1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’auto-dévoilement émotionnel (en anglais, Emotional Self-Disclosure Scale ou ESDS), conçue initialement par William E. Snell, Jr., Rowland S. Miller et Sharyn S. Belk (1988), est un instrument psychométrique multidimensionnel élaboré pour quantifier la propension des individus à verbaliser et communiquer leurs expériences affectives auprès de cibles relationnelles spécifiques. Composée de 40 items répartis de façon équilibrée au sein de 8 sous-échelles distinctes (Dépression, Bonheur, Jalousie, Anxiété, Colère, Sérénité/Calme, Apathie et Peur), l’ESDS opérationnalise l’auto-dévoilement non pas comme une disposition globale et indifférenciée, mais comme un processus modulé par la valence émotionnelle, la nature discrète de l’émotion ressentie et les caractéristiques de l’interlocuteur (ami masculin ou féminin, thérapeute, conseiller, conjoint). Les répondants évaluent le degré auquel ils ont discuté de chaque état affectif sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Je n’ai pas discuté de ce sujet ») à 4 (« J’ai pleinement discuté de ce sujet »).
Les propriétés psychométriques de l’instrument, confirmées par de nombreuses investigations transculturelles et différentielles (notamment Snell et al., 1989), démontrent une cohérence interne élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,93 selon les sous-échelles et les groupes cibles. La fidélité test-retest à court et moyen terme s’est avérée robuste (coefficients de corrélation variant de 0,71 à 0,86). La validité factorielle, explorée via des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, corrobore l’indépendance relative des huit catégories émotionnelles tout en soulignant des liens convergents avec des échelles d’intimité interpersonnelle, d’expressivité émotionnelle et de rôles de genre, ainsi qu’une validité discriminante vis-à-vis de l’anxiété sociale et de la désirabilité sociale. L’ESDS demeure un outil standard dans les champs de la psychologie sociale, de la psychologie clinique et des études de genre.
2. Mots-clés / Keywords
auto-dévoilement émotionnel, ESDS, régulation émotionnelle, communication interpersonnelle, psychométrie, expressivité affective, relation thérapeutique, rôles de genre, soutien social, alliance de travail, validité de construit, psychologie clinique
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été développé et validé principalement par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et de la personnalité :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de Psychologie de la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychométrie appliquée à la sexualité, à la communication interpersonnelle et aux stéréotypes de genre. Contact institutionnel : Southeast Missouri State University.
- Rowland S. Miller, Ph.D. : Professeur de psychologie au Département de Psychologie et de Philosophie de la Sam Houston State University (Huntsville, Texas, États-Unis). Auteur de travaux fondateurs sur l’embarras, la timidité, l’intimité et la psychologie des relations interpersonnelles.
- Sharyn S. Belk, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne, affiliée au moment des travaux initiaux à l’Université du Texas à Austin, ayant mené d’importantes études sur l’impact des rôles sexospécifiques sur l’adaptation psychologique.
- Collaborateurs internationaux notables (notamment pour les adaptations multiculturelles) : Rosa Garcia-Falconi et Juan E. Hernandez-Sanchez (chercheurs associés ayant collaboré sur les études transculturelles États-Unis/Mexique portant sur l’impact de l’ethnicité et du genre).
4. Objectif / Purpose
Raison d’être et pertinence théorique
L’auto-dévoilement (self-disclosure), conceptualisé par Sidney Jourard dans les années 1960 comme l’acte de rendre accessible à autrui des informations personnelles et intimes sur soi-même, a longtemps été mesuré comme un construit unidimensionnel ou purement descriptif (par exemple, révéler ses opinions politiques, ses loisirs ou sa situation financière). Cependant, Snell, Miller et Belk (1988) ont postulé que le dévoilement d’informations purement cognitives ou factuelles est fonctionnellement distinct du partage d’expériences subjectives et affectives. L’expression verbale d’émotions intimes implique une prise de risque interpersonnelle accrue et une vulnérabilité psychologique immédiate.
L’objectif premier de l’Emotional Self-Disclosure Scale (ESDS) est de pallier les limites des instruments globaux en fournissant une mesure différentielle et nuancée de la capacité et de la fréquence avec lesquelles un individu verbalise des émotions spécifiques. L’échelle a été construite pour évaluer non seulement si un individu s’ouvre sur ses affects, mais quelles émotions précises il partage (positives, négatives, vulnérables ou hostiles) et à qui ces révélations sont adressées.
Applications cliniques et de recherche
Dans le domaine de la recherche, l’ESDS est particulièrement mobilisée pour étudier :
- Les variations liées au genre et aux normes masculines : L’échelle permet de tester de manière empirique l’hypothèse selon laquelle les hommes ne répriment pas l’ensemble de leurs émotions de manière uniforme, mais inhibent sélectivement les affects signalant la vulnérabilité (ex. peur, tristesse) tout en exprimant plus volontiers d’autres affects comme la colère ou des émotions positives (Snell et al., 1989).
- L’influence des cibles relationnelles : L’ESDS est adaptable selon le protocole de recherche ; les consignes peuvent inviter le participant à évaluer son dévoilement envers un ami masculin, une amie féminine, un parent, un partenaire amoureux, ou spécifiquement un thérapeute/conseiller (counselor).
- L’évaluation du processus thérapeutique : En psychothérapie et en relation d’aide, l’ESDS permet de mesurer objectivement l’évolution de l’ouverture du patient au fil des séances, offrant ainsi un indicateur empirique de la qualité de l’alliance thérapeutique et de la réduction des défenses psychiques.
- Les études transculturelles : Comparer les patrons de dévoilement émotionnel au sein de cultures collectivistes versus individualistes, ou en fonction des appartenances ethnoculturelles, afin de déterminer comment les règles d’affichage émotionnel (display rules) régulent la communication interpersonnelle.
5. Construit psychologique / Construct
L’ESDS repose sur une modélisation octogonale de la divulgation émotionnelle. Chaque sous-échelle est composée de 5 items reflétant des descripteurs affectifs précis, permettant d’isoler des dynamiques relationnelles distinctes :
1. Dépression (Items 1, 9, 17, 25, 33)
Cette dimension évalue la verbalisation d’états d’abattement, de désespoir, de tristesse profonde et de pessimisme (ex. « pessimiste », « triste », « malheureux »). La divulgation de ces états nécessite un niveau élevé de confiance, car elle expose directement le soi à des risques de rejet ou d’invalidation sociale. En clinique, l’incapacité à dévoiler ces affects est souvent corrélée à l’isolement social et à la sévérité des épisodes dépressifs majeurs.
2. Bonheur (Items 2, 10, 18, 26, 34)
Mesurant l’expression d’affects positifs intenses tels que la joie, l’enchantement et la satisfaction (ex. « joyeux », « ravi », « satisfait »), cette sous-échelle capture le partage d’expériences valorisantes (phénomène de capitalisation émotionnelle). Elle informe sur la capacité de l’individu à célébrer ses réussites au sein de son réseau relationnel.
3. Jalousie (Items 3, 11, 19, 27, 35)
Cette composante explore la divulgation de sentiments de possessivité, d’envie, de suspicion et de rancœur (ex. « possessif », « envieux », « méfiant », « plein de ressentiment »). Ces affects sont hautement stigmatisés sur le plan normatif ; leur verbalisation exige une sécurité psychologique considérable dans le lien d’attachement ou dans la relation d’aide.
4. Anxiété (Items 4, 12, 20, 28, 36)
Cette sous-échelle quantifie l’expression de l’inquiétude, de l’agitation interne, du trouble et de la confusion cognitive ou émotionnelle (ex. « troublé », « inquiet », « mal à l’aise », « déconcerté/agité »). Elle renseigne sur la recherche active de réassurance et de corégulation auprès de l’interlocuteur.
5. Colère (Items 5, 13, 21, 29, 37)
Centrée sur la verbalisation des états d’irritation, d’exaspération, d’hostilité et de fureur (ex. « exaspéré/furieux », « irrité », « hostile », « enragé »), cette dimension mesure la communication explicite du mécontentement ou du sentiment d’injustice, un indicateur clé dans l’affirmation de soi et la gestion des conflits interpersonnels.
6. Sérénité / Calme (Items 6, 14, 22, 30, 38)
Cette facette évalue le dévoilement d’expériences de paix intérieure, de tranquillité et de détente (ex. « silencieux/paisible », « serein », « tranquille », « détendu »). Elle reflète le partage d’un équilibre homéostatique et de ressources internes de régulation émotionnelle.
7. Apathie (Items 7, 15, 23, 31, 39)
Caractérisée par l’évaluation du partage d’états d’insensibilité, de détachement, d’indifférence et d’engourdissement affectif (ex. « indifférent », « engourdi/anesthésié », « insensible », « détaché »), cette dimension est cruciale pour identifier les mécanismes de défense dissociatifs, le repli sur soi ou l’alexithymie.
8. Peur (Items 8, 16, 24, 32, 40)
Mesurant l’expression d’états d’effroi, d’insécurité, de panique et d’alarme (ex. « craintif », « effrayé », « terrorisé », « alarmé »), cette dimension constitue l’une des mesures les plus sensibles à la menace perçue et aux contraintes du rôle masculin traditionnel prescrivant l’invulnérabilité physique et psychologique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Théorie de la pénétration sociale et réciprocité
Le cadre conceptuel majeur de l’ESDS s’ancre dans la théorie de la pénétration sociale développée par Altman et Taylor (1973). Selon cette théorie, le développement des relations interpersonnelles évolue d’échanges superficiels et périphériques vers des strates progressivement plus profondes et centrales de la personnalité. L’auto-dévoilement opère comme le principal vecteur de cette progression. Snell et ses collaborateurs ont approfondi ce postulat en spécifiant que la « profondeur » relationnelle ne réside pas seulement dans la nature confidentielle des faits partagés, mais dans l’intensité et la vulnérabilité inhérentes aux émotions communiquées.
Théorie des rôles sociaux et normes de genre
L’ESDS intègre également la théorie des rôles sociaux d’Alice Eagly (1987) et la théorie de la contrainte du rôle masculin (gender role strain) théorisée par Joseph Pleck (1981). Ces perspectives postulent que la socialisation différenciée selon le sexe assigne aux femmes un rôle expressif axé sur le maintien de l’intimité relationnelle (communautaire/communal), tandis que les hommes sont encouragés à adopter un rôle instrumental caractérisé par l’autonomie, l’inhibition émotionnelle (stoicism) et le contrôle. L’ESDS a été structurée pour tester l’hypothèse selon laquelle ces prescriptions de genre ne génèrent pas un silence émotionnel masculin total, mais une régulation contextuelle : les hommes révèlent moins de peur et de tristesse, mais peuvent exprimer leur colère ou discuter de leurs émotions de manière plus ouverte avec des cibles spécifiques (par exemple un thérapeute ou une amie plutôt qu’un pair masculin).
Modèles d’alliance de travail et de régulation interpersonnelle
Sur le plan clinique, l’instrument s’appuie sur la théorie de l’alliance thérapeutique d’Edward Bordin (1979) et sur les modèles modernes de régulation émotionnelle interpersonnelle (Zaki & Williams, 2013). Le dévoilement au thérapeute ne constitue pas seulement une collecte d’informations anamnestiques, mais un processus actif de co-régulation où le patient teste la sécurité du cadre thérapeutique en exprimant des émotions complexes ou réprimées.
7. Validité / Validity
Validité de construit et structurelle
La validité de construit de l’ESDS a été initialement démontrée par Snell, Miller et Belk (1988) auprès d’échantillons universitaires diversifiés. Les analyses ont confirmé que les huit échelles mesurent des dimensions conceptuellement cohérentes et empiriquement distinctes. Les corrélations inter-échelles sont modérées, ce qui soutient la nature multidimensionnelle de l’affectivité dévoilée plutôt qu’un facteur unique d’expressivité.
Validité convergente
La validité convergente de l’ESDS a été corroborée par des corrélations significatives avec plusieurs instruments validés :
- Intimité interpersonnelle : Les scores totaux et sous-échelles de l’ESDS sont positivement corrélés avec les échelles de Miller Social Intimacy Scale (MSIS) (coefficients r compris entre 0,35 et 0,58, p < 0,001).
- Expressivité émotionnelle : Des corrélations positives robustes ont été observées avec l’échelle d’expressivité d’affect d’Eisenberg ainsi qu’avec des mesures d’empathie dispositionnelle (Davis Interpersonal Reactivity Index).
- Alliance thérapeutique : Dans les contextes de conseil et de thérapie, le dévoilement sur les sous-échelles Dépression, Anxiété et Peur présente une corrélation directe positive avec l’inventaire d’alliance de travail (Working Alliance Inventory, WAI).
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente validité discriminante par rapport à la désirabilité sociale (mesurée par la Marlowe-Crowne Social Desirability Scale), montrant des corrélations non significatives ou négligeables (r < 0,15), ce qui indique que les réponses ne reflètent pas simplement une tentative de présentation de soi favorable. De plus, l’échelle se distingue nettement des mesures d’anxiété sociale ou d’inhibition comportementale générale, montrant que l’inhibition du dévoilement émotionnel est spécifique au traitement affectif et relationnel.
Validité différentielle et transculturelle
Dans l’étude empirique de Snell, Miller, Belk, Garcia-Falconi et Hernandez-Sanchez (1989), l’ESDS a démontré une sensibilité remarquable pour détecter des différences fines :
- Les femmes rapportent des niveaux de dévoilement significativement plus élevés de sentiments de dépression, de colère, d’anxiété et de peur envers leurs amies féminines comparativement aux hommes envers leurs amis masculins.
- Envers les thérapeutes (masculins ou féminins), les femmes mexicaines ont rapporté des scores de dévoilement significativement plus élevés pour l’ensemble des 8 catégories émotionnelles que les hommes mexicains et les participants américains des deux sexes, illustrant l’interaction fine entre culture, genre et statut professionnel de l’interlocuteur.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne et la stabilité temporelle de l’ESDS ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans plusieurs contextes méthodologiques :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Snell et al. (1988) ainsi que dans les réplications ultérieures (Snell et al., 1989), les coefficients de cohérence interne pour les 8 sous-échelles de 5 items se sont révélés très satisfaisants :
- Dépression : $\alpha = 0,85$ à $0,91$
- Bonheur : $\alpha = 0,86$ à $0,92$
- Jalousie : $\alpha = 0,81$ à $0,88$
- Anxiété : $\alpha = 0,84$ à $0,90$
- Colère : $\alpha = 0,83$ à $0,89$
- Sérénité / Calme : $\alpha = 0,78$ à $0,87$
- Apathie : $\alpha = 0,80$ à $0,88$
- Peur : $\alpha = 0,87$ à $0,93$
Le coefficient alpha global sur l’ensemble des 40 items dépasse systématiquement $0,92$, démontrant une excellente homogénéité tout en préservant l’utilité clinique et empirique des sous-scores catégoriels.
Fidélité test-retest
Les études de fidélité temporelle menées sur un intervalle de 3 à 4 semaines auprès d’étudiants ont révélé des coefficients de stabilité satisfaisants, oscillant entre $r = 0,71$ et $r = 0,86$ selon les échelles émotionnelles. Ces valeurs indiquent que l’auto-dévoilement émotionnel mesuré par l’ESDS capture une disposition interpersonnelle relativement stable dans le temps pour un interlocuteur donné, tout en restant suffisamment dynamique pour refléter des changements thérapeutiques longitudinaux.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Structure factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase initiale de création de l’ESDS, Snell, Miller et Belk (1988) ont soumis un ensemble étendu de descripteurs affectifs à une analyse factorielle en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax). Les résultats ont clairement mis en évidence une structure à huit facteurs répondant au critère de Kaiser (valeurs propres > 1,0) et à l’examen du diagramme de Cattell (scree plot). Ces huit facteurs correspondaient précisément aux 8 dimensions théoriques prédéfinies : Dépression, Bonheur, Jalousie, Anxiété, Colère, Sérénité, Apathie et Peur.
Chacun des 40 items finaux a été sélectionné sur la base d’une saturation factorielle primaire élevée (généralement $lambda ge 0,55$) sur son facteur respectif, sans saturation croisée majeure sur les autres facteurs (saturations secondaires systématiquement inférieures à $0,30$). L’ensemble des huit facteurs expliquait plus de 62 % de la variance totale des scores de divulgation.
Analyses confirmatoires et invariance
Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites dans des études ultérieures et des contextes interculturels ont validé l’adéquation du modèle octofactoriel indépendant ou corrélé comparativement à des modèles concurrents (par exemple, un modèle unidimensionnel d’expressivité générale ou un modèle bipolaire affect positif / affect négatif). Les indices d’ajustement couramment rapportés sont très satisfaisants :
- Index de Tucker-Lewis (TLI) > 0,90
- Indice de comparabilité (CFI) > 0,91
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,067)
Ces résultats démontrent l’invariance structurelle de l’échelle à travers le genre et différents groupes culturels, confirmant que les répondants conceptualisent et différencient les composantes émotionnelles de manière isomorphe quel que soit leur groupe d’appartenance.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Emotional Self-Disclosure Scale (ESDS) / Échelle d’auto-dévoilement émotionnel
- Auteurs : William E. Snell, Jr., Rowland S. Miller, & Sharyn S. Belk (1988, 1989)
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon auto-administré ou passation informatisée/en ligne
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes
- Nombre d’items : 40 items au total
- Nombre de dimensions / sous-échelles : 8 sous-échelles de 5 items chacune :
- Dépression : Items 1, 9, 17, 25, 33
- Bonheur : Items 2, 10, 18, 26, 34
- Jalousie : Items 3, 11, 19, 27, 35
- Anxiété : Items 4, 12, 20, 28, 36
- Colère : Items 5, 13, 21, 29, 37
- Sérénité : Items 6, 14, 22, 30, 38
- Apathie : Items 7, 15, 23, 31, 39
- Peur : Items 8, 16, 24, 32, 40
- Format de réponse : Échelle ordinale en 5 points lettrée de A à E :
- A = I HAVE NOT DISCUSSED THIS TOPIC WITH MY COUNSELOR [Je n’ai pas discuté de ce sujet avec mon conseiller / thérapeute]
- B = I HAVE SLIGHTLY DISCUSSED THIS TOPIC WITH MY COUNSELOR [J’ai légèrement discuté de ce sujet avec mon conseiller / thérapeute]
- C = I HAVE MODERATELY DISCUSSED THIS TOPIC WITH MY COUNSELOR [J’ai modérément discuté de ce sujet avec mon conseiller / thérapeute]
- D = I HAVE ALMOST FULLY DISCUSSED THIS TOPIC WITH MY COUNSELOR [J’ai presque pleinement discuté de ce sujet avec mon conseiller / thérapeute]
- E = I HAVE FULLY DISCUSSED THIS TOPIC WITH MY COUNSELOR [J’ai pleinement discuté de ce sujet avec mon conseiller / thérapeute]
- Cotation et scoring : Chaque item est coté de 0 à 4 points (A = 0, B = 1, C = 2, D = 3, E = 4). Les scores des 5 items de chaque sous-échelle sont sommés pour obtenir un score de sous-échelle compris entre 0 et 20. Un score global peut être calculé par la somme des 40 items (allant de 0 à 160). Des scores élevés indiquent une propension ou une fréquence plus importante d’auto-dévoilement pour le domaine émotionnel correspondant. Aucun item n’est inversé.
- Flexibilité de la cible : L’en-tête et les libellés de réponse peuvent être adaptés en fonction de la cible évaluée (ex. « with my counselor », « with my male friend », « with my female friend », « with my partner »).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1988 (publication princeps de conception dans Sex Roles) ; réplications majeures et extensions transculturelles en 1989.
- Statut du copyright et droits d’utilisation : L’instrument est dans le domaine public à des fins académiques, scientifiques et de recherche non commerciale. Le professeur William E. Snell, Jr. a formellement mis ses outils psychométriques à disposition de la communauté scientifique sans frais.
- Tarifs : Gratuit pour une utilisation clinique individuelle ou dans le cadre de projets de recherche universitaire. Aucun achat de licence ou redevance commerciale n’est requis.
- Modalités d’accès : Les items complets et consignes de cotation sont publiés dans les articles académiques originaux cités ci-dessous et accessibles librement dans les archives universitaires de l’auteur principal.
12. Références / References
- Altman, I., & Taylor, D. A. (1973). Social penetration: The development of interpersonal relationships. Holt, Rinehart & Winston.
- Bordin, E. S. (1979). The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 16(3), 252–260. https://doi.org/10.1037/h0085885
- Eagly, A. H. (1987). Sex differences in social behavior: A social-role interpretation. Lawrence Erlbaum Associates.
- Jourard, S. M. (1971). Self-disclosure: An experimental analysis of the transparent self. Wiley-Interscience.
- Pleck, J. H. (1981). The myth of masculinity. MIT Press.
- Snell, W. E., Jr., Miller, R. S., & Belk, S. S. (1988). Development of the Emotional Self-Disclosure Scale. Sex Roles, 18(1–2), 59–74. https://doi.org/10.1007/BF00288017
- Snell, W. E., Jr., Miller, R. S., Belk, S. S., Garcia-Falconi, R., & Hernandez-Sanchez, J. E. (1989). Men’s and women’s emotional disclosures: The impact of disclosure recipient, culture, and the masculine role. Sex Roles, 21(7–8), 467–486. https://doi.org/10.1007/BF00289172
- Zaki, J., & Williams, W. C. (2013). Interpersonal emotion regulation. Emotion, 13(5), 803–810. https://doi.org/10.1037/a0033839
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
INSTRUCTIONS:
Listed below are 40 topics concerned with the types of feelings and emotions that people experience at one time or another in their life. This survey is concened with the extent to which you have discussed these feelings and emotions with your counselor. Before each item you will notice a single column. For this column you are to indicate how often you have discussed each specific topic with your counselor. To respond, use the following scale to indicate which letter (A, B, C, D, OR E) corresponds to your response:
NOTE: The letter that best describes your reaction to each statement is the one which you will darken for that item on the computer scoreable answer sheet. Now, go ahead and respond to the statements, using the answer sheet and a #2 pencil. Be sure to answer every question, even if you are not sure. Also, please be honest in your responses.
- (#1). Times when you felt
- (#2). Times when you felt
- (#3). Times when you felt
- (#4). Times when you felt
- (#5). Times when you felt
- (#6). Times when you felt
- (#7). Times when you felt
- (#8). Times when you felt
- (#9). Times when you felt
- (#10). Times when you felt
- (#11). Times when you felt possessive.
- (#12). Times when you felt troubled.
- (#13). Times when you felt infuriated.
- (#14). Times when you felt quiet.
- (#15). Times when you felt indifferent.
- (#16). Times when you felt fearful.
- (#17). Times when you felt pessimistic.
- (#18). Times when you felt jouous.
- (#19). Times when you felt envious.
- (#20). Times when you felt worried.
- (#21). Times when you felt irritated.
- (#22). Times when you felt serene.
- (#23). Times when you felt numb.
- (#24). Times when you felt frightened.
- (#25). Times when you felt sad.
- (#26). Times when you felt delighted.
- (#27). Times when you felt suspicious.
- (#28). Times when you felt uneasy.
- (#29). Times when you felt hostile.
- (#30). Times when you felt tranquil.
- (#31). Times when you felt unfeeling.
- (#32). Times when you felt scared.
- (#33). Times when you felt unhappy.
- (#34). Times when you felt pleased.
- (#35). Times when you felt resentful.
- (#36). Times when you felt flustered.
- (#37). Times when you felt enraged.
- (#38). Times when you felt relaxed.
- (#39). Times when you felt detached.
- (#40). Times when you felt alarmed.