Échelle d’allyship

L’Échelle d’allyship (Chen et al., 2023) est un instrument psychométrique mesurant les perceptions des personnes LGBT+ envers l’alliance hétérosexuelle à travers trois dimensions clés : non-préjugé, action et humilité.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’allyship (Allyship Scale), développée par Chen, Joel et Castro Lingl (2023), constitue un instrument psychométrique novateur et rigoureux conçu pour évaluer la perception qu’ont les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT+) des comportements de soutien adoptés par des individus hétérosexuels et cisgenres se positionnant comme « alliés » (straight allies). Contrairement aux mesures d’auto-évaluation qui appréhendent l’alliance du point de vue de l’acteur majoritaire — souvent sujettes à des biais de désirabilité sociale et d’auto-complaisance —, cette échelle adopte une perspective centrée sur les cibles et bénéficiaires de cette solidarité. Elle a été construite de façon inductive à partir de thèmes qualitatifs extraits de descriptions ouvertes fournies par des membres de la communauté LGBT+, garantissant ainsi une validité écologique et de contenu optimale.

L’instrument se compose de 11 items structurés autour de trois dimensions psychologiques distinctes et complémentaires : l’absence de préjugés (Being Non-Prejudiced, 4 items), l’engagement dans l’action directe (Taking Action, 4 items) et la posture d’humilité (Having Humility, 3 items). Les participants expriment leurs évaluations sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout important » / Not at all important) à 7 (« Extrêmement important » / Extremely important). Les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), menées sur des échantillons communautaires diversifiés et représentatifs aux États-Unis, corroborent cette structure tri-factorielle, laquelle explique 79,43 % de la variance totale des scores initiaux.

Sur le plan métrologique, l’échelle fait preuve d’une consistance interne remarquable, avec un coefficient oméga de McDonald (ω) atteignant 0,92 pour l’évaluation de cibles interpersonnelles proches telles que des colocataires. La validité convergente est démontrée par de fortes corrélations positives avec des indicateurs explicites de soutien perçu au sein de multiples sphères sociales (famille, amis, collègues de travail). Parallèlement, la validité discriminante confirme que le construit d’alliance perçue se distingue nettement de variables intrapersonnelles et relationnelles plus larges, telles que l’amabilité globale ou l’empathie générique. Des tests d’invariance de mesure stricte soutiennent l’applicabilité cohérente du modèle à travers divers types de liens relationnels (amis, collègues, membres de la famille), confirmant que l’instrument capte une conceptualisation unifiée de l’allié efficace.

2. Mots-clés / Keywords

Allié, Allyship, Minorités sexuelles, LGBT+, Solidarité intergroupe, Absence de préjugés, Action collective, Humilité épistémique, Psychométrie, Relations intergroupes, Justice sociale, Invariance de mesure.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’allyship a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et relationnelle :

  • Jacqueline M. Chen : Professeure agrégée au Département de Psychologie de l’Université de l’Utah (Salt Lake City, Utah, États-Unis). Identifiant ORCID : 0000-0001-9347-3816. Courriel institutionnel : [email protected]. Ses travaux portent principalement sur la cognition sociale, la perception intergroupe, les identités multiraciales et la dynamique des relations intergroupes.
  • Samantha Joel : Professeure agrégée au Département de Psychologie de l’Université Western (London, Ontario, Canada). Spécialiste reconnue de la prise de décision relationnelle, de la psychologie des relations interpersonnelles et des dynamiques de couple.
  • Daphne Castro Lingl : Chercheuse au Département des Sciences Psychologiques de l’Université du Connecticut (Storrs, Connecticut, États-Unis). Ses recherches examinent les mécanismes de soutien social, la stigmatisation et la résilience au sein des populations minoritaires.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’allyship est de combler un vide méthodologique et théorique majeur dans la littérature sur les relations intergroupes : la mesure quantitative, standardisée et empiriquement fondée de l’efficacité de l’alliance hétérosexuelle telle qu’elle est vécue, jugée et conceptualisée par les membres stigmatisés eux-mêmes. Pendant plusieurs décennies, la recherche psychologique sur l’alliance en faveur des minorités s’est focalisée sur des échelles d’auto-évaluation administrées à des individus issus du groupe dominant (par exemple, des hétérosexuels mesurant leur propre engagement pro-LGBT+). Or, les travaux en psychologie sociale démontrent systématiquement un décalage prononcé entre ce que les membres du groupe majoritaire pensent accomplir et la manière dont leurs initiatives sont perçues par les membres des minorités ciblées. Les manifestations d’alliance peuvent fréquemment s’avérer maladroites, paternalistes, performatives ou centrées sur le maintien d’une image morale positive de l’acteur hétérosexuel, produisant ainsi des effets délétères sur le bien-être psychologique des personnes LGBT+.

Dans ce contexte, l’échelle développée par Chen, Joel et Castro Lingl (2023) répond à la nécessité d’opérationnaliser le soutien allié du point de vue du groupe minoritaire. Elle cherche à expliciter ce que signifie, pour une personne LGBT+, avoir un allié « efficace » et « authentique ». Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument permet de démêler les mécanismes par lesquels certains comportements renforcent le sentiment d’inclusion, la sécurité psychologique et la résilience, tandis que d’autres exacerbent la méfiance intergroupe. Il offre la possibilité d’étudier les corrélats relationnels de l’alliance au sein des réseaux amicaux, professionnels et familiaux.

Sur le plan des applications appliquées et organisationnelles, l’Échelle d’allyship offre un cadre d’évaluation diagnostique pour les programmes de diversité, équité et inclusion (DEI). Trop souvent, les formations d’entreprise incitent les employés hétérosexuels à intervenir sans leur enseigner la retenue nécessaire ou la décentration cognitive. En fournissant des critères concrets articulés autour de trois piliers comportementaux, cet outil permet aux praticiens des ressources humaines, aux consultants en climat de travail et aux psychologues du travail de mesurer précisément l’écart entre les intentions proclamées par les collègues majoritaires et la satisfaction réelle ressentie par les salariés LGBT+. En contexte clinique et communautaire, l’échelle facilite également l’identification des sources authentiques de soutien social pour les personnes subissant le stress minoritaire.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’alliance (allyship) perçue est défini comme une configuration triadique de comportements et d’attitudes déployés par un membre d’un groupe social dominant visant à soutenir activement les membres d’un groupe marginalisé, à démanteler les inégalités structurelles et à cultiver des relations interpersonnelles empreintes d’équité et de respect. Contrairement aux approches unidimensionnelles qui réduisent l’allié à un militant politique ou à un individu simplement tolérant, le modèle de Chen et ses collègues démontre que l’alliance repose sur l’équilibre indissociable de trois composantes :

1. L’absence de préjugés (Being Non-Prejudiced)

Cette sous-échelle évalue l’orientation fondamentale de tolérance, d’ouverture et d’égalitarisme de l’allié potentiel. Elle englobe le désir profond que chacun bénéficie des mêmes droits fondamentaux, le refus catégorique des jugements stigmatisants et l’acceptation inconditionnelle de la diversité humaine. L’absence de préjugés constitue le socle attitudinal minimal indispensable : sans cette disposition authentique envers la justice et la dignité humaine, aucune action pro-sociale ne peut être perçue comme sincère par les individus marginalisés. Les items de cette dimension examinent des attentes telles que vouloir l’égalité des droits pour tous ou manifester une bienveillance exempte de jugement moralisateur.

2. L’engagement dans l’action (Taking Action)

L’alliance ne saurait se limiter à un état mental passif ou à une approbation silencieuse de l’égalité. La dimension d’action évalue l’impératif comportemental consistant à intervenir publiquement pour confronter les discriminations anti-LGBT+, militer pour l’égalité des droits, exprimer vocalement sa solidarité et chercher activement des opportunités pour s’éduquer sur les enjeux complexes auxquels fait face la communauté LGBT+. Cette composante reflète le passage de la sympathie privée à la responsabilité sociopolitique publique. Pour les minorités, un allié véritable est celui qui accepte de partager une partie du coût social lié à la confrontation des préjugés hétéronormatifs dans des contextes interpersonnels ou socioculturels.

3. L’humilité relationnelle et épistémique (Having Humility)

Composante particulièrement novatrice et critique de l’échelle, l’humilité concerne la capacité de l’individu allié à pratiquer la décentration cognitive et communicative. Elle reflète des comportements par lesquels l’allié écoute attentivement plutôt que de monopoliser la parole lors de discussions portant sur les réalités LGBT+, évite de détourner l’attention vers ses propres vécus ou privilèges, et s’abstient d’imposer son opinion personnelle. Les membres de minorités soulignent régulièrement l’écueil des alliés qui adoptent une posture de « sauveur » ou qui utilisent la cause minoritaire pour valoriser leur propre vertu morale (performative allyship). L’humilité permet donc d’ancrer le soutien dans le respect scrupuleux de l’agentivité et de l’autorité épistémique des personnes directement concernées.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’Échelle d’allyship s’inscrit au carrefour de plusieurs cadres théoriques majeurs de la psychologie sociale contemporaine, notamment la théorie de l’identité sociale, le modèle du stress des minorités et les théories de l’action collective solidaire :

La théorie de l’identité sociale et les relations intergroupes

Développée originellement par Henri Tajfel et John Turner, la théorie de l’identité sociale postule que les individus catégorisent le monde social entre leur endogroupe et les exogroupes, favorisant généralement le premier. Dans ce cadre, l’alliance représente une transgression positive de la frontière intergroupe : des membres du groupe avantagé (hétérosexuels/cisgenres) interviennent au nom du groupe désavantagé. Cependant, les théoriciens de la cognition sociale ont mis en évidence les dynamiques asymétriques de pouvoir qui persistent au sein de ces alliances. Les membres des minorités manifestent souvent une vigilance légitime envers les motivations des membres du groupe majoritaire, craignant une usurpation de parole ou un soutien conditionnel. L’Échelle d’allyship conceptualise précisément les conditions comportementales qui désamorcent cette méfiance intergroupe.

Le modèle du stress des minorités

Formulé par Ilan Meyer, le modèle du stress des minorités postule que les personnes LGBT+ subissent des stresseurs chroniques uniques, allant des violences explicites aux micro-agressions quotidiennes et à la stigmatisation intériorisée. L’alliance efficace opère comme un bouclier psychosocial essentiel. Lorsqu’un collègue ou un membre de la famille prend position publiquement (dimension Taking Action) tout en créant un espace sécurisant et bienveillant (dimensions Being Non-Prejudiced et Having Humility), il neutralise une part substantielle de l’anxiété liée à l’anticipation du rejet. Le soutien allié devient ainsi un prédicteur direct de la réduction du stress minoritaire et de l’augmentation du bien-être subjectif.

Les modèles de l’alliance et de l’humilité épistémique

L’introduction explicite de l’humilité s’appuie sur les théories philosophiques et psychologiques de l’injustice épistémique (Fricker) et de l’humilité relationnelle (Davis et al.). Dans la lutte pour les droits civiques, les minorités ont continuellement fait face à des dynamiques où les alliés majoritaires monopolisaient la direction des mouvements et réduisaient au silence les voix des premières personnes concernées. Le cadre théorique de Chen et collaborateurs formalise l’idée que l’action sans humilité peut s’avérer contre-productive, voire aliénante, tandis qu’une humilité passive dépourvue d’action politique demeure inefficace. C’est l’interaction synergique entre ces trois dimensions qui fonde une alliance véritablement bénéfique.

7. Validité / Validity

Le protocole de validation psychométrique déployé par Chen, Joel et Castro Lingl (2023) fournit des preuves substantielles quant aux multiples facettes de la validité de l’Échelle d’allyship :

Validité de contenu et validité écologique

Contrairement aux démarches déductives traditionnelles fondées exclusivement sur les théories des chercheurs majoritaires, les items de l’Échelle d’allyship ont été dérivés directement d’analyses thématiques de réponses ouvertes fournies par des participants LGBT+. Cette méthodologie inductive garantit que le contenu des items reflète fidèlement les attentes, les besoins ressentis et les préoccupations concrètes des populations ciblées.

Validité convergente

L’instrument démontre une excellente validité convergente. Le score composite global d’alliance perçue est positivement et fortement corrélé avec un item direct à forte validité apparente mesurant le degré global d’alliance perçue chez divers interlocuteurs du quotidien :

  • Corrélation positive significative avec la perception d’alliance chez des amis proches ;
  • Corrélation robuste avec l’évaluation des membres de la famille biologique ou choisie ;
  • Associations hautement significatives lors de l’évaluation de collègues de travail en contexte organisationnel.

De surcroît, les scores d’alliance perçue sont positivement associés à des construits relationnels clés tels que le sentiment de sécurité psychologique, la satisfaction relationnelle, le sentiment d’appartenance et la volonté de divulguer son orientation sexuelle ou son identité de genre sans crainte de représailles.

Validité discriminante

La validité discriminante a été soigneusement établie en montrant que l’alliance perçue ne se réduit pas à une simple évaluation de la chaleur humaine ou de la sociabilité générale d’un individu. Les analyses corrélationnelles et factorielles ont confirmé que le construit d’alliance est empiriquement distinguable de construits intrapersonnels et interpersonnels globaux, tels que les traits de personnalité du modèle des Big Five (notamment l’Agréabilité), l’empathie dispositionnelle globale ou la simple sympathie interpersonnelle. Un individu peut être perçu comme poli, cordial ou agréable tout en obtenant un score médiocre sur l’Échelle d’allyship s’il fait preuve de passivité face aux discriminations ou s’il monopolise la parole lors des débats sur les droits LGBT+.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’allyship a été examinée à travers des indices stricts de cohérence interne et d’homogénéité des items sur de larges cohortes d’adultes LGBT+ :

Consistance interne

Dans les études de validation princeps, l’échelle présente une fiabilité interne particulièrement robuste. Les auteurs ont privilégié le coefficient oméga de McDonald (ω), reconnu par les psychométriciens comme supérieur à l’alpha de Cronbach traditionnel face aux modèles multifactoriels et aux saturations factorielles non strictement équivalentes :

  • Pour les évaluations ciblant un colocataire (roommate), le coefficient de fiabilité composite était de ω = 0,92, témoignant d’une excellente consistance interne.
  • Les sous-échelles individuelles présentent également des niveaux élevés de fiabilité composite, garantissant que chaque facette (non-préjugé, action, humilité) mesure son domaine spécifique avec une précision de mesure satisfaisante.

L’examen des matrices de corrélations inter-items a démontré des corrélations modérées à fortes entre les items appartenant à une même dimension, sans phénomène de redondance excessive (pas de corrélations supérieures à 0,85), ce qui certifie que chaque énoncé apporte une variance informative unique à l’évaluation globale du construit.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de l’architecture multidimensionnelle de l’échelle repose sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la phase exploratoire initiale menée sur le pool d’items issus de l’étude qualitative, l’examen des valeurs propres (eigenvalues) a révélé une rupture très nette après le troisième facteur :

  • Facteur 1 (Absence de préjugés) : Valeur propre de 6,82, expliquant 52,51 % de la variance totale.
  • Facteur 2 (Engagement dans l’action) : Valeur propre de 2,22, expliquant 17,08 % de la variance.
  • Facteur 3 (Humilité) : Valeur propre de 1,28, expliquant 9,84 % de la variance.

Au total, cette solution à trois facteurs représentait 79,43 % de la variance totale expliquée. Les facteurs subséquents (quatrième, cinquième et sixième) présentaient des valeurs propres inférieures à 0,60 et expliquaient chacun moins de 4,5 % de la variance, justifiant rigoureusement la conservation exclusive d’une structure tri-factorielle.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Au terme d’un processus de raffinement ayant conduit au retrait de deux items problématiques en raison de saturations croisées indésirables, le modèle final à 11 items a fait l’objet d’analyses confirmatoires sur plusieurs échantillons indépendants évaluant différentes cibles relationnelles. Les indices d’ajustement globaux se sont avérés excellents selon les critères standards (CFI ≥ 0,95, SRMR ≤ 0,08, RMSEA ≤ 0,08) :

  • Évaluation d’un ami (Friend) : RMSEA = 0,07, IC 90 % [0,06, 0,09] ; CFI = 0,97 ; SRMR = 0,05.
  • Évaluation d’un collègue (Coworker) : RMSEA = 0,06, IC 90 % [0,04, 0,08] ; CFI = 0,98 ; SRMR = 0,04.
  • Évaluation d’un membre de la famille (Family Member) : RMSEA = 0,09, IC 90 % [0,08, 0,11] ; CFI = 0,96 ; SRMR = 0,06.

Invariance de mesure (Measurement Invariance)

Un des atouts méthodologiques majeurs de l’instrument réside dans l’établissement d’une invariance de mesure forte (invariance scalaire) à travers les différents groupes cibles (amis, collègues, membres de la famille). Cette invariance confirme que les participants LGBT+ attribuent la même signification psychologique aux construits et utilisent l’échelle de mesure de manière équivalente, quel que soit le contexte relationnel dans lequel l’allié évolue.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles de l’Échelle d’allyship se résument ainsi :

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-rapporté / Inventaire d’évaluation perceptuelle.
  • Format d’administration : Informatisé (en ligne) ou version papier-crayon.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus) s’identifiant comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou d’autres minorités sexuelles et de genre (LGBT+).
  • Consigne : Il est demandé aux participants d’imaginer un individu ayant de nombreux collègues et amis LGBT+ et qui souhaite être un allié efficace envers eux, ou d’évaluer une cible relationnelle spécifique (ami, collègue, membre de la famille). Ils doivent ensuite noter l’importance de chaque comportement sur une échelle graduée.
  • Nombre d’items : 11 items répartis en 3 sous-échelles :
    • Absence de préjugés (Being Non-Prejudiced) : Items 1 à 4 (4 items)
    • Engagement dans l’action (Taking Action) : Items 5 à 8 (4 items)
    • Humilité (Having Humility) : Items 9 à 11 (3 items)
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = Not at all important (Pas du tout important)
    • 2 = Low importance (Faible importance)
    • 3 = Slightly important (Légèrement important)
    • 4 = Neutral / Moderately important (Moyennement important)
    • 5 = Important (Important)
    • 6 = Very important (Très important)
    • 7 = Extremely important (Extrêmement important)
  • Cotation : Aucun item n’est inversé. On calcule les scores moyens pour chaque sous-échelle ainsi qu’un score global d’alliance composite en effectuant la moyenne arithmétique de l’ensemble des 11 items. Des scores plus élevés reflètent des exigences plus fortes ou une perception plus aiguë de l’importance de ces comportements pour une alliance efficace.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2023.
  • Droits d’utilisation et permissions : L’Échelle d’allyship est protégée par le droit d’auteur de l’American Psychological Association (APA) et de ses auteurs (Chen et al., 2023). Toutefois, son utilisation est libre et gratuite à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale.
  • Tarification (Fee) : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou redevance pour les chercheurs académiques).
  • Utilisation commerciale : Toute utilisation commerciale, intégration au sein d’outils de conseil payants ou plateformes logicielles privées requiert une autorisation écrite préalable de l’APA et de l’auteure correspondante.
  • Contact pour correspondance : Dr. Jacqueline M. Chen, University of Utah, Department of Psychology, 380 South 1530 East BEHS 502, Salt Lake City, Utah, 84112, États-Unis. Courriel : [email protected].

12. Références / References

  • Chen, J. M., Joel, S., & Castro Lingl, D. (2023). Antecedents and consequences of LGBT individuals’ perceptions of straight allyship. Journal of Personality and Social Psychology, 125(4), 827–851. https://doi.org/10.1037/pspi0000422
  • Davis, D. E., Worthington, E. L., Jr., Hook, J. N., Emmons, R. A., Hill, P. C., Bollinger, R. A., & Greer, C. L. (2013). Relational humility: Conceptualizing and measuring humility as a personality judgment. Journal of Personality Assessment, 95(2), 225–234. https://doi.org/10.1080/00223891.2012.722881
  • Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1979). An integrative theory of intergroup conflict. In W. G. Austin & S. Worchel (Eds.), The social psychology of intergroup relations (pp. 33–47). Brooks/Cole.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Wants equal rights for everyone.
2

Cares that people are treated fairly.
3

Is non-judgmental of others.
4

Is accepting of others.
★

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Looti, M. (2026, octobre 15). Échelle d’allyship. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-allyship-chen
Looti, Mohammed. “Échelle d’allyship.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-allyship-chen.
Looti, Mohammed. “Échelle d’allyship.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-allyship-chen.