1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’attractivité des stands (Booth Attractiveness Scale), élaborée et validée par Wang, Wang, Zhang et Fu (2023), constitue un instrument psychométrique standardisé comprenant 18 items, spécifiquement conçu pour quantifier l’attractivité perçue des stands d’exposition lors de foires et salons professionnels. Développée selon le paradigme méthodologique rigoureux préconisé par Churchill (1979), l’échelle repose sur une conceptualisation multidimensionnelle intégrant l’architecture physique, l’ambiance sensorielle, le comportement du personnel et les incitations promotionnelles.
Initialement constitué d’un réservoir de 30 items issus d’une revue systématique de la littérature en marketing expérientiel, en aménagement des espaces de vente (servicescape) et en comportement du consommateur, l’outil a été affiné via des entretiens de groupe (focus groups) et une évaluation de validité de contenu par des experts de l’industrie, réduisant le corpus à 22 items. Les étapes ultérieures d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) auprès d’échantillons d’acheteurs adultes lors de trois expositions commerciales en Chine ont permis de stabiliser une structure robuste à six facteurs et 18 items : le service du personnel (Staff Service), l’environnement du stand (Booth Environment), la présentation des produits (Product Display), les activités promotionnelles (Promotional Activity), l’image de marque (Brand Image) et la fourniture d’informations (Information Provision).
Sur le plan psychométrique, le modèle factoriel présente un ajustement optimal (χ² = 198,31, df = 116, χ²/df = 1,71, CFI = 0,93, TLI = 0,91, SRMR = 0,07, RMSEA = 0,07). La validité convergente est confirmée par des variances moyennes extraites (AVE) supérieures à 0,53 pour l’ensemble des dimensions, et la validité discriminante satisfait pleinement les critères de Fornell et Larcker (1981). La fiabilité composite dépasse le seuil critique de 0,69 pour chaque facteur, garantissant une cohérence interne élevée. Administrée au moyen d’une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle offre aux chercheurs et praticiens une métrique fiable pour évaluer l’impact perceptuel et comportemental des investissements événementiels.
2. Mots-clés / Keywords
attractivité du stand, salons professionnels, comportement du consommateur, marketing expérientiel, fidélité composite, validité discriminante, conception d’expositions, image de marque, servicescape, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, budgétisation mentale
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe internationale de chercheurs en gestion de l’accueil, tourisme et marketing :
- Jingya Wang : Xiamen University, School of Management, Xiamen, Fujian, Chine. Auteur de correspondance (Courriel : [email protected]).
- Yao-Chin Wang, Ph.D. : University of Florida, Department of Tourism, Hospitality and Event Management, Gainesville, Floride, États-Unis (ORCID : 0000-0001-7949-7977 ; Courriel : [email protected]).
- Lu Zhang, Ph.D. : Michigan State University, The School of Hospitality Business, East Lansing, Michigan, États-Unis (ORCID : 0000-0001-7408-193X ; Courriel : [email protected]).
- Rachel J. C. Fu, Ph.D. : University of Florida, Department of Tourism, Hospitality and Event Management, Gainesville, Floride, États-Unis (Courriel : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
Les salons professionnels et foires commerciales représentent un vecteur stratégique majeur dans le marketing inter-entreprises (B2B) et grand public (B2C), mobilisant des investissements financiers substantiels. Cependant, la littérature académique manquait jusqu’alors d’un instrument psychométrique unifié, parcimonieux et empiriquement validé pour quantifier la perception globale de l’attractivité d’un stand par les visiteurs. L’objectif fondamental de la Booth Attractiveness Scale est de pallier cette lacune en fournissant une mesure multidimensionnelle de l’expérience vécue par le visiteur face à l’espace d’exposition.
D’un point de vue théorique, l’outil s’inscrit dans la compréhension des mécanismes psychologiques qui régissent le traitement de l’information et l’allocation des ressources attentionnelles et financières du consommateur. En particulier, Wang et al. (2023) mobilisent la théorie de la budgétisation mentale (mental budgeting perspective) pour expliciter comment les stimuli environnementaux, sociaux et promotionnels émis par le stand activent des comptes mentaux spécifiques chez les participants, influençant consécutivement leur propension à s’arrêter, interagir, mémoriser la marque et effectuer des transactions commerciales.
Sur le plan appliqué et managérial, l’échelle répond aux besoins d’évaluation diagnostique des exposants, des agences de design événementiel et des organisateurs de congrès. Elle permet notamment :
- D’auditer l’efficacité ergonomique, esthétique et communicationnelle des stands avant, pendant et après les événements ;
- D’isoler les leviers spécifiques (par exemple, la qualité du personnel versus les dispositifs promotionnels) qui génèrent le plus fort retour sur investissement sensoriel et comportemental ;
- De segmenter les réactions des visiteurs selon leur réceptivité cognitive ou affective face à l’exposition physique ;
- De tester empiriquement des modèles structurels reliant les attributs environnementaux aux intentions de recommandation, à la fidélité à la marque et aux dépenses effectives sur le salon.
5. Construit psychologique / Construct
L’attractivité d’un stand d’exposition est conceptualisée comme une évaluation globale multidimensionnelle intégrant les réponses cognitives, affectives et sensorielles du consommateur face aux composantes physiques et relationnelles de l’espace commercial temporaire. L’échelle décompose ce méta-construit en six sous-dimensions interdépendantes :
1. Service du personnel (Staff Service)
Cette dimension évalue la qualité relationnelle, l’amabilité, la compétence perçue et le niveau d’enthousiasme manifesté par les représentants de la marque présents sur le stand (items 1 à 3). Dans un contexte d’exposition souvent saturé d’informations, le capital humain constitue le vecteur central d’accueil et de réassurance. Le personnel incarne la frontière humaine de l’organisation, capable de convertir un intérêt visuel passif en engagement dialogique constructif.
2. Environnement du stand (Booth Environment)
Centrée sur les caractéristiques spatiales, esthétiques et atmosphériques (items 4 à 6), cette dimension appréhende le confort de circulation, l’éclairage, l’harmonie chromatique, la décoration et l’atmosphère générale. Elle traduit la capacité du design spatial à générer une valence affective positive (plaisir et éveil modéré), prévenant la fatigue sensorielle inhérente aux grands halls d’exposition et favorisant l’immersion du visiteur.
3. Présentation des produits (Product Display)
Cette composante examine l’accessibilité visuelle, physique et expérientielle des articles exposés (items 7 à 9). Elle évalue la clarté de la mise en scène des produits, la facilité accordée aux visiteurs pour manipuler, toucher et tester les échantillons, ainsi que la lisibilité des fonctionnalités et bénéfices des offres. Elle incarne la fonction utilitaire et démonstrative fondamentale du stand.
4. Activités promotionnelles (Promotional Activity)
Cette dimension mesure l’attrait des incitations extrinsèques et des stimuli d’animation déployés sur le stand (items 10 à 12), incluant les ateliers interactifs, les jeux, les cadeaux publicitaires (goodies) et les remises ou offres tarifaires spéciales propres à l’événement. Ces éléments agissent comme des déclencheurs motivationnels immédiats attirant le flux de circulation et diminuant le coût d’opportunité perçu lié au temps d’arrêt.
5. Image de marque (Brand Image)
Cette dimension reflète le degré de congruence entre l’apparence globale du stand et les signaux de compétence institutionnelle (items 13 à 15). Elle mesure si l’agencement transmet une impression de prestige, de professionnalisme, de fiabilité et de réputation établie. Le stand opère ici comme un signal de qualité réduisant le risque perçu associé aux transactions commerciales dans un cadre éphémère.
6. Fourniture d’informations (Information Provision)
Cette dimension mesure la richesse, l’utilité et la complétude des supports documentaires et des canaux informatifs mis à disposition (items 16 à 18), tels que les brochures techniques, les fiches explicatives et les présentations détaillées de l’entreprise. Elle satisfait les exigences de traitement cognitif central des acheteurs engagés dans des processus décisionnels réfléchis.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la Booth Attractiveness Scale repose sur une articulation féconde entre plusieurs modèles canoniques de la psychologie environnementale et de la théorie de la décision :
Le modèle du Servicescape de Bitner
Le socle architectural de l’instrument s’enracine dans la théorie du servicescape formulée par Mary Jo Bitner (1992). Ce paradigme postule que l’environnement physique d’un service influence directement les croyances cognitives (évaluations qualitatives), les états émotionnels (plaisir, stimulation) et les comportements d’approche ou d’évitement des clients et des employés. Dans un salon commercial, le stand forme un micro-servicescape où les conditions ambiantes (lumière, son), l’agencement spatial (circulation) et les artefacts symboliques (logos, affichage) modulent l’expérience holistique de l’usager.
Le paradigme stimulus-organisme-réponse (S-O-R) de Mehrabian et Russell
Le cadre conceptuel emprunte également au modèle S-O-R développé par Mehrabian et Russell (1974). Les stimuli environnementaux du stand (S) stimulent les états internes de l’organisme (O) — englobant l’évaluation affective et cognitive de l’attractivité — qui déclenchent subséquemment des réponses comportementales (R), telles que la durée de visite, l’exploration des stands voisins ou l’achat spontané. L’échelle opère comme une mesure composite des dimensions stimulationnelles perçues et interprétées par l’organisme.
La théorie de la budgétisation mentale (Mental Budgeting)
L’apport distinctif de l’étude princeps de Wang et al. (2023) réside dans l’intégration de la perspective de la budgétisation mentale issue des travaux de Richard Thaler (1999) et de Heath et Soll (1996). Selon cette approche, les individus allouent mentalement des ressources discrètes (attention, temps et budget financier) à des comptes psychologiques catégorisés. Face à un salon proposant des dizaines de stands concurrents, l’attractivité globale du stand sert de régulateur heuristique : elle persuade le visiteur d’ouvrir et de dépenser les ressources de son compte mental dédié aux opportunités de l’exposition.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle d’attractivité des stands a été établie à travers un processus rigoureux en plusieurs phases, suivant les standards méthodologiques établis par Churchill (1979) et Hair et al. (2006) :
Validité de contenu et de face
La validité de contenu a été garantie par une recension exhaustive des écrits académiques pertinents (Bitner, 1992 ; Bloch et al., 2017 ; Gopalakrishna & Lilien, 1995 ; Tafesse & Korneliussen, 2012). À la suite de la formulation initiale de 30 items, des entretiens qualitatifs approfondis (focus groups) et des évaluations critiques menées par des panels d’experts de l’industrie de l’exposition ont permis d’éliminer les redondances, d’ajuster la formulation syntaxique et de restreindre le corpus à 22 items présentant une clarté conceptuelle optimale.
Validité convergente
La validité convergente a été confirmée empiriquement lors de l’analyse factorielle confirmatoire. Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) de l’ensemble des 18 items s’échelonnent entre 0,46 et 0,91, toutes statistiquement significatives au seuil de p < 0,01. De surcroît, la variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) pour chacune des six dimensions latentes dépasse le seuil conventionnel de 0,50 recommandé par Hair et al. (2006), affichant des valeurs minimales supérieures à 0,53. Cela démontre que chaque sous-échelle capture plus de 50 % de la variance de ses items respectifs par rapport à la variance d’erreur.
Validité discriminante
La validité discriminante a été examinée selon le critère strict de Fornell et Larcker (1981). Pour l’ensemble des paires de facteurs, le coefficient de corrélation inter-factoriel s’est avéré systématiquement inférieur à la racine carrée de la variance moyenne extraite (√AVE) des facteurs correspondants. Ce résultat atteste que les six sous-dimensions mesurent des facettes conceptuellement distinctes de l’attractivité du stand, sans chevauchement empirique excessif.
Validité nomologique et prédictive
Wang et al. (2023) ont validé le modèle structurel reliant l’attractivité du stand aux construits de sortie postulés par la théorie de la budgétisation mentale. L’attractivité du stand prédit significativement la modulation du budget mental perçu des visiteurs, influençant de manière substantielle et positive leur satisfaction globale, leur fidélité à la marque exposante et les montants financiers réels engagés lors des transactions au cours de l’événement.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’instrument s’est appuyée sur l’analyse de la cohérence interne et le calcul de la fiabilité composite (Composite Reliability, CR), reconnue comme une mesure plus robuste et moins biaisée que l’alpha de Cronbach dans le cadre de la modélisation par équations structurelles.
Fiabilité composite (CR)
Les indices de fiabilité composite rapportés par Wang et al. (2023) pour les six sous-échelles de l’instrument dépassent tous le plancher recommandé de 0,70 (ou s’y conforment très rigoureusement avec un seuil minimal empirique de 0,69 pour le facteur le moins saturé), plusieurs dimensions atteignant des scores supérieurs à 0,85. Ces indices témoignent d’une stabilité métrique élevée et indiquent que les items assignés à chaque dimension partagent une proportion prépondérante de variance commune.
Cohérence interne et stabilité
La stabilité du modèle a été éprouvée sur des échantillons d’acheteurs réels ayant conclu des transactions lors de trois expositions commerciales majeures en Chine. L’absence d’erreurs corrélées artificielles et la robustesse des estimations confirment que l’instrument conserve une consistance interne satisfaisante à travers différents types d’expositions industrielles ou commerciales, garantissant ainsi la reproductibilité des mesures dans de futures recherches empiriques.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’Échelle d’attractivité des stands a été rigoureusement éprouvée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) préalables, suivies d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) de premier ordre exécutée avec la méthode d’estimation du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood).
Résultats de l’AFC et indices d’ajustement
Le modèle testé, composé de 18 items assignés à six variables latentes de premier ordre, a démontré une adéquation satisfaisante aux données observées selon les recommandations contemporaines en psychométrie (Kline, 2011) :
- Chi-deux (χ²) = 198,31 (degrés de liberté, df = 116, p < 0,01) ;
- Ratio de parcimonie (χ²/df) = 1,71 (largement inférieur au seuil acceptable de 3,00) ;
- Indice d’ajustement comparatif (CFI) = 0,93 (supérieur au critère usuel de 0,90) ;
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) = 0,91 (supérieur au seuil de 0,90) ;
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) = 0,07 (inférieur au seuil critique de 0,08) ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) = 0,07 avec un intervalle de confiance approprié (inférieur au seuil usuel de 0,08).
Saturations factorielles des items (Loadings)
L’ensemble des saturations factorielles standardisées s’est avéré robuste et statistiquement hautement significatif (p < 0,01), variant de 0,46 à 0,91 :
- Service du personnel (Staff Service) : items 1 à 3, saturations comprises entre 0,72 et 0,88 ;
- Environnement du stand (Booth Environment) : items 4 à 6, saturations comprises entre 0,68 et 0,84 ;
- Présentation des produits (Product Display) : items 7 à 9, saturations comprises entre 0,62 et 0,85 ;
- Activités promotionnelles (Promotional Activity) : items 10 à 12, saturations comprises entre 0,55 et 0,80 ;
- Image de marque (Brand Image) : items 13 à 15, saturations comprises entre 0,75 et 0,91 ;
- Fourniture d’informations (Information Provision) : items 16 à 18, saturations comprises entre 0,46 et 0,83.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel de l’instrument : Booth Attractiveness Scale (Échelle d’attractivité des stands)
- Type d’évaluation : Échelle psychométrique auto-rapportée (papier-crayon ou numérique administrée in situ / post-visite)
- Nombre d’items : 18 items standardisés
- Structure factorielle : 6 sous-dimensions (3 items par sous-dimension) :
- Service du personnel (Staff Service) : items 1 à 3
- Environnement du stand (Booth Environment) : items 4 à 6
- Présentation des produits (Product Display) : items 7 à 9
- Activités promotionnelles (Promotional Activity) : items 10 à 12
- Image de marque (Brand Image) : items 13 à 15
- Fourniture d’informations (Information Provision) : items 16 à 18
- Format et échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points (7-point Likert scale) :
- 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Disagree (En désaccord)
- 3 = Somewhat Disagree (Plutôt en désaccord)
- 4 = Neither Agree nor Disagree (Ni en accord ni en désaccord / Neutre)
- 5 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
- 6 = Agree (D’accord)
- 7 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
- Règles de cotation (Scoring Rules) : Aucun item inversé. Les scores de chaque dimension sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique des 3 items constitutifs (fournissant un score dimensionnel variant de 1 à 7). Un score global d’attractivité du stand peut être obtenu en moyennant les 18 items de l’échelle, les scores les plus élevés dénotant une attractivité globale supérieure.
- Population cible et champ d’application : Adultes (18 ans et plus), visiteurs, acheteurs institutionnels (B2B) ou consommateurs finaux (B2C) ayant parcouru et interagi avec des stands lors d’expositions commerciales, de foires, de salons d’affaires ou d’événements industriels.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2023
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par les auteurs (Wang, Wang, Zhang, & Fu) et l’éditeur SAGE Publications Inc.
- Conditions d’accès et d’utilisation : L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, de recherche scientifique non commerciale ou d’enseignement est généralement libre de droits sous réserve d’une citation bibliographique formelle de la publication princeps. Pour toute exploitation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires d’audit ou réutilisation substantielle, une autorisation écrite explicite doit être sollicitée auprès de l’auteur correspondant (Jingya Wang, courriel : [email protected]) ou de l’éditeur gestionnaire des droits (Journal of Hospitality & Tourism Research).
- Frais d’utilisation (Fee) : Gratuit pour la recherche scientifique et pédagogique (No Fee).
12. Références / References
- Bitner, M. J. (1992). Servicescapes: The impact of physical surroundings on customers and employees. Journal of Marketing, 56(2), 57–71. https://doi.org/10.1177/002224299205600205
- Bloch, P. H., Brunel, F. F., & Arnold, T. J. (2003). Individual differences in the centrality of visual product aesthetics: Concept and measurement. Journal of Consumer Research, 29(4), 551–565. https://doi.org/10.1086/346250
- Churchill, G. A., Jr. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Gilliam, D. A. (2015). The trade show booth design matrix: A visual analysis of exhibitor goals and booth design types. Journal of Convention & Event Tourism, 16(4), 316–336. https://doi.org/10.1080/15470148.2015.1054378
- Gopalakrishna, S., & Lilien, G. L. (1995). A three-stage model of trade show effectiveness. Marketing Science, 14(1), 22–42. https://doi.org/10.1287/mksc.14.1.22
- Hair, J. F., Black, W. C., Babin, B. J., Anderson, R. E., & Tatham, R. L. (2006). Multivariate data analysis (6th ed.). Pearson Prentice Hall.
- Heath, C., & Soll, J. B. (1996). Mental budgeting and consumer decisions. Journal of Consumer Research, 23(1), 40–52. https://doi.org/10.1086/209465
- Kline, R. B. (2011). Principles and practice of structural equation modeling (3rd ed.). Guilford Press.
- Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
- Tafesse, W., & Korneliussen, T. (2012). Examining the role of trade show booth design in generating lead quality and brand awareness. Journal of Business & Industrial Marketing, 27(6), 497–505. https://doi.org/10.1108/08858621211251497
- Thaler, R. H. (1999). Mental accounting matters. Journal of Behavioral Decision Making, 12(3), 183–206. https://doi.org/10.1002/(SICI)1099-0771(199909)12:3<183::AID-BDM318>3.0.CO;2-F
- Wang, J., Wang, Y.-C., Zhang, L., & Fu, R. J. C. (2023). Booth attractiveness: Scale development and model testing from a mental budgeting perspective. Journal of Hospitality & Tourism Research, 47(7), 1136–1160. https://doi.org/10.1177/10963480211070031
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
- The booth staff are friendly and polite.
- The booth staff can effectively answer my questions.
- The booth staff provide enthusiastic service.
- The booth layout and circulation design are comfortable.
- The booth lighting and color design are attractive.
- The booth decorations and overall atmosphere are pleasant.
- The products are displayed clearly and attractively.
- The booth allows visitors to easily touch and experience the products.
- The product display demonstrates the features and benefits of the products.
- The interactive activities or games provided by the booth are appealing.
- The giveaways or souvenirs offered by the booth are attractive.
- The promotional discounts or special offers at the booth are appealing.
- The booth design reflects a high-quality brand image.
- The booth gives me a professional and trustworthy impression of the brand.
- The overall booth presentation enhances the brand’s reputation.
- The booth provides comprehensive product brochures and informational materials.
- The booth clearly introduces product features and usage instructions.
- The booth conveys detailed and useful company/brand information.