Échelle d’activation comportementale pour la dépression (BADS)

Guide psychométrique complet sur la Behavioral Activation for Depression Scale (BADS) développée par Kanter et al. Structure factorielle, cotation, cadre théorique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 18, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 18, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’activation comportementale pour la dépression (Behavioral Activation for Depression Scale, BADS ; Kanter et al., 2007) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu spécifiquement pour mesurer les modifications hebdomadaires des comportements ciblés au cours d’une thérapie d’activation comportementale (AC) pour la dépression. Contrairement aux échelles traditionnelles de symptomatologie dépressive axées sur l’affectivité négative ou les perturbations somatiques, la BADS évalue directement les mécanismes comportementaux postulés comme sous-tendant l’apparition, le maintien et la rémission des épisodes dépressifs majeurs.

L’instrument se compose de 25 items évalués sur une échelle de type Likert en 7 points, allant de 0 (« Pas du tout ») à 6 (« Complètement »), mesurant l’état du patient durant la semaine écoulée, incluant le jour de la passation. L’analyse structurale met en évidence quatre sous-échelles distinctes mais interdépendantes : l’Activation (AC), l’Évitement/Rumination (AR), l’Altération professionnelle/scolaire (WS) et l’Altération sociale (SI). Pour l’interprétation, les sous-échelles d’évitement et d’altérations sont inversées lors du calcul du score global, de sorte qu’un score total élevé reflète un niveau supérieur d’activation comportementale adaptative, tandis que chaque sous-échelle prise isolément conserve sa valence sémantique propre.

Les études de validation psychométrique démontrent une cohérence interne robuste (alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,92 pour l’échelle globale, et de 0,76 à 0,87 pour les sous-échelles), une fidélité test-retest satisfaisante, une sensibilité marquée au changement thérapeutique au cours d’interventions empiriquement fondées, ainsi qu’une excellente validité de construit convergente et prédictive par rapport aux échelles cliniques comme l’inventaire de dépression de Beck (BDI-II). Une version abrégée en 9 items (BADS-SF ; Manos et al., 2011) offre une alternative efficiente pour le suivi de processus en pratique clinique courante.

2. Mots-clés / Keywords

Activation comportementale, BADS, Dépression clinique, Évitement comportemental, Rumination, Psychométrie, Thérapie cognitivo-comportementale, Évaluation de processus, Renforcement positif, Échelle de mesure, Validité factorielle, Suivi thérapeutique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par une équipe de cliniciens-chercheurs de premier plan spécialisés dans les thérapies comportementales et cognitives de troisième vague et l’analyse fonctionnelle de la dépression :

  • Jonathan W. Kanter, Ph.D. : Professeur agrégé et directeur du Center for the Science of Social Connection, Département de Psychologie, Université de Washington (anciennement à l’Université du Wisconsin-Milwaukee), États-Unis. Auteur correspondant et investigateur principal des travaux sur l’évaluation des processus en activation comportementale. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Peter S. Mulick, Ph.D. : Département de Psychologie, Université du Wisconsin-Milwaukee, Milwaukee, WI, États-Unis.
  • Andrew M. Busch, Ph.D. : Division des Sciences du Comportement et de la Médecine Préventive, The Miriam Hospital / Warren Alpert Medical School of Brown University, Providence, RI, États-Unis.
  • Kristoffer S. Berlin, Ph.D. : Professeur associé, Département de Psychologie, Université de Memphis, Memphis, TN, États-Unis.
  • Christopher R. Martell, Ph.D., ABPP : Clinique de Psychologie et Faculté, Université du Massachusetts Amherst ; co-fondateur du modèle contemporain d’activation comportementale contemporain (Jacobson, Martell & Dimidjian).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Behavioral Activation for Depression Scale (BADS) est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision les variables de médiation comportementale ciblées au cours des protocoles thérapeutiques d’activation comportementale. Alors que les échelles traditionnelles de mesure de la dépression — telles que l’inventaire de dépression de Beck (BDI-II) ou l’échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton (HAM-D) — ont été conçues pour évaluer la sévérité globale de la pathologie (humeur triste, anhédonie subjective, perturbations du sommeil, idéation suicidaire), elles s’avèrent limitées pour évaluer la trajectoire des comportements instrumentaux spécifiques qui induisent la rémission clinique.

Dans le paradigme comportementaliste contextuel de la dépression, le trouble n’est pas envisagé comme un simple déséquilibre biochimique interne ou une distorsion purement cognitive, mais comme la conséquence d’un déficit de renforcement positif contingents aux comportements sains, associé à un répertoire étendu d’échappement et d’évitement expérientiel ou comportemental. Le clinicien et le chercheur ont ainsi besoin d’un outil sensible capable d’enregistrer de manière hebdomadaire (ou session après session) les fluctuations fines des conduites d’approche, des routines d’engagement actif, ainsi que des conduites passives ou de repli.

Les applications cliniques de la BADS sont multiples :

  • Évaluation initiale et conceptualisation de cas : La BADS permet d’établir une ligne de base comportementale détaillée en décomposant les répertoires fonctionnels du patient. Elle permet de savoir si l’inhibition motrice provient d’un manque d’initiatives ciblées sur des buts, d’un désinvestissement social prononcé, d’un retrait des obligations professionnelles, ou d’une prédominance massive de ruminations passives.
  • Monitoring hebdomadaire de processus : Administrée au début de chaque séance, l’échelle offre un retour objectif sur l’efficacité des assignations de tâches à domicile (planification d’activités, restructuration d’horaires, immersion progressive) et sur la rupture des cycles d’évitement.
  • Recherche translationnelle et études de médiation : En recherche clinique et dans les essais contrôlés randomisés (ECR), la BADS fournit un score intermédiaire vérifiant l’hypothèse centrale de l’activation comportementale : l’augmentation des comportements d’activation et la diminution de l’évitement précèdent-elles et médiatisent-elles la réduction des symptômes dépressifs généraux ? Les travaux de recherche utilisant la BADS confirment cette séquence temporelle médiatrice (Kanter et al., 2007 ; Manos et al., 2011).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la BADS est multidimensionnel et reflète directement la structure fonctionnelle de l’inhibition et de l’activation dépressives. L’analyse psychométrique originale a permis d’isoler quatre composantes distinctes :

1. Activation (AC)

La sous-échelle Activation mesure le degré d’engagement intentionnel de l’individu dans des activités orientées vers des buts, diversifiées et associées à une satisfaction intrinsèque ou instrumentale. Cette dimension capture des conduites non pas simplement automatiques ou agitées, mais dirigées vers des renforçateurs positifs à long terme et alignées sur les valeurs personnelles. Par exemple, l’item 4 (« I engaged in a wide and diverse array of activities ») et l’item 7 (« I was an active person and accomplished the goals I set out to do ») évaluent la variété et l’efficacité des démarches, tandis que les items 11 et 12 mesurent spécifiquement la persévérance comportementale face aux obstacles immédiats dans l’intérêt d’objectifs ultérieurs (capacité d’endurance face au renforcement différé).

2. Évitement / Rumination (AR)

La dimension Avoidance/Rumination représente la modalité négative centrale du comportement dépressif. Dans l’analyse comportementale, la rumination est considérée non pas comme un phénomène cognitif passif, mais comme une conduite d’échappement fonctionnelle (un comportement verbal interne visant à analyser continuellement les causes et conséquences des émotions douloureuses sans passage à l’acte résolutif). Cette sous-échelle intègre à la fois l’évitement comportemental direct (rester au lit pour fuir le monde extérieur, esquiver des situations menaçantes) et l’évitement cognitif ou émotionnel (chercher à se distraire ou ressasser passivement pour ne pas ressentir la tristesse). L’item 8 (« Most of what I did was to escape from or avoid something unpleasant ») et l’item 13 (« I spent a long time thinking over and over about my problems ») illustrent ce piège comportemental où l’action vise l’élimination à court terme du malaise émotionnel au détriment du renforcement positif à long terme.

3. Altération professionnelle et scolaire (WS)

La sous-échelle Work/School Impairment cible les répercussions directes de l’inhibition comportementale sur le domaine des responsabilités courantes, professionnelles, académiques et domestiques. Le patient dépressif est fréquemment piégé dans un déficit d’exécution qui fragilise son insertion et génère des conséquences aversives secondaires (retards, dettes, conflits avec la hiérarchie). L’item 21 (« I took time off of work/school/chores/responsibilities simply because I was too tired or didn’t feel like going in ») et l’item 22 traduisent l’interruption des routines productives guidées par la perte d’énergie perçue ou la baisse de motivation subjective.

4. Altération sociale (SI)

La sous-échelle Social Impairment est dédiée au retrait interpersonnel et à l’appauvrissement du réseau social, facteurs majeurs de vulnérabilité et de chronicisation dépressive. Les comportements mesurés incluent l’isolement physique (ne voir aucun ami), le silence en présence de proches (item 17 : « I was withdrawn and quiet, even around people I know well »), le refus délibéré d’opportunités d’échange (item 18), ainsi que les comportements aversifs qui éloignent activement l’entourage (item 19 : repousser les gens par une attitude négative permanente).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel de la BADS s’enracine dans la théorie du conditionnement opérant appliqué à la psychopathologie humaine, développé initialement par B. F. Skinner, puis étendu à l’étiologie dépressive par Charles Ferster (1973) et Peter M. Lewinsohn (1974), et actualisé dans les années 1990 et 2000 par Neil S. Jacobson et Christopher R. Martell.

Le modèle comportemental de la dépression

Dans l’approche de Ferster (1973), la dépression se caractérise par une diminution critique de la fréquence des comportements opérants positivement renforcés, concomitante à une augmentation massive des comportements sous contrôle de renforcement négatif (échappement et évitement de stimulations aversives). Lewinsohn a complété ce modèle en montrant que ce déficit de renforcement positif contingent à la réponse résulte de trois déterminants majeurs :

  • Une raréfaction intrinsèque des événements potentiellement renforçateurs dans l’environnement du sujet (chômage, deuil, précarité, isolement) ;
  • Un manque de compétences comportementales nécessaires pour extraire du renforcement du milieu social (compétences d’affirmation de soi, aptitudes de communication) ;
  • Une augmentation de la sensibilité aux stimuli aversifs et punitifs.

L’activation comportementale contemporaine (Jacobson et al.)

Lors d’une étude de démantèlement devenue classique, Jacobson et ses collaborateurs (1996) ont comparé la thérapie cognitive complète de Beck (combinant activation comportementale, remise en question des pensées automatiques et modification des schémas profonds) à ses composantes isolées. Les résultats ont révélé que la composante d’activation comportementale pure était tout aussi efficace que la thérapie cognitive intégrale, tant en réduction symptomatique immédiate qu’en prévention des rechutes à long terme. Cette découverte a catalysé la formalisation de l’activation comportementale comme psychothérapie autonome empiriquement étayée (Martell, Addis, & Jacobson, 2001).

Dans cette perspective clinique, la dépression est entretenue par un cercle vicieux fonctionnel : une rupture de vie ou un événement stressant déclenche une baisse d’humeur ; face à cet inconfort, l’individu réagit par le retrait social, l’interruption des activités constructives et la rumination mentale (évitement) ; ce retrait coupe le sujet de toute opportunité de renforcement positif gratifiant, appauvrit son sentiment d’efficacité personnelle et intensifie la dépression. La BADS a été spécifiquement conceptualisée pour capturer chaque charnière de cette dynamique fonctionnelle contextualiste.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la BADS a été minutieusement documentée dans une succession de recherches universitaires conduites auprès d’échantillons universitaires, de populations communautaires présentant des symptômes dépressifs élevés, et de cohortes cliniques de patients psychiatriques externes (Kanter et al., 2007 ; Kanter et al., 2009 ; Manos et al., 2011).

Validité de construit et convergente

La validité convergente de la BADS est soutenue par des corrélations statistiquement significatives et de magnitude modérée à élevée avec d’autres mesures établies de la dépression et de l’évitement :

  • Corrélation avec la dépression (BDI-II) : Le score total de la BADS présente une corrélation négative robuste avec l’inventaire de dépression de Beck-II (généralement comprise entre r = -0,60 et r = -0,76), attestant qu’une plus forte activation globale est fortement liée à une moindre intensité des symptômes dépressifs.
  • Convergence de la sous-échelle Activation : La sous-échelle AC est positivement corrélée avec les mesures de renforcement environnemental, notamment le Reward Probability Index (RPI) et les échelles d’affectivité positive (PANAS-PA).
  • Convergence de la sous-échelle Évitement/Rumination : La sous-échelle AR affiche des corrélations positives élevées avec la Ruminative Responses Scale (RRS de Nolen-Hoeksema ; r > 0,65) et avec le questionnaire d’acceptation et d’action (AAQ-II), confirmant qu’elle quantifie avec précision l’évitement expérientiel et la pensée répétitive improductive.

Validité discriminante

La validité discriminante est établie par des associations nettement plus faibles ou nulles avec des construits non ciblés directement par le modèle comportemental, tels que la désirabilité sociale (mesurée par l’échelle de Marlowe-Crowne). De plus, les analyses factorielles confirmatoires ont démontré que les quatre facteurs de la BADS se distinguent nettement d’une mesure générale d’anxiété (STAI), prouvant que la BADS isole des processus d’engagement et d’évitement propres au spectre dépressif et non un facteur non spécifique de détresse psychologique générale.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans l’étude longitudinale de Kanter et al. (2009) au sein d’un échantillon communautaire en détresse, les scores à la BADS prédisaient significativement l’évolution ultérieure de l’humeur dépressive plusieurs semaines plus tard, même après avoir contrôlé statistiquement les niveaux initiaux de dépression. Dans les études d’intervention clinique, la BADS s’est montrée hautement sensible aux effets d’une thérapie d’activation comportementale : les gains sur le score global de la BADS et la baisse sur la sous-échelle AR précédaient systématiquement la chute des scores au BDI-II lors des séances intermédiaires, validant le statut de la BADS en tant qu’instrument de mesure de processus médiateurs.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la BADS a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle (test-retest).

Cohérence interne

Les estimations du coefficient alpha de Cronbach rapportées dans la littérature psychométrique de référence témoignent d’une excellente homogénéité des items :

  • Score total BADS (25 items) : α compris entre 0,87 et 0,92 selon les échantillons (étudiants, population générale et patients cliniques).
  • Sous-échelle Activation (AC, 7 items) : α = 0,81 à 0,87.
  • Sous-échelle Évitement / Rumination (AR, 8 items) : α = 0,82 à 0,87.
  • Sous-échelle Altération professionnelle / scolaire (WS, 5 items) : α = 0,76 à 0,85.
  • Sous-échelle Altération sociale (SI, 5 items) : α = 0,80 à 0,86.

Pour la version courte (BADS-SF, 9 items), Manos et al. (2011) ont rapporté un coefficient alpha satisfaisant de 0,81 pour le score total, ainsi que des alphas respectifs de 0,78 pour la sous-échelle d’activation (5 items) et de 0,79 pour la sous-échelle d’évitement (4 items), ce qui est remarquable pour un instrument ultra-court.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’individus non soumis à un traitement actif sur un intervalle de réévaluation de 1 à 3 semaines. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se situent entre r = 0,74 et r = 0,84 pour l’échelle totale, illustrant une stabilité satisfaisante en phase stationnaire, tout en conservant une plasticité suffisante pour enregistrer les changements induits par le traitement comportemental.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement de la BADS a suivi une démarche psychométrique rigoureuse en plusieurs phases, combinant l’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Dans la phase initiale de génération des items (Kanter et al., 2007), un ensemble de 51 items préliminaires reflétant les cibles comportementales de l’activation a été administré à une cohorte universitaire. Une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Direct Oblimin, justifiée par l’intercorrélation attendue des dimensions comportementales) a été exécutée. L’examen du graphique d’éboulis des valeurs propres (scree plot de Cattell) et la règle de Kaiser (valeurs propres > 1) ont clairement révélé une structure stable à quatre facteurs majeurs. Les items présentant des saturations croisées élevées (> 0,35 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,40) ont été progressivement éliminés pour aboutir aux 25 items définitifs.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

La structure factorielle tétradimensionnelle a ensuite été testée par analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur des échantillons indépendants, notamment au sein d’un échantillon communautaire symptomatique (Kanter et al., 2009). Le modèle théorique à 4 facteurs corrélés a démontré un ajustement supérieur à tous les modèles concurrents (modèle unidimensionnel ou modèle bifactoriel orthogonal) :

  • Indices d’ajustement : L’indice de comparabilité de Bentler (CFI) dépassait régulièrement 0,91 ; le Tucker-Lewis Index (TLI) avoisinait 0,90 ; l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se maintenait entre 0,055 et 0,068 (avec un intervalle de confiance à 90 % étroit), et le résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) demeurait inférieur au seuil critique de 0,07.
  • Poids factoriels (λ) : Les saturations standardisées des items sur leur facteur respectif s’échelonnaient de 0,52 à 0,84, confirmant que chaque item contribue significativement à la variance du construit ciblé.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nature de l’outil : Échelle d’auto-évaluation comportementale standardisée (questionnaire papier-crayon ou numérique).
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle, guidée ou supervisée en contexte ambulatoire, hospitalier ou de laboratoire.
  • Nombre total d’items : 25 items pour la forme longue complète (BADS) ; 9 items pour la forme abrégée (BADS-SF).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 7 points :
    • 0 = Not at all (Pas du tout)
    • 1
    • 2 = A little (Un peu)
    • 3
    • 4 = A lot (Beaucoup)
    • 5
    • 6 = Completely (Complètement)
  • Fenêtre temporelle d’évaluation : Les comportements vécus au cours de la semaine écoulée, incluant le jour même de l’administration (« DURING THE PAST WEEK, INCLUDING TODAY »).
  • Durée de passation : Environ 5 à 7 minutes pour la version à 25 items ; moins de 2 minutes pour la version courte à 9 items.
  • Modalités de calcul des scores (Cotation) :
    • Calcul des sous-échelles : Pour calculer le score brut de chaque sous-échelle, aucun item n’est inversé. Les items correspondants sont simplement sommés. Un score élevé sur une sous-échelle indique une intensité élevée de cette dimension : un score élevé en AC reflète une forte activation ; un score élevé en AR reflète un évitement/rumination intense ; un score élevé en WS ou SI reflète une altération marquée.
    • Attribution des items par sous-échelle :
      • Activation (AC) : Items 3, 4, 5, 7, 11, 12, 23 (7 items ; étendue : 0 à 42).
      • Évitement / Rumination (AR) : Items 8, 9, 10, 13, 14, 15, 24, 25 (8 items ; étendue : 0 à 48).
      • Altération professionnelle / scolaire (WS) : Items 1, 2, 6, 21, 22 (5 items ; étendue : 0 à 30).
      • Altération sociale (SI) : Items 16, 17, 18, 19, 20 (5 items ; étendue : 0 à 30).
    • Calcul du score total BADS : Pour obtenir le score total d’activation globale, tous les items des sous-échelles AR, WS et SI sont inversés (procédure : score inversé = 6 − score brut), tandis que les items de l’échelle AC conservent leur valeur directe. Tous les items (7 directs + 18 inversés) sont ensuite additionnés. L’étendue théorique du score total s’établit de 0 à 150. Un score global élevé traduit un fonctionnement comportemental optimal, caractérisé par un haut niveau d’engagement positif et un faible niveau d’évitement et de détérioration fonctionnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2007 (validation de la version intégrale par Kanter, Mulick, Busch, Berlin, & Martell) ; publication de la validation communautaire en 2009 ; forme abrégée (BADS-SF) publiée en 2011.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les auteurs ont placé la BADS dans le domaine de la recherche académique et de la pratique clinique sans but lucratif sous un principe de libre accès (open-access instrument). Les cliniciens et chercheurs indépendants sont autorisés à reproduire et employer l’échelle sans frais de redevance (royalty-free), sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales.
  • Tarification : L’utilisation est 100 % gratuite pour les contextes d’évaluation clinique et académique non commerciale. Toute commercialisation intégrée dans des logiciels propriétaires ou des plateformes numériques payantes nécessite une autorisation préalable expresse auprès de l’auteur principal (Dr Jonathan W. Kanter) ou des éditeurs des revues détentrices des copyrights (Springer Nature / Association for Behavioral and Cognitive Therapies – Elsevier).

12. Références / References

Les publications de référence ci-dessous fournissent le fondement méthodologique et psychométrique de l’échelle :

  • Ferster, C. B. (1973). A functional analysis of depression. American Psychologist, 28(10), 857–870. https://doi.org/10.1037/h0035605
  • Jacobson, N. S., Dobson, K. S., Truax, P. A., Addis, M. E., Koerner, K., Gollan, J. K., Gortner, E., & Prince, S. E. (1996). A component analysis of cognitive-behavioral treatment for depression. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 64(2), 295–304. https://doi.org/10.1037/0022-006X.64.2.295
  • Kanter, J. W., Mulick, P. S., Busch, A. M., Berlin, K. S., & Martell, C. R. (2007). The Behavioral Activation for Depression Scale (BADS): Psychometric properties and factor structure. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 29(3), 191–202. https://doi.org/10.1007/s10862-006-9038-5
  • Kanter, J. W., Rusch, L. C., Busch, A. M., & Sedivy, S. K. (2009). Validation of the Behavioral Activation for Depression Scale (BADS) in a community sample with elevated depressive symptoms. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 31(1), 36–42. https://doi.org/10.1007/s10862-008-9088-y
  • Lewinsohn, P. M. (1974). A behavioral approach to depression. In R. M. Friedman & M. M. Katz (Eds.), The psychology of depression: Contemporary theory and research (pp. 157–185). John Wiley & Sons.
  • Manos, R. C., Kanter, J. W., & Luo, W. (2011). The Behavioral Activation for Depression Scale–Short Form: Development and validation. Behavior Therapy, 42(4), 726–739. https://doi.org/10.1016/j.beth.2011.04.004
  • Martell, C. R., Addis, M. E., & Jacobson, N. S. (2001). Depression in context: Strategies for guided action. W. W. Norton & Company.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I stayed in bed for too long even though I had things to do.
2

There were certain things I needed to do that I didn’t do.
3

I am content with the amount and types of things I did.
4

I engaged in a wide and diverse array of activities.
5

I made good decisions about what type of activities and/or situations I put myself in.
6

I was active, but did not accomplish any of my goals for the day.
7

I was an active person and accomplished the goals I set out to do.
8

Most of what I did was to escape from or avoid something unpleasant.
9

I did things to avoid feeling sadness or other painful emotions.
10

I tried not to think about certain things.
11

I did things even though they were hard because they fit in with my long-term goals for myself.
12

I did something that was hard to do but it was worth it.
13

I spent a long time thinking over and over about my problems.
14

I kept trying to think of ways to solve a problem but never tried any of the solutions.
15

I frequently spent time thinking about my past, people who have hurt me, mistakes I've made, and other bad things in my history.
16

I did not see any of my friends.
17

I was withdrawn and quiet, even around people I know well.
18

I was not social, even though I had opportunities to be.
19

I pushed people away with my negativity.
20

I did things to cut myself off from other people.
21

I took time off of work/school/chores/responsibilities simply because I was too tired or didn't feel like going in.
22

My work/schoolwork/chores/responsibilities suffered because I was not as active as I needed to be.
23

I structured my day’s activities.
24

I only engaged in activities that would distract me from feeling bad.
25

I began to feel badly when others around me expressed negative feelings or experiences.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 18). Échelle d’activation comportementale pour la dépression (BADS). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-activation-comportementale-depression-bads-2
Looti, Mohammed. “Échelle d’activation comportementale pour la dépression (BADS).” Base de données de psychologie en français, 18 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-activation-comportementale-depression-bads-2.
Looti, Mohammed. “Échelle d’activation comportementale pour la dépression (BADS).” Base de données de psychologie en français. octobre 18, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=echelle-activation-comportementale-depression-bads-2.