Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle

L’Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle (SHPSES) mesure la confiance, les compétences et les connaissances relatives à 20 pratiques de santé sexuelle à travers 6 dimensions psychométriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle (en anglais : Sexual Health Practices Self-Efficacy Scale, ou SHPSES) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer le sentiment d’efficacité personnelle relatif à un ensemble diversifié de comportements et de compétences liés à la santé sexuelle. Développée par Patricia Barthalow Koch, Clinton Colaco et Andrew W. Porter à l’Université d’État de Pennsylvanie (Pennsylvania State University), cette échelle s’inscrit au carrefour de la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura et des définitions contemporaines et holistiques de la santé sexuelle promues par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le questionnaire est composé de 20 items répartis en six sous-échelles validées empiriquement : les relations sexuelles épanouissantes et la communication interpersonnelle (Sexual Relationships, 5 items), les soins de santé sexuelle et le dépistage (Sexual Health Care, 4 items), la prévention et la gestion des agressions sexuelles (Sexual Assault, 3 items), les pratiques sexuelles protégées et la contraception (Safer Sex, 4 items), l’égalité de genre et la diversité sexuelle (Sexual Equality/Diversity, 3 items), et l’abstinence sexuelle (Abstinence, 1 item). Les participants évaluent leur niveau de confiance sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout confiant ») à 5 (« Extrêmement confiant »), la confiance étant opérationnalisée par la combinaison des connaissances, des compétences techniques et du confort émotionnel requis pour agir.

Sur le plan métrologique, l’échelle a été validée sur un échantillon de 1 200 étudiants universitaires américains entre 2004 et 2008. Elle présente une excellente cohérence interne globale, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,89 pour l’échelle totale, les sous-échelles présentant des indices de consistance interne compris entre 0,71 et 0,82. La validité de construit a été démontrée par une analyse en composantes principales confirmant une structure à six facteurs expliquant une proportion substantielle de la variance totale. L’outil démontre en outre une solide validité prédictive et discriminante, permettant d’évaluer avec précision l’impact des programmes d’éducation à la sexualité et de prédire les comportements préventifs effectifs.

2. Mots-clés / Keywords

auto-efficacité sexuelle, SHPSES, santé sexuelle, théorie sociale cognitive, comportements préventifs, dépistage des IST, relations intimes, agression sexuelle, éducation à la sexualité, psychométrie, préservatif, prise de décision

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été élaborée par une équipe de chercheurs spécialisés en santé publique et en sciences bio-comportementales de l’Université d’État de Pennsylvanie (The Pennsylvania State University) :

  • Patricia Barthalow Koch, Ph.D. : Professeure au Département de Santé Bio-comportementale (Biobehavioral Health), The Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvanie, États-Unis. Chercheuse principale dans le domaine de l’éducation à la sexualité humaine et de la promotion de la santé sexuelle. Correspondance : [email protected].
  • Clinton Colaco, M.S. : Chercheur associé, The Pennsylvania State University.
  • Andrew W. Porter, Ph.D. : Chercheur et méthodologiste, The Pennsylvania State University.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Sexual Health Practices Self-Efficacy Scale (SHPSES) est de fournir une mesure psychométrique rigoureuse, globale et multidimensionnelle de la confiance qu’une personne accorde à sa propre capacité à réaliser avec succès des pratiques variées de santé sexuelle. Alors que la majorité des outils antérieurs se focalisaient de manière unidimensionnelle ou réductrice sur la négociation du préservatif ou le refus de rapports non consentis dans le cadre strict de la prévention du VIH, la SHPSES adopte la perspective holistique de l’Organisation mondiale de la Santé. Selon cette approche, la santé sexuelle ne se résume pas à l’absence de maladies, d’infections ou d’infirmités, mais constitue un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité humaine.

Sur le plan théorique et motivationnel, l’instrument mesure le sentiment d’efficacité personnelle défini par Albert Bandura, en précisant que cette confiance n’est pas une simple croyance abstraite, mais l’intégration conjointe de trois composantes pragmatiques indispensables : les connaissances factuelles (savoir quoi faire), les compétences pratiques et interpersonnelles (savoir comment faire) et le confort subjectif (se sentir à l’aise émotionnellement et psychologiquement dans la situation). L’outil pallie ainsi les lacunes des instruments qui évaluent isolément les connaissances théoriques sans mesurer la capacité perçue à agir en contexte réel.

Dans le domaine des applications cliniques et préventives, la SHPSES permet aux professionnels de santé, aux psychologues et aux sexologues d’identifier précisément les déficits spécifiques d’auto-efficacité chez un individu ou un groupe. Elle permet par exemple de détecter si une difficulté d’adhésion aux pratiques sécuritaires relève d’une incapacité perçue à négocier avec le partenaire, d’une anxiété liée à la consultation médicale, ou de difficultés de communication intime. Dans la recherche en santé publique et l’évaluation interventionnelle, la SHPSES sert d’indicateur sensible pour mesurer l’efficacité des modules universitaires et communautaires d’éducation sexuelle, quantifiant l’autonomisation (empowerment) acquise par les participants entre le pré-test et le post-test.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la SHPSES est l’auto-efficacité relative aux pratiques de santé sexuelle. Il s’agit d’un construit multidimensionnel qui englobe six facettes comportementales distinctes mais interconnectées :

1. Les relations sexuelles et la communication interpersonnelle (Sexual Relationships)

Cette dimension (items 7, 8, 12, 13 et 14) évalue la capacité perçue d’un individu à établir et entretenir des liens affectifs et sexuels épanouissants, fondés sur une communication transparente et constructive. Elle mesure la confiance requise pour discuter avec franchise de son histoire sexuelle antérieure, pour aborder les conflits relationnels, pour dialoguer ouvertement au sujet des infections sexuellement transmissibles (IST), et pour faire face ensemble aux difficultés d’ordre fonctionnel (telles que les troubles de l’érection, l’éjaculation prématurée ou les difficultés anorgasmiques). Cette dimension reflète l’intégration des compétences émotionnelles et de l’intimité relationnelle.

2. Les soins de santé sexuelle et la surveillance médicale (Sexual Health Care)

Cette sous-échelle (items 1, 2, 3 et 4) mesure l’auto-efficacité liée aux comportements proactifs de prise en charge biomédicale de sa propre santé. Elle couvre la confiance à réaliser les auto-examens corporels (palpation régulière des seins ou des testicules), la capacité à entreprendre de manière autonome des démarches de dépistage pour les IST classiques et pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), ainsi que l’aisance à dialoguer sans gêne ni honte avec un professionnel de la santé (médecin, infirmier, gynécologue) au sujet de ses symptômes ou préoccupations génitales.

3. La prévention et la gestion des agressions sexuelles (Sexual Assault)

Composée des items 15, 16 et 17, cette facette explore les compétences perçues d’autoprotection, de résilience et de soutien par les pairs face aux violences sexuelles. Elle évalue l’assurance personnelle à identifier et désamorcer une situation à risque potentiel de violence sexuelle, la capacité perçue à réagir et mobiliser les ressources nécessaires si une agression venait à survenir, ainsi que l’aptitude à apporter une aide psychologique et pratique adaptée à un(e) ami(e) ou un pair ayant été victime de violences sexuelles.

4. Les pratiques sexuelles protégées et la prise de décision (Safer Sex)

Cette sous-échelle (items 5, 9, 10 et 11) mesure l’efficacité personnelle liée aux comportements de réduction des risques érotiques et reproductifs. Elle sonde la capacité à prendre des décisions réfléchies et éclairées concernant sa sexualité, la compétence technique et comportementale à utiliser un préservatif externe ou interne, la maîtrise d’une autre méthode contraceptive adaptée (pilule, stérilet, implant), et l’habileté assertive à négocier activement et avec succès des rapports protégés avec son ou sa partenaire.

5. L’égalité de genre et l’acceptation de la diversité sexuelle (Sexual Equality/Diversity)

Les items 18, 19 et 20 forment cette dimension socioculturelle et éthique qui mesure la capacité d’un sujet à s’émanciper des normes patriarcales et des préjugés limitants. Elle évalue la confiance à déconstruire et éliminer le double standard sexuel fondé sur le genre dans sa vie quotidienne, à rejeter les stéréotypes de rôle sexué, et à accepter inconditionnellement la diversité des orientations affectives et sexuelles (hétérosexualité, bisexualité, homosexualité).

6. L’abstinence sexuelle (Abstinence)

Représentée par l’item 6, cette dimension mesure la capacité et le confort d’un individu à choisir et maintenir une abstinence sexuelle volontaire lorsqu’il le juge approprié pour son bien-être personnel, ses valeurs ou sa sécurité émotionnelle et physique, sans céder aux pressions sociales ou partenariales.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel structurant la SHPSES repose principalement sur la théorie sociale cognitive formulée par le psychologue Albert Bandura (1977, 1982, 1997). Selon ce paradigme fondamental, les comportements humains ne sont pas de simples réactions mécaniques aux stimuli de l’environnement ni de purs produits d’impulsions internes inconscientes ; ils procèdent d’un système de médiation cognitive au sein duquel l’auto-efficacité (self-efficacy) constitue le levier central de l’agentivité humaine (human agency).

Bandura postule que la simple possession de connaissances ou d’intentions favorables ne suffit pas à déclencher et maintenir un comportement de santé, en particulier lorsque celui-ci est complexe, émotionnellement chargé ou socialement stigmatisé, comme c’est typiquement le cas dans la sexualité humaine. L’individu doit éprouver la conviction profonde qu’il détient les aptitudes requises pour exécuter les actions menant aux résultats désirés. L’auto-efficacité régule ainsi l’effort investi, la persévérance face aux obstacles, l’anxiété ressentie lors de situations délicates et la résilience face aux échecs temporaires.

Dans le domaine de la santé publique, l’auto-efficacité s’est imposée comme un prédicteur transversal majeur au sein des modèles théoriques les plus influents :

  • Le Modèle des Croyances relatives à la Santé (Health Belief Model ; Rosenstock, Becker, Strecher et al., 1986), qui a intégré l’auto-efficacité comme facteur indispensable pour surmonter les barrières perçues et adopter des conduites préventives.
  • Le Modèle Transthéorique du Changement (Prochaska & DiClemente, 1994), où le sentiment d’efficacité personnelle s’accroît continuellement à mesure qu’un sujet progresse des phases de pré-contemplation vers la préparation, l’action puis le maintien d’une nouvelle habitude saine.
  • Le Modèle d’Information, de Motivation et de Compétences Comportementales (modèle IMB de Fisher & Fisher), qui démontre que l’information n’induit un changement de pratique que si elle est médiée par des compétences comportementales fortes soutenues par une haute auto-efficacité.

La SHPSES opérationnalise cette approche théorique en définissant la confiance non pas comme une bravade ou un optimisme illusoire, mais précisément comme la conjonction triangulaire des connaissances (fondement cognitif), des compétences (aptitudes techniques et communicatives) et du confort (régulation émotionnelle et absence d’anxiété inhibitrice). Cette conceptualisation fait de l’échelle un instrument en parfaite cohérence avec les principes modernes de l’apprentissage social et de la modification comportementale.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de la SHPSES ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses démontrant sa validité de contenu, de construit, discriminante et prédictive :

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été établie par une démarche méthodologique exhaustive en plusieurs étapes :

  • Une analyse systématique des contenus pédagogiques et scientifiques de 10 manuels universitaires de référence en sexualité humaine aux États-Unis.
  • L’examen approfondi des programmes et syllabus de 20 cours universitaires de sexualité dispensés dans des établissements d’enseignement supérieur variés.
  • L’évaluation du pool initial d’items par un panel d’experts composé de trois enseignants-chercheurs et éducateurs spécialisés en sexologie, chargés d’éliminer les redondances, de juger de la pertinence des énoncés et de garantir l’exhaustivité des pratiques de santé sexuelle retenues.

Validité de construit (Construct Validity)

La structure dimensionnelle a été éprouvée auprès d’une cohorte de 1 200 étudiants universitaires recrutés entre 2004 et 2008 dans une université majeure du nord-est des États-Unis. L’analyse factorielle exploratoire (voir Section 9) a mis en évidence six facteurs indépendants et conceptuellement cohérents, expliquant conjointement une part prépondérante de la variance des réponses.

Validité discriminante (Discriminant / Known-Groups Validity)

L’échelle a démontré une remarquable capacité à discriminer des groupes d’individus aux profils éducatifs contrastés (Koch, 2009). Les étudiants inscrits à des cours universitaires formels d’éducation à la sexualité humaine ont obtenu des scores d’auto-efficacité globale et sous-factorielle significativement plus élevés à l’issue de leur cursus comparativement à des étudiants inscrits dans des cursus académiques sans rapport avec la santé ou la sexualité humaine, confirmant la sensibilité de l’instrument aux acquis pédagogiques.

Validité prédictive et concurrente (Predictive Validity)

Dans une recherche menée par Millstein (2006) auprès d’étudiants de collège communautaire, les scores obtenus à la SHPSES se sont révélés être des prédicteurs statistiquement significatifs des comportements sexuels réels. Une corrélation positive et significative a été documentée entre les scores de l’échelle et :

  • L’intention déclarée de pratiquer des relations sexuelles protégées (safer sex) au cours du mois suivant.
  • L’adoption effective et déclarée de pratiques sexuelles protégées au cours du mois précédant l’évaluation.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la SHPSES a été analysée sous l’angle de la cohérence interne (homogénéité des items) à partir du jeu de données issu de l’échantillon normatif de 1 200 étudiants (Koch, 2009) :

  • Échelle globale : Le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 20 items est de 0,89, ce qui témoigne d’une excellente consistance interne, largement supérieure au seuil conventionnel de 0,70 ou 0,80 requis pour la recherche et l’évaluation diagnostique en sciences psychosociales.
  • Sous-échelle Relations sexuelles (Sexual Relationships, 5 items) : α = 0,82.
  • Sous-échelle Soins de santé sexuelle (Sexual Health Care, 4 items) : α = 0,81.
  • Sous-échelle Agression sexuelle (Sexual Assault, 3 items) : α = 0,78.
  • Sous-échelle Pratiques protégées (Safer Sex, 4 items) : α = 0,71.
  • Sous-échelle Égalité et Diversité (Sexual Equality/Diversity, 3 items) : α = 0,73.
  • Sous-échelle Abstinence (Abstinence, 1 item) : L’abstinence étant mesurée par un item unique (item 6), aucun coefficient alpha n’est calculable pour cette dimension isolée.

Ces indices chiffrés confirment que les sous-échelles disposent d’une fidélité robuste et stable, garantissant que les items regroupés au sein d’une même dimension mesurent de manière homogène le même construit spécifique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse psychométrique initiale des 20 items de la SHPSES a été effectuée au moyen d’une Analyse en Composantes Principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale Varimax avec normalisation de Kaiser sur les données des 1 200 étudiants de l’Université de Penn State.

L’algorithme de rotation a convergé avec succès en six itérations, confirmant la présence de six facteurs distincts dont les valeurs propres (eigenvalues) respectent les critères empiriques d’extraction. La répartition de la variance expliquée par les facteurs s’établit comme suit :

  • Facteur 1 — Relations sexuelles (Sexual Relationships) : 15,4 % de la variance expliquée. Ce facteur premier regroupe les items 7, 8, 12, 13 et 14, capturant les compétences affectives, l’intimité relationnelle et la communication ouverte sur la santé et les dysfonctions sexuelles.
  • Facteur 2 — Soins de santé sexuelle (Sexual Health Care) : 13,4 % de la variance expliquée. Il agrège les items 1, 2, 3 et 4 relatifs aux comportements préventifs cliniques (auto-palpation, tests de dépistage des IST et du VIH, dialogue avec le corps soignant).
  • Facteur 3 — Agression sexuelle (Sexual Assault) : 11,2 % de la variance expliquée. Composé des items 15, 16 et 17, il rassemble l’évitement du danger, la gestion du traumatisme et l’aide à autrui.
  • Facteur 4 — Pratiques protégées (Safer Sex) : 10,1 % de la variance expliquée. Il est formé par les items 5, 9, 10 et 11, modélisant la décision éclairée, l’emploi des préservatifs et contraceptifs, et la négociation partenariale.
  • Facteur 5 — Égalité et Diversité (Sexual Equality/Diversity) : 10,0 % de la variance expliquée. Associant les items 18, 19 et 20, ce facteur reflète l’émancipation vis-à-vis des doubles standards de genre et l’acceptation de la diversité des orientations affectives.
  • Facteur 6 — Abstinence (Abstinence) : 5,8 % de la variance expliquée. Ce facteur unipolaire est saturé par l’item 6 portant sur la pratique volontaire de l’abstinence sexuelle.

Au total, ces six composantes expliquent 65,9 % de la variance totale des items, un niveau d’explication élevé attestant d’une structure factorielle parcimonieuse, solide et théoriquement cohérente.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé court, facile d’administration individuelle ou collective :

  • Format d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou numérique (en ligne).
  • Nombre d’items : 20 items rédigés sous forme d’énoncés comportementaux.
  • Temps de passation : Environ 5 minutes (très faible charge cognitive pour le répondant).
  • Consigne d’évaluation : Les participants sont invités à indiquer leur degré actuel de confiance dans leur capacité à réaliser chacune des 20 pratiques présentées si la situation l’exigeait. La confiance est formellement définie comme le fait de disposer à la fois des connaissances, des compétences et du confort nécessaires pour accomplir efficacement l’action. Le mot « partenaire » désigne toute personne avec laquelle le répondant choisit de partager sa sexualité.
  • Échelle de réponse (Likert en 5 points) :
    • 1 = Pas du tout confiant (Not at all Confident)
    • 2 = Légèrement confiant (Slightly Confident)
    • 3 = Modérément confiant (Moderately Confident)
    • 4 = Fortement confiant (Highly Confident)
    • 5 = Extrêmement confiant (Extremely Confident)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Le score global s’obtient par la somme directe des 20 items. Les scores totaux s’échelonnent de 20 (auto-efficacité minimale) à 100 (auto-efficacité maximale dans l’ensemble des pratiques de santé sexuelle).
    • Sous-échelle Relations sexuelles : Somme des items 7, 8, 12, 13 et 14 (score de 5 à 25).
    • Sous-échelle Soins de santé sexuelle : Somme des items 1, 2, 3 et 4 (score de 4 à 20).
    • Sous-échelle Agression sexuelle : Somme des items 15, 16 et 17 (score de 3 à 15).
    • Sous-échelle Pratiques protégées : Somme des items 5, 9, 10 et 11 (score de 4 à 20).
    • Sous-échelle Égalité et Diversité : Somme des items 18, 19 et 20 (score de 3 à 15).
    • Sous-échelle Abstinence : Item 6 unique (score de 1 à 5).
    • Des scores moyens par item (score total divisé par le nombre d’items) peuvent également être calculés pour ramener les scores sur une échelle de 1 à 5 afin de faciliter les comparaisons inter-domaines.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement et diffusion : L’outil a été développé et validé entre 2004 et 2008, puis formellement présenté au World Congress for Sexual Health à Göteborg (Suède) en 2009.
  • Statut des droits et gratuité : L’échelle a été mise à disposition pour la communauté scientifique et les praticiens de santé publique. Elle peut être employée librement à des fins de recherche universitaire non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique standard, sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs originaux et leurs travaux fondamentaux.
  • Contact et autorisations : Pour toute adaptation formelle, traduction interculturelle ou application commerciale à grande échelle, les demandes d’autorisation doivent être adressées à la chercheuse principale : Pr. Patricia Barthalow Koch, The Pennsylvania State University, Health and Human Development Building East, University Park, PA 16802 (courriel : [email protected]).

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1982). Self-efficacy mechanism in human agency. American Psychologist, 37(2), 122–147. https://doi.org/10.1037/0003-066X.37.2.122
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • DiClemente, R. J., & Peterson, J. L. (Eds.). (1994). Preventing AIDS: Theories and methods of behavioral interventions. Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-1193-3
  • Glanz, K., Rimer, B. K., & Viswanath, K. (Eds.). (2008). Health behavior and health education: Theory, research, and practice (4th ed.). Jossey-Bass.
  • Koch, P. B. (2009, June). Promoting positive sexual health practices for university students: What works? Presentation at the World Congress for Sexual Health, Gothenburg, Sweden.
  • Millstein, S. (2006). The effects of a human sexuality course on students’ confidence to engage in healthy sexual practices (Doctoral dissertation, Widener University, Philadelphia).
  • Pan American Health Organization, & World Health Organization. (2000). Promotion of sexual health: Recommendations for action. PAHO/WHO.
  • Sexuality Information and Education Council of the United States. (2009). Position statements. SIECUS.
  • Strecher, V. J., DeVellis, B. M., Becker, M. H., & Rosenstock, I. M. (1986). The role of self-efficacy in achieving health behavior change. Health Education Quarterly, 13(1), 73–92. https://doi.org/10.1177/109019818601300108
  • World Association for Sexual Health. (2008). Sexual health for the millennium: A declaration of sexual rights. WAS.
  • World Health Organization. (2009). Defining sexual health: Report of a technical consultation on sexual health. World Health Organization.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: Respondents are instructed to indicate how confident they are, at the time they are completing the survey, in carrying out each of 20 different sexual health practices. Confidence is defined as having the knowledge, skills, and comfort necessary to effectively perform the sexual health practice. Respondents use the following scale: 1 = Not at all Confident, 2 = Slightly Confident, 3 = Moderately Confident, 4 = Highly Confident, 5 = Extremely Confident. The term partner refers to whomever the respondent might share his or her sexuality with. The scale takes approximately 5 minutes to complete.
1

Performing breast or testicular self-exams
2

1 2 3 4 5
3

Getting tested for a sexually transmitted infection (STI)
4

1 2 3 4 5
5

Getting an HIV test
6

1 2 3 4 5
7

Talking with a health care worker about a sexual health issue like an STI
8

1 2 3 4 5
9

Making thoughtful, good decisions about your sexual behaviors
10

1 2 3 4 5
11

Practicing sexual abstinence
12

1 2 3 4 5
13

Establishing a fulfilling sexual relationship
14

1 2 3 4 5
15

Talking with a (prospective) sexual partner about your sexual histories
16

1 2 3 4 5
17

Using a condom
18

1 2 3 4 5
19

Using another form of birth control other than a condom
20

1 2 3 4 5
21

Negotiating with a sexual partner to practice safer sex
22

1 2 3 4 5
23

Talking with a sexual partner about a sexual health issue, like an STI
24

1 2 3 4 5
25

Talking with a sexual partner about a relationship issue
26

1 2 3 4 5
27

Dealing with a sexual functioning difficulty (like difficulty achieving orgasm or ejaculating too quickly 1 2 3 4 5
28

Preventing a sexual assault situation from occurring
29

1 2 3 4 5
30

Dealing with a sexual assault if it occurs to you
31

1 2 3 4 5
32

Helping a friend who has been sexually assaulted
33

1 2 3 4 5
34

Eliminating sexual double standards (based on gender) in your life
35

1 2 3 4 5
36

Eliminating gender stereotyping from your life
37

1 2 3 4 5
38

Accepting diversity in sexual orientation (heterosexuality, homosexuality, bisexuality) 1 2 3 4 5
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-efficacite-pratiques-sante-sexuelle-shpses
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-efficacite-pratiques-sante-sexuelle-shpses.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité des pratiques de santé sexuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-auto-efficacite-pratiques-sante-sexuelle-shpses.