Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive

L’Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive (ATIES), développée par Felicia L. Wilczenski, est un outil psychométrique standardisé de 16 items mesurant les attitudes des enseignants face à l’inclusion scolaire selon quatre dimensions : scolaire, comportementale, physique et sociale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 16, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 16, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive (en anglais, Attitudes toward Inclusive Education Scale ou ATIES), conçue initialement par la chercheuse et psychologue clinicienne Felicia L. Wilczenski (1992, 1995), constitue l’un des instruments psychométriques de référence à l’échelle internationale pour évaluer les dispositions cognitives, conatives et affectives des acteurs éducatifs à l’égard de l’intégration et de la scolarisation des élèves en situation de handicap au sein des classes ordinaires. Dérivée conceptuellement et empiriquement des travaux séminaux de Joan D. Berryman (1988) sur l’Attitudes Toward Mainstreaming Scale (ATMS), l’ATIES a été spécifiquement réajustée pour refléter l’évolution des paradigmes pédagogiques, passant d’une logique de simple « intégration » physique ou conditionnelle (mainstreaming) à une vision résolument axée sur l’inclusion scolaire universelle.

L’instrument se compose de 16 items formulés sous la forme d’énoncés affirmatifs portant sur l’opportunité de maintenir en classe ordinaire des élèves présentant divers profils de besoins éducatifs particuliers. L’échelle couvre de manière équilibrée quatre sous-domaines fondamentaux comprenant chacun quatre items : l’intégration académique ou scolaire (déficits cognitifs et retards d’apprentissage), l’intégration comportementale (manifestations d’agressivité et de perturbation du cadre scolaire), l’intégration physique (handicaps moteurs et sensoriels, notamment visuels et auditifs) et l’intégration sociale (difficultés de communication expressive et retrait relationnel). Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en six points, graduée de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 6 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree), produisant un score continu où les valeurs les plus élevées traduisent une attitude favorable à l’inclusion en milieu ordinaire.

Sur le plan métrologique, l’ATIES a été calibrée au moyen d’analyses factorielles confirmatoires et d’approches modernes de la théorie de la réponse aux items (TRI), en particulier le modèle de Rasch (modélisation de crédit partiel et échelle de cotation avec le logiciel BIGSTEPS). Les données issues de larges cohortes d’enseignants (notamment l’échantillon princeps de 445 enseignants du primaire et du secondaire du New Hampshire) témoignent d’une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux oscillant généralement entre 0,86 et 0,92 selon les adaptations linguistiques et les populations cibles. Les indices d’ajustement du modèle de Rasch (infit et outfit mean-square) se situent majoritairement dans les intervalles acceptables de 0,70 à 1,30, confirmant la pertinence d’une mesure univariée globale tout en autorisant une analyse différentielle fine au niveau des quatre dimensions thématiques.

2. Mots-clés / Keywords

Éducation inclusive, attitudes des enseignants, besoins éducatifs particuliers, psychométrie, inclusion scolaire, modèle de Rasch, validité de construit, intégration comportementale, intégration académique, théorie de la réponse aux items.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée, calibrée et publiée par le Dr Felicia L. Wilczenski, Ed.D. Au moment du développement de l’instrument en 1992 et 1995, la chercheuse exerçait au sein du Département de l’Éducation et du Conseil (Department of Education and Counseling) de l’Université de Notre Dame (Indiana, États-Unis), avant de poursuivre sa carrière académique en tant que professeure de psychologie de l’éducation et doyenne associée au Collège d’Éducation et de Développement Humain (College of Education and Human Development) de l’Université du Massachusetts à Boston (University of Massachusetts Boston, États-Unis).

Ses travaux de recherche se sont principalement articulés autour de la psychologie scolaire, de la préparation des enseignants à la prise en charge de la neurodiversité, de l’évaluation du climat scolaire inclusif et de l’implémentation de modèles de transition pour les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement. Les correspondances scientifiques relatives aux versions canoniques de l’échelle peuvent être adressées aux archives institutionnelles du Collège d’Éducation de l’Université du Massachusetts à Boston ou via les bases de données de l’American Psychological Association (APA).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’ATIES est de fournir aux chercheurs en sciences de l’éducation, aux psychologues scolaires et aux administrateurs de systèmes éducatifs un outil standardisé, robuste et direct pour quantifier les perceptions et prédispositions des enseignants envers la scolarisation d’enfants aux profils cliniques variés en classe générale. L’intérêt psychométrique de l’échelle ne réside pas dans une mesure abstraite ou dogmatique de « l’inclusion en tant qu’idéal moral », mais dans la désagrégation empirique des attitudes en fonction de la nature spécifique du handicap rencontré sur le terrain : retards intellectuels, troubles disruptifs du comportement, paralysies et déficits sensoriels, ou difficultés de communication verbale.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, l’ATIES permet de tester des hypothèses différentielles sur l’impact des variables de formation (initiale ou continue), du sentiment d’auto-efficacité pédagogique, de l’expérience professionnelle et des ressources environnementales sur l’adhésion aux politiques inclusives. Les paradigmes de recherche ont largement démontré que les attitudes globales des enseignants constituent le médiateur le plus puissant de la réussite ou de l’échec de la mise en œuvre des réformes de déségrégation scolaire. En permettant d’analyser séparément les dimensions où la résistance de l’enseignant est la plus forte (souvent les troubles du comportement) par rapport à celles où la réceptivité est historiquement plus élevée (déficiences physiques ou sensorielles motrices), l’échelle sert de boussole diagnostique.

Sur le plan clinique, institutionnel et formatif, l’ATIES est largement exploitée pour concevoir des audits de besoins au sein d’académies scolaires ou d’instituts de formation des maîtres. En identifiant précisément les stéréotypes, les angoisses d’incompétence et les réticences professionnelles avant le déploiement d’une politique d’inclusion, les inspecteurs et conseillers pédagogiques peuvent moduler leurs interventions formatives, cibler la gestion des élèves perturbateurs ou apporter des supports techniques spécifiques (matériel en braille, communication alternative) afin d’atténuer le stress professionnel et la sensation de surcharge cognitive chez les enseignants généralistes.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’ATIES repose sur l’approche tridimensionnelle des attitudes définies en psychologie sociale (composantes cognitive, affective et comportementale), focalisée ici sur une cible sociale précise : l’élève présentant des limitations fonctionnelles scolarisé dans un cadre éducatif normatif. Wilczenski a subdivisé ce construit en quatre composantes structurales reflétant les typologies de défis quotidiens posés à la gestion de la classe ordinaire :

1. L’intégration académique (Academic Integration)

Cette dimension évalue l’acceptation par l’enseignant de modifications substantielles dans le rythme et les objectifs didactiques afin d’accueillir des élèves présentant un retard intellectuel ou des difficultés d’apprentissage sévères. Les items explorent la volonté de recevoir en classe générale des enfants dont les performances se situent un ou deux ans en deçà du niveau moyen de la classe, ou qui requièrent un plan d’intervention individualisé portant sur les compétences de base en lecture et en mathématiques fonctionnelles (items 1, 5, 13). Ce construit implique la flexibilité pédagogique, la différenciation didactique et la remise en question du modèle d’enseignement uniforme.

2. L’intégration comportementale (Behavioral Integration)

La dimension comportementale sonde le seuil de tolérance et la disponibilité de l’enseignant face à des comportements externalisés, disruptifs ou agressifs. Elle regroupe les situations impliquant des agressions physiques, de l’agressivité verbale envers les pairs, des conduites perturbatrices non maîtrisées ou le non-respect délibéré des règlements intérieurs (items 2, 8, 12, 15). Historiquement et de manière systématique dans les études transculturelles, ce facteur enregistre les scores d’acceptation les plus bas, car il active chez les enseignants la crainte de la perte de contrôle du groupe-classe, l’insécurité physique des élèves et l’épuisement émotionnel.

3. L’intégration physique (Physical Integration)

Ce volet mesure l’attitude vis-à-vis d’élèves présentant des limitations de la mobilité physique, de l’autonomie motrice élémentaire ou des déficits sensoriels sévères requérant des adaptations matérielles majeures. Les énoncés concernent les enfants incapables de se déplacer sans assistance, ceux ayant besoin d’apprentissage aux gestes de la vie quotidienne et à l’autonomie personnelle, ainsi que les élèves aveugles ou très malvoyants nécessitant du matériel en braille (items 3, 7, 10, 14). Ce construit fait appel à l’empathie, mais renvoie également à la logistique spatiale, à la sécurité dans les locaux et à l’aménagement ergonomique de l’environnement éducatif.

4. L’intégration sociale et communicationnelle (Social Integration)

La quatrième composante analyse les réactions pédagogiques face aux élèves présentant des vulnérabilités socio-affectives et des barrières de communication réceptive ou expressive. Elle intègre les enfants excessivement timides ou en retrait social, ceux dont le langage parlé est difficilement intelligible, les élèves ayant de la peine à structurer verbalement leur pensée, ou encore ceux qui s’appuient sur la langue des signes ou des tableaux de communication assistée (items 4, 6, 9, 11). Elle évalue la capacité de l’enseignant à faciliter l’interaction entre pairs, à valoriser les modes d’expression alternatifs et à prévenir l’isolement social au sein du groupe de pairs.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ATIES s’ancre dans un croisement de paradigmes issus de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et des sciences de l’éducation. Sur le plan de la psychologie sociale fondamentale, l’instrument s’appuie sur la théorie de l’action raisonnée de Martin Fishbein et Icek Ajzen, ultérieurement enrichie dans la théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991). Selon ce modèle, l’attitude envers un comportement donné (ici, adopter des pratiques pédagogiques inclusives et maintenir l’élève dans la classe ordinaire) constitue, conjointement aux normes subjectives et au contrôle comportemental perçu, le déterminant proximal direct de l’intention comportementale et, in fine, de l’action effective de l’enseignant. Une attitude défavorable prédit fortement la mise à l’écart passive, le recours abusif à l’orientation vers des structures ségréguées ou une différenciation marginale.

Sur le plan du modèle du handicap, l’ATIES s’inscrit au cœur de la transition historique entre le modèle biomédical classique — qui concevait l’inadaptation comme un déficit intrinsèque logé exclusivement dans l’individu et justifiant une prise en charge asilaire ou spécialisée — et le modèle social du handicap formalisé par Oliver et entériné par la Classification internationale du fonctionnement (CIF) de l’OMS. Dans cette perspective, la situation de handicap résulte de l’interaction dynamique entre les limitations de la personne et les obstacles environnementaux ou attitudinaux érigés par le contexte. L’ATIES saisit précisément ces barrières attitudinales au sein du microcosme de la classe.

Enfin, l’échelle mobilise les théories de l’auto-efficacité de Albert Bandura (1997). L’acceptation d’un profil d’élève dépend intrinsèquement du sentiment de compétence de l’enseignant : plus l’éducateur s’estime dépourvu des compétences techniques nécessaires (par exemple pour enseigner à un élève non-voyant ou gérer un élève agressif), plus ses attitudes mesurées sur les sous-échelles respectives deviennent négatives, traduisant un mécanisme défensif face à la surcharge professionnelle et à la menace de l’identité de rôle.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’ATIES a fait l’objet de vérifications méticuleuses à travers des approches à la fois classiques et probabilistes :

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu repose sur l’adaptation rigoureuse des travaux de Berryman (1988), enrichie par un panel d’experts de l’éducation spécialisée et de psychologues scolaires afin de garantir que les 16 items couvrent de manière représentative les situations d’inclusion rencontrées dans les classes primaires et secondaires. La validité de construit a été documentée par Wilczenski (1992, 1995) par le biais d’analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, mettant en évidence que l’inclusion ne forme pas une entité monolithique mais se distribue de manière hiérarchisée en fonction de la lourdeur perçue des aménagements.

Validité convergente et discriminante

Dans les études de validation convergente, les scores à l’ATIES présentent des corrélations positives modérées à fortes ($r = 0,45$ à $r = 0,68$, $p < 0,001$) avec l’échelle de sentiment d’efficacité personnelle pour l’enseignement inclusif (Teacher Efficacy for Inclusive Practices Scale – TEIP) et avec l’échelle d’attitudes des enseignants envers l’inclusion (Sentiments, Attitudes, and Concerns about Inclusive Education – SACIE-R). À l’inverse, l’ATIES montre une validité discriminante solide via des corrélations négatives significatives avec les échelles d’épuisement professionnel (Maslach Burnout Inventory, notamment la sous-échelle d’épuisement émotionnel, $r = -0,38$, $p < 0,01$) et les mesures d’anxiété professionnelle liée à l’enseignement spécialisé.

Validité prédictive

La validité critériée et prédictive de l’instrument a été vérifiée empiriquement : les enseignants obtenant des scores élevés à l’ATIES manifestent une probabilité significativement supérieure de mettre en œuvre des adaptations curriculaires universelles, d’interagir positivement avec les assistants d’éducation et de solliciter moins fréquemment des demandes de réorientation vers des filières de relégation ségréguées, attestant de la capacité de l’outil à anticiper les comportements effectifs en milieu professionnel.

8. Fidélité / Reliability

Les caractéristiques de fidélité de l’ATIES ont été établies dans de nombreux contextes scolaires :

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Wilczenski (1992) portant sur les 16 items originaux, le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle totale atteignait $\alpha = 0,92$, démontrant une excellente homogénéité globale des items. Les analyses de cohérence interne au niveau des quatre sous-échelles ont révélé des indices également robustes pour des métriques à 4 items :

  • Intégration académique : $\alpha = 0,78$ à $0,84$ ;
  • Intégration comportementale : $\alpha = 0,81$ à $0,86$ ;
  • Intégration physique : $\alpha = 0,73$ à $0,80$ ;
  • Intégration sociale : $\alpha = 0,74$ à $0,82$.

Les réplications internationales conduites en Europe, en Asie et en Océanie rapportent de façon convergente des coefficients alpha totaux situés au-delà du seuil conventionnel de $0,85$, confirmant la stabilité interne du construit par-delà les particularismes nationaux de formation des maîtres.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été mesurée auprès de sous-échantillons d’enseignants sur des intervalles temporels de 4 à 8 semaines sans intervention formative intermédiaire. Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et de Pearson se sont établis entre $r = 0,80$ et $r = 0,86$ pour l’échelle globale ($p < 0,001$), et entre $0,72$ et $0,81$ pour les sous-échelles, témoignant d’une excellente stabilité des attitudes individuelles en l’absence de modifications environnementales ou d’apports réflexifs structurés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de l’ATIES a été disséquée via deux approches complémentaires : l’analyse factorielle conventionnelle et la modélisation probabiliste de Rasch.

Structure factorielle multivariée (AFE et AFC)

L’analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) conduite par Wilczenski a isolé quatre facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,00, expliquant collectivement plus de 62 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles des items sur leurs composantes théoriques respectives sont remarquablement nettes, s’échelonnant majoritairement de 0,55 à 0,88, sans phénomènes majeurs de saturations croisées indésirables (cross-loadings > 0,35). Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) ultérieures ont validé la supériorité d’un modèle hiérarchique à quatre facteurs de premier ordre sous-tendus par un facteur général d’attitudes d’ordre supérieur, avec des indices d’adéquation statistiques satisfaisants (RMSEA $le 0,058$, CFI $ge 0,94$, TLI $ge 0,92$).

Modélisation de Rasch (BIGSTEPS)

Dans sa réévaluation de 1995, Wilczenski a appliqué le modèle de mesure de Rasch pour échelles de cotation (rating scale model) au moyen du logiciel BIGSTEPS (Wright & Linacre, 1993) sur une cohorte de 445 enseignants. Cette méthodologie de la théorie de la réponse aux items a permis de convertir les données ordinales brutes en mesures d’intervalles linéaires étalonnées en unités logit.

Les paramètres d’ajustement des items (item-fit statistics) ont démontré l’unidimensionnalité fondamentale du continuum :

  • Les valeurs d’infit (ajustement sensible au cœur de la distribution, pondéré par l’information) se sont inscrites entre 0,78 et 1,22.
  • Les valeurs d’outfit (ajustement non pondéré, sensible aux réponses atypiques en queue de distribution) ont fluctué entre 0,74 et 1,28.

Aucun item n’a manifesté de sous-ajustement (underfit > 1,40, indicateur de bruit ou de non-pertinence au construit) ou de sur-ajustement excessif (overfit < 0,60, indicateur de redondance). L’analyse de calibration de Rasch a hiérarchisé les items selon leur « difficulté » d’approbation (sévérité de l’attitude requise) : les items de la sous-échelle comportementale (notamment les agressions physiques et le chaos comportemental en classe) se sont avérés être les plus « difficiles » à approuver pour les enseignants (logits les plus élevés), tandis que les items relevant des difficultés sociales et du retard scolaire modéré d’une année se sont révélés les plus facilement acceptés (logits négatifs).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive (Attitudes toward Inclusive Education Scale – ATIES)
  • Auteur : Felicia L. Wilczenski (1992, 1995)
  • Nature de l’épreuve : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté)
  • Format d’administration : Formulaire papier-crayon ou version numérisée en ligne
  • Nombre total d’items : 16 énoncés déclaratifs univoques
  • Organisation dimensionnelle : 4 sous-échelles équilibrées de 4 items chacune
    • Intégration académique : Items 1, 5, 10 (parfois associé aux compétences adaptatives), 13
    • Intégration comportementale : Items 2, 8, 12, 15
    • Intégration physique : Items 3, 7, 10 (selon catégorisation fonctionnelle), 14
    • Intégration sociale : Items 4, 6, 9, 11, 16
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 6 points sans point médian neutre afin d’éviter le biais d’indécision ou de complaisance :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Disagree (Pas d’accord)
    • 3 = Disagree Somewhat (Plutôt pas d’accord)
    • 4 = Agree Somewhat (Plutôt d’accord)
    • 5 = Agree (D’accord)
    • 6 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Tous les items sont formulés dans le sens d’une inclusion positive ; aucun item n’est inversé (aucun recodage requis).
    • Le score global s’obtient en sommant l’ensemble des 16 items, générant une étendue théorique brute allant de 16 à 96 points.
    • Des scores factoriels moyens peuvent être calculés pour chacune des 4 sous-échelles en divisant la somme des items du domaine par 4 (étendue de 1,00 à 6,00).
    • Un score global élevé reflète une disposition hautement favorable à l’inclusion de tous les élèves en milieu ordinaire ; des scores bas témoignent d’une préférence marquée pour l’orientation en filières d’enseignement spécialisé ou de fortes réserves quant à la faisabilité des aménagements.
  • Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’ATIES a été introduite dans sa première mouture factorielle en 1992, puis finalisée sous sa forme de calibration de Rasch en 1995. L’instrument est tombé dans le domaine de l’usage académique public : il est libre d’accès et utilisable sans frais d’enregistrement pour la recherche scientifique non commerciale et les évaluations institutionnelles à visée pédagogique, sous réserve expresse de citer formellement les publications de référence de Felicia L. Wilczenski.

Pour toute adaptation commerciale dans le cadre de logiciels propriétaires d’évaluation de ressources humaines ou de programmes éditoriaux à but lucratif, les autorisations de droits d’auteur doivent être sollicitées auprès des éditeurs des revues détentrices des droits historiques de publication (notamment SAGE Publications pour la revue Educational and Psychological Measurement).

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

Strongly Agree = 6; Agree = 5; Agree Somewhat = 4; Disagree Somewhat = 3; Disagree = 2; Strongly Disagree = 1.

  1. Students whose academic achievement is two or more years below the other students in the grade should be in regular classes.
  2. Students who are physically aggressive toward their peers should be in regular classes.
  3. Students who cannot move without help from others should be in regular classes.
  4. Students who are shy and withdrawn should be in regular classes.
  5. Students whose academic achievement is one year below the other students in the grade should be in regular classes.
  6. Students whose speech is difficult to understand should be in regular classes.
  7. Students who cannot read standard print and need to use Braille should be in regular classes.
  8. Students who are verbally aggressive toward their peers should be in regular classes.
  9. Students who have difficulty expressing their thoughts verbally should be in regular classes.
  10. Students who need training in self-help skills and activities of daily living should be in regular classes.
  11. Students who use sign language or communication boards should be in regular classes.
  12. Students who cannot control their behavior and disrupt activities should be in regular classes.
  13. Students who need an individualized functional academic program in everyday reading and math skills should be in regular classes.
  14. Students who cannot hear conversational speech should be in regular classes.
  15. Students who do not follow school rules for conduct should be in regular classes.
  16. Students who are frequently absent from school should be in regular classes.
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Looti, M. (2026, octobre 16). Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-education-inclusive-aties
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive.” Base de données de psychologie en français, 16 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-education-inclusive-aties.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitudes envers l’éducation inclusive.” Base de données de psychologie en français. octobre 16, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitudes-education-inclusive-aties.