Échelle d’anxiété face à la mort

Découvrez l’Échelle d’anxiété face à la mort (DAS) de Donald I. Templer : fondements théoriques, propriétés psychométriques, cotation et items authentiques de référence.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 17, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 17, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’anxiété face à la mort (Death Anxiety Scale [DAS]), développée par le psychologue clinicien américain Donald I. Templer en 1970, constitue l’instrument psychométrique le plus largement utilisé et validé au niveau international pour quantifier l’appréhension de la mort et du processus d’agonie. Conçue initialement pour pallier le manque d’instruments standardisés dotés de propriétés psychométriques rigoureuses dans le champ émergent de la thanatologie, la DAS évalue les attitudes individuelles, les peurs conscientes et les préoccupations émotionnelles relatives à la finitude de l’existence humaine.

L’instrument se compose de 15 items auto-rapportés présentés sous un format dichotomique (Vrai / Faux). Bien que l’outil produise un score composite unidimensionnel variant de 0 à 15 (les scores élevés traduisant une anxiété thanatique plus prononcée), les analyses théoriques et factorielles ultérieures révèlent une structure sous-jacente multidimensionnelle articulée autour de quatre composantes majeures : les préoccupations cognitives et émotionnelles relatives à la mort, l’angoisse liée à la détérioration physique et aux maladies graves, la conscience douloureuse du passage du temps, et la peur de la douleur et du stress accompagnant l’agonie.

Sur le plan psychométrique, la DAS présente une consistance interne satisfaisante pour une échelle dichotomique courte, objectivée par un coefficient Kuder-Richardson-20 (KR-20) de 0,76. Sa fidélité temporelle est robuste, attestée par un coefficient de corrélation test-retest de 0,83 sur un intervalle de trois semaines. La validité de construit et la validité convergente ont été établies par une corrélation substantielle (r = 0,74) avec l’échelle de Boyar (Fear of Death Scale), ainsi que par sa capacité à discriminer significativement les patients psychiatriques manifestant une haute anxiété thanatique des groupes témoins. Sa validité discriminante est étayée par des corrélations modérées avec les mesures d’anxiété générale du MMPI (allant de 0,18 à 0,39), démontrant que l’échelle saisit une entité clinique distincte du névrosisme généralisé.

2. Mots-clés / Keywords

anxiété face à la mort, thanatologie, Donald Templer, psychométrie, Death Anxiety Scale, peur de la mort, finitude existentielle, fidélité test-retest, validité discriminante, évaluation psychologique, angoisse thanatique, santé mentale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par :

  • Donald I. Templer, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la California School of Professional Psychology (aujourd’hui intégrée à l’Alliant International University, campus de Fresno, Californie, États-Unis). Chercheur pionnier en psychopathologie et en thanatologie empirique, le Dr Templer a consacré une grande part de sa carrière académique à l’investigation des corrélats affectifs, cognitifs et comportementaux des attitudes envers la mort.
  • Collaborateurs majeurs aux travaux de standardisation :
    • Charles F. Ruff : Collaborateur clinique ayant participé à l’établissement des premières normes empiriques et des protocoles d’insertion contextuelle de l’échelle (Western State Hospital, Virginie).
    • Richard Lonetto, Ph.D. : Professeur de psychologie à l’Université de Guelph (Ontario, Canada), co-auteur avec Donald Templer de l’ouvrage de référence Death Anxiety (1986), ayant formalisé l’analyse factorielle multidimensionnelle de l’instrument.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Death Anxiety Scale est d’offrir une mesure quantitative, standardisée, brève et opérationnelle de la peur de la mort et des affects associés chez les adultes. Avant les travaux de Templer en 1970, la littérature clinique et psychiatrique souffrait d’un déficit méthodologique notoire : la plupart des instruments thanatologiques reposaient sur des questionnaires non validés, des entretiens ouverts ou des méthodes projectives dont la fidélité inter-juges et la réplicabilité statistique s’avéraient particulièrement faibles.

Justification théorique et clinique

L’anxiété face à la mort représente une variable psychologique universelle qui, selon de nombreux théoriciens de la psychologie existentielle et de la psychopathologie, joue un rôle déterminant dans l’équilibre psychique de l’individu. Comme l’ont souligné Lonetto et Templer (1986), l’angoisse de mort constitue un lien primordial entre notre perception des crises existentielles et l’efficacité de nos stratégies d’adaptation (coping), s’inscrivant ainsi comme une dimension intégrante du flux vital.

D’un point de vue clinique, un niveau disproportionnellement élevé d’anxiété thanatique est fréquemment associé à des manifestations nosologiques variées, incluant les troubles anxieux généralisés, les troubles paniques, les états dépressifs majeurs, l’hypocondrie (ou anxiété liée à la santé), et les troubles obsessionnels compulsifs centrés sur la contamination ou la sécurité. À l’inverse, un déni défensif massif de la mort peut entraver la compliance médicale face à des maladies somatiques graves ou susciter des conduites ordaliques et à risque.

Applications en recherche et milieux de soins

L’échelle répond à de multiples finalités pragmatiques :

  • Oncologie et soins palliatifs : Identifier les patients, les proches aidants ou les soignants souffrant d’une détresse thanatique aiguë, afin d’adapter les interventions de soutien psychologique, l’accompagnement éthique et les protocoles de fin de vie.
  • Gérontologie : Explorer l’évolution de la perspective temporelle et les remaniements psychiques liés au vieillissement, plusieurs études indiquant que l’angoisse de mort tend paradoxalement à se stabiliser ou à décroître chez les personnes âgées bien adaptées.
  • Psychologie de la santé et du travail : Mesurer le niveau d’épuisement professionnel (burnout) et d’anxiété secondaire chez les personnels soignants (infirmiers, médecins urgentistes), les thanatopracteurs et les premiers intervenants (pompiers, policiers).
  • Recherche expérimentale : Servir d’outil de vérification ou de variable modératrice dans les paradigmes d’activation de la saillance de la mortalité issus de la théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la DAS est l’anxiété face à la mort (death anxiety), définie comme une réaction émotionnelle dysphorique, trans-situationnelle, consciente ou semi-consciente, caractérisée par l’appréhension, l’inquiétude, la peur ou l’effroi face à la cessation irréversible de sa propre vie biologique, à l’inconnu post-mortem, à la déchéance corporelle et à la disparition de la conscience de soi.

Bien que Templer ait délibérément structuré l’instrument sous la forme d’un score composite global afin de fournir un indicateur synthétique direct des paramètres généraux de l’angoisse thanatique, les travaux approfondis de Lonetto et Templer (1986) ont permis d’identifier quatre dimensions constitutives du spectre de cette anxiété :

1. Préoccupations cognitives et réactions affectives personnelles

Cette composante englobe la hantise introspective et le malaise subjectif déclenchés par l’idée même de la non-existence. Elle mesure l’intrusion spontanée de pensées thanatiques dans la vie quotidienne ainsi que l’inconfort ressenti lors des conversations portant sur le trépas. Les items représentatifs ciblent l’effroi direct d’aborder sa propre finitude (ex. : « I am very much afraid to die ») et l’incapacité à neutraliser ces pensées récurrentes (ex. : « The thought of death seldom enters my mind » [inversé]).

2. Préoccupations liées à l’altération physique et aux maladies létales

Ce domaine correspond à l’hypocondrie thanatique et à la terreur de la dégradation somatique. La peur de la mort ne s’exprime pas uniquement de manière abstraite ; elle s’ancre dans la vulnérabilité biologique de l’organisme face à des pathologies catastrophiques spécifiques, telles que les affections néoplasiques ou cardio-vasculaires (ex. : « I am really scared of having a heart attack », « I am not particularly afraid of getting cancer » [inversé]), ainsi que la répulsion sensorielle face aux stigmates de la mortalité (ex. : « The sight of a dead body is gruesome to me »).

3. Conscience aiguë du passage du temps

Cette dimension existentielle traduit l’angoisse de la temporalité, c’est-à-dire le sentiment vertigineux que l’existence humaine s’écoule à une vitesse incontrôlable, réduisant constamment la marge temporelle disponible pour réaliser ses aspirations (ex. : « I am often distressed from the way time flies so very rapidly », « I often think about how short life really is »). Elle reflète une tension entre l’aspiration à la pérennité et l’irréversibilité de la flèche du temps.

4. Appréhension de la douleur, de la souffrance et de l’agonie

Ce pôle évalue la peur anticipatoire du processus somatosensoriel d’agonie, caractérisé par la détresse physique, les actes chirurgicaux invasifs et la perte de contrôle corporel (ex. : « I fear dying a painful death », « I dread to think about having to have an operation »). Cette composante distingue la crainte du fait d’être mort (état) de la crainte du processus du mourir (événement dynamique et potentiellement traumatique).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la DAS s’articule au croisement de plusieurs grands courants théoriques de la psychologie contemporaine :

L’approche existentielle et humaniste

La DAS plonge ses racines conceptuelles dans les travaux des philosophes et psychiatres existentialistes tels que Søren Kierkegaard, Martin Heidegger, Viktor Frankl et plus particulièrement Irvin Yalom. Dans cette perspective, la confrontation à la mort constitue l’une des quatre préoccupations ultimes de l’existence (avec la liberté, la solitude existentielle et l’absence de sens). L’angoisse de mort n’est pas considérée comme une aberration purement pathologique, mais comme un moteur fondamental de la condition humaine. Cependant, lorsque les mécanismes d’adaptation échouent à intégrer cette réalité inéluctable, cette anxiété primaire resurgit sous des formes symptomatiques variées.

La psychanalyse et le déni de la mort

Si Sigmund Freud postulait dans Actuelles sur la guerre et la mort (1915) que l’inconscient ne croit pas à sa propre mortalité et que toute peur de la mort masquerait une angoisse de castration, les continuateurs d’Ernest Becker (The Denial of Death, 1973) ont inversé ce postulat. Selon Becker, l’appareil psychique et les structures culturelles humaines sont expressément édifiés pour servir de remparts défensifs contre la terreur paralysante de notre vulnérabilité biologique et de notre néantisation. La DAS permet de mesurer le degré d’échec ou de fragilité de ces défenses conscientes.

La théorie de la gestion de la terreur (Terror Management Theory – TMT)

Élaborée ultérieurement par Jeff Greenberg, Sheldon Solomon et Tom Pyszczynski à la fin des années 1980, la TMT conceptualise l’estime de soi et l’adhésion aux visions culturelles du monde comme des amortisseurs d’anxiété (anxiety buffers) protégeant l’individu de la terreur existentielle. Bien que la DAS ait précédé la formalisation expérimentale de la TMT, elle a constitué l’un des premiers étalons de mesure psychométrique permettant de calibrer la sensibilité individuelle à la saillance de la mortalité et d’étudier les corrélats de l’anxiété thanatique manifeste.

7. Validité / Validity

L’échelle de Templer a fait l’objet d’un processus de validation psychométrique approfondi dès sa publication princeps (Templer, 1970), complété par des investigations indépendantes sur plus de quatre décennies.

Validité de contenu et d’apparence (Face & Content Validity)

La construction initiale reposait sur un vivier de 40 items générés à partir d’entretiens cliniques et de la littérature théorique. Ces items ont été soumis à un panel d’évaluation d’experts composé d’un psychologue clinicien titulaire, de deux doctorants en psychologie clinique et de quatre aumôniers hospitaliers exerçant en milieu psychiatrique étatique. Neuf items ont été rejetés en raison d’une concordance inter-juges insuffisante quant à leur représentativité du concept d’anxiété thanatique. Pour les 31 items restants, des coefficients de corrélation bisériale ponctuelle item-total ont été calculés : seuls les 15 items atteignant un seuil de significativité statistique systématique ont été conservés dans la version finale.

Validité de construit (Construct Validity)

Templer a démontré la validité de construit au travers de deux études expérimentales majeures :

  • Différenciation de groupes contrastés : Un groupe de 21 patients psychiatriques hospitalisés, identifiés par les équipes soignantes comme présentant une anxiété thanatique clinique élevée, a été apparié (sur le diagnostic, le sexe et l’âge) à 21 patients témoins. Les patients du groupe cible ont obtenu un score moyen significativement supérieur à celui des témoins : 11,62 contre 6,77 (t = 5,78, p < 0,01), apportant une preuve empirique éclatante de la sensibilité clinique de l’outil.
  • Validité convergente : L’administration conjointe de la DAS et de la Fear of Death Scale (FODS) développée par Boyar (1964) auprès d’une cohorte de 77 étudiants de premier cycle a révélé une corrélation de r = 0,74. Cette convergence robuste atteste que les deux instruments mesurent un domaine conceptuel commun.

Validité discriminante (Discriminant Validity)

Une préoccupation psychométrique fondamentale était de s’assurer que la DAS mesurait spécifiquement l’angoisse liée à la mort et non une propension générale au névrosisme ou à l’anxiété diffuse. Templer a donc administré la DAS conjointement avec les sous-échelles d’anxiété validées du Minnesota Multiphasic Personality Inventory (MMPI) :

  • Corrélation avec l’échelle d’anxiété manifeste de Taylor (Manifest Anxiety Scale [MAS]) : r = 0,39.
  • Corrélation avec l’échelle d’anxiété de Welsh (Welsh Anxiety Scale) : r = 0,36.
  • Corrélation avec l’indice d’anxiété de Welsh (Welsh Anxiety Index) : r = 0,18.

Ces corrélations positives mais modestes contrastent nettement avec la corrélation élevée constatée avec l’échelle de Boyar (r = 0,74). Elles démontrent que si l’anxiété thanatique partage une variance commune minime à modérée avec l’anxiété générale (de l’ordre de 3 % à 15 %), elle constitue bien une entité psychologique autonome et discriminable.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la DAS a été rigoureusement documentée par plusieurs protocoles statistiques mesurant la stabilité temporelle et la cohérence des items.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Lors de l’étude princeps, un échantillon de 31 étudiants d’un collège communautaire a complété l’échelle à deux reprises, avec un intervalle de réadministration de trois semaines. Le coefficient de corrélation test-retest s’est élevé à r = 0,83 (p < 0,01). Ce niveau de fidélité indique une excellente stabilité dans le temps, confirmant que la DAS capte un trait de personnalité relativement stable chez l’adulte plutôt qu’un état émotionnel purement transitoire.

Cohérence interne

Étant donné la nature dichotomique (Vrai/Faux) des réponses, la cohérence interne a été évaluée à l’aide de la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20). Templer a obtenu un coefficient de 0,76. Pour une échelle concise de 15 items binaires, ce résultat témoigne d’une consistance interne tout à fait satisfaisante, excédant les critères méthodologiques conventionnels (seuil acceptable fixé à 0,70).

Dans des travaux ultérieurs, McMordie (1979) et d’autres chercheurs ont exploré des versions adaptées utilisant des échelles de type Likert (en 5 ou 7 points) pour accroître la variance des réponses, obtenant des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,86 selon les populations examinées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la DAS a fait l’objet d’intenses débats au sein de la communauté psychométrique, oscillant entre une utilisation composite globale et une décomposition factorielle en sous-échelles.

Modélisation factorielle de Lonetto et Templer (1986)

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) menées par extraction en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) ont révélé de manière récurrente quatre facteurs principaux expliquant une part prépondérante de la variance commune :

  • Facteur I : Réactions affectives et cognitives générales envers la mort
    • Regroupe principalement les items 1, 2, 3, 5 et 7.
    • Saturations factorielles typiques comprises entre 0,55 et 0,78.
    • Capture la peur avouée de la mort et l’omniprésence cognitive de cette perspective.
  • Facteur II : Altération physique et maladies graves
    • Regroupe principalement les items 4, 6, 11 et 14.
    • Saturations observées variant de 0,48 à 0,72.
    • Reflète l’horreur des interventions chirurgicales, des crises cardiaques, du cancer et de la vue d’un cadavre.
  • Facteur III : Conscience de la temporalité et brièveté de la vie
    • Regroupe principalement les items 8 et 12.
    • Saturations élevées excédant généralement 0,65.
    • Caractérise la détresse face à la fuite du temps et à la brièveté de l’existence.
  • Facteur IV : Angoisse de la douleur et anticipation du trépas
    • Regroupe principalement les items 9, 10, 13 et 15.
    • Saturations modérées à fortes (0,45 à 0,68).
    • Englobe la peur d’une mort douloureuse, les doutes concernant l’au-delà et l’appréhension d’un conflit dévastateur mondial.

Conséquences pour la cotation clinique

Bien que des solutions factorielles allant de 3 à 5 facteurs aient été rapportées dans diverses réplications transculturelles (notamment en Italie par Saggino et Kline, ou dans les pays du Moyen-Orient), la plupart des chercheurs préconisent l’utilisation du score total composite, car les saturations des items sur un facteur général de second ordre demeurent substantielles.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une simplicité logistique optimale, ne nécessitant aucune formation clinique complexe pour son administration ou sa cotation manuelle :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (auto-rapporté).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique.
  • Nombre total d’items : 15 items brefs rédigés à la première personne.
  • Échelle de réponse : Format dichotomique obligatoire : Vrai / Faux (True / False).
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Chaque réponse traduisant une anxiété face à la mort se voit attribuer 1 point. Les autres réponses reçoivent 0 point.
    • Items cotés dans le sens « Vrai » (1 point pour Vrai / True) : items 1, 4, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14.
    • Items inversés cotés dans le sens « Faux » (1 point pour Faux / False) : items 2, 3, 5, 6, 7 et 15.
    • Score total : Somme arithmétique comprise entre 0 et 15 points. Plus le score est élevé, plus le niveau d’anxiété thanatique conscient est important.
  • Repères normatifs généraux :
    • Dans les populations générales non cliniques, les moyennes se situent habituellement entre 4,5 et 7,0 (avec un écart-type oscillant autour de 3,0 à 3,2).
    • Différences de genre : Les femmes obtiennent de manière constante et statistiquement significative des scores moyens plus élevés que les hommes (environ 1 point d’écart en moyenne). Par exemple, l’étude de White et Handal (1991) menée auprès de 226 participants rapporte une moyenne globale de 6,16 (ET = 3,21), avec une moyenne de 6,76 (ET = 2,82) pour les hommes et de 8,04 (ET = 3,27) pour les femmes dans les sous-groupes spécifiques analysés.
    • Influence de l’âge : Les données transversales indiquent généralement une légère tendance à la diminution des scores chez les personnes âgées par comparaison aux jeunes adultes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1970.
  • Statut des droits et accessibilité : L’échelle originale de Donald I. Templer a été publiée dans le domaine universitaire (dans le Journal of General Psychology). Elle est considérée comme un instrument académique ouvert (libre de droits pour la recherche scientifique et l’enseignement clinique non lucratif).
  • Frais d’utilisation (Fees) : Gratuit pour une utilisation dans le cadre de recherches universitaires, de thèses de doctorat et d’évaluations cliniques standardisées individuelles. Aucune redevance commerciale n’est exigée pour l’instrument de base dans sa formulation originale.
  • Adaptations linguistiques : La DAS a été traduite et validée dans plus d’une dizaine de langues, notamment le français, l’arabe, l’allemand, l’espagnol, le chinois mandarin, l’hindi, le coréen, le japonais et l’afrikaans.

12. Références / References

Les sources académiques suivantes constituent le corpus fondamental validant et documentant l’échelle :

  • Becker, E. (1973). The denial of death. Free Press.
  • Boyar, J. I. (1964). The construction and partial validation of a scale for the measurement of the fear of death (Publication n° 64-10,369) [Thèse de doctorat non publiée, University of Rochester]. ProQuest Dissertations Publishing.
  • Lester, D., & Templer, D. I. (1993). Death anxiety scales: A dialogue. Omega: Journal of Death and Dying, 26(4), 239–253. https://doi.org/10.2190/731Q-7U3R-6D9X-5M0G
  • Lonetto, R., & Templer, D. I. (1986). Death anxiety. Hemisphere Publishing Corporation.
  • McMordie, W. R. (1979). Improving measurement of death anxiety. Psychological Reports, 44(3), 975–980. https://doi.org/10.2466/pr0.1979.44.3.975
  • Templer, D. I. (1970). The construction and validation of a death anxiety scale. The Journal of General Psychology, 82(2), 165–177. https://doi.org/10.1080/00221309.1970.9920634
  • Templer, D. I., & Ruff, C. F. (1971). Death Anxiety Scale means, standard deviations, and embedding. Psychological Reports, 29(1), 173–174. https://doi.org/10.2466/pr0.1971.29.1.173
  • White, W., & Handal, P. J. (1991). The relationship between death anxiety and mental health/distress. Omega: Journal of Death and Dying, 22(1), 13–24. https://doi.org/10.2190/N5W1-Q4R0-T3K6-10VR

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: Dichotomous: True / False

Scoring Guidelines: 1 point for each death-anxious response. Items keyed True: 1, 4, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14. Items keyed False (reverse-scored): 2, 3, 5, 6, 7, 15.

  1. I am very much afraid to die. [Keyed: True]
  2. The thought of death seldom enters my mind. [Keyed: False]
  3. It doesn’t make me nervous when people talk about death. [Keyed: False]
  4. I dread to think about having to have an operation. [Keyed: True]
  5. I am not at all afraid to die. [Keyed: False]
  6. I am not particularly afraid of getting cancer. [Keyed: False]
  7. The thought of death never bothers me. [Keyed: False]
  8. I am often distressed from the way time flies so very rapidly. [Keyed: True]
  9. I fear dying a painful death. [Keyed: True]
  10. The subject of life after death troubles me greatly. [Keyed: True]
  11. I am really scared of having a heart attack. [Keyed: True]
  12. I often think about how short life really is. [Keyed: True]
  13. I shudder when I hear of people talk about a World War III. [Keyed: True]
  14. The sight of a dead body is gruesome to me. [Keyed: True]
  15. I feel that the future holds nothing for me to fear. [Keyed: False]
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Looti, M. (2026, octobre 17). Échelle d’anxiété face à la mort. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-anxiete-face-a-la-mort-das
Looti, Mohammed. “Échelle d’anxiété face à la mort.” Base de données de psychologie en français, 17 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-anxiete-face-a-la-mort-das.
Looti, Mohammed. “Échelle d’anxiété face à la mort.” Base de données de psychologie en français. octobre 17, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-anxiete-face-a-la-mort-das.