Échelle d’attitude envers l’herpès

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle d’attitude envers l’herpès (Herpes Knowledge Scale, HKS) développée par Katherine Bruce et Judith McLaughlin : validité, fidélité et administration.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle d’attitude envers l’herpès (souvent désignée et opérationnalisée dans la littérature sous l’appellation d’Échelle de connaissances sur l’herpès ou Herpes Knowledge Scale, HKS) est un instrument psychométrique d’évaluation cognitive développé au milieu des années 1980 par les chercheuses américaines Katherine E. M. Bruce et Judith McLaughlin. Conçue initialement pour combler un déficit méthodologique majeur dans la recherche sur la santé sexuelle et comportementale, cette échelle mesure avec rigueur et précision le niveau d’information, les fausses croyances étiologiques, les représentations erronées et les connaissances biomédicales relatives au virus de l’herpès simplex génital et buccal.

L’instrument comprend un ensemble standardisé de 54 items présentés sous la forme d’affirmations catégorielles fermées. Les participants doivent indiquer leur jugement épistémique au moyen d’un format de réponse à choix forcé à trois modalités : « Vrai » (True), « Faux » (False), et « Ne sait pas » (Don’t Know). Cette troisième option permet de neutraliser efficacement le biais de devinette aléatoire, tout en étant méthodologiquement comptabilisée comme une réponse incorrecte lors de la cotation sommative finale. Le score global est ensuite transformé en un pourcentage standardisé allant de 0 % à 100 %, fournissant un gradient continu de compétence cognitive.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument fait preuve d’une robustesse méthodologique remarquable. Lors des études de validation princeps, l’échelle a démontré une cohérence interne élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,88 et une fidélité par la méthode de bissection (split-half) corroborée dans des cohortes indépendantes (Bruce & McLaughlin, 1986 ; Bruce & Bullins, 1989). La sélection définitive des items a reposé sur une analyse d’items rigoureuse, ne retenant que les assertions présentant des corrélations item-total statistiquement significatives (p < 0,0007). La validité de contenu a été formellement établie par un collège d’experts interdisciplinaires comprenant des médecins, du personnel infirmier, des éducateurs spécialisés en santé publique et des personnes directement concernées par la pathologie herpétique.

2. Mots-clés

Herpès génital, Herpes Knowledge Scale, évaluation psychométrique, éducation à la santé sexuelle, virus de l’herpès simplex, croyances de santé, épidémiologie comportementale, stigmatisation sexuelle, fidélité du test, validité de contenu.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue, formalisée et validée conjointement par deux chercheuses universitaires spécialisées en psychologie expérimentale, en éducation à la santé et en comportement sexuel :

  • Katherine E. M. Bruce, Ph.D. : Professeure émérite au Département de Psychologie de l’Université de Caroline du Nord à Wilmington (University of North Carolina at Wilmington, UNCW), États-Unis. Ses axes de recherche portent principalement sur la psychométrie appliquée à la sexologie, les attitudes face aux infections transmissibles sexuellement et les déterminants comportementaux de la santé. Correspondance académique : [email protected].
  • Judith McLaughlin, Ph.D. : Chercheuse et professeure affiliée au Département de Promotion de la Santé et d’Éducation Comportementale de l’Université de Géorgie (University of Georgia), États-Unis. Ses travaux sont centrés sur l’épidémiologie psychosociale et la conception d’outils d’évaluation des compétences en santé sexuelle et reproductive.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’attitude envers l’herpès (HKS) est de fournir un instrument standardisé, valide et fidèle capable d’évaluer la compétence cognitive globale et les distorsions informationnelles entourant l’infection par le virus de l’herpès simplex (HSV-1 et HSV-2). Durant les décennies 1970 et 1980, l’augmentation fulgurante de la prévalence de l’herpès génital dans le monde occidental a engendré une vague disproportionnée d’anxiété collective, de panique morale et de stigmatisation sociale. Face à ce phénomène sociosanitaire, les cliniciens et chercheurs ont rapidement constaté que le rejet interpersonnel, le désarroi psychologique et les conduites d’évitement n’étaient pas corrélés uniquement à la sévérité biologique des ulcérations, mais dérivaient d’un manque criant de connaissances scientifiques vérifiées et d’une prolifération de mythes médicaux invalidants.

Sur le plan des applications de recherche, l’échelle permet de cartographier avec précision les lacunes épistémiques au sein de groupes démographiques spécifiques, au premier rang desquels figurent les étudiants de premier cycle universitaire, réputés particulièrement actifs sexuellement et exposés aux primo-infections. L’instrument est fréquemment employé comme variable dépendante dans des protocoles quasi-expérimentaux ou longitudinaux mesurant l’efficacité d’interventions psychoéducatives, de campagnes universitaires de prévention et de programmes d’information sexologique. En comparant les scores pré-test et post-test, les évaluateurs peuvent déterminer objectivement si les modules pédagogiques parviennent à déconstruire les mythes persistants (par exemple, la fausse croyance d’une transmission par les sièges de toilettes ou l’infertilité systématique induite).

Dans le contexte clinique et counseling psychologique, l’outil s’avère précieux lors des prises en charge diagnostiques initiales. Un score déficitaire met en évidence les croyances catastrophistes qui alimentent la dépression, le sentiment de honte, le repli sur soi et l’anxiété de performance sexuelle. L’administration de l’échelle permet au thérapeute d’identifier spécifiquement les zones de confusion biomédicale (prodromes, asymptomatologie, risques de transmission néonatale, rôle des traitements antiviraux) et d’ajuster son travail de restructuration cognitive et d’éducation thérapeutique du patient. Enfin, l’échelle sert de thermomètre normatif pour discriminer fiablement les individus disposant d’un haut niveau d’autonomie en santé de ceux dont l’ignorance majore le risque d’exposition ou de transmission virale.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par l’échelle relève de la littératie en santé spécifique et du système de croyances biomédicales. Bien que le titre original associe les termes d’attitude et de connaissance, l’architecture empirique de l’instrument opérationnalise l’attitude à travers le prisme de la véracité des faits maîtrisés par l’individu. La structure conceptuelle s’articule autour de plusieurs domaines cardinaux :

Étiologie virale et physiopathologie de la latence

Ce domaine évalue la compréhension du fait que l’herpès est strictement causé par un virus et non par une bactérie ou un dérèglement humoral. Il explore la conscience de la latence virale dans les ganglions nerveux sensitifs et rachidiens entre les poussées (items 2, 7, 31). Les représentations fausses sur la nouveauté du virus ou son origine spontanée y sont disséquées.

Sémiologie clinique, variabilité et manifestations prodromiques

Les items évaluent l’aptitude à reconnaître les signes avant-coureurs ou prodromes — tels que les picotements, les brûlures et les prurit locaux — ainsi que la nature vésiculaire typique des lésions cutanéo-muqueuses (items 9, 14, 15, 26). Ce domaine mesure également la reconnaissance de l’hétérogénéité interindividuelle : la durée, la fréquence et la sévérité des crises ne sont pas uniformes et ont tendance à diminuer au fil des années (items 1, 10, 23, 29).

Mécanismes de transmission et contagion asymptomatique

Ce volet scrute la maîtrise des voies de transmission virale directe versus les modes de contagion imaginaires. Il explore la conscience de l’excrétion virale durant les prodromes et la cicatrisation (items 28, 52), la possibilité d’une transmission oro-génitale via le HSV-1 (items 8, 54), tout en réfutant les mythes de fomites inertes comme la transmission par les cuvettes de toilettes (item 17) ou la protection mécanique absolue conférée par le préservatif (item 37).

Options thérapeutiques et limites biomédicales

Les items examinent la lucidité du sujet face aux promesses de guérison illusoire. Il s’agit de vérifier si le répondant distingue la gestion symptomatique par des antiviraux comme l’aciclovir de l’éradication définitive du virus, tout en réfutant les traitements alternatifs non éprouvés comme la supplémentation en L-lysine ou l’usage inadéquat de mousses contraceptives (items 22, 45, 47, 51).

Complications obstétricales, gynécologiques et santé reproductive

Ce domaine s’attaque aux craintes de stérilité masculine et féminine (items 6, 18, 43), clarifie les risques réels d’encéphalite ou de mort néonatale en cas de primo-infection périnatale (items 33, 41) et évalue les croyances entourant la nécessité d’une césarienne systématique versus un accouchement par voie basse en l’absence de lésions actives (items 39, 41), sans omettre les liens postulés avec le dépistage cervical (items 27, 34, 46).

Facteurs déclencheurs et retentissement psychosocial

Enfin, l’échelle sonde la perception du rôle du stress émotionnel, de l’anxiété, de la fatigue et des menstruations dans le déclenchement des récurrences (items 4, 32, 36). Elle intègre l’observation clinique selon laquelle l’infection génère fréquemment un fardeau psychologique et relationnel plus dévastateur que ses conséquences purement physiologiques (item 24).

6. Cadre théorique

Le développement de l’Échelle d’attitude envers l’herpès s’ancre profondément dans le paradigme de la psychologie de la santé cognitive et s’inspire directement de trois cadres théoriques majeurs :

Le Modèle des Croyances de Santé (Health Belief Model – HBM)

Formulé initialement par Rosenstock (1974) et enrichi par Becker (1974), le Health Belief Model postule que l’adoption d’un comportement préventif ou de protection (tel que l’abstinence lors des poussées, l’usage régulier du préservatif ou la communication intime avec le partenaire) dépend de plusieurs perceptions cognitives fondamentales : la vulnérabilité perçue, la sévérité perçue de la menace, ainsi que les bénéfices et barrières perçus à l’action. L’échelle de Bruce et McLaughlin mesure la base informationnelle qui structure directement ces perceptions. Un individu qui sous-estime la contagiosité durant la phase prodromique présentera une vulnérabilité perçue erronée, augmentant les comportements à risque d’inoculation.

La Théorie de l’Action Raisonnée (TAR)

Développée par Martin Fishbein et Icek Ajzen (1975), la Théorie de l’action raisonnée stipule que l’intention comportementale est déterminée conjointement par l’attitude envers le comportement et les normes subjectives perçues. Dans le cadre des relations sexuelles, l’attitude est le résultat des croyances comportementales quant aux conséquences probables d’un acte. L’ignorance de l’étiologie virale et des modalités d’excrétion asymptomatique forge des attitudes distordues, conduisant soit à une prise de risque déraisonnable, soit à une phobie paralysante détériorant l’intimité amoureuse.

La théorie de la stigmatisation sociale d’Erving Goffman

Dans son ouvrage classique sur le stigmate (Goffman, 1963), l’auteur met en lumière la manière dont une caractéristique physique ou médicale discrédite un individu, le reléguant d’une personne normale et complète à un statut souillé et diminué. Les auteurs de l’échelle ont conceptualisé le manque de connaissances comme le terreau de la stigmatisation collective. La construction de cet outil visait à prouver que le stigmate entourant l’herpès génital — souvent amplifié par les médias sensationnalistes des années 1980 qui le qualifiaient de « lèpre moderne » — pouvait être déconstruit par une alphabétisation scientifique rigoureuse, dissociant les dangers réels des mythes anxiogènes.

7. Validité

La validation empirique de l’instrument s’est appuyée sur une série d’investigations méthodologiques rigoureuses documentées par Bruce et McLaughlin (1986), puis réexaminées par Bruce et Bullins (1989) :

Validité de contenu et d’apparence (Face & Content Validity)

La genèse de l’échelle a débuté par l’extraction d’un réservoir initial de 64 assertions formulées à partir de la littérature biomédicale, de manuels de santé publique et de questions émanant du terrain clinique. La lisibilité et l’accessibilité syntaxique ont été évaluées dans un premier temps par un groupe d’étudiants de premier cycle. Par la suite, la validité de contenu a été formellement soumise à un comité d’experts multidisciplinaire composé de cinq juges indépendants :

  • Un médecin spécialisé en maladies infectieuses,
  • Une infirmière diplômée d’État exerçant en santé sexuelle,
  • Deux éducateurs spécialisés en santé publique et épidémiologie comportementale,
  • Un étudiant de cycle supérieur vivant avec un diagnostic confirmé d’herpès génital.

Ce panel a analysé chaque item sous l’angle de sa pertinence clinique, de son exactitude médicale stricte, de son potentiel de discrimination et de sa représentativité globale du spectre pathologique. Ce consensus d’experts a validé 57 items sur les 64 proposés, rejetant les affirmations ambiguës ou obsolètes.

Validité de construit et pouvoir discriminant des items

Les 57 énoncés restants ont été administrés à un échantillon normatif de 150 étudiants inscrits en cours d’introduction à la psychologie à l’Université de Géorgie. Une analyse fine de la corrélation item-total a été conduite afin de s’assurer de la cohérence interne du construit. Seuls les items affichant une corrélation item-total hautement significative sur le plan statistique (p < 0,0007) ont été conservés pour composer la forme finale du questionnaire, réduisant l’instrument à 54 items définitifs. Cette sélection garantit que chaque assertion discrimine avec une sensibilité aiguë les sujets disposant d’un haut niveau d’expertise médicale des sujets imprégnés de conceptions erronées.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans les études ultérieures conduites par Bruce et Bullins (1989), l’échelle a prouvé sa capacité à prédire les scores d’anxiété et les attitudes négatives envers les personnes infectées : un score de connaissances élevé sur l’HKS était significativement corrélé à des attitudes moins stigmatisantes et à une propension accrue à adopter des comportements d’auto-protection rationnels, attestant d’une excellente validité concourante et écologique.

8. Fidélité

La consistance psychométrique de l’Échelle d’attitude envers l’herpès a été démontrée par des indices de fidélité particulièrement robustes, compte tenu de la diversité thématique abordée à travers les 54 énoncés :

Cohérence interne

Lors des phases d’évaluation initiale menées auprès de 148 étudiants inscrits dans des cursus universitaires de psychologie et de promotion de la santé, le calcul du coefficient de consistance interne a révélé un alpha de Cronbach de 0,88 (Bruce & McLaughlin, 1986). Ce résultat dénote une excellente homogénéité psychométrique pour une échelle cognitive hétéro-factorielle en format vrai/faux. Des administrations ultérieures auprès d’échantillons élargis ont constamment répliqué des valeurs de fidélité comprises entre 0,85 et 0,89 (Bruce & Bullins, 1989).

Fidélité par bissection (Split-Half Reliability)

Afin de tester la stabilité interne de l’instrument sans biaiser la mesure par l’apprentissage mémoriel, une procédure de bissection d’items (split-half) avec correction de Spearman-Brown a été appliquée à l’échantillon princeps de 148 répondants. Les indices de corrélation corrigés ont dépassé le seuil conventionnel d’admissibilité de 0,80, corroborant le fait que les deux moitiés du test mesurent le même construit latent avec une précision équivalente.

Sensibilité métrologique

L’erreur standard de mesure (SEM) calculée pour l’échelle globale demeure faible, ce qui autorise les chercheurs et cliniciens à interpréter des variations de scores interindividuelles ou intrapersonnelles (avant et après une session d’éducation à la santé) comme le reflet de changements réels de l’architecture cognitive et non comme des artéfacts d’instabilité métrologique.

9. Analyse factorielle

Bien que l’Échelle d’attitude envers l’herpès ait été initialement calibrée par Bruce et McLaughlin selon une approche indicielle unitaire — c’est-à-dire en générant un score total sommatif reflétant une compétence globale en santé —, des réanalyses exploratoires et conceptuelles ultérieures ont mis en lumière une organisation multidimensionnelle sous-jacente.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les modélisations en composantes principales assorties d’une rotation orthogonale (Varimax) ont traditionnellement révélé que l’instrument s’articule autour de quatre à cinq facteurs latents prédominants expliquant une variance cumulée substantielle de la réponse cognitive :

  • Facteur 1 : Mythes de transmission et contagion quotidienne. Ce facteur regroupe les assertions relatives aux vecteurs fantastiques d’infection (ex. les sièges de toilettes, l’eau des piscines) et à l’absence de risque hors des contacts intimes directs (saturations factorielles oscillant entre 0,45 et 0,68 pour les items 16, 17, 44).
  • Facteur 2 : Histoire naturelle, prodromes et physiopathologie virale. Ce facteur agrège les items liés à la latence médullaire, aux sensations prémonitoires et à l’évolution naturelle des poussées (items 7, 9, 15, 31, avec des saturations supérieures à 0,50).
  • Facteur 3 : Thérapeutique, pharmacologie et pronostic de guérison. Ce pôle regroupe les croyances concernant l’action antivirale de l’aciclovir, l’illusion d’une guérison définitive et les remèdes charlatanesques (items 22, 45, 47, 51).
  • Facteur 4 : Reproduction, grossesse et néonatologie. Il isole les questions relatives aux modalités d’accouchement, à la césarienne, au frottis de dépistage et à la transmission verticale mère-enfant (items 33, 39, 41, 42).

Considérations méthodologiques sur les saturations d’items

Il convient de noter que l’analyse factorielle appliquée à des items dichotomiques (vrai/faux) pose des défis particuliers d’estimation en raison de matrices de corrélation tétrachoriques souvent asymétriques lorsque certains items présentent des indices de difficulté extrêmes (items très faciles ou très difficiles). Néanmoins, l’analyse des saturations confirme que l’ensemble des 54 items contribue positivement et de manière convergente au facteur général de second ordre, justifiant pleinement l’usage privilégié dans la pratique de recherche d’un score unique composite transformé en pourcentage.

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous un format papier-crayon ou numérique hautement standardisé, conçu pour une passation rapide et une cotation objective :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation cognitive et de connaissances normatives.
  • Format du questionnaire : Auto-administré, passation individuelle ou collective.
  • Nombre d’items : 54 énoncés indicatifs rédigés sous forme déclarative.
  • Modalités de réponse : Échelle à choix forcé à 3 points : Vrai (True – T), Faux (False – F), ou Ne sait pas (Don’t Know – DK).
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes pour la quasi-totalité des participants.
  • Règles de cotation :
    • Chaque item reçoit la valeur 1 s’il est résolu correctement et 0 en cas d’erreur ou d’omission.
    • La modalité « Ne sait pas » (DK) est strictement comptabilisée comme une réponse incorrecte (score de 0) afin de pénaliser l’absence de maîtrise conceptuelle tout en limitant les biais d’inférence au hasard.
    • Items dont la réponse exacte est VRAI (T) : 1, 2, 4, 7, 9, 10, 14, 15, 19, 20, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 40, 41, 46, 48 et 49 (Total = 27 items).
    • Items dont la réponse exacte est FAUX (F) : 3, 5, 6, 8, 11, 12, 13, 16, 17, 18, 21, 22, 23, 30, 37, 38, 39, 42, 43, 44, 45, 47, 50, 51, 52, 53 et 54 (Total = 27 items).
  • Calcul du score final : Somme arithmétique des réponses correctes (sur un maximum brut de 54), divisée par 54, puis multipliée par 100 afin d’exprimer la performance finale en pourcentage de réponses correctes (0 % à 100 %).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de conception et publication princeps : 1986.
  • Propriété intellectuelle et droits : L’Échelle d’attitude envers l’herpès (HKS) a été publiée sous l’égide de la Society for the Scientific Study of Sexuality dans la revue académique internationale The Journal of Sex Research.
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’échelle relève du domaine de l’usage académique et de la recherche sans but lucratif. Conformément aux directives publiées par les auteurs, les chercheurs universitaires, étudiants et professionnels de santé sont autorisés à reproduire et employer l’instrument dans le cadre de leurs travaux de recherche scientifique ou d’évaluation clinique, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale princeps (Bruce & McLaughlin, 1986).
  • Tarification : L’accès et l’exploitation de l’instrument sont entièrement gratuits pour les applications non commerciales. Aucune redevance n’est exigée.
  • Contact institutionnel pour permissions : Dr. Katherine E. M. Bruce, Department of Psychology, University of North Carolina at Wilmington, Wilmington, NC 28403, USA. Courriel académique : [email protected].

12. Références

Les sources académiques et ouvrages fondateurs relatifs à l’élaboration, à la validation psychométrique et au cadre théorique de l’échelle sont répertoriés ci-dessous :

  • Ajzen, I., & Fishbein, M. (1975). Belief, attitude, intention and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Becker, M. H. (1974). The health belief model and personal health behavior. Health Education Monographs, 2(4), 324–473. https://doi.org/10.1177/109019817400200401
  • Bruce, K. E. M., & Bullins, C. G. (1989). Students’ attitudes and knowledge about genital herpes. Journal of Sex Education and Therapy, 15(4), 257–270. https://doi.org/10.1080/01614576.1989.11074967
  • Bruce, K. E. M., & McLaughlin, J. (1986). The development of scales to assess knowledge and attitudes about genital herpes. The Journal of Sex Research, 22(1), 73–84. https://doi.org/10.1080/00224498609551290
  • Goffman, E. (1963). Stigma: Notes on the management of spoiled identity. Prentice-Hall.
  • Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the health belief model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: For each of the following 54 statements, please note on the answer sheet whether you think the statement is true or false. If you do not have any idea whether or not the statement is true or false, please note that you don’t know. Use the following code for your responses:
T: The statement is true
F: The statement is false
DK: I don’t know whether the statement is true or false

  1. The length and severity of genital herpes outbreaks vary from person to person.
  2. Genital herpes is caused by a virus.
  3. Genital herpes was discovered five years ago.
  4. Genital herpes recurrences can be triggered by menstruation (in females) or sexual intercourse.
  5. Every person who has a primary (first) outbreak of genital herpes will have recurrence within the next year.
  6. Genital herpes makes males infertile (sterile).
  7. Between recurrences, the genital herpes virus lies dormant (inactive) in the nerve cells.
  8. Herpes Type 1 cannot occur on the genitals.
  9. A person having recurrences of genital herpes often experiences prodromal (early warning) sensations.
  10. Years may pass between genital herpes recurrences.
  11. Every sore on the genitals is herpes.
  12. Once a genital herpes sore has healed, the person will never develop another herpes sore.
  13. A person who gets cold sores on the mouth is immune to genital herpes.
  14. Genital herpes usually looks like blisters on the genitals.
  15. Prodromal (early warning) sensations of genital herpes recurrences include tingling or itching in the area where the genital herpes sores usually appear.
  16. If a person has sexual intercourse with someone who has genital herpes, s/he will definitely get genital herpes too.
  17. Several hundred people are expected to catch genital herpes from toilet seats this year.
  18. A woman who has genital herpes will become sterile because of the herpes infection.
  19. People who wear contact lenses and have oral (mouth) herpes should avoid putting the lenses in their mouths because the herpes infection could spread to their eyes.
  20. A person with genital herpes is instructed to keep the sore area clean and dry.
  21. Genital herpes leads to death.
  22. There is a cure for genital herpes at present.
  23. Genital herpes recurrences do not typically become less frequent over time.
  24. A person who has genital herpes often has more psychological complications than physical complications.
  25. When a person has an active outbreak of genital herpes, it is advisable not to have sexual intercourse.
  26. People who have genital herpes can sometimes predict when they will have a recurrence.
  27. A woman who has genital herpes should have a Pap smear at least once a year.
  28. Genital herpes can be contagious even if the herpes sore has a scab on it.
  29. First episodes of genital herpes infection are usually more severe than the recurrences.
  30. A person who has genital herpes is immune to oral (mouth) herpes.
  31. Between recurrences, the genital herpes virus lies dormant (inactive) near the spinal cord.
  32. Stress can often trigger a genital herpes recurrence.
  33. Herpes can be fatal to a newborn if s/he contracts the infection.
  34. Genital herpes can often be detected by the use of a Pap smear.
  35. After a person is exposed to genital herpes, s/he will often show symptoms in 2–20 days.
  36. Anxiety can trigger a genital herpes recurrence.
  37. Condoms offer 100% protection from catching genital herpes.
  38. A genital herpes infection usually leads to syphilis.
  39. A woman who had genital herpes must have a Caesarean section if she has a baby.
  40. Most people have been exposed to oral herpes at one time or another.
  41. A woman with genital herpes can deliver a baby through her vagina if she doesn’t have an active herpes infection at the time of delivery.
  42. If both parents have genital herpes, their children will be born with herpes.
  43. A woman who has genital herpes can never have a baby.
  44. Genital herpes is not contagious.
  45. L-lysine is a cure for genital herpes.
  46. Genital herpes may be associated with cancer of the cervix.
  47. Contraceptive foam has been proven to kill genital herpes in humans.
  48. In a primary (first) case of genital herpes, the person may feel like s/he has the flu.
  49. Oral herpes is contagious.
  50. The best way to treat genital herpes sores is to keep them moist.
  51. Acyclovir (also called Zovirax or Valtrex), an anti-viral drug, can cure genital herpes.
  52. A person with genital herpes is not contagious during the prodromal (early warning) stage.
  53. Genital herpes is not prevalent (common) on college campuses.
  54. Oral herpes cannot be transferred to the genitals during oral-genital sex.
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’attitude envers l’herpès. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’herpès.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes.
Looti, Mohammed. “Échelle d’attitude envers l’herpès.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-attitude-envers-herpes.