Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande

L’Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande (DB Scale), développée par Strässner et Hartmann (2023), mesure les croyances des consommateurs relatives aux bénéfices et barrières de la diminution de viande.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande (Decisional Balance Scale for Meat Reduction ou échelle DB), conçue par Anna-Maria Strässner et Christina Hartmann (2023), constitue un instrument psychométrique novateur développé pour évaluer l’importance subjective accordée par les consommateurs aux croyances favorisant ou entravant la diminution de leur consommation carnée. S’inscrivant dans le prolongement conceptuel du modèle transthéorique du changement de comportement de Prochaska et DiClemente ainsi que des travaux fondateurs de Janis et Mann sur la prise de décision, cet outil permet de modéliser le basculement motivationnel au cours des différentes étapes de transition alimentaire.

Initialement composé d’un ensemble préliminaire de 42 items générés à partir d’une revue systématique de la littérature et examinés par un comité d’experts, le dispositif a été administré et calibré auprès d’un échantillon représentatif de consommateurs omnivores en Allemagne, âgés de 18 à 74 ans. À l’issue d’analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, la version finale a été condensée en 20 items répartis au sein d’une structure hiérarchique comprenant cinq dimensions de premier ordre, elles-mêmes subsumées sous deux facteurs de second ordre : les « Pour » (motivateurs) et les « Contre » (barrières).

Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach (α) variant de 0,70 à 0,85 selon les sous-échelles. La validité de construit est étayée par des corrélations hautement significatives avec l’attachement à la viande (meat attachment), l’attitude globale envers le régime végétarien/végane, le contrôle comportemental perçu et la sensibilité au bien-être écologique. L’échelle présente une validité concurrente robuste, expliquant une part de variance incrémentielle dans la fréquence réelle de consommation de viande au-delà des variables sociodémographiques et des attitudes globales. Un corrigendum officiel a été publié en 2024 afin de rectifier des éléments tabulaires et graphiques mineurs sans altérer la robustesse du modèle sous-jacent.

2. Mots-clés

balance décisionnelle, réduction de la viande, modèle transthéorique, diète végétale, élevage intensif, barrières sanitaires, légitimation de la viande, psychométrie, changement de comportement, habitudes alimentaires, attachement à la viande, psychologie du consommateur

3. Auteurs

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheuses affiliées à des institutions académiques suisses de premier plan dans le domaine des sciences de la consommation et du marketing comportemental :

  • Anna-Maria Strässner : Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), School of Management and Law, Institut de gestion du marketing (Winterthur, Suisse). Identifiant ORCID : 0000-0003-4557-3817. Courriel : [email protected].
  • Christina Hartmann : École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich), Département des sciences des systèmes de l’environnement, Chaire de comportement du consommateur (Zurich, Suisse). Courriel : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande est de quantifier avec précision l’évaluation cognitive et affective que font les individus des avantages (« Pour ») et des inconvénients (« Contre ») associés à la modération ou à la cessation partielle de la consommation de viande. La transition vers des régimes plus végétaux constitue aujourd’hui un enjeu sanitaire et écologique majeur, mis en exergue tant par les instances de santé publique que par les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Toutefois, les mécanismes psychologiques sous-jacents aux arbitrages individuels demeuraient fragmentés au sein d’outils hétérogènes.

Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument comble une lacune méthodologique en opérationnalisant la dynamique conflictuelle qui caractérise le mangeur omnivore confronté au « paradoxe de la viande » (aimer consommer de la viande tout en réprouvant la souffrance animale ou la dégradation environnementale). L’échelle permet d’examiner comment le poids relatif attribué aux arguments sanitaires, éthiques et pratiques évolue au fil du continuum de changement comportemental. Contrairement aux échelles d’attitudes générales qui mesurent une orientation statique ou affective diffuse, l’approche par balance décisionnelle évalue des croyances instrumentales spécifiques et contextualisées, offrant un pouvoir prédictif accru des passages à l’acte.

Dans le domaine des applications pratiques et de la santé publique, l’outil fournit une base diagnostique précieuse pour élaborer des interventions de communication sur mesure (targeted messaging). En identifiant si un groupe d’individus ou un patient en consultation diététique est freiné par des croyances erronées sur les carences en protéines (barrières de santé), par le sentiment d’une rupture identitaire (barrières de légitimation) ou par un déficit de compétences culinaires (barrières de faisabilité), les cliniciens, éducateurs et concepteurs de politiques publiques peuvent délivrer des messages correctifs ciblés plutôt que des injonctions génériques souvent inopérantes.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré est la balance décisionnelle appliquée au comportement alimentaire, structurée autour de deux méta-construits d’ordre supérieur comprenant cinq dimensions spécifiques :

Facteurs d’ordre supérieur : Les « Pour » (Motivateurs)

Les « Pour » représentent l’ensemble des forces cognitives et morales incitant l’individu à réduire sa consommation carnée :

  • Bénéfices perçus d’une alimentation végétale (Perceived benefits of a plant-based diet) : Cette sous-échelle de 6 items capture les gains positifs anticipés sur le plan individuel et hédonique. Elle englobe la découverte de nouvelles expériences gustatives, l’amélioration de la condition physique, la perception d’une grande variété alimentaire, la facilité de préparation perçue et la moindre empreinte sur les ressources naturelles.
  • Inconvénients de l’élevage intensif (Downsides of factory farming) : Composée de 4 items, cette dimension évalue la prise de conscience et le rejet moral des externalités négatives de l’élevage industriel. Elle comprend l’impact délétère sur l’environnement planétaire, les risques sanitaires liés à l’usage préventif d’antibiotiques chez les animaux d’élevage, et l’impératif éthique d’éviter la détresse, la peur et la souffrance animale.

Facteurs d’ordre supérieur : Les « Contre » (Barrières)

Les « Contre » synthétisent les résistances psychologiques, normatives et pratiques qui freinent ou découragent la transition :

  • Barrières sanitaires (Health barriers) : Évaluée par 4 items (dont l’item DB14 conservé au niveau de l’inventaire descriptif), cette sous-échelle mesure les croyances nutritionnelles limitantes selon lesquelles la consommation de viande serait indispensable au maintien de la santé générale, au développement de la masse musculaire, à l’apport en micronutriments vitaux (fer, minéraux, protéines) et à l’atteinte d’un sentiment suffisant de satiété.
  • Barrières de légitimation (Legitimation barriers) : Regroupant 3 items, ce facteur reflète les rationalisations culturelles et hédoniques souvent associées aux justifications traditionnelles de la consommation de viande (la notion de « droit » inaliénable à consommer de la viande, l’ancrage profond dans les coutumes culturelles et familiales, et l’argument hédonique pur selon lequel le goût de la viande est irremplaçable).
  • Barrières de faisabilité (Feasibility barriers) : Comportant 3 items, cette dimension mesure le sentiment d’incompétence pratique et les coûts de transition perçus. Elle quantifie le manque de connaissances sur les alternatives de substitution, l’absence de compétences culinaires pour apprêter des repas sans viande, et la perception que renoncer à la viande entraînerait une perturbation logistique incommode au quotidien.

6. Cadre théorique

L’ancrage conceptuel de l’échelle repose à titre principal sur le modèle transthéorique (TTM) du changement de comportement formalisé par Prochaska et DiClemente (1983). Au sein de ce paradigme, la décision de modifier une conduite habituelle n’est pas un événement binaire mais un processus séquentiel traversant plusieurs stades : précontemplation, contemplation, préparation, action et maintien. L’un des postulats cardinaux du TTM, dérivé du modèle décisionnel originel de Janis et Mann (1977), soutient que le progrès d’un stade à l’autre est conditionné par une réorganisation cognitive du bilan avantages/inconvénients.

En phase de précontemplation, les inconvénients perçus du changement (« Contre ») supplantent largement les bénéfices (« Pour »). Le passage à l’étape de contemplation exige une revalorisation substantielle des avantages, tandis que l’entrée en phase d’action survient typiquement lorsque les « Pour » dépassent nettement les « Contre » (croisement de la balance décisionnelle). Strässner et Hartmann transposent cette mécanique au domaine alimentaire en intégrant la théorie de la dissonance cognitive de Festinger et les travaux sur les stratégies de légitimation de la viande, notamment les « 4N » théorisés par Piazza et al. (2015) — selon lesquels la viande est perçue comme naturelle, normale, nécessaire et agréable (nice).

L’échelle s’articule ainsi autour d’une modélisation intégrée : l’abandon partiel de la viande n’est pas simplement freiné par l’absence d’information, mais par des ancrages culturels profonds, des craintes physiologiques et un coût d’apprentissage comportemental. En formalisant ces éléments au travers de cinq sous-construits distincts, l’échelle offre une granularité diagnostique supérieure aux modèles univariés, reliant la psychologie cognitive de la décision à la sociologie de l’alimentation.

7. Validité

La validité psychométrique de l’Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande a été rigoureusement attestée par une série d’analyses statistiques menées par Strässner et Hartmann (2023) :

Validité de construit et validité convergente

Les associations théoriquement attendues ont été vérifiées avec une amplitude statistique hautement significative :

  • La dimension globale des « Pour » corrèle négativement de façon marquée avec les attitudes négatives envers le mode de vie végétarien/végane (r = -0,54, p < 0,001) et avec l’attachement affectif et hédonique à la viande (meat attachment ; r = -0,66, p < 0,001).
  • À l’inverse, cette même dimension des « Pour » présente une corrélation positive solide avec le contrôle comportemental perçu (r = 0,42, p < 0,001) et avec la préoccupation pour le bien-être écologique et animal (r = 0,50, p < 0,001).
  • L’indice global de balance décisionnelle (différentiel calculé entre les scores des « Pour » et des « Contre ») démontre une corrélation négative vigoureuse avec l’attitude générale favorable à la consommation de viande (r = -0,64, p < 0,001) ainsi qu’avec le niveau rapporté de consommation effective de viande (r = -0,40, p < 0,001).

Validité prédictive et concurrente

Les analyses de régression hiérarchique ont démontré la validité incrémentielle de l’instrument : les dimensions « Pour » et « Contre » expliquent une part substantielle de variance additionnelle dans la fréquence de consommation carnée, par-delà les effets déjà imputables aux attitudes globales envers la viande, à l’âge et au genre des participants.

Validité discriminante

La validité discriminante entre les composantes d’ordre supérieur a été évaluée au moyen du critère de Fornell et Larcker fondé sur la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE). La racine carrée de l’AVE pour la dimension des « Pour » a atteint une valeur de 0,84, soit une valeur nettement supérieure à la valeur absolue de sa corrélation avec la dimension des « Contre » (r = -0,64). Cette divergence empirique confirme que les motivateurs et les barrières représentent des entités psychologiques distinctes et non les deux pôles inversés d’un continuum unique.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne pour l’ensemble des facteurs de premier ordre identifiés. Les indices calculés satisfont pleinement ou dépassent les seuils conventionnels préconisés par la littérature psychométrique (Nunnally & Bernstein, 1994) :

  • Bénéfices perçus d’une alimentation végétale (6 items) : α = 0,83
  • Inconvénients de l’élevage intensif (4 items) : α = 0,79
  • Barrières sanitaires (4 items dans la version d’inventaire complet) : α = 0,85
  • Barrières de légitimation (3 items) : α = 0,75
  • Barrières de faisabilité (3 items) : α = 0,70

Ces coefficients témoignent d’une homogénéité satisfaisante au sein de chaque groupe d’items sans redondance excessive. La stabilité globale des facteurs permet une utilisation fiable tant pour des investigations épidémiologiques de grande envergure que pour l’évaluation individualisée des profils motivationnels.

9. Analyse factorielle

Le processus de développement analytique s’est articulé autour d’une démarche séquentielle combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Sur le pool initial de 42 items, les conditions préalables à la factorisation de l’axe principal avec rotation oblique ont été rigoureusement satisfaites : le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (χ²(190) = 3056,863, p < 0,001) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin a confirmé une excellente adéquation de l’échantillonnage (KMO = 0,897). Durant l’épuration factorielle, 22 items ont été éliminés : 14 en raison de communautés insuffisantes (inférieures à 0,40) et 8 en raison de saturations croisées indésirables (cross-loadings).

Les 20 items conservés ont généré une solution limpide à cinq facteurs de premier ordre réductibles à deux facteurs de second ordre, expliquant conjointement 68,7 % de la variance totale.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

La structure factorielle a été testée par modélisation d’équations structurelles. Le modèle théorique à cinq facteurs primaires et deux facteurs d’ordre supérieur a présenté un ajustement remarquable aux données empiriques :

  • χ²(142) = 345,942, p < 0,001
  • Indice de bonté d’ajustement (GFI) = 0,948
  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) = 0,956
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,947
  • Indice d’ajustement normé (NFI) = 0,935
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,048 (intervalle conforme, test de proximité de fit p = 0,178, attestant selon Kenny, 2020, un ajustement serré)
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) = 0,047

Lors de l’affinement du modèle structural dans l’AFC, l’item DB14 (« Meat dishes are more filling than vegetarian or vegan dishes ») a présenté un indice de modification très élevé (MI = 61,82) et a été écarté du modèle de mesure final pour optimiser la parcimonie, bien qu’il demeure documenté dans l’inventaire original pour son intérêt descriptif.

10. Instrument de mesure

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique / Inventaire standardisé de croyances et d’attitudes.
  • Format d’administration : Auto-administré par voie électronique (en ligne) ou sur support papier-crayon.
  • Nombre d’items : 20 items répartis en 5 sous-échelles factorielles.
  • Question filtre conditionnelle : Le protocole intègre une question liminaire d’aiguillage binaire : « Avez-vous réduit votre consommation de viande par le passé ? » (Oui / Non).
    • Pour les répondants ayant sélectionné « Oui », la consigne invite à évaluer l’importance de chaque énoncé dans leur décision effective : « Dans quelle mesure chacun des énoncés suivants a-t-il été important pour vous concernant votre décision de réduire votre consommation de viande ? »
    • Pour les répondants ayant sélectionné « Non », la consigne explore l’importance anticipée en cas de changement potentiel : « Dans quelle mesure chacun des énoncés suivants serait-il important pour vous concernant votre décision de réduire éventuellement votre consommation de viande ? »
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points allant de 1 (Not at all important / Pas du tout important) à 5 (Extremely important / Extrêmement important).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Un score moyen ou cumulé est calculé pour chacune des cinq sous-échelles.
    • Un score composite pour les « Pour » regroupe les sous-échelles 1 et 2.
    • Un score composite pour les « Contre » regroupe les sous-échelles 3, 4 et 5.
    • Un Indice de Balance Décisionnelle (DB Index) global peut être établi en soustrayant le score standardisé des barrières (« Contre ») de celui des motivateurs (« Pour ») : Score DB = Score Pour – Score Contre.
  • Population cible : Adultes consommateurs réguliers ou occasionnels de viande (omnivores et flexitariens), de 18 ans et plus.
  • Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année d’introduction : 2023 (avec publication d’un corrigendum rectificatif en 2024).
  • Statut des droits et licence : L’article source et l’instrument sont diffusés sous les termes de la licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0).
  • Utilisation en recherche et enseignement : Libre d’accès et gratuite pour tout usage académique, pédagogique ou de recherche scientifique, sous réserve de citer rigoureusement le travail original de Strässner et Hartmann (2023).
  • Exploitation commerciale : Soumise à l’accord préalable des auteurs et des éditeurs de la revue Appetite (Elsevier).
  • Coût : Aucun frais d’utilisation (gratuit pour les chercheurs).

12. Références

Les sources bibliographiques suivantes constituent le fondement méthodologique et théorique de l’échelle :

  • Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press.
  • Janis, I. L., & Mann, L. (1977). Decision making: A psychological analysis of conflict, choice, and commitment. Free Press.
  • Kenny, D. A. (2020). Measuring model fit. DavidAKenny.net. http://davidakenny.net/cm/fit.htm
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Piazza, J., Ruby, M. B., Loughnan, S., Luong, M., Kulik, J., Watkins, H. M., & Seigerman, M. (2015). Rationalizing meat consumption. The 4Ns. Appetite, 91, 114–128. https://doi.org/10.1016/j.appet.2015.04.011
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390
  • Prochaska, J. O., Velicer, W. F., Rossi, J. S., Goldstein, M. G., Marcus, B. H., Rakowski, W., Fiore, C., Harlow, L. L., Redding, C. A., Rosenbloom, D., & Rossi, S. R. (1994). Stages of change and decisional balance for 12 problem behaviors. Health Psychology, 13(1), 39–46. https://doi.org/10.1037/0278-6133.13.1.39
  • Strässner, A.-M., & Hartmann, C. (2023). Gradual behaviour change towards meat reduction: Development and validation of a novel decisional balance scale. Appetite, 186, Article 106537, 1–16. https://doi.org/10.1016/j.appet.2023.106537
  • Strässner, A.-M., & Hartmann, C. (2024). Corrigendum to « Gradual behaviour change towards meat reduction: Development and validation of a novel decisional balance scale » [Appetite 186 (2023) 106537]. Appetite, 200, Article 107545. https://doi.org/10.1016/j.appet.2024.107545

13. Questions et items du questionnaire

Filter Question:

Have you reduced your meat consumption in the past?

  • [ ] Yes
  • [ ] No

Instructions to Participants:

Participants who selected ‘yes’ were then asked to rate the importance of each statement regarding their decision to gradually reduce meat consumption:
« How important is each of the following statements to you, regarding your decision to reduce your meat consumption? »

Participants who selected ‘no’ were asked:
« How important is each of the following statements to you, regarding your decision to potentially reduce your meat consumption? »

Response Scale:

All items are rated using a 5-point Likert scale:

  • 1 = Not at all important
  • 2 = Slightly important
  • 3 = Moderately important
  • 4 = Very important
  • 5 = Extremely important

Pros: Motivators for meat reduction

Factor 1: Perceived benefits of a plant-based diet

DB1. A plant-based diet offers me a great variety of foods.

DB2. I often find vegetarian dishes simple and easy to cook.

DB3. I discover new flavours when I cut down on meat.

DB4. The availability of meatless dishes and foods is growing and getting more diverse.

DB5. A plant-based diet helps me to stay physically fit.

DB6. The production of plant-based foods is less resource intensive than the production of animal-based foods.

Factor 2: Downsides of factory farming

DB7. Industrial livestock production has significant negative impacts on the environment.

DB8. Meat from factory farming contains antibiotics that are harmful to people’s health.

DB9. All farm animals raised for meat production experience fear and suffering.

DB10. Reducing meat consumption means avoiding animal suffering.


Cons: Barriers to meat reduction

Factor 3: Health barriers

DB11. Eating meat is necessary to be healthy.

DB12. Eating meat is essential for building strong muscles.

DB13. Without meat, the body lacks vital proteins, vitamins, and minerals.

DB14. Meat dishes are more filling than vegetarian or vegan dishes.

Factor 4: Legitimation barriers

DB15. Everyone has the right to eat meat.

DB16. Eating meat is part of my culture.

DB17. Meat is delicious.

Factor 5: Feasibility barriers

DB18. I don’t know how to replace meat in my diet.

DB19. I lack the skills to prepare meatless meals.

DB20. A diet with very little meat would be inconvenient for me because I would have to change my diet a lot.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-balance-decisionnelle-reduction-viande-db-scale
Looti, Mohammed. “Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-balance-decisionnelle-reduction-viande-db-scale.
Looti, Mohammed. “Échelle de balance décisionnelle pour la réduction de la viande.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-balance-decisionnelle-reduction-viande-db-scale.