Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (ZUNG)

L’Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (ZUNG / SDS) est un questionnaire psychométrique de 20 items évaluant les composantes affectives, cognitives, anxieuses et somatiques de la dépression chez l’adulte. Découvrez ses propriétés de validité, de fidélité et son protocole de cotation standardisé.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (communément désignée par l’acronyme anglais Zung Self-Rating Depression Scale ou SDS/ZUNG) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu à l’origine en 1965 par le psychiatre américain William W. K. Zung au sein du département de psychiatrie de l’Université Duke. Développée pour quantifier la sévérité et l’intensité des manifestations cliniques de la dépression chez l’adulte, cette échelle multidimensionnelle comporte 20 items qui opérationnalisent les quatre composantes sémiologiques cardinales du trouble dépressif majeur : la composante affective centrale (core depressive factor), la composante cognitive, la composante anxieuse et la composante somatique/neurovégétative.

Chaque énoncé est évalué selon une échelle de Likert en 4 points (1 = A little of the time [Très rarement / un peu du temps], 2 = Some of the time [De temps en temps / une partie du temps], 3 = Good part of the time [Une bonne partie du temps], 4 = Most of the time [La plupart du temps]). Afin de réduire les biais de complaisance et d’acquiescement, l’échelle intègre dix items formulés de manière symptomatique (cotés directement de 1 à 4) et dix items formulés de façon positive ou euthymique faisant l’objet d’une inversion de cotation (4, 3, 2, 1). Le score brut total est compris entre 20 et 80 points, pouvant être converti en un indice SDS (exprimé sur 100). Les seuils cliniques reconnus établissent une absence de dépression clinique significative pour les scores de 20 à 49, un état dépressif léger de 50 à 59, modéré de 60 à 69, et sévère à partir de 70.

Les propriétés métrologiques de l’échelle de Zung ont été largement étayées dans la littérature internationale. Les études de consistance interne rapportent un coefficient alpha de Cronbach satisfaisant d’environ 0,79 en population générale (Knight et al., 1983) et une fidélité par bissection (split-half reliability) de 0,73 chez les patients psychiatriques (Zung, 1972). L’instrument démontre une excellente sensibilité aux variations cliniques et permet de discriminer de manière robuste les populations cliniques dépressives des groupes contrôles sains, tout en s’avérant particulièrement adapté à l’évaluation en médecine générale, en milieu hospitalier et chez les personnes âgées.

2. Mots-clés / Keywords

Dépression, Échelle de Zung, Psychométrie, Auto-évaluation, Troubles de l’humeur, Évaluation clinique, Symptômes somatiques, Validité de construit, Fidélité psychométrique, Psychiatrie, Gérontologie, Épidémiologie psychiatrique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par le Dr William Wen-Kwai Zung, M.D. (1929–1992), médecin-psychiatre et chercheur émérite rattaché au Department of Psychiatry de la faculté de médecine de la Duke University (Durham, Caroline du Nord, États-Unis) et au Veterans Administration Hospital de Durham. Pionnier de la métrologie des états affectifs, le Dr Zung a consacré une part prépondérante de ses travaux académiques à la standardisation des instruments d’auto-évaluation et d’hétéro-évaluation psychiatriques, concevant également des outils d’évaluation de l’anxiété (Zung Self-Rating Anxiety Scale, SAS) et des échelles cliniques destinées aux populations gériatriques.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung réside dans l’opérationnalisation quantitative standardisée de la sévérité des manifestations dépressives chez les adultes, en milieu ambulatoire comme en contexte d’hospitalisation psychiatrique ou de soins primaires. Avant la publication de cet outil en 1965, l’appréciation de l’état dépressif reposait de manière prépondérante sur des entretiens cliniques non standardisés ou sur des échelles d’hétéro-évaluation complexes et chronophages, à l’instar de l’échelle de dépression de Hamilton (HAM-D), qui requéraient la présence prolongée d’un examinateur chevronné. L’intention de Zung était de fournir un outil d’auto-évaluation bref, robuste, auto-administrable en moins de cinq à dix minutes, capable de refléter fidèlement l’état affectif vécu par le patient au cours de la période récente (« during the past several days »).

Sur le plan des applications cliniques, la ZUNG répond à plusieurs impératifs majeurs :

  • Le dépistage systématique (screening) : L’instrument permet d’identifier précocement la symptomatologie dépressive en médecine générale et en ambulatoire, où les plaintes somatiques masquent fréquemment le trouble affectif sous-jacent.
  • L’évaluation de la sévérité : En fournissant un score continu gradué de 20 à 80, l’échelle catégorise précisément le niveau d’intensité du trouble (normal, léger, modéré, sévère).
  • Le suivi longitudinal et l’évaluation thérapeutique : La sensibilité de l’outil en fait un vecteur d’appréciation privilégié de la réponse pharmacologique aux antidépresseurs ou de l’efficacité des psychothérapies au fil des semaines.
  • L’investigation épidémiologique et la recherche clinique : Sa brièveté et sa neutralité d’administration permettent une utilisation aisée dans les protocoles d’essais cliniques multicentriques et les enquêtes épidémiologiques communautaires.

La justification théorique et méthodologique de Zung reposait sur l’observation que les patients souffrant de troubles dépressifs sont tout à fait aptes à décrire l’intensité subjective de leur désarroi, à condition que les items proposés couvrent la totalité de la sémiologie dépressive et que la formulation des énoncés demeure accessible, sans jargon nosographique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique opérationnalisé par l’échelle de Zung conçoit la dépression comme un syndrome nosologique multidimensionnel qui transcende la seule tristesse de l’humeur pour englober des perturbations physiologiques, cognitives et motrices. Dans les travaux de factorisation et de validation structurelle approfondie, notamment l’étude de référence menée par Romera et ses collaborateurs (2008) auprès de 1 049 patients souffrant de trouble dépressif majeur en soins primaires, quatre dimensions ou facteurs fondamentaux ont été clairement identifiés et consolidés :

1. Le facteur dépressif central (Core Depressive Factor)

Cette dimension représente l’épicentre phénoménologique du trouble de l’humeur. Elle englobe la tristesse de l’humeur, les affects d’impuissance, le découragement, l’anhédonie globale et les pensées relatives à l’inutilité de l’existence. Ce facteur est composé de 8 items (items 1, 3, 6, 14, 17, 18, 19 et 20), dont le score oscille entre 8 et 32 points. Il sonde directement les sentiments de dysphorie (« I feel down-hearted and blue »), les crises de larmes (« I have crying spells or feel like it »), l’émoussement de la libido (« I still enjoy sex », inversé), la perte d’espoir (« I feel hopeful about the future », inversé), le sentiment d’inutilité (« I feel that I am useful and needed », inversé), le sentiment de vacuité de l’existence (« My life is pretty full », inversé), les idées de mort et de fardeau pour autrui (« I feel that others would be better off if I were dead ») et la perte de plaisir généralisée (« I still enjoy the things I used to do », inversé).

2. Le facteur cognitif (Cognitive Factor)

Le facteur cognitif opérationnalise les dysfonctionnements de l’attention, du traitement de l’information et du sentiment d’auto-efficacité personnelle, qui constituent des marqueurs caractéristiques de l’inhibition psychique. Comprenant 4 items (items 10, 11, 12 et 16), avec une plage de score de 4 à 16 points, cette composante évalue la fatigabilité non motivée (« I get tired for no reason »), la clarté mentale subjective (« My mind is as clear as it used to be », inversé), la facilité motrice et exécutive (« I find it easy to do the things I used to », inversé), ainsi que la capacité d’indécision ou d’aboulie (« I find it easy to make decisions », inversé).

3. Le facteur anxieux (Anxiety Factor)

Reconnaissant l’intrication étroite entre symptomatologie anxieuse et troubles de l’humeur, Zung a inclus des items explorant l’agitation psychomotrice et la tension nerveuse. Ce facteur réunit 3 items (items 4, 13 et 15), totalisant un score minimal de 3 et un score maximal de 12 points. Il explore les perturbations de l’endormissement ou les réveils nocturnes (« I have trouble sleeping at night »), l’agitation motrice et l’impatience (« I am restless and can’t keep still »), ainsi que l’exacerbation de la réactivité émotionnelle et de l’irritabilité (« I am more irritable than usual »).

4. Le facteur somatique et neurovégétatif (Somatic Factor)

Le syndrome dépressif s’accompagne d’un ralentissement ou d’une dérégulation de l’homéostasie biologique. Le facteur somatique mesure ces répercussions physiologiques au travers de 3 items spécifiques (items 5, 7 et 9), pour une amplitude de 3 à 12 points. Il examine la conservation ou la diminution de l’appétit (« I eat as much as I used to », inversé), l’amaigrissement involontaire (« I notice that I am losing weight ») et les manifestations cardiovasculaires neurovégétatives comme les palpitations (« My heart beats faster than usual »). Notons que l’item 8 (« I have trouble with constipation ») se rattache également sur le plan clinique aux perturbations végétatives gastro-intestinales de la dépression.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle de Zung s’inscrit au carrefour de la tradition sémiologique de la psychiatrie clinique descriptive européenne (notamment influencée par les travaux d’Emil Kraepelin et de Kurt Schneider) et de l’essor des neurosciences comportementales du milieu du XXe siècle. Au début des années 1960, la nosologie psychiatrique évoluait vers une appréhension multidimensionnelle de l’épisode dépressif : la dépression n’était plus perçue uniquement comme un conflit psychodynamique intrapsychique, mais comme une rupture globale de l’homéostasie biopsychosociale.

William Zung a conceptualisé son modèle en s’appuyant sur l’observation des critères diagnostiques universels rencontrés dans les dépressions endogènes et réactives. Il a isolé trois grands pôles fonctionnels :

  • Le pôle affectif : caractérisé par la dysphorie, la dévalorisation et la perte d’affect positif (l’anhédonie théorisée plus tard de manière approfondie par la psychopathologie cognitive).
  • Le pôle physiologique/biologique : caractérisé par les altérations du cycle veille-sommeil, les variations nycthémérales de l’humeur (l’humeur matinale étant traditionnellement considérée comme un marqueur de dépression mélancolique), l’anorexie, les troubles digestifs et la baisse de libido.
  • Le pôle psychologique et psychomoteur : caractérisé par le ralentissement idéatoire, la perplexité décisionnelle, l’irritabilité et le désespoir existentiel.

Ce cadre théorique postule que la dépression clinique est une entité distincte des fluctuations émotionnelles ordinaires, caractérisée par une constellation syndromique stable. Par ailleurs, l’inclusion par Zung d’un nombre équivalent d’items positifs et négatifs répondait à la théorie psychométrique des biais de réponse formulée par Cronbach et Jackson, selon laquelle les individus en détresse psychologique sont particulièrement vulnérables aux effets de halo et à la tendance systématique à acquiescer (acquiescence response set).

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la ZUNG a fait l’objet de nombreuses validations empiriques documentées dans des cohortes cliniques et des échantillons communautaires :

Validité discriminante

Dès sa publication princeps, Zung (1965) a démontré la remarquable validité discriminante de l’instrument. Chez des patients dépressifs ambulatoires confirmés, les scores de l’indice SDS oscillaient entre 0,63 et 0,90 avec une moyenne de 0,74 (équivalant à un score brut moyen de 59). À l’inverse, au sein d’un groupe contrôle constitué de membres du personnel hospitalier ne présentant aucun trouble psychiatrique, l’indice moyen n’était que de 0,33 (amplitude de 0,25 à 0,43, équivalant à un score brut moyen de 26). L’écart statistiquement significatif (p < 0,001) entre les deux populations a confirmé la capacité de l’outil à discriminer sans ambiguïté les sujets dépressifs des individus euthymiques.

Dans une étude comparative menée par Guy (1976) auprès de cinq groupes diagnostiques distincts en milieu psychiatrique, les scores moyens totaux se sont répartis de manière graduée :

  • Troubles dépressifs (n = 96) : moyenne de 65 ;
  • Troubles de la personnalité (n = 54) : moyenne de 56 ;
  • Troubles anxieux (n = 22) : moyenne de 53 ;
  • Schizophrénie (n = 25) : moyenne de 52 ;
  • Troubles réactionnels transitoires ou troubles de l’adaptation (n = 12) : moyenne de 48.

Ces données démontrent que si l’échelle de Zung détecte avec une acuité maximale les troubles dépressifs majeurs (score moyen de 65, se situant d’emblée dans la zone de dépression modérée à sévère), elle réagit également à la détresse affective générale rencontrée dans d’autres psychopathologies, confirmant qu’elle constitue un indicateur hautement sensible mais non spécifique au plan nosographique différentiel strict.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente de la ZUNG a été confirmée par de fortes corrélations positives avec d’autres échelles de dépression étalonnées, telles que l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) avec des coefficients variant généralement entre r = 0,70 et r = 0,85, ainsi qu’avec la Hamilton Depression Rating Scale (HAM-D) (corrélations de r = 0,65 à 0,80), illustrant une concordance étroite entre auto-évaluation subjective et évaluation hétéro-attribuée par un clinicien.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’échelle de Zung a été examinée à travers des indices de cohérence interne et des analyses de fidélité par bissection :

  • Consistance interne : Dans une vaste étude de standardisation menée par Knight, Waal-Manning, Hendrika et Spears (1983) auprès d’un échantillon représentatif de 2 120 Néo-Zélandais âgés de 16 à 89 ans, la consistance interne a été confirmée avec un coefficient alpha de Cronbach satisfaisant de 0,79 dans un sous-groupe d’enquête communautaire de 1 173 sujets. Les auteurs ont noté que les femmes présentaient des scores moyens systématiquement plus élevés que les hommes et que les scores bruts étaient inversement corrélés avec l’âge des participants, soulignant l’impératif d’utiliser des normes standardisées spécifiques selon l’âge et le genre.
  • Fidélité par bissection (Split-Half Reliability) : Zung (1972) a rapporté, au sein d’une population psychiatrique, un coefficient de corrélation par bissection ajusté (formule de Spearman-Brown) de r = 0,73, attestant d’une bonne homogénéité interne des items.
  • Fidélité test-retest : Chez des sujets témoins stables et des patients cliniques en phase stationnaire évalués à intervalles de deux semaines, les coefficients de stabilité temporelle test-retest oscillent régulièrement entre 0,70 et 0,85, démontrant que l’échelle est sensible aux états dépressifs fluctuants tout en maintenant une stabilité de mesure adéquate en l’absence de modifications cliniques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que Zung ait initialement conçu l’échelle comme une mesure unitaire de la dépression, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées au cours des décennies ultérieures ont validé la nature multidimensionnelle de l’instrument.

L’étude factorielle princeps menée par Romera et ses collaborateurs (2008) sur une cohorte clinique robuste de 1 049 patients présentant un épisode dépressif majeur en soins de santé primaires a mis en lumière une organisation à quatre facteurs orthogonaux principaux, expliquant une part prépondérante de la variance totale :

  • Facteur I — Facteur dépressif central (Core depressive factor) : regroupe les items relatifs à l’humeur triste, aux pleurs, à la dévalorisation et au désespoir. Ce facteur a révélé un coefficient de congruence exceptionnel de 0,98.
  • Facteur II — Facteur cognitif (Cognitive factor) : concentre les items d’inefficacité cognitive, de ralentissement décisionnel et d’épuisement mental, affichant un coefficient de congruence élevé de 0,95.
  • Facteur III — Facteur anxieux (Anxiety factor) : capture l’insomnie, la nervosité psychomotrice et l’irritabilité émotionnelle, avec un coefficient de congruence de 0,92.
  • Facteur IV — Facteur somatique (Somatic factor) : regroupe les altérations de l’appétit, la perte pondérale et les manifestations neurovégétatives périphériques, obtenant un coefficient de congruence de 0,87.

Ces coefficients de congruence particulièrement élevés confirment la réplicabilité et la robustesse de la structure factorielle à travers différentes sous-populations cliniques, consolidant l’intérêt de calculer à la fois le score total global et les scores spécifiques des quatre sous-échelles pour affiner le profil symptomatique du patient.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (Zung Self-Rating Depression Scale – SDS / ZUNG).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Population cible : Adultes et personnes âgées (gériatrie), en contexte ambulatoire, hospitalier ou de recherche communautaire.
  • Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
  • Nombre d’items : 20 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Format des réponses : Échelle ordinale de fréquence de type Likert en 4 points :
    • 1 = A little of the time (Très rarement / un peu du temps)
    • 2 = Some of the time (De temps en temps / une partie du temps)
    • 3 = Good part of the time (Une bonne partie du temps)
    • 4 = Most of the time (La plupart du temps)
  • Règles de cotation et inversion :
    • 10 items symptomatiques (cotation directe de 1 à 4) : Items 1, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 13, 15 et 19. Pour ces items, « A little of the time » vaut 1 point et « Most of the time » vaut 4 points.
    • 10 items positifs / euthymiques (cotation inversée de 4 à 1) : Items 2, 5, 6, 11, 12, 14, 16, 17, 18 et 20. Pour ces énoncés, « A little of the time » vaut 4 points, « Some of the time » vaut 3 points, « Good part of the time » vaut 2 points et « Most of the time » vaut 1 point.
  • Score total brut : Somme de l’ensemble des 20 items, comprise entre 20 et 80 points (un score brut moyen de 65 caractérise les cohortes souffrant de troubles dépressifs majeurs).
  • Interprétation clinique des scores bruts :
    • 20 à 49 points : Intervalle normal (absence de dépression clinique significative).
    • 50 à 59 points : Dépression légère (Mildly Depressed).
    • 60 à 69 points : Dépression modérée (Moderately Depressed).
    • 70 points et plus : Dépression sévère (Severely Depressed).
  • Indice SDS (optionnel) : Certains protocoles convertissent le score brut en indice SDS standardisé en divisant le score brut par 80 et en multipliant par 100 (score sur 100).
  • Scores factoriels / sous-échelles :
    • Facteur dépressif central (Core depressive) : Items 1, 3, 6, 14, 17, 18, 19, 20 (score min. 8, max. 32).
    • Facteur cognitif (Cognitive) : Items 10, 11, 12, 16 (score min. 4, max. 16).
    • Facteur anxieux (Anxiety) : Items 4, 13, 15 (score min. 3, max. 12).
    • Facteur somatique (Somatic) : Items 5, 7, 9 (score min. 3, max. 12).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1965 (parution originale dans les Archives of General Psychiatry).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’Échelle de Zung a été versée dans le domaine public académique à des fins de recherche et de pratique clinique non commerciale. Aucun droit de licence (fee) n’est exigé pour l’administration standard de l’instrument sur support papier ou numérique dans un contexte de consultation ou d’investigation biomédicale.
  • Conditions d’utilisation : Les praticiens et chercheurs sont tenus de citer la référence princeps du Dr William W. K. Zung (1965) dans toute publication académique ou rapport scientifique utilisant les données issues de la SDS.

12. Références / References

Les références bibliographiques suivantes fournissent les fondements psychométriques, factoriels et cliniques de l’instrument :

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please read each statement and decide how much of the time the statement describes how you have been feeling during the past several days.
Response Scale: 4-point Likert scale: 1 = A little of the time, 2 = Some of the time, 3 = Good part of the time, 4 = Most of the time
Scoring / Reverse Items: 10 items are positively worded (symptom-free) and reverse scored (4, 3, 2, 1): items 2, 5, 6, 11, 12, 14, 16, 17, 18, 20. The other 10 items are negatively worded (depressive symptoms) and scored directly (1, 2, 3, 4): items 1, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 13, 15, 19. Total raw scores range from 20 to 80 (often converted to an SDS Index score by dividing raw score by 80 and multiplying by 100).
1

I feel down-hearted and blue.
2

Morning is when I feel the best.
3

I have crying spells or feel like it.
4

I have trouble sleeping at night.
5

I eat as much as I used to.
6

I still enjoy sex.
7

I notice that I am losing weight.
8

I have trouble with constipation.
9

My heart beats faster than usual.
10

I get tired for no reason.
11

My mind is as clear as it used to be.
12

I find it easy to do the things I used to.
13

I am restless and can't keep still.
14

I feel hopeful about the future.
15

I am more irritable than usual.
16

I find it easy to make decisions.
17

I feel that I am useful and needed.
18

My life is pretty full.
19

I feel that others would be better off if I were dead.
20

I still enjoy the things I used to do.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (ZUNG). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-evaluation-depression-zung-2
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (ZUNG).” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-evaluation-depression-zung-2.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-évaluation de la dépression de Zung (ZUNG).” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-evaluation-depression-zung-2.