1. Résumé
L’Échelle d’attitudes envers la contraception (en anglais, Contraceptive Attitude Scale ou CAS), développée initialement par Kelly J. Black et Robert H. Pollack (1987) à l’Université de Washington, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer les attitudes globales des individus à l’égard de l’utilisation des méthodes contraceptives. Contrairement aux outils préexistants qui ciblaient exclusivement des dispositifs contraceptifs spécifiques (par exemple le préservatif masculin ; Brown, 1984) ou des contextes relationnels restreints tels que les relations prénuptiales (Parcel, 1975), la CAS évalue la disposition cognitive, affective et conative générale vis-à-vis de la régulation des naissances.
L’instrument se compose de 32 énoncés, articulés autour de 17 items formulés positivement (favorables à la contraception) et de 15 items formulés négativement (défavorables ou inversés). Les participants expriment leur degré d’accord sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La passation standard nécessite environ 10 minutes. Le score global varie de 32 à 160 points, où une valeur élevée traduit une attitude hautement favorable, proactive et positive envers la contraception, tandis qu’un score faible dénote des résistances, une stigmatisation ou des craintes substantielles quant à son recours.
Sur le plan métrologique, l’échelle démontre une excellente fidélité temporelle test-retest, évaluée à r(166) = 0,88 (p < 0,001), ainsi qu’une consistance interne robuste avec des corrélations item-total corrigées s’échelonnant de 0,26 à 0,68. La validité convergente est étayée par une corrélation élevée (r = 0,72) avec l’instrument d’évaluation des attitudes contraceptives prénuptiales de Parcel (1975). Enfin, la validité de critère prédictive est attestée par une corrélation significative (r = 0,60) avec la fréquence réelle d’utilisation des contraceptifs rapportée par des étudiants universitaires sexuellement actifs. Cet outil demeure une référence majeure en santé publique, en psychologie de la santé et en sexologie clinique.
2. Mots-clés
Contraception, attitudes, psychométrie, comportement sexuel, santé reproductive, fidélité test-retest, validité de construit, prise de décision en santé, échelle de Likert, planification familiale, sexologie.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée par :
- Kelly J. Black : Chercheuse et psychologue affiliée au Washington National Primate Research Center (WaNPRC) et au Département de Psychologie de l’Université de Washington (Box 357330, Seattle, WA 98109, États-Unis ; Courriel académique :
[email protected]). - Robert H. Pollack : Professeur émérite de psychologie, spécialiste des processus perceptifs, affectifs et comportementaux dans le champ de la sexualité humaine à l’Université de Géorgie.
4. Objectif
Le développement de la Contraceptive Attitude Scale répondait à un impératif méthodologique précis : surmonter l’étroitesse conceptuelle des échelles d’attitudes contraceptives disponibles dans les années 1970 et 1980. Jusqu’alors, la littérature psychométrique proposait principalement des échelles focalisées sur un moyen contraceptif unique — à l’instar des travaux d’Isadore S. Brown (1984) sur le préservatif — ou restreintes aux populations adolescentes célibataires dans une perspective moralisante liée aux rapports prénuptiaux (Parcel, 1975). La CAS a été élaborée pour mesurer l’attitude sous-jacente globale envers la contraception en tant que concept universel et pratique de santé génésique.
Ce positionnement psychologique général permet de distinguer l’attitude générale d’un individu à l’égard de la maîtrise de sa fertilité de ses préférences ou aversions circonstancielles envers une méthode spécifique (telle que la pilule contraceptive, le stérilet/DIU, ou le préservatif). Par exemple, un patient peut manifester une aversion physique ou ergonomique pour le préservatif masculin tout en adhérant fermement au principe de la contraception partagée. Sans un instrument pan-contraceptif, les cliniciens et chercheurs risquaient de confondre le rejet d’une modalité technique avec un désengagement cognitif global envers la prévention des grossesses non planifiées.
Sur le plan des applications pratiques, la CAS remplit plusieurs fonctions majeures :
- En recherche épidémiologique et en sciences comportementales : Elle sert de variable explicative ou médiatrice dans les modèles de prédiction des comportements sexuels à risque, permettant d’évaluer l’impact des campagnes d’éducation à la sexualité et de promotion de la santé publique.
- En consultation clinique et sexologique : L’outil aide les conseillers conjugaux, médecins généralistes et gynécologues à identifier les barrières psychosociales, les représentations erronées, la culpabilité ou la stigmatisation chez les consultants, facilitant ainsi un accompagnement personnalisé vers l’observance contraceptive.
- Dans l’évaluation de programmes préventifs : L’échelle permet de mesurer avec finesse l’évolution des représentations attitudinales avant et après des interventions pédagogiques auprès de publics jeunes et adultes.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par la CAS relève de la structure multidimensionnelle des attitudes sociales et sanitaires. Dans le sillage du modèle tripartite classique des attitudes (Eagly & Chaiken, 1993), l’instrument capture trois composantes interconnectées :
1. La composante cognitive et les croyances sur l’efficacité
Cette dimension regroupe les connaissances, présomptions et croyances normatives relatives au fonctionnement et à la nécessité de la contraception. Elle explore la rationalité perçue du comportement de protection. Les items illustrant cette facette incluent l’évaluation du caractère indispensable de la contraception indépendamment de la fréquence des rapports (e.g., item 8 : « Contraceptives are not really necessary unless a couple has engaged in intercourse more than once ») ou la confiance accordée à l’efficacité réelle de ces méthodes pour prévenir une gestation non désirée (e.g., item 12 : « I do not believe that contraceptives actually prevent pregnancy »).
2. La composante affective, hédonique et relationnelle
Les attitudes envers la contraception sont profondément influencées par l’expérience émotionnelle, le climat relationnel du couple et l’impact anticipé sur l’érotisme. La CAS explore les craintes liées à l’altération du plaisir sexuel, de la spontanéité amoureuse ou de l’intimité romantique. Des assertions comme l’item 9 (« Contraceptives make sex seem less romantic »), l’item 26 (« Sex is not fun if a contraceptive is used ») ou l’item 31 (« Contraceptives make intercourse seem too planned ») quantifient cette appréhension hédonique, tandis que l’item 20 (« I feel more relaxed during intercourse if a contraceptive method is used ») mesure le soulagement affectif induit par la protection.
3. La composante normative, morale et stigmatisante
Cette facette évalue les jugements éthiques, les stéréotypes de genre et l’influence des normes de pairs. La contraception fait encore l’objet d’attributions péjoratives, associées à la promiscuité sexuelle ou à l’affaiblissement des marqueurs traditionnels de la masculinité. L’instrument intègre ainsi des énoncés mesurant le blâme social (e.g., item 4 : « Males who use contraceptives seem less masculine than males who do not » ; item 10 : « Females who use contraceptives are promiscuous » ; item 1 : « I believe that it is wrong to use contraceptives »).
4. La composante conative et communicationnelle
Cette composante interroge l’intention comportementale déclarée, l’affirmation de soi et la communication au sein du couple ou avec les pairs. Elle reflète le sens de la responsabilité partagée et la proactivité (e.g., item 6 : « I would not become sexually involved with a person who did not accept contraceptive responsibility » ; item 13 : « Using contraceptives is a way of showing that you care about your partner » ; item 29 : « Couples should talk about contraception before having intercourse »).
6. Cadre théorique
L’élaboration de la CAS s’ancre dans les théories sociocognitives de la prédiction des comportements de santé, tout particulièrement la théorie de l’action raisonnée (Theory of Reasoned Action – TRA) développée par Martin Fishbein et Icek Ajzen (1975), ultérieurement étendue en théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior – TPB ; Ajzen, 1991).
Le rôle de l’attitude dans la formation de l’intention comportementale
Selon le paradigme de Fishbein et Ajzen, le prédicteur immédiat le plus robuste de l’adoption d’un comportement délibéré (en l’espèce, l’utilisation systématique et rigoureuse de contraceptifs lors des rapports sexuels) réside dans l’intention comportementale. Cette intention est elle-même déterminée par deux composantes principales :
- L’attitude envers le comportement : Le jugement évaluatif global, favorable ou défavorable, que l’individu porte sur l’acte en question.
- La norme subjective : La perception des pressions sociales exercées par les pairs, les partenaires et la famille, pondérée par la motivation à se conformer à ces attentes.
La CAS opérationnalise précisément l’attitude envers le comportement au niveau le plus englobant. En isolant l’évaluation globale des contraceptifs des contraintes purement matérielles d’accès (bien que certains aspects logistiques et économiques soient échantillonnés, tels que l’item 17 et l’item 27), l’instrument capture la valence motivationnelle fondamentale de l’individu.
Le modèle des croyances en santé (Health Belief Model)
L’échelle fait également écho aux postulats du Health Belief Model (Rosenstock, 1974 ; Becker, 1974). Dans ce cadre, la prise de décision préventive dépend de l’équilibre perçu entre :
- Les bénéfices perçus : Évitement d’une parentalité imprévue, tranquillité d’esprit pendant l’intimité, marque de sollicitude envers le/la partenaire.
- Les barrières perçues : Réduction alléguée de la spontanéité amoureuse, coût financier, gêne à communiquer sur le sujet, interférences avec le plaisir charnel ou effets secondaires indésirables.
En équilibrant intentionnellement 17 énoncés favorables et 15 énoncés défavorables, Black et Pollack ont calibré la CAS pour évaluer le vecteur net résultant de cette balance bénéfices/coûts psychologiques.
7. Validité
Les données psychométriques documentant la validité de la CAS reposent sur les travaux initiaux de Black et Pollack (1987) conduits auprès de cohortes universitaires.
Validité de contenu et développement de l’échelle
L’élaboration de la CAS a débuté par un bassin initial de 80 énoncés rédigés pour couvrir l’éventail des croyances, sentiments et stéréotypes associés à la contraception. Ce corpus a été administré à un échantillon de 135 étudiants universitaires (75 hommes et 60 femmes). L’analyse d’items a permis de retenir les 32 énoncés finaux présentant les meilleures qualités discriminantes et les corrélations item-total les plus consistantes, tout en assurant une balance équilibrée entre énoncés pro-contraceptifs et anti-contraceptifs.
Validité convergente
La validité convergente de la CAS a été examinée en corrélant ses scores avec ceux du Premarital Contraceptive Attitude Evaluation Instrument conçu par Guy S. Parcel (1975). Le coefficient de corrélation de Pearson obtenu s’élève à r = 0,72 (p < 0,001). Cette association substantielle démontre que la CAS mesure fidèlement le construit attitudinal relatif à la prévention contraceptive, tout en s’affranchissant du biais restrictif imposé par les items de Parcel focalisés uniquement sur les relations sexuelles avant le mariage.
Validité de critère (prédictive et concurrente)
La valeur prédictive de la CAS vis-à-vis des conduites concrètes de santé génésique a été confirmée auprès d’étudiants non-vierges des deux sexes. Les scores à la CAS affichent une corrélation forte et statistiquement significative avec la fréquence effective d’utilisation contraceptive rapportée par les répondants, avec un coefficient de r = 0,60 (p < 0,001). Ce résultat prouve qu’une attitude positive générale n’est pas un simple artefact déclaratif mais constitue un déterminant direct et puissant du passage à l’acte préventif en situation sexuelle réelle.
8. Fidélité
La CAS présente des propriétés de fidélité remarquables, tant du point de vue de sa cohérence interne que de sa stabilité dans le temps.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité temporelle de la version finale de 32 items a été rigoureusement éprouvée auprès d’un sous-échantillon de 166 participants réévalués après un intervalle temporel standardisé. Le coefficient de corrélation test-retest s’établit à :
r(166) = 0,88, p < 0,001
Ce résultat atteste d’une grande robustesse métrologique et confirme que les attitudes évaluées constituent des dispositions cognitives et affectives durables plutôt que des états émotionnels transitoires ou de simples fluctuations d’humeur.
Consistance interne et analyse d’items
La cohérence interne a été documentée par l’analyse des corrélations item-total corrigées (corrected item-total correlations). Ces coefficients se situent tous dans une zone psychométrique acceptable à excellente :
r s’échelonnant de 0,26 à 0,68
Cette dispersion traduit le fait que chaque énoncé contribue positivement et de manière convergente au construit global de l’attitude envers la contraception, sans redondance excessive entre les items (Black & Pollack, 1987).
9. Analyse factorielle
Lors de la phase de conception par Black et Pollack (1987), la réduction du pool initial de 80 items vers la structure resserrée de 32 items s’est appuyée sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) complétée par des critères d’homogénéité interne.
Unifactorialité versus multidimensionnalité
Bien que la CAS ait été pensée et exploitée dans la majorité des protocoles de recherche sous la forme d’un score global unidimensionnel reflétant la valence globale de l’attitude (favorable vs défavorable), les analyses factorielles révèlent l’émergence de plusieurs facteurs sous-jacents de premier ordre expliquant des portions distinctes de la variance :
- Facteur 1 : Acceptation et responsabilité proactive (saturations élevées sur les items 5, 6, 11, 21, 22 et 23), illustrant l’engagement individuel et relationnel inconditionnel dans la pratique contraceptive.
- Facteur 2 : Entraves hédoniques et interférence romantique (saturations dominantes sur les items 2, 9, 18, 20, 26 et 31), capturant la perception de la contraception comme frein au plaisir ou entrave à la spontanéité sexuelle.
- Facteur 3 : Jugement moral et stigmatisation sociale (saturations sur les items 1, 4, 10 et 28), mesurant l’adhésion aux stéréotypes associant contraception, perte de virilité ou dévergondage moral.
- Facteur 4 : Aisance communicationnelle et ouverture sociale (saturations sur les items 14, 15 et 29), renvoyant au confort psychologique à échanger verbalement sur la contraception avec ses pairs ou partenaires.
L’utilisation combinée d’un score total composite et d’analyses exploratoires par sous-dimensions permet aux chercheurs d’identifier si les résistances observées chez un groupe cible relèvent prioritairement de freins moraux, de peurs quant au plaisir physique ou de carences communicationnelles.
10. Instrument de mesure
- Nom complet de l’instrument : Contraceptive Attitude Scale (CAS) / Échelle d’attitudes envers la contraception.
- Auteurs : Kelly J. Black et Robert H. Pollack (1987).
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Nombre d’items : 32 énoncés (17 formulés positivement, 15 formulés négativement).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
- SA = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
- A = Agree (D’accord)
- U = Undecided (Indécis / Neutre)
- D = Disagree (Pas d’accord)
- SD = Strongly disagree (Pas du tout d’accord)
- Cotation des items :
- Items formulés positivement (items 3, 5, 6, 7, 11, 13, 16, 18, 20, 21, 22, 23, 24, 27, 29, 30, 32) : SD = 1, D = 2, U = 3, A = 4, SA = 5.
- Items formulés négativement / inversés (items 1, 2, 4, 8, 9, 10, 12, 14, 15, 17, 19, 25, 26, 28, 31) : SD = 5, D = 4, U = 3, A = 2, SA = 1.
- Score total : Somme arithmétique des 32 items recodés, s’échelonnant de 32 à 160. Un score plus élevé indique une attitude plus positive, mature et favorable envers la contraception.
- Temps de passation estimé : Environ 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement : 1987 (présentée initialement lors du congrès annuel de la Southern Society for Philosophy and Psychology à Atlanta).
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle académique des auteurs (Kelly J. Black & Robert H. Pollack).
- Conditions d’accès et tarif : Instrument libre de droits d’utilisation pour la recherche scientifique non commerciale et l’enseignement universitaire. Les praticiens et chercheurs souhaitant administrer l’échelle peuvent contacter directement l’auteure principale :
Kelly Black, University of Washington, WaNPRC, Box 357330, Seattle, WA 98109 ; Courriel : [email protected].
12. Références
Les publications de référence fondant la conception, la normalisation et la validation de la CAS sont présentées ci-dessous selon les normes APA (7e édition) :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Becker, M. H. (1974). The health belief model and personal health behavior. Health Education Monographs, 2(4), 324–473. https://doi.org/10.1177/109019817400200401
- Black, K. J., & Pollack, R. H. (1987, Avril). The development of a contraceptive attitude scale. Communication scientifique présentée à la réunion annuelle de la Southern Society for Philosophy and Psychology, Atlanta, GA, États-Unis.
- Brown, I. S. (1984). Development of a scale to measure attitudes toward the condom as a method of birth control. The Journal of Sex Research, 20(3), 255–263. https://doi.org/10.1080/00224498409551224
- Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
- Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention, and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
- Parcel, G. S. (1975). Development of an instrument to measure attitudes toward the personal use of premarital contraception. Journal of School Health, 45(3), 157–160. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.1975.tb05166.x
- Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the health belief model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403
13. Questions et items du questionnaire
Below are several statements about the use of contraceptives (birth control). We are interested in knowing your opinion about each statement. Using the scale below, please indicate your level of agreement or disagreement with each statement. Keep in mind that there are no right or wrong answers. Also remember that we are interested in your personal opinion. Therefore, we want to know how you feel about these statements and not how you think your family or friends might feel about these statements.
Response scale:
SA = Strongly agree |
A = Agree |
U = Undecided |
D = Disagree |
SD = Strongly disagree
- I believe that it is wrong to use contraceptives.
- Contraceptives reduce the sex drive.
- Using contraceptives is much more desirable than having an abortion.
- Males who use contraceptives seem less masculine than males who do not.
- I encourage my friends to use contraceptives.
- I would not become sexually involved with a person who did not accept contraceptive responsibility.
- Teenagers should not need permission from their parents to get contraceptives.
- Contraceptives are not really necessary unless a couple has engaged in intercourse more than once.
- Contraceptives make sex seem less romantic.
- Females who use contraceptives are promiscuous.
- I would not have intercourse if no contraceptive method was available.
- I do not believe that contraceptives actually prevent pregnancy.
- Using contraceptives is a way of showing that you care about your partner.
- I do not talk about contraception with my friends.
- I would feel embarrassed discussing contraception with my friends.
- One should use contraceptives regardless of how long one has known his/her sexual partner.
- Contraceptives are difficult to obtain.
- Contraceptives can actually make intercourse seem more pleasurable.
- I feel that contraception is solely my partner’s responsibility.
- I feel more relaxed during intercourse if a contraceptive method is used.
- I prefer to use contraceptives during intercourse.
- In the future, I plan to use contraceptives any time I have intercourse.
- I would practice contraception even if my partner did not want me to.
- It is no trouble to use contraceptives.
- Using contraceptives makes a relationship seem too permanent.
- Sex is not fun if a contraceptive is used.
- Contraceptives are worth using, even if the monetary cost is high.
- Contraceptives encourage promiscuity.
- Couples should talk about contraception before having intercourse.
- If I or my partner experienced negative side effects from a contraceptive method, we would use a different method.
- Contraceptives make intercourse seem too planned.
- I feel better about myself when I use contraceptives.