ajustement interactif. L’expertise ne se caractérise pas par l’application rigide de règles algorithmiques, mais par un jugement professionnel éclairé capable de contextualiser les savoirs formels en fonction des contraintes singulières de chaque athlète et de chaque situation compétitive.
L’approche de la pratique délibérée d’Ericsson
La BESSC s’articule également avec le paradigme de l’acquisition de l’expertise développé par K. Anders Ericsson (2006). Selon cette approche, l’expertise supérieure ne découle pas d’aptitudes innées figées, mais de la poursuite prolongée d’une pratique délibérée (deliberate practice) soutenue sur plusieurs décennies. Dans le domaine de l’entraînement, cette pratique délibérée se traduit par une réflexion critique constante sur l’action, l’exposition volontaire à des défis managériaux stimulants et une quête systématique de rétroactions d’efficacité auprès des pairs et des sportifs encadrés.
Le modèle d’efficacité de l’entraîneur de Côté et Gilbert
Enfin, la structuration interne des composantes de l’échelle fait écho aux modélisations intégratives de Côté et Gilbert (2009). Ces auteurs postulent que l’efficacité et l’expertise d’un intervenant s’expriment à la confluence de l’application cohérente de ses savoirs spécifiques (professionnels, interpersonnels, intrapersonnels) en vue d’optimiser la compétence, la confiance, la connexion sociale et le caractère éthique des athlètes au sein d’un contexte délimité (sport communautaire, développemental ou d’élite). La BESSC intègre cette perspective multidimensionnelle au sein d’une démarche psychométrique standardisée, capturant la synergie entre la maîtrise cognitive interne de l’entraîneur et son rayonnement comportemental extérieur.
7. Validité / Validity
La validation psychométrique initiale de la BESSC documentée par Kennedy, Dux et Mallett (2023) a reposé sur une démarche séquentielle rigoureuse visant à garantir la validité de contenu et la validité de construit structurale, tout en ouvrant la voie à des explorations futures des validités de critères.
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a constitué la première étape critique de l’ingénierie de l’instrument. Un pool initial d’items a été généré sur la base d’une revue systématique des modèles conceptuels de l’expertise en entraînement sportif. Ces items ont ensuite été soumis à des ateliers d’experts méthodologiques et de praticiens expérimentés. Ces réunions de travail avaient pour but de vérifier la clarté linguistique, la pertinence écologique et la représentativité du domaine échantillonné. Par la suite, une phase d’évaluation par un panel de chercheurs chevronnés spécialisés en coaching sportif a permis d’éliminer les énoncés redondants, ambigus ou présentant des formulations biaisées, aboutissant à une version pilote épurée avant les passations de terrain.
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit a été rigoureusement démontrée par l’analyse des propriétés structurales au moyen de modélisations d’équations structurelles (SEM). La validation empirique d’un modèle bifactoriel S1-1 confirme que les items s’associent de manière cohérente à un macro-construit général d’expertise tout en discriminant parfaitement les trois facettes fonctionnelles. La comparaison formelle des modèles via le test du rapport de vraisemblance a démontré que la structure bifactorielle était significativement supérieure à une modélisation concurrente de second ordre (Δχ²(12) = 49,60, p ≤ 0,001, puissance ≥ 0,99), attestant que les dimensions spécifiques conservent une variance explicative propre une fois l’effet du facteur général neutralisé.
Perspectives sur les validités convergente, discriminante et prédictive
Dans la publication originale fondatrice (Kennedy et al., 2023), l’accent premier a été mis sur la démonstration de la validité de contenu et de la validité structurale bifactorielle sur un large échantillon transcontinental (Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis). Bien que les données spécifiques de validité convergente et prédictive externe n’aient pas fait l’objet de tableaux exhaustifs distincts dans l’étude inaugurale (indiqué sous la mention « No data is Available » dans les synthèses initiales), les travaux subséquents et les protocoles de recherche en cours visent à établir les corrélations de la BESSC avec des mesures standardisées d’auto-efficacité de l’entraîneur (telle que la Coaching Efficacy Scale), d’intelligence émotionnelle et de satisfaction des athlètes.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de la Brief Expertise Scale for Sports Coaching (BESSC) a privilégié l’estimation de la cohérence interne au moyen du coefficient oméga de McDonald (ω), largement préconisé par la communauté des psychomètres en lieu et place de l’alpha de Cronbach traditionnel dans le cadre d’architectures factorielles complexes ou bifactorielles, où les hypothèses de tau-équivalence sont systématiquement violées.
Cohérence interne du facteur général
Le facteur général d’expertise en entraînement a démontré un niveau exceptionnel de fidélité de mesure. Le coefficient d’oméga calculé s’élève à :
- Facteur général d’expertise : ω = 0,93.
Une telle valeur indique que plus de 93 % de la variance des scores composites attribuables au facteur commun est exempte d’erreur de mesure aléatoire, conférant à la BESSC un degré de précision remarquable pour l’évaluation globale du niveau d’expertise.
Cohérence interne des facteurs spécifiques
Les indices de fidélité calculés spécifiquement pour chaque sous-dimension (coefficients oméga spécifiques, ωs) attestent d’une homogénéité interne allant de modérée à excellente pour des échelles aussi brèves :
- Expérience et engagement : ωs = 0,77.
- Connaissances : ωs = 0,87.
- Compétences et attributs : ωs = 0,88.
L’obtention de coefficients d’oméga spécifiques compris entre 0,77 et 0,88 démontre avec force que, même après extraction de la variance partagée liée à l’expertise globale, chaque sous-échelle conserve une proportion robuste de variance fidèle qui lui est propre, autorisant ainsi l’interprétation diagnostique individualisée des profils dimensionnels.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La vérification de l’architecture latente de la BESSC a mobilisé un protocole analytique en deux temps, combinant des approches exploratoires et confirmatoires de pointe.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’administration initiale des items a tout d’abord fait l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE). Les analyses factorielles en composantes principales (PCA) et en estimation par le maximum de vraisemblance (ML) ont dans un premier temps mis en évidence une structure préliminaire à 4 facteurs :
- Variance totale expliquée (PCA) : 74,40 %.
- Variance totale expliquée (Maximum Likelihood) : 63,89 %.
Bien que cette solution initiale à 4 facteurs rende compte d’une part substantielle de la variance totale, l’examen attentif des corrélations factorielles multivariées a révélé une colinéarité critique : les facteurs présumés de « compétences » (skills) et d’« attributs » (attributes) présentaient une corrélation inter-factorielle extrêmement élevée de r = 0,96. Cette quasi-identité empirique indiquait un chevauchement conceptuel majeur, conduisant les auteurs à tester des modèles post-hoc unifiant ces deux dimensions en une seule composante nommée « Compétences et attributs ».
Analyse factorielle confirmatoire (AFC) et modèle bifactoriel
Une série d’analyses factorielles confirmatoires a comparé plusieurs architectures rivales à 12 items. Les auteurs ont testé un modèle bifactoriel S1-1 constitué d’un facteur général d’expertise et de trois facteurs spécifiques résiduels orthogonaux (Expérience/Engagement, Connaissances, Compétences/Attributs). Ce modèle a présenté un ajustement exceptionnel aux données empiriques, comme l’attestent l’ensemble des indices d’adéquation recensés ci-dessous :
- Chi-deux de Wald : χ²(40) = 52,612, p = 0,087 (non significatif, signalant une concordance étroite entre matrice observée et matrice modélisée).
- Goodness of Fit Index (GFI) : 0,954.
- Adjusted Goodness of Fit Index (AGFI) : 0,911.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,981.
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,989.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,043 (intervalle de confiance à 90 % : 0,000 – 0,071).
- Akaike Information Criterion (AIC) : 128,612.
La comparaison directe par le test du rapport de vraisemblance a démontré que ce modèle bifactoriel S1-1 surpassait de façon statistiquement indiscutable le modèle de second ordre (Δχ²(12) = 49,60, p ≤ 0,001, puissance statistique ≥ 0,99). Ces indices confirment définitivement que la structure interne de la BESSC capture simultanément l’expertise comme une entité globale cohérente et comme une constellation d’expertises spécifiques fonctionnelles.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles et les modalités d’administration de la BESSC sont structurées comme suit :
- Nom officiel de l’instrument : Brief Expertise Scale for Sports Coaching (BESSC).
- Nom français : Échelle brève d’expertise en entraînement sportif.
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (inventaire auto-rapporté).
- Format d’administration : Plateforme électronique numérique (auto-administration en ligne ou sur terminal numérique).
- Longueur du test : 12 items au total.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 7 points :
1 = Extrêmement faible (Extremely low)
2 = Très faible (Very low)
3 = Plutôt faible (Somewhat low)
4 = Modéré / Moyen (Moderate)
5 = Plutôt élevé (Somewhat high)
6 = Très élevé (Very high)
7 = Extrêmement élevé (Extremely high) - Population cible : Adultes (18 ans et plus), incluant les jeunes adultes (18-29 ans), trentenaires (30-39 ans), personnes d’âge mûr (40-64 ans) et entraîneurs seniors (65 ans et plus), sans distinction de genre (hommes et femmes).
- Contexte d’application géographique validé : Entraîneurs exerçant en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis.
- Langue originale : Anglais.
- Cotation et scoring : L’instrument permet d’extraire un score global composite d’expertise générale (somme ou moyenne de l’ensemble des 12 items), ainsi que trois scores sous-dimensionnels spécifiques correspondant aux moyennes des items respectifs affiliés à l’Expérience et l’engagement, aux Connaissances, et aux Compétences et attributs. Des scores élevés reflètent un niveau supérieur d’expertise perçue.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication : 2023.
- Droits d’auteur et permissions : Les droits moraux et de propriété intellectuelle appartiennent aux auteurs (Andrew Kennedy, Paul E. Dux et Clifford J. Mallett) ainsi qu’à la maison d’édition SAGE Publications. Pour toute utilisation dans le cadre d’un protocole de recherche scientifique, d’une thèse universitaire ou d’un projet d’intervention sportive, il convient de contacter directement l’auteur correspondant ([email protected]) afin d’obtenir l’autorisation formelle d’utilisation et d’administration de l’échelle originale.
- Tarification : Aucun frais financier n’est exigé (No fee is required). L’utilisation de l’instrument est libre et gratuite à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation académique, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée de l’article princeps de 2023.
12. Références / References
Les sources théoriques, empiriques et méthodologiques ayant encadré l’élaboration et la validation de la BESSC sont répertoriées ci-dessous selon les normes APA 7e édition :
- Côté, J., & Gilbert, W. (2009). An integrative definition of coaching effectiveness and expertise. International Journal of Sports Science & Coaching, 4(3), 307–323. https://doi.org/10.1260/174795409789623892
- Ericsson, K. A. (2006). The influence of experience and deliberate practice on the development of superior expert performance. In K. A. Ericsson, N. Charness, P. J. Feltovich, & R. R. Hoffman (Eds.), The Cambridge handbook of expertise and expert performance (pp. 683–703). Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511816796.038
- Kennedy, A., Dux, P. E., & Mallett, C. J. (2023). Development of the Brief Expertise Scale for Sports Coaching. International Journal of Sports Science & Coaching, 18(5), 1381–1394. https://doi.org/10.1177/17479541231188192
- Lyle, J., & Cushion, C. (2017). Sports coaching concepts: A framework for coaching practice (2nd ed.). Routledge. https://doi.org/10.4324/9781315889740
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels composant la Brief Expertise Scale for Sports Coaching (BESSC) constituent une œuvre originale protégée par les lois régissant la propriété intellectuelle et le droit d’auteur. Conformément aux dispositions éditoriales et aux normes éthiques de l’évaluation psychologique, le libellé textuel exact et intégral des 12 énoncés validés n’est pas reproduit publiquement dans le domaine ouvert sans autorisation expresse de l’éditeur ou des auteurs.
Structural Organization and Theoretical Coverage of the BESSC Items:
The scale presents 12 standardized statements evaluated on a 7-point Likert scale ranging from 1 (Extremely low) to 7 (Extremely high). The complete item inventory is divided evenly across the three empirically validated sub-dimensions:
- Subscale 1: Experience and Engagement (4 items)
Evaluates sustained professional immersion, active deliberate practice, engagement with sports challenges, and direct experiential background in high-level sports coaching contexts. - Subscale 2: Knowledge (4 items)
Assesses pedagogical understanding, tactical/technical sports mastery, interpersonal leadership knowledge, and reflective metacognitive awareness applied to training and competitive environments. - Subscale 3: Skills and Attributes (4 items)
Measures behavioral delivery, high-pressure contextual decision-making, interpersonal communication competencies, tactical execution, and personal emotional resilience.
Response Scale Options (Presented to respondents for each statement):
- 1 = Extremely low
- 2 = Very low
- 3 = Somewhat low
- 4 = Moderate
- 5 = Somewhat high
- 6 = Very high
- 7 = Extremely high
To obtain the official, verbatim item inventory for academic research, professional coach education, or psychometric implementation, please consult the publication of reference (Kennedy et al., 2023) or contact the corresponding author directly.