Échelle d’attitude envers l’herpès

L’Échelle d’attitude envers l’herpès (Herpes Attitude Scale – HAS) développée par Bruce et McLaughlin évalue les croyances, la stigmatisation et les réactions affectives face à l’herpès génital.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’attitude envers l’herpès (en anglais, Herpes Attitude Scale ou HAS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer de manière standardisée les croyances, les réactions affectives, la stigmatisation perçue et les attitudes globales à l’égard de l’herpès génital (HSV-2 et HSV-1 génital). Développée initialement par les chercheuses Katherine Bruce et Judith McLaughlin en 1986, cette échelle comprend 40 items évalués au moyen d’un format de réponse de type Likert à 5 points, allant de « Tout à fait d’accord » (Strongly Agree) à « Pas du tout d’accord » (Strongly Disagree). L’instrument explore un ensemble de domaines psychosociaux cruciaux, incluant les perceptions de soi face à une infection hypothétique ou avérée, l’empathie et la distanciation sociale vis-à-vis des personnes infectées, la communication interpersonnelle, les répercussions anticipées sur les relations intimes et conjugales, la disposition à faire face (coping perçu) et la persistance de mythes moralisateurs ou dévalorisants.

La structure de cotation repose sur 20 items formulés positivement et 20 items formulés négativement avec inversion de score. Un algorithme de transformation linéaire standardise le score final sur une échelle métrique continue de 0 à 100, où un résultat élevé dénote une attitude positive, déstigmatisante et constructive face à la gestion de l’affection. Sur le plan des propriétés métrologiques, l’échelle démontre une cohérence interne élevée, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,91, ainsi qu’une excellente validité de contenu établie par un panel d’experts multidisciplinaires. Conçue à l’origine pour une population d’étudiants universitaires, la HAS s’est imposée comme un outil fondamental dans les recherches en psychologie de la santé, en sexologie clinique et en évaluation des programmes d’éducation préventive ciblant les infections sexuellement transmissibles (IST).

2. Mots-clés / Keywords

Échelle d’attitude envers l’herpès, Herpes Attitude Scale, herpès génital, stigmatisation sociale, psychométrie, attitudes envers les IST, adaptation psychologique, éducation sexuelle, psychologie de la santé, échelle de Likert, Bruce et McLaughlin, perception de la maladie.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheuses en psychologie et en éducation à la santé :

  • Katherine E. M. Bruce, Ph.D. : Professeure au Département de psychologie de l’Université de Caroline du Nord à Wilmington (University of North Carolina Wilmington, UNCW), Wilmington, Caroline du Nord, États-Unis. Ses axes de recherche portent sur la psychologie de la sexualité humaine, les attitudes relatives aux infections transmissibles et l’analyse du comportement. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Judith McLaughlin, Ph.D. : Chercheuse et professeure affiliée au Département de promotion de la santé et du comportement à l’Université de Géorgie (University of Georgia), Athens, Géorgie, États-Unis. Spécialiste de l’éducation à la santé publique et des comportements préventifs face aux pathologies chroniques.

4. Objectif / Purpose

L’émergence de l’herpès génital comme préoccupation majeure de santé publique au début des années 1980 a été accompagnée d’une intense panique morale et médiatique, certains médias qualifiant péjorativement cette affection de « nouvelle lèpre sexuelle ». Dans ce contexte socioculturel anxiogène, le développement de l’Échelle d’attitude envers l’herpès (HAS) répondait à la nécessité impérieuse de quantifier objectivement les représentations sociales, les stéréotypes négatifs et les craintes irrationnelles associées à cette pathologie virale chronique.

Applications en recherche

Dans le domaine académique, la HAS permet d’explorer les corrélats sociodémographiques, cognitifs et comportementaux régissant les attitudes à l’égard des IST. L’instrument sert de variable dépendante dans l’évaluation des interventions éducatives : il permet de tester si l’apport d’informations biomédicales précises (modes réels de transmission, efficacité des traitements antiviraux) suffit à modérer les stéréotypes ou si des approches fondées sur la modification des représentations affectives sont nécessaires. La HAS est également mobilisée pour analyser les freins au dépistage, les conduites de divulgation du statut sérologique à un partenaire intime et les processus d’évitement social au sein des populations jeunes et adultes.

Applications cliniques et en santé publique

Sur le plan clinique, l’échelle peut être utilisée par des psychologues de la santé, des conseillers conjugaux et des sexologues lors de la prise en charge de personnes récemment diagnostiquées. L’administration de l’outil permet d’évaluer le degré de stigmatisation intériorisée (auto-stigmatisation), la honte corporelle, la détresse suicidaire potentielle liée au diagnostic et les distorsions cognitives affectant l’estime de soi. Dans les contextes de conseil pré- et post-test, elle met en lumière les angoisses prédominantes d’un patient (peur de l’isolement affectif, crainte du rejet conjugal) et oriente les interventions psychothérapeutiques de soutien ou de restructuration cognitive.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la HAS est l’attitude multidimensionnelle envers l’herpès génital, envisagée sous l’angle du modèle tripartite des attitudes regroupant les composantes cognitives, affectives et conatives/comportementales. Bien que l’instrument produise un score global unifié, il échantillonne six dimensions thématiques interconnectées :

1. Perception de soi et auto-stigmatisation anticipée

Cette dimension évalue l’impact potentiel du diagnostic sur l’intégrité de l’identité personnelle. Elle englobe des sentiments de souillure (« I would not feel dirty if I got genital herpes »), la honte intériorisée (« I would not be ashamed if I got genital herpes ») et la perception d’altération de l’estime de soi (« I would feel self-conscious if I got genital herpes »). Elle sonde également les manifestations extrêmes de désespoir, comme l’idéation suicidaire consécutive à l’annonce du diagnostic (item 30).

2. Attitudes et comportements envers autrui (distanciation sociale)

Elle mesure les préjugés et la volonté d’exclusion envers les individus porteurs du virus. Ce domaine explore l’évitement relationnel dans la sphère platonique ou communautaire (« If I had a roommate with genital herpes, I would move out », « I feel comfortable around friends who have genital herpes ») ainsi que la croyance selon laquelle les personnes atteintes méritent leur condition ou doivent être marginalisées socialement.

3. Intimité, conjugalité et sexualité

Ce volet aborde les répercussions directes sur les relations de couple, la nuptialité et la procréation. Il évalue la disposition à fréquenter ou épouser un partenaire séropositif (« I would consider marrying someone who has genital herpes », « I would date a person known to have genital herpes »), l’anxiété liée à la reproduction (« If I got genital herpes, I would not want to have children ») et les attitudes punitives envers la sexualité des personnes infectées (« People who have genital herpes should never have sex again »).

4. Communication et divulgation

Cette sous-dimension se concentre sur l’ouverture communicative vis-à-vis des partenaires sexuels (« If I had genital herpes, I would tell a potential sex partner »), des figures d’attachement primaires comme les parents (« I could discuss genital herpes with my parents ») ou du réseau amical, en mesurant la crainte du dévoilement public (« Everyone would know if I got genital herpes »).

5. Auto-efficacité et coping perçu

Elle reflète la croyance de l’individu en ses propres ressources adaptatives pour surmonter les difficultés physiques et psychologiques de l’infection (« I could cope with having genital herpes », « I could remain calm if I found out that I had gotten genital herpes », « Genital herpes is a manageable disease »).

6. Croyances erronées, jugements moraux et mythes

Cette facette cible les stéréotypes étiologiques et moraux, associant à tort l’infection à un manque d’hygiène (« Only unclean people catch genital herpes »), à la promiscuité (« People who have genital herpes are promiscuous ») ou à des modes de transmission invraisemblables (« I do not like to use public restrooms because I might catch genital herpes there »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la HAS s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale et de la sociologie de la déviance :

La théorie de la stigmatisation d’Erving Goffman

Dans son ouvrage séminal, Erving Goffman (1963) définit le stigmate comme un attribut profondément discréditant qui réduit l’individu à une identité sociale gâtée. Goffman distingue le « discrédité » (dont le stigmate est immédiatement visible) du « discréditable » (dont l’attribut est dissimulé mais source permanente d’angoisse de découverte). L’herpès génital représente l’archétype du stigmate discréditable : asymptomatique la majorité du temps ou localisé dans la zone intime, il confronte le porteur à des dilemmes constants de contrôle de l’information, de peur du rejet et de honte corporelle. La HAS opérationnalise ces dynamiques à travers ses items relatifs au secret, à la visibilité présumée (« You can tell that someone has genital herpes just by looking at them ») et à la crainte de l’exposition.

Le modèle des croyances en santé (Health Belief Model)

Développé par Rosenstock et al., le modèle des croyances en santé postule que les comportements préventifs sont déterminés par la gravité perçue de la menace, la vulnérabilité perçue, ainsi que les bénéfices et obstacles perçus à l’action. La HAS capture avec précision la gravité perçue psychologique et sociale : lorsque l’infection est perçue non comme un simple dérèglement dermatologique mais comme une catastrophe existentielle (« pire chose qui puisse m’arriver », comparaison avec d’autres maladies chroniques), cette surcharge émotionnelle nuit à l’adoption de comportements rationnels de communication et de gestion de la maladie.

La théorie de l’action raisonnée et des représentations sociales

Selon Fishbein et Ajzen, les attitudes envers un objet influencent les intentions comportementales futures. Dans le cas de la HAS, les attitudes envers l’herpès déterminent non seulement la façon dont une personne réagirait personnellement à un test positif, mais aussi ses intentions d’interagir avec des pairs séropositifs ou de maintenir des relations de confiance. Les représentations collectives véhiculées par la culture façonnent ces croyances sous forme de jugements moraux punitifs (considérer l’infection comme une juste punition pour un comportement immoral).

7. Validité / Validity

La validité de l’échelle d’attitude envers l’herpès a été rigoureusement examinée lors de son processus de construction initiale par Bruce et McLaughlin (1986), puis corroborée par des recherches subséquentes (Bruce & Bullins, 1989).

Validité de contenu et validité d’apparence

Le développement a débuté par la formulation d’un ensemble préliminaire de 65 énoncés d’opinion couvrant l’ensemble du spectre d’attitudes documenté dans la littérature médicale et sociologique. La clarté syntaxique et la lisibilité ont été vérifiées auprès de cinq étudiants de premier cycle universitaire. Par la suite, un comité de cinq experts indépendants a évalué l’acceptabilité, la pertinence conceptuelle et la représentativité de chaque énoncé. Ce comité comprenait :

  • Un médecin spécialisé en maladies infectieuses ;
  • Une infirmière diplômée d’État travaillant en santé communautaire ;
  • Deux éducateurs en santé publique spécialisés en sexualité ;
  • Un étudiant de cycle supérieur vivant avec l’herpès génital, assurant une perspective écologique et expérientielle directe.

Les juges ont retenu 45 items jugés unanimement pertinents et représentatifs du construit.

Validité discriminante des items et validité de construit

Les 45 items ont été soumis à un échantillon de dérivation de 250 étudiants inscrits en cours d’introduction à la psychologie. Une analyse d’items rigoureuse a été menée pour isoler les énoncés capables de discriminer significativement les individus ayant des attitudes positives de ceux ayant des attitudes négatives (comparaison des quartiles supérieurs et inférieurs). Quarante items ont présenté des corrélations item-total statistiquement hautement significatives (p < 0,001) et ont été retenus pour la forme définitive de l’instrument.

En outre, les travaux de Bruce et McLaughlin ont mis en évidence la validité divergente/convergente de l’instrument en examinant ses corrélations avec les connaissances biomédicales relatives à l’herpès : les attitudes positives sont associées positivement à un niveau élevé de connaissances objectives, bien que la relation modérée confirme que les connaissances et les attitudes constituent des dimensions cognitives et affectives distinctes qui ne se superposent pas entièrement.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de la HAS a été établie au moyen de techniques d’évaluation de la cohérence interne sur plusieurs cohortes indépendantes :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Lors de l’administration du protocole à un échantillon de 148 étudiants de premier cycle en psychologie et en éducation à la santé, la HAS a affiché un coefficient alpha de Cronbach global de 0,91 (Bruce & McLaughlin, 1986 ; Bruce & Bullins, 1989). Un tel score témoigne d’une excellente consistance interne, attestant que l’ensemble des 40 items concourt de façon homogène à l’évaluation du construit d’attitude envers l’herpès, sans redondance excessive.
  • Fidélité par bissection (Split-half reliability) : Les analyses de partage de moitié de test ont également révélé des coefficients de corrélation élevés entre les sous-ensembles pairs et impairs, consolidant l’équivalence interne des formulations positives et inversées.
  • Stabilité temporelle : Les études ultérieures évaluant les effets pré- et post-intervention éducative ont mis en évidence une sensibilité adéquate au changement tout en démontrant une stabilité des scores au sein des groupes témoins non soumis aux interventions formatives.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors de la création de la HAS par Bruce et McLaughlin (1986), l’approche retenue était principalement orientée vers le critère de discrimination empirique classique (théorie classique des tests), où l’accent était mis sur l’unidimensionnalité fonctionnelle globale et la force des corrélations item-total (toutes significatives à p < 0,001). Les quarante énoncés ont ainsi été assemblés dans un ordre aléatoire afin de minimiser les biais d’acquiescement et les effets de halo.

Des analyses factorielles exploratoires subséquentes (AFE) menées sur des échelles d’attitudes relatives aux IST ont mis en lumière une organisation multifactorielle sous-jacente au sein de la HAS :

  • Facteur 1 : Acceptation sociale et absence d’évitement interpersonnel. Ce facteur regroupe les items ayant de fortes saturations (> 0,50) concernant la tolérance en amitié, le partage de logement et l’absence de stigmatisation sociale (items 7, 9, 19, 21, 27).
  • Facteur 2 : Anxiété anticipée et coping individuel. Ce facteur rassemble les items évaluant le sentiment d’efficacité personnelle face à l’infection, le calme émotionnel et l’absence de réaction catastrophiste (items 6, 11, 15, 25, 28, 30).
  • Facteur 3 : Stigmatisation morale et jugements dévalorisants. Dominé par les items formulés négativement reliant l’herpès à la promiscuité, à la saleté ou à un châtiment mérité (items 8, 16, 29, 33, 37).
  • Facteur 4 : Relations intimes et divulgation romantique. Centré sur les implications conjugales, la sexualité et la transparence avec le partenaire intime (items 17, 20, 23, 31, 34, 40).

Malgré cette richesse multifactorielle, l’usage clinique et empirique privilégie le calcul du score global standardisé de 0 à 100, qui capture le positionnement global de l’individu sur le continuum attitude favorable / attitude défavorable.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique sur support papier ou informatisé.
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle sur feuille de réponse séparée ou interface numérique.
  • Nombre d’items : 40 énoncés d’opinion.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
    • SA = Strongly Agree With the Statement (Tout à fait d’accord)
    • A = Agree With the Statement (D’accord)
    • N = Neither Agree nor Disagree With the Statement (Ni en accord ni en désaccord)
    • D = Disagree With the Statement (En désaccord)
    • SD = Strongly Disagree With the Statement (Tout à fait en désaccord)
  • Procédure de cotation :
    • Items positifs (20 items) : Items 2, 3, 4, 6, 9, 11, 12, 15, 17, 18, 19, 20, 21, 24, 25, 26, 27, 28, 38 et 40. Cotés de 1 à 5 :

      SA = 5, A = 4, N = 3, D = 2, SD = 1.
    • Items négatifs (20 items, cotation inversée) : Items 1, 5, 7, 8, 10, 13, 14, 16, 22, 23, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37 et 39. Cotés de façon inverse :

      SA = 1, A = 2, N = 3, D = 4, SD = 5.
    • Formule de standardisation : Le score total standardisé HAS s’obtient via l’équation suivante :

      $$\text{HAS Score} = \frac{(X – N) \times 100}{N \times 4}$$

      où $X$ représente la somme cumulée des scores attribués aux items répondus, et $N$ représente le nombre total d’items valablement complétés par le répondant.
    • Interprétation métrique : L’échelle standardisée s’étend de 0 à 100. Un score plus élevé indique une attitude plus positive, rationnelle, déstigmatisante et empathique à l’égard de l’herpès génital et de sa gestion psychosociale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1986.
  • Droit d’utilisation : Instrument mis à disposition de la communauté scientifique et clinique à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement académique et d’évaluation médicale non commerciale.
  • Coût d’accès : L’échelle est libre de droits d’accès financier (gratuite) sous réserve de citation formelle des publications originales de référence.
  • Contact et correspondances : Les demandes scientifiques formelles concernant l’instrument peuvent être adressées à la première autrice :

    Dr. Katherine Bruce, Department of Psychology, University of North Carolina Wilmington, 601 S. College Road, Wilmington, NC 28403, États-Unis. Courriel : [email protected].

12. Références / References

  • Bruce, K. E. M., & McLaughlin, J. (1986). The development of scales to assess knowledge and attitudes about genital herpes. The Journal of Sex Research, 22(1), 73–84. https://doi.org/10.1080/00224498609551290
  • Bruce, K. E. M., & Bullins, C. G. (1989). Students’ attitudes and knowledge about genital herpes. Journal of Sex Education and Therapy, 15(4), 257–270. https://doi.org/10.1080/01614576.1989.11074967
  • Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.
  • Rosenstock, I. M., Strecher, V. J., & Becker, M. H. (1988). Social learning theory and the Health Belief Model. Health Education Quarterly, 15(2), 175–183. https://doi.org/10.1177/109019818801500203

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: For each of the following 40 statements, please note on the answer sheet whether you agree or disagree with the statements. Use the following scale:

SA: Strongly Agree With the Statement
A: Agree With the Statement
N: Neither Agree nor Disagree With the Statement
D: Disagree With the Statement
SD: Strongly Disagree With the Statement

Each statement is numbered. Be sure to match the statement’s number with the number on the answer sheet. Please respond to all items on the questionnaire. There are NO right or wrong answers.

  1. The thought of genital herpes is disgusting.
  2. I would not feel dirty if I got genital herpes.
  3. Genital herpes is not as scary as most people believe.
  4. There are a lot of diseases that are worse than genital herpes.
  5. People give genital herpes to others for revenge.
  6. I could cope with having genital herpes.
  7. If I had a roommate with genital herpes, I would move out.
  8. Only bad people catch genital herpes.
  9. I feel comfortable around friends who have genital herpes.
  10. You can tell that someone has genital herpes just by looking at them.
  11. I am pretty sure that I could handle having genital herpes if I caught it.
  12. Having genital herpes is really no worse than having cold sores.
  13. People who have genital herpes are looked down on.
  14. I do not like to use public restrooms because I might catch genital herpes there.
  15. I could remain calm if I found out that I had gotten genital herpes.
  16. A person who has genital herpes got what s/he deserves.
  17. If I had genital herpes, I would tell a potential sex partner.
  18. There is more to a person who has genital herpes than the fact that s/he has genital herpes.
  19. I would not avoid a friend if I found out that s/he had genital herpes.
  20. I would consider marrying someone who has genital herpes.
  21. People who have genital herpes should be treated the same as anyone else.
  22. I would feel self-conscious if I got genital herpes.
  23. If I found out that my sexual partner had genital herpes, I would never speak to him/her again.
  24. The “new sexual leprosy” is an inappropriate term for genital herpes.
  25. Catching genital herpes would not be the worst thing that could happen to me.
  26. I would not be ashamed if I got genital herpes.
  27. People who have genital herpes are worth getting to know.
  28. Genital herpes is a manageable disease.
  29. I think that people who have genital herpes are too sexually active.
  30. If I caught genital herpes, I would consider suicide.
  31. People who have genital herpes should never have sex again.
  32. I would be embarrassed to tell anyone if I had genital herpes.
  33. Only unclean people catch genital herpes.
  34. If I got genital herpes, no one would want to marry me.
  35. If I got genital herpes, I would not want to have children.
  36. Everyone would know if I got genital herpes.
  37. People who have genital herpes are promiscuous.
  38. I could discuss genital herpes with my parents.
  39. If I asked a friend a question about genital herpes, s/he would think that I had genital herpes.
  40. I would date a person known to have genital herpes.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’attitude envers l’herpès. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes-has
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’herpès.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes-has.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’herpès.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes-has.