Échelle d’Attitudes Sexuelles

L’Échelle d’Attitudes Sexuelles (SAS) développée par Walter W. Hudson et Gerald J. Murphy mesure le conservatisme vs libéralisme sexuel via 25 items psychométriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’Attitudes Sexuelles (Sexual Attitude Scale, SAS) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé au début des années 1980 par Walter W. Hudson, Gerald J. Murphy et Paula S. Nurius. Conçue initialement dans le cadre des instruments d’évaluation clinique standardisés de la psychologie clinique et du travail social (famille d’outils WALMYR), la SAS vise à quantifier la position d’un individu le long d’un continuum bipolaire opposant les attitudes libérales aux attitudes conservatrices relatives à l’expression sexuelle humaine.

Composée de 25 items partitionnés selon une échelle de Likert en 5 points (allant de 1 = Fortement en désaccord à 5 = Fortement d’accord), l’échelle intègre deux items inversés (items 21 et 22) destinés à mitiger les biais d’acquiescement. Le score brut est transformé algébriquement en une échelle standardisée variant de 0 à 100, où les valeurs inférieures à 50 traduisent une posture progressivement libérale (0 représentant le pôle le plus permissif) et les valeurs supérieures à 50 indiquent un conservatisme sexuel croissant (100 représentant l’orthodoxie morale la plus rigide). Le score seuil clinique est formellement fixé à 50.

Sur le plan métrologique, l’échelle affiche une consistance interne remarquable avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,94 et une erreur type de mesure (SEM) de 4,20. Sa validité de groupes connus (known-groups validity) s’établit à un coefficient de corrélation point-bisériale de 0,73. D’une passation brève (5 à 7 minutes) et accessible dès l’âge de 12 ans (Flesch-Kincaid Grade Level : 7), la SAS constitue un outil de choix pour les sexologues, thérapeutes de couple et chercheurs en sciences sociales souhaitant évaluer les conflits normatifs, l’impact des croyances morales sur la détresse sexologique et l’évolution socioculturelle des valeurs liées à la sexualité.

2. Mots-clés / Keywords

attitudes sexuelles, conservatisme sexuel, libéralisme sexuel, psychométrie, Walter W. Hudson, évaluation sexologique, fidélité psychométrique, validité de construit, éducation à la sexualité, comportement sexuel, sexualité humaine, échelles WALMYR, détresse relationnelle, permissivité sexuelle.

3. Auteurs / Authors

Walter W. Hudson, Ph.D. (1934–1999)

Le professeur Walter W. Hudson était une figure pionnière de l’évaluation empirique en travail social et en thérapie comportementale. Titulaire d’un doctorat en méthodologie et en travail social, il a enseigné dans plusieurs institutions majeures, notamment à l’Université de Houston, à l’Université d’État de Floride et à l’Université d’État de l’Arizona. Fondateur de WALMYR Publishing Company, Hudson a développé une vaste batterie d’instruments standardisés de dépistage clinique (les WALMYR Assessment Scales), caractérisés par une métrique unifiée (scores de 0 à 100 avec seuils d’intervention à 30 ou 50). Ses travaux visaient à doter les cliniciens d’outils de mesure fiables, reproductibles et informatisés pour suivre l’efficacité des interventions psychothérapeutiques.

Gerald J. Murphy, MSW, Ph.D.

Gerald J. Murphy est un travailleur social clinicien, thérapeute et chercheur basé à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Ses recherches et sa pratique clinique se sont articulées autour des dysfonctionnements relationnels, de la thérapie de couple et des attitudes sexuelles au sein de populations diversifiées. En collaboration avec Hudson, il a œuvré à la conceptualisation et à la validation opérationnelle d’échelles sensibles aux variations idéologiques et morales des usagers des services de santé mentale.

Paula S. Nurius, MSW, Ph.D.

Paula S. Nurius est professeure émérite à l’École de travail social de l’Université de Washington (Seattle). Co-autrice de nombreux travaux avec Walter Hudson sur l’informatisation des outils cliniques et l’évaluation des services humains, elle a contribué à intégrer la mesure standardisée des attitudes et des schémas cognitifs dans la pratique clinique moderne et l’analyse de l’impact des stresseurs environnementaux sur le bien-être individuel.

4. Objectif / Purpose

Raison d’être et justification clinique

L’Échelle d’Attitudes Sexuelles a été conçue pour répondre à un manque méthodologique criant dans la littérature psychologique et sexologique des années 1970 et 1980 : la rareté d’instruments courts, psychométriquement robustes et faciles à administrer pour évaluer la position morale globale d’une personne face à la sexualité. Alors que les échelles traditionnelles d’attitudes sexuelles étaient souvent fastidieuses, encombrées d’items obsolètes ou réservées à la recherche fondamentale sans débouché clinique direct, la SAS a été calibrée spécifiquement pour une utilisation combinée en pratique de cabinet et en épidémiologie sociale.

L’évaluation des attitudes sexuelles est cruciale en sexologie et en thérapie conjugale car les croyances normatives d’un patient conditionnent directement sa satisfaction érotique, ses sentiments de culpabilité, sa communication intime et son acceptation des comportements sexuels de son ou sa partenaire. Lorsqu’il existe une divergence marquée d’attitudes au sein d’un couple (par exemple, un partenaire manifestant un conservatisme strict face à un conjoint adoptant une attitude permissive), cette asymétrie axiologique engendre fréquemment des tensions chroniques, des dyspareunies psychogènes, de l’éjaculation prématurée ou une baisse sévère du désir sexuel hypoactif.

Applications en recherche et contextes d’utilisation

Outre son utilité diagnostique et thérapeutique individuelle, la SAS remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Recherche empirique en sciences sociales : Analyse des corrélats entre conservatisme sexuel, affiliation religieuse, autoritarisme sociopolitique et variables sociodémographiques (âge, niveau d’éducation, genre).
  • Évaluation des programmes d’éducation à la sexualité : Mesure des modifications attitudinales avant et après des interventions pédagogiques auprès d’adolescents ou de jeunes adultes.
  • Formation des professionnels de santé : Sensibilisation des futurs médecins, psychologues et travailleurs sociaux à leurs propres biais moraux, afin de prévenir le jugement normatif non conscient lors de la prise en charge de minorités sexuelles ou de pratiques non traditionnelles.
  • Expertise médico-légale et sociale : Examen contextuel des normes individuelles dans des situations d’évaluation familiale ou d’accompagnement de personnes en situation de handicap mental ou physique.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept central mesuré par l’Échelle d’Attitudes Sexuelles est l’orientation libérale versus conservatrice vis-à-vis de l’expression de la sexualité humaine. Bien que l’instrument produise un score unidimensionnel global, le construit sous-jacent est intrinsèquement multifacette et traverse les grands domaines de la vie sexuelle contemporaine :

1. Régulation morale de la sexualité juvénile et éducation sexuelle

Une composante majeure du construit examine la vision de la sexualité des adolescents et l’accès à l’information (items 3, 4, 6, 9 et 10). Le pôle conservateur postule que l’accès à l’information sexuelle est potentiellement corrupteur, que l’éducation sexuelle relève du domaine strictement privé/familial, et qu’elle ne doit être dispensée qu’en vue du mariage hétérosexuel. À l’opposé, la vision libérale favorise une éducation à la sexualité institutionnelle, exhaustive, perçue comme un facteur d’émancipation et de prévention sanitaire.

2. Normativité procréative, conjugale et pratiques spécifiques

Le conservatisme sexuel repose historiquement sur le modèle téléologique selon lequel l’activité sexuelle trouve sa seule légitimité morale dans le cadre du mariage légal et à des fins de reproduction (items 7, 8, 12, 13, 16, 17 et 18). Dans cette perspective, la sexualité récréative, le coït prémarital, l’infidélité, la masturbation solo et les caresses érotiques poussées (heavy petting) sont stigmatisés ou perçus comme des indices de dégénérescence sociale. Le pôle libéral considère l’érotisme comme une modalité légitime de plaisir, d’intimité et d’épanouissement individuel indépendante de la reproduction ou de l’institution matrimoniale.

3. Sexualité des populations marginalisées ou vulnérables

La SAS explore l’acceptabilité de l’activité sexuelle chez les personnes âgées (items 5 et 14) et les personnes vivant avec un handicap physique ou mental sévère (item 20). Le versant conservateur tend à invisibiliser ou désapprouver le désir sexuel chez ces populations en raison d’idéalisations jeunistes ou capacitaires, tandis que l’orientation libérale reconnaît l’universalité des droits sexuels tout au long du cycle vital et indépendamment des capacités physiques ou cognitives.

4. Autonomie corporelle, homosexualité et rôle de l’État

L’échelle évalue également le rapport aux minorités sexuelles (item 15) et la frontière entre sphère privée et législation pénale (items 21 et 22). Les items 21 et 22, inversés dans la cotation, mesurent le principe d’autonomie consensuelle entre adultes : l’idée que l’État ne devrait avoir aucun droit d’immiscion dans les pratiques sexuelles privées librement consenties. L’attitude conservatrice soutient l’ingérence normative de la loi et déplore l’acceptation sociale de l’homosexualité, vue comme une menace pour la structure familiale traditionnelle (item 2).

5. Médias, culture de masse et censure

Enfin, le construit englobe la tolérance envers la visibilité de l’érotisme dans l’espace public (items 23, 24 et 25). Les attitudes conservatrices se caractérisent par une demande de censure stricte de la pornographie et une dénonciation de l’omniprésence du sexe au cinéma et à la télévision, perçus comme des vecteurs d’avilissement moral.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’approche cognitivo-comportementale et le modèle WALMYR

L’architecture de la SAS s’inscrit au confluent de plusieurs courants théoriques majeurs de la fin du XXe siècle. En premier lieu, elle procède du mouvement de la pratique fondée sur les preuves (evidence-based practice) en travail social comportemental initié par Walter Hudson. Ce courant postule que les construits subjectifs complexes (tels que les attitudes, le climat familial ou l’estime de soi) peuvent et doivent être opérationnalisés via des mesures psychométriques continues, sensibles au changement clinique et dénuées de jargon métaphysique.

Théorie des scripts sexuels (Gagnon & Simon)

Sur le plan sociosexologique, l’échelle fait écho à la théorie des scripts sexuels développée par John Gagnon et William Simon (1973). Selon ces auteurs, la conduite sexuelle n’est pas dictée par de simples pulsions biologiques brutes, mais guidée par des « scripts culturels », des « scripts interpersonnels » et des « scripts intrapsychiques ». La SAS mesure la prégnance du script culturel traditionnel-restrictif par rapport au script permissif-égalitaire. Les individus conservateurs adhèrent à un script hautement codifié axé sur la procréation, la monogamie conjugale et la réticence corporelle, alors que les sujets libéraux adoptent des scripts ouverts valorisant la négociation consensuelle et la pluralité des expressions sexuelles.

Théories de la personnalité et de l’idéologie politique

La polarité libéralisme-conservatisme sexuel de Hudson et Murphy s’articule directement avec les recherches classiques sur la personnalité autoritaire de Theodor W. Adorno et les travaux ultérieurs de Bob Altemeyer sur l’autoritarisme de droite (RWA). Ces théories démontrent que la répression sexuelle, le dégoût moral face aux écarts de conduite et le désir de régulation étatique de l’intimité constituent des piliers essentiels du conservatisme idéologique général. De même, le concept d’érotophobie versus érotophilie proposé par William A. Fisher et ses collègues éclaire la dynamique de la SAS : les sujets à haut score tendent vers l’érotophobie (réponses émotionnelles et évaluatives négatives aux stimuli sexuels), tandis que les sujets à faible score manifestent une érotophilie marquée.

7. Validité / Validity

Validité de groupes connus (Known-Groups Validity)

La validité empirique de la SAS a été établie par la méthode des groupes connus lors des travaux initiaux de Hudson, Murphy et Nurius (1983). Cette procédure consiste à administrer l’instrument à des groupes d’individus préalablement catégorisés comme hautement libéraux ou hautement conservateurs en fonction de leurs engagements publics, affiliations associatives ou déclarations idéologiques. Le coefficient de validité de groupes connus, calculé via une corrélation point-bisériale entre le statut du groupe critère et les scores continus de la SAS, a atteint 0,73. Cette valeur indique une séparation nette des distributions de scores et prouve que l’instrument discrimine avec une grande précision les orientations morales divergentes.

Validité de construit et convergente

Les analyses rapportées dans le manuel d’évaluation de WALMYR démontrent de fortes corrélations positives entre le score de la SAS et diverses mesures validées d’orthodoxie religieuse, d’adhésion aux rôles traditionnels de genre et d’homophobie institutionnelle. Inversement, la SAS présente des corrélations négatives significatives avec les échelles de permissivité sexuelle (comme l’échelle de Reiss) et les inventaires de recherche de sensations ou d’ouverture à l’expérience (Big Five – Dimension Ouverture).

Validité de contenu et validité faciale

La sélection initiale des items a été soumise à des panels d’experts en sexologie, en santé publique et en travail social afin de garantir que l’éventail des 25 questions couvre l’intégralité du spectre des débats contemporains sur la sexualité (jeunesse, vieillesse, handicap, pornographie, consensualité, éducation). Le libellé direct et dépourvu d’ambiguïté assure une excellente validité faciale, comme en témoignent les indices de lisibilité objectifs (indice de Flesch à 63, niveau scolaire requis de classe de 5e/4e selon l’échelle Flesch-Kincaid).

8. Fidélité / Reliability

Consistance interne

La consistance interne de l’Échelle d’Attitudes Sexuelles est exceptionnelle pour un inventaire de 25 items. Dans les échantillons de standardisation initiaux rapportés par Hudson et ses collègues, le coefficient alpha de Cronbach atteint 0,94. Une telle valeur témoigne d’une très forte homogénéité des items et confirme que l’ensemble des énoncés converge de façon harmonieuse vers la mesure du conservatisme sexuel sous-jacent.

Erreur type de mesure (SEM)

L’erreur type de mesure (Standard Error of Measurement, SEM) de l’instrument s’élève à 4,20 sur l’échelle de 0 à 100. Cette faible marge d’erreur permet aux cliniciens et aux chercheurs d’établir des intervalles de confiance étroits autour du score observé d’un sujet (par exemple, un intervalle de confiance à 95 % approximé par $\pm 1{,}96 \times 4{,}20 \approx \pm 8{,}23$ points). Cela confère une grande sécurité lors de l’interprétation des scores situés à proximité immédiate du seuil critique de 50.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que les données initiales publiées par Hudson et Murphy ne fournissent pas de coefficient test-retest longitudinal formel (l’accent ayant été mis sur la consistance interne et la sensibilité au changement clinique), les réplications ultérieures dans des protocoles expérimentaux d’éducation sexuelle ont mis en évidence une stabilité substantielle des scores en l’absence d’interventions ciblées ($r > 0{,}85$ à 4 semaines d’intervalle), tout en confirmant la sensibilité de l’échelle aux apprentissages déconstructeurs de tabous.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Unidimensionnalité prépondérante

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées lors de la conception de la SAS ont révélé une structure largement dominée par un premier facteur général puissant. Ce méga-facteur explique la majeure partie de la variance totale des réponses, ce qui justifie statistiquement le calcul d’un score composite unique allant de 0 à 100. Les saturations factorielles de la quasi-totalité des items sur ce facteur principal dépassent le seuil de 0,50, avec des corrélations item-total particulièrement élevées pour les questions touchant à la liberté sexuelle des adultes et à la valorisation exclusive du cadre conjugal.

Sous-dimensions identifiables en analyse confirmatoire

Bien que l’auteur préconise l’usage d’un score unidimensionnel, plusieurs analyses factorielles confirmatoires (AFC) et décompositions factorielles secondaires rapportées dans la littérature psychométrique ont mis en lumière l’existence de plusieurs sous-facettes étroitement corrélées :

  • Facteur 1 : Régulation morale de la jeunesse et éducation (items 1, 3, 4, 6, 9, 10) : Évalue l’anxiété sociétale liée à la sexualité précoce et le contrôle parental/institutionnel de l’information sexuelle.
  • Facteur 2 : Impératif procréatif et conjugal (items 7, 8, 12, 13, 16, 17, 18) : Regroupe le rejet des pratiques non coïtales, la réprobation du sexe hors-mariage et de la masturbation.
  • Facteur 3 : Autonomie corporelle et droit à l’intimité consentie (items 21, 22) : Isole la dimension de souveraineté individuelle face au droit pénal.
  • Facteur 4 : Répression des représentations médiatiques (items 23, 24, 25) : Mesure la demande de censure de la pornographie et de l’érotisme télévisuel/cinématographique.
  • Facteur 5 : Exclusion sexuelle des groupes dépendants ou âgés (items 5, 14, 20) : Concerne les interdits moraux ciblant les personnes âgées et handicapées.

Néanmoins, en raison de l’intercorrélation très élevée entre ces facettes ($r > 0{,}60$), le maintien d’une cotation unidimensionnelle globale demeure la recommandation psychométrique standard pour préserver la robustesse de l’instrument.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Sexual Attitude Scale (SAS) / Échelle d’Attitudes Sexuelles
  • Auteurs : Walter W. Hudson, Gerald J. Murphy et Paula S. Nurius
  • Éditeur scientifique : WALMYR Publishing Company
  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique unidimensionnel
  • Nombre d’items : 25 énoncés affirmatifs
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Neither agree nor disagree (Ni en accord ni en désaccord / Neutre)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Population cible : Personnes âgées de 12 ans et plus, alphabétisées (niveau scolaire requis : classe de 7e année américaine / 5e-4e en France)
  • Durée de passation : Environ 5 à 7 minutes
  • Procédure de calcul et de cotation :
    1. Inversion des items négatifs : Les items 21 et 22 doivent être préalablement inversés selon la formule $X’_{i} = (K + 1) – X_{i}$, où $K = 5$ (nombre de modalités de réponse). Ainsi, une réponse de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2 et 5 devient 1.
    2. Formule de standardisation universelle WALMYR : Le score total $S$ est calculé par l’équation suivante :

      $$S = \frac{(\sum X_i – N) \times 100}{(K – 1) \times N}$$

      où $\sum X_i$ représente la somme de tous les items après inversion, $N$ est le nombre d’items correctement complétés par le répondant, et $K = 5$ est le nombre de choix de réponse.

    3. Gestion des données manquantes : La formule compense automatiquement les omissions en remplaçant implicitement les valeurs manquantes par la moyenne des items complétés, à condition que le participant ait répondu à au moins 80 % des énoncés ($N ge 20$). Si plus de 5 items sont omis, le protocole est invalidé.
  • Interprétation normative des scores :
    • Étendue possible : 0 à 100 points.
    • Pôle libéral (0 à 49) : Plus le score est proche de 0, plus l’individu manifeste une adhésion totale à la liberté sexuelle, à l’autonomie consentie et à la diversité des pratiques intimes.
    • Point de coupure clinique (Seuil = 50) : Sépare formellement l’orientation libérale de l’orientation conservatrice.
    • Pôle conservateur (51 à 100) : Plus le score s’approche de 100, plus les attitudes de la personne sont empreintes de rigidité morale, d’impératifs procréatifs, d’exigences matrimoniales et de rejet des libertés érotiques publiques et privées.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication originale

L’échelle a été publiée pour la première fois en 1983 dans la revue internationale The Journal of Sex Research par Walter W. Hudson, Gerald J. Murphy et Paula S. Nurius.

Statut du copyright et propriété intellectuelle

L’instrument et sa clé de cotation informatisée sont protégés par le droit d’auteur, sous la propriété de WALMYR Publishing Company. Les droits moraux et patrimoniaux sont gérés conformément aux standards éditoriaux de l’entreprise fondée par le Pr Hudson.

Conditions d’utilisation et tarification

  • Utilisation clinique et institutionnelle : L’utilisation de l’échelle au sein de cliniques privées, d’hôpitaux ou d’agences de services sociaux nécessite l’acquisition d’exemplaires légaux ou d’une licence d’utilisation auprès de WALMYR Publishing Co. Les manuels d’évaluation (WALMYR Assessment Scale Scoring Manual) et les grilles de dépistage sont commercialisés à des tarifs adaptés aux praticiens.
  • Recherche académique et thèses universitaires : Les chercheurs, étudiants de cycle supérieur (master, doctorat) et universitaires peuvent généralement solliciter des autorisations de reproduction à des fins de recherche non commerciale. Des forfaits pour étudiants ou des accords de licence de recherche sont régulièrement proposés sur demande auprès de l’éditeur.
  • Qualification des utilisateurs : En conformité avec les directives éthiques de l’Association Américaine de Psychologie (APA), cet instrument ne doit pas être utilisé ni interprété par des personnes non qualifiées. Son emploi est réservé aux professionnels formés à la métrologie psychologique, aux cliniciens de la santé mentale et aux chercheurs supervisés.

12. Références / References

  • Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The authoritarian personality. Harper & Brothers.
  • Fisher, W. A., Byrne, D., White, L. A., & Kelley, K. (1988). Erotophobia-erotophilia as a dimension of personality. The Journal of Sex Research, 25(1), 123–151. https://doi.org/10.1080/00224498809551448
  • Gagnon, J. H., & Simon, W. (1973). Sexual conduct: The social sources of human sexuality. Aldine Publishing Company.
  • Hudson, W. W., Murphy, G. J., & Nurius, P. S. (1983). A short-form scale to measure liberal vs. conservative orientations toward human sexual expression. The Journal of Sex Research, 19(3), 258–272. https://doi.org/10.1080/00224498309551187
  • Nurius, P. S., & Hudson, W. W. (1993). Human services practice, evaluation, and computers. Brooks/Cole Publishing Company.
  • Reiss, I. L. (1964). The scaling of premarital sexual permissiveness. Journal of Marriage and the Family, 26(2), 188–198. https://doi.org/10.2307/349725

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I think there is too much sexual freedom given to adults these days.
2

I think that increased sexual freedom undermines the American family.
3

I think that young people have been given too much information about sex.
4

Sex education should be restricted to the home.
5

Older people do not need to have sex.
6

Sex education should be given only when people are ready for marriage.
7

Pre-marital sex may be a sign of a decaying social order.
8

Extra-marital sex is never excusable.
9

I think there is too much sexual freedom given to teenagers these days.
10

I think there is not enough sexual restraint among young people.
11

I think people indulge in sex too much.
12

I think the only proper way to have sex is through intercourse.
13

I think sex should be reserved for marriage.
14

Sex should be only for the young.
15

Too much social approval has been given to homosexuals.
16

Sex should be devoted to the business of procreation.
17

People should not masturbate.
18

Heavy sexual petting should be discouraged.
19

People should not discuss their sexual affairs or business with others.
20

Severely handicapped (physically and mentally) people should not have sex.
21

There should be no laws prohibiting sexual acts between consenting adults.
22

What two consenting adults do together sexually is their own business.
23

There is too much sex on television.
24

Movies today are too sexually explicit.
25

Pornography should be totally banned from our bookstores.
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Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle d’Attitudes Sexuelles. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-sexuelles-sas
Looti, Mohammed. “Échelle d’Attitudes Sexuelles.” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-sexuelles-sas.
Looti, Mohammed. “Échelle d’Attitudes Sexuelles.” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-sexuelles-sas.