1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’attitude envers l’évangélisation (Attitude toward Evangelism Scale), élaborée par L. H. Seyfarth, Knud S. Larsen, K. Lamont, C. Haasch, T. Hale et D. Haskin en 1984, est un instrument psychométrique conçu pour évaluer le degré d’ouverture, d’acceptation et de tolérance des individus à l’égard des droits et des pratiques de prosélytisme déployés par les groupes religieux. L’évangélisation y est définie sur le plan opérationnel comme le recours actif à une idéologie religieuse dans le cadre de contacts directs et intensifs visant le recrutement et la conversion de nouveaux adeptes. L’instrument explore deux dimensions fondamentales de l’action prosélyte : d’une part, la dimension publique, qui englobe la proclamation de la foi dans l’espace public et à travers les médias de masse, et d’autre part, la dimension interpersonnelle ou domiciliaire, caractérisée par le démarchage de porte-à-porte auprès des individus et des foyers.
Composée de 21 items présentés selon une échelle de réponse de type Likert en 5 points (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 5 = « fortement d’accord »), l’échelle intègre 7 items inversés destinés à minimiser les biais d’acquiescement. Sa sélection initiale provient d’un réservoir de 80 items soumis à une méthode d’analyse discriminante contrastant les 10 % d’individus ayant obtenu les scores les plus élevés aux 10 % ayant obtenu les scores les plus faibles. L’analyse factorielle a mis en évidence une structure multidimensionnelle dominée par deux composantes principales : le respect du courage d’affirmer ses croyances (Facteur I) et l’acceptation de l’approche interpersonnelle domiciliaire (Facteur II), complétées par deux facteurs résiduels mineurs.
Sur le plan des qualités métrologiques, l’échelle affiche une consistance interne remarquable, attestée par un coefficient de fidélité par bissection (split-half) non corrigé de 0,83, s’élevant à 0,91 après correction via la formule de prophétie de Spearman-Brown. La validité théorique et de construit est corroborée par une corrélation substantielle de r = 0,76 avec l’échelle de fanatisme de Putney et Middleton (1961), ainsi que par des différences intergroupes statistiquement significatives entre protestants et non-protestants, croyants actifs et inactifs, et entre dénominations caractérisées par de hauts versus de faibles niveaux d’activité missionnaire. L’échelle constitue un outil de référence pour l’étude des attitudes socioreligieuses, de la sécularisation et de la dynamique de conversion en psychologie sociale.
2. Mots-clés / Keywords
Évangélisation, attitude religieuse, prosélytisme, psychologie de la religion, conversion religieuse, psychométrie, liberté religieuse, démarchage religieux, échelle de Likert, fanatisme religieux.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée au début des années 1980 par une équipe de chercheurs rattachée au département de psychologie de l’Oregon State University (Corvallis, Oregon, États-Unis) :
- L. H. Seyfarth : Chercheur en psychologie sociale et expérimentale, Oregon State University.
- Knud S. Larsen : Professeur émérite de psychologie à l’Oregon State University, théoricien reconnu dans le domaine des attitudes sociales, des idéologies autoritaires, de la paix et des conflits intergroupes.
- K. Lamont : Collaborateur de recherche, Oregon State University.
- C. Haasch : Collaborateur de recherche, Oregon State University.
- T. Hale : Collaborateur de recherche, Oregon State University.
- D. Haskin : Collaborateur de recherche, Oregon State University.
La correspondance académique initiale était principalement orientée vers le Laboratoire de psychologie sociale de l’Oregon State University sous la direction conjointe des auteurs principaux.
4. Objectif / Purpose
Le prosélytisme et l’évangélisation représentent des phénomènes psychosociaux cruciaux, souvent situés à l’intersection de la liberté d’expression religieuse et du droit individuel à l’intimité et à la non-intrusion. L’objectif fondamental de l’Échelle d’attitude envers l’évangélisation est de quantifier scientifiquement la disposition psychologique d’un individu face aux tentatives directes et publiques entreprises par des tiers pour propager une idéologie religieuse et susciter des conversions. Selon Seyfarth et al. (1984), l’évangélisation ne se limite pas à une croyance passive ; elle implique « l’emploi d’une idéologie religieuse lors de contacts directs et intensifs avec des recrues potentielles » (p. 56). Mesurer les attitudes envers ce comportement permet d’explorer comment les citoyens réagissent face à l’exposition involontaire au discours religieux dans leur sphère privée ou collective.
Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument répond à la nécessité d’opérationnaliser les tensions sociologiques entre l’impératif missionnaire interne propre à certains courants religieux (notamment le protestantisme évangélique, le mormonisme ou les Témoins de Jéhovah) et la résistance ou l’adhésion du grand public. Les applications de l’instrument s’étendent à plusieurs domaines d’investigation :
- L’étude de la sécularisation et de la tolérance civique : L’échelle permet d’évaluer dans quelle mesure l’espace public moderne tolère les manifestations religieuses assertives ou perçoit ces démarches comme une agression ou une nuisance vis-à-vis de la vie privée.
- La psychologie des préjugés et des relations intergroupes : L’outil sert à analyser les réactions de rejet ou d’empathie face aux groupes religieux minoritaires ou perçus comme moralement intrusifs.
- La sociologie des organisations confessionnelles : Elle fournit une mesure étalonnée de l’acceptabilité sociale des programmes de recrutement missionnaire, aidant à cartographier les environnements favorables ou hostiles à l’implantation confessionnelle.
- L’évaluation de la réactivité psychologique : En recherche clinique et comportementale, elle permet d’examiner le phénomène de réactance psychologique lorsqu’un individu perçoit que son libre arbitre moral ou spirituel fait l’objet d’une tentative de persuasion insistante.
En somme, l’échelle comble un vide méthodologique en distinguant la religiosité personnelle (souvent mesurée par la fréquentation des lieux de culte ou l’orthodoxie théologique) de l’attitude spécifique envers l’expansionnisme religieux et la confrontation idéologique directe.
5. Construit psychologique / Construct
L’attitude envers l’évangélisation est conceptualisée comme une disposition évaluative multidimensionnelle englobant des réactions affectives, cognitives et conatives à l’égard de la propagation active de la foi. Les auteurs ont structuré le construit autour de deux composantes comportementales et contextuelles majeures de l’évangélisation : la composante publique (proclamation dans la rue, sur les places publiques, utilisation des médias) et la composante domiciliaire ou de visitation (visites porte-à-porte, sollicitations personnalisées à domicile). L’analyse psychométrique a permis de dégager quatre facteurs sous-jacents qui définissent la structure du construit :
Facteur I : Respect pour le courage de défendre ses croyances
Ce premier facteur représente l’axe prédominant de l’attitude positive envers le prosélytisme. Il rassemble 11 items (notamment les items 9, 4, 7, 18, 3, 13, 10, 1, 16, 8 et 17). Sur le plan psychologique, il capture l’admiration et l’assentiment moral envers l’audace, la ferveur et l’intégrité de ceux qui proclament publiquement leur foi malgré le risque de réprobation sociale. Les individus obtenant un score élevé sur cette dimension ne perçoivent pas le prosélyte comme un intrus, mais comme un témoin inspirant guidé par un devoir moral et altruiste. Par exemple, l’item 4 (« People testifying to their faith are an inspiration to me ») et l’item 9 (« I am thrilled when someone approaches me with the story of what God has done for him and can do for me ») incarnent cette résonance émotionnelle positive face au témoignage spirituel personnel et public.
Facteur II : Approche interpersonnelle et domiciliaire
Le deuxième facteur regroupe 6 items (items 19, 20, 14, 12, 2 et 5) et mesure spécifiquement la tolérance et la bienveillance à l’égard du démarchage à domicile et des interactions directes en face-à-face. Cette dimension explore la frontière entre l’acceptation de la communication d’autrui et la défense farouche de la vie privée. L’individu favorable à l’évangélisation interpersonnelle estime légitime que des missionnaires frappent aux portes et considère que l’effort consenti mérite au moins une écoute courtoise (ex. item 12 : « Door-to-door evangelists deserve at least two minutes of listening time » ; item 14 : « Religious solicitors who go door-to-door are often helpful »). À l’inverse, un rejet sur ce facteur traduit une perception d’invasion de l’espace intime et un refus catégorique des sollicitations non sollicitées (ex. item 2 et item 20 : « Religious evangelizing is an invasion of privacy »).
Facteurs III et IV : Composantes résiduelles et délimitations normatives
Le Facteur III comprend les items 5 et 15 (« People who wish to spread their beliefs should be restricted to a designated area » et « I’m annoyed at people who feel it is necessary that the rest of the world must conform to their beliefs and standards »). Il reflète la volonté de confinement spatial et le rejet du prosélytisme impérialiste ou normatif perçu comme universaliste et contraignant. Le Facteur IV, composé isolément de l’item 11 (« I don’t like it when people push their religion on me in public places »), isole le rejet du harcèlement moral ou de la pression perçue dans les lieux publics ouverts. Ces deux dimensions secondaires signalent l’importance du sentiment de contrainte et de territorialité dans la formation de l’attitude globale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage théorique de l’Échelle d’attitude envers l’évangélisation s’articule autour de trois piliers principaux de la psychologie sociale et de la psychologie de la religion : la théorie de la réactance psychologique de Brehm, les modèles d’orientations religieuses d’Allport et Ross, et les travaux de Putney et Middleton sur l’idéologie religieuse.
La théorie de la réactance psychologique (Brehm, 1966)
Le prosélytisme direct constitue une situation paradigmatique d’exercice d’une pression persuasive unilatérale. Selon la théorie de la réactance psychologique développée par Jack Brehm (1966), lorsqu’un individu ressent qu’une menace pèse sur sa liberté d’action, de pensée ou de choix, il éprouve un état de motivation négative (la réactance) qui le pousse à réaffirmer vigoureusement la liberté menacée. L’évangélisation domiciliaire ou publique impose une interaction souvent non consensuelle. Les items inversés de l’échelle (ex. l’irritation face à ceux qui veulent imposer leur conformisme, la sensation d’intrusion dans la vie privée) mesurent directement les manifestations comportementales et cognitives de cette réactance face au message normatif.
Le modèle des orientations religieuses intrinsèques et extrinsèques (Allport & Ross, 1967)
Gordon Allport et J. Michael Ross ont distingué la religiosité intrinsèque (la religion comme finalité en soi, intégrée dans le sens de la vie) de la religiosité extrinsèque (la religion comme moyen utilitaire pour obtenir reconnaissance, statut social ou sécurité). Dans le contexte de l’évangélisation, l’individu guidé par une orientation intrinsèque considère généralement le prosélytisme comme un devoir de foi salvateur pour autrui et perçoit le prosélyte avec déférence. En revanche, les personnes sécularisées ou présentant une religiosité individualiste rejettent l’idée qu’une vérité transcendantale doive être exportée agressivement vers les autres membres de la société.
Les dimensions de l’idéologie religieuse de Putney et Middleton (1961)
Seyfarth et ses collaborateurs se sont explicitement appuyés sur la typologie des dimensions de l’idéologie religieuse établie par Snell Putney et Russell Middleton (1961). Putney et Middleton ont mis en exergue des dimensions telles que l’orthodoxie, l’intérêt religieux, l’importance perçue de la religion et, surtout, le fanatisme religieux. Le fanatisme, au sens psychométrique, renvoie à la certitude inébranlable de détenir la vérité exclusive alliée à une volonté impérieuse d’aligner le comportement d’autrui sur ce corpus doctrinal. Seyfarth et al. ont théorisé que l’approbation de l’évangélisation est étroitement corrélée à cette dimension idéologique : plus un individu valorise le militantisme absolu de la foi, plus il jugera l’action d’évangélisation comme une nécessité absolue et bienfaisante.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle d’attitude envers l’évangélisation a été rigoureusement démontrée par ses concepteurs à travers des analyses de validité de construit, de validité convergente et de validité de groupes connus (known-groups validity).
Validité de construit et convergente
La validité convergente de l’instrument a été évaluée en calculant le coefficient de corrélation linéaire entre les scores à l’Échelle d’attitude envers l’évangélisation et l’échelle de fanatisme religieux issue des Dimensions of Religious Ideology Scale de Putney et Middleton (1961). Seyfarth et al. (1984) ont rapporté un coefficient de corrélation substantiel et hautement significatif de r = 0,76. Ce niveau de corrélation élevé démontre que l’instrument capture fidèlement une adhésion à la dynamique de prosélytisme sans toutefois se confondre entièrement avec le fanatisme dogmatique général, attestant ainsi d’une convergence théorique robuste.
Validité par la méthode des groupes contrastés
Les auteurs ont soumis l’instrument à une série de tests empiriques contrastant des sous-populations aux caractéristiques doctrinales et comportementales distinctes, fournissant des preuves irréfutables de sa sensibilité différentielle :
- Affiliation confessionnelle (Protestants vs Non-Protestants) : Conformément aux fondements historiques du christianisme réformé et évangélique accordant une importance cardinale à la Grande Commission biblique (« Allez et faites de toutes les nations des disciples »), les étudiants protestants ont obtenu des scores significativement plus élevés que les non-protestants (catholiques, agnostiques, athées).
- Identité religieuse déclarée : Les sujets revendiquant explicitement une identité religieuse ont affiché une attitude globalement beaucoup plus favorable envers le prosélytisme que les individus se déclarant sans religion.
- Degré d’activité religieuse : L’échelle a clairement différencié les individus « actifs » dans leur pratique religieuse (participation régulière aux cultes, engagement dans des groupes bibliques) des individus « inactifs », ces derniers manifestant des scores nettement inférieurs et une plus forte réticence à l’égard de l’évangélisation.
- Dénominations à fort vs faible engagement missionnaire : En classant les dénominations protestantes selon leurs politiques et traditions connues en matière d’expansion (« high-outreach » vs « low-outreach » denominations, p. 59), les résultats ont confirmé que les membres d’Églises fortement missionnaires (telles que les Églises baptistes ou pentecôtistes) expriment une attitude significativement plus favorable à l’évangélisation que les membres d’Églises historiques plus libérales ou modérées (« low-outreach »).
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation des qualités métrologiques de l’échelle par Seyfarth et al. (1984) a révélé une consistance interne exceptionnellement élevée, garantissant l’homogénéité des énoncés retenus dans la forme finale à 21 items.
Dans l’échantillon de validation indépendant (composé d’étudiants de premier cycle en psychologie de l’Oregon State University, 55 % d’hommes, moyenne d’âge = 20,65 ans), la fidélité a été évaluée au moyen de la technique de bissection (split-half reliability) :
- Le coefficient de fidélité par bissection non corrigé obtenu était de 0,83, ce qui démontre déjà une corrélation interne très satisfaisante entre les deux moitiés du test.
- Après application de la formule de prophétie de Spearman-Brown pour estimer la fidélité de l’échelle sur l’ensemble de ses 21 items, le coefficient corrigé a atteint 0,91.
Ces coefficients dépassent largement les seuils conventionnels recommandés en psychométrie (généralement fixés à 0,70 pour les recherches fondamentales et 0,80 pour les évaluations individuelles selon les normes de l’American Psychological Association). Cette fidélité élevée confirme que l’erreur de mesure attribuable à l’échantillonnage des énoncés est minime.
Concernant la fidélité test-retest à moyen ou long terme, aucune donnée longitudinale formelle n’a été documentée dans la publication originale de 1984, la recherche ayant privilégié la consistance interne et la validité de construit instantanée.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le développement initial de l’instrument a débuté avec un corpus exhaustif de 80 items rédigés pour couvrir toutes les nuances possibles de l’évangélisation publique et domiciliaire. Une phase de sélection rigoureuse a été conduite auprès d’un premier échantillon de 130 étudiants (âge moyen = 19,58 ans, parité stricte hommes/femmes). Les 21 items définitifs ont été isolés sur la base de leur pouvoir discriminant maximal, mesuré par le contraste entre le décile supérieur (les 10 % des répondants ayant les scores les plus élevés sur les 80 items) et le décile inférieur (les 10 % ayant les scores les plus faibles).
Une analyse factorielle exploratoire a ensuite été réalisée sur ces 21 items retenus. Les critères d’extraction ont identifié quatre facteurs distincts présentant des saturations (factor loadings) égales ou supérieures au seuil conventionnel de 0,30. Les items se répartissent comme suit selon l’ordre décroissant de leurs saturations :
- Facteur I (Respect pour le courage d’affirmer ses croyances) : Ce premier facteur explique la plus grande part de variance commune. Il réunit 11 items : l’item 9 présente la saturation la plus forte, suivi des items 4, 7, 18, 3, 13, 10, 1, 16, 8 et 17. Ce facteur unifie l’évaluation affective valorisante de l’évangélisateur et l’adhésion au principe de diffusion active du message religieux.
- Facteur II (Approche interpersonnelle) : Regroupant 6 items ordonnés par ordre décroissant de saturation : items 19, 20, 14, 12, 2 et 5. Ce facteur isole les attitudes relatives aux visites domiciliaires et à l’intrusion potentielle dans le cercle privé.
- Facteur III (Facteur non nommé / Rejet de l’hégémonie doctrinale) : Constitué des items 5 et 15. Notons que l’item 5 présente une saturation croisée notable entre le Facteur II et le Facteur III, illustrant le lien entre la restriction géographique des missionnaires et le rejet de l’obligation de conformité imposée à la société.
- Facteur IV (Facteur non nommé / Réactance dans l’espace public) : Isolé autour de l’item 11 (« I don’t like it when people push their religion on me in public places »), ce facteur rend compte de la gêne spécifique face au démarchage agressif dans les zones publiques.
Cette configuration factorielle confirme que l’attitude envers l’évangélisation ne se réduit pas à une dimension monolithique d’amour ou de haine de la religion, mais qu’elle discrimine précisément l’acceptation de l’expression publique de la foi et la défense de la sphère privée.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle d’attitude envers l’évangélisation se présente comme un questionnaire auto-administré sur format papier-crayon ou informatisé. Ses spécifications techniques sont détaillées ci-après :
- Nombre total d’items : 21 items.
- Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points :
• 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
• 2 = Disagree (En désaccord)
• 3 = Neutral (Neutre)
• 4 = Agree (D’accord)
• 5 = Strongly agree (Fortement d’accord) - Modalités de cotation :
- Items formulés positivement (14 items) : Cotés directement de 1 à 5 (1 = 1, 2 = 2, 3 = 3, 4 = 4, 5 = 5). Ce sont les items : 1, 3, 4, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 17, 18, 19, 21.
- Items inversés (7 items marqués R) : Cotés en miroir de 5 à 1 (1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1). Ce sont les items : 2, 5, 6, 11, 15, 16, 20.
- Score total : Le score composite s’obtient par la somme de tous les items après inversion des 7 items négatifs. Il oscille entre 21 (attitude extrêmement hostile ou fermée envers toute forme d’évangélisation) et 105 (attitude extrêmement favorable et enthousiaste envers l’évangélisation). Un score de 63 représente le point neutre théorique.
- Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes, ce qui en fait un outil particulièrement économique et adapté aux protocoles d’enquêtes psychosociales denses.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle d’attitude envers l’évangélisation a été publiée en 1984 dans la revue académique internationale à comité de lecture Journal of Social Psychology. Les droits de reproduction et d’usage sont régis par les conventions standards de la littérature scientifique :
- Année de publication : 1984.
- Permissions d’utilisation : L’échelle a été publiée dans son intégralité dans l’article de référence à des fins d’évaluation et de recherche scientifique. Les étudiants, universitaires et chercheurs institutionnels peuvent généralement l’utiliser librement à des fins non commerciales dans le cadre de leurs travaux de recherche, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Seyfarth et al. (1984).
- Tarifs / Coûts d’accès : L’accès à la grille de l’échelle est totalement gratuit dans le cadre académique. Aucune redevance n’est exigée pour sa reproduction scientifique. L’accès au tiré à part de l’article originel peut néanmoins nécessiter un abonnement universitaire à la plateforme d’édition (Taylor & Francis / Routledge).
- Usages commerciaux : Toute intégration dans un produit commercial ou une plateforme d’évaluation payante requiert une autorisation écrite formelle des détenteurs légaux des droits éditoriaux de l’article de 1984.
12. Références / References
Les sources théoriques et publications de référence relatives à cet instrument comprennent :
- Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
- Putney, S., & Middleton, R. (1961). Dimensions and correlates of religious ideologies. Social Forces, 39(4), 285–290. https://doi.org/10.2307/2573428
- Seyfarth, L. H., Larsen, K. S., Lamont, K., Haasch, C., Hale, T., & Haskin, D. (1984). Attitude toward evangelism: Scale development and validity. The Journal of Social Psychology, 123(1), 55–61. https://doi.org/10.1080/00224545.1984.9711221