1. Résumé / Abstract
Le Diagnostic Tool for Affective Dysregulation in Children—Screening Questionnaire (DADYS-Screen ; Otto et al., 2023) est un instrument psychométrique standardisé de dépistage conçu pour évaluer la dysrégulation affective (DA) et l’irritabilité chronique chez les enfants âgés de 8 à 12 ans. Développé pour répondre aux impasses nosologiques liées aux troubles de l’humeur et du comportement perturbateur dans l’enfance, le DADYS-Screen est un questionnaire hétéro-rapporté complété par les parents ou les tuteurs légaux. Le processus d’élaboration a débuté par la constitution d’un ensemble initial de 67 items dérivés d’instruments de référence dans la littérature sur l’irritabilité et la régulation émotionnelle, complété par des démarches qualitatives rigoureuses (groupes de discussion et méthode Delphi auprès d’experts). Une sélection basée sur la validité de contenu a permis de retenir 14 items dans une version préliminaire (« pre-DADYS-Screen »), qui a ensuite été soumise à une double modélisation fondée sur la théorie classique des tests (TCT) et la théorie de la réponse à l’item (TRI), aboutissant à une version définitive concise de 12 items.
Chaque item est coté sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points (allant de 0 = « pas du tout vrai » à 3 = « particulièrement / très vrai »). Les analyses factorielles confirmatoires ont validé une structure unifactorielle robuste expliquant 60 % de la variance totale des scores, avec des saturations factorielles très élevées (de 0,64 à 0,86). L’évaluation de l’ajustement du modèle via l’estimateur ULSMV a démontré une excellente cohérence avec les données empiriques (CFI = 0,974 ; RMSEA = 0,096). L’instrument présente une cohérence interne remarquable, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,94. Le DADYS-Screen s’impose ainsi comme un outil de dépistage rapide, économique et cliniquement sensible, adapté tant à la recherche translationnelle en psychopathologie de l’enfant qu’à la pratique diagnostique de première ligne.
2. Mots-clés / Keywords
Dysrégulation affective, dépistage pédiatrique, irritabilité infantile, théorie classique des tests, théorie de la réponse à l’item, psychopathologie développementale, évaluation parentale, labilité émotionnelle, sensibilité au changement, psychométrie clinique.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été développé par un consortium interdisciplinaire de chercheurs et cliniciens allemands spécialistes de la psychiatrie et de la psychologie de l’enfant et de l’adolescent :
- Christiane Otto : University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Hambourg, Allemagne.
- Anne Kaman : University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Hambourg, Allemagne.
- Claus Barkmann : University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Hambourg, Allemagne.
- Manfred Döpfner : Département de psychiatrie, psychosomatique et psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent, Clinique universitaire de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Anja Görtz-Dorten : Clinique universitaire de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Claudia Ginsberg : Clinique universitaire de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Sara Zaplana Labarga : Clinique universitaire de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Anne-Katrin Treier : Clinique universitaire de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Veit Roessner : Université technique de Dresde (TU Dresden), Dresde, Allemagne.
- Charlotte Hanisch : Université de Cologne, Cologne, Allemagne.
- Michael Koelch : Clinique universitaire d’Ulm, Ulm, Allemagne.
- Tobias Banaschewski : Institut central pour la santé mentale, Faculté de médecine de Mannheim, Université de Heidelberg, Mannheim, Allemagne.
- Ulrike Ravens-Sieberer : University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Hambourg, Allemagne (Auteur correspondant : [email protected] ; Research Unit Child Public Health, Department of Child and Adolescent Psychiatry, Psychotherapy, and Psychosomatics, Martinistr. 52, 20246 Hambourg, Allemagne).
4. Objectif / Purpose
Le DADYS-Screen a été spécifiquement créé pour répondre à une lacune diagnostique majeure dans l’évaluation des manifestations extrêmes de la réactivité émotionnelle négative chez les enfants scolarisés âgés de 8 à 12 ans. Au cours des deux dernières décennies, l’émergence conceptuelle de l’irritabilité sévère et de la labilité affective chez les jeunes a suscité de vives controverses cliniques, matérialisées notamment par l’introduction du trouble dysphorique perturbateur de l’humeur (TDPH / Disruptive Mood Dysregulation Disorder, DMDD) dans le DSM-5 par l’Association américaine de psychiatrie (APA). L’objectif primordial du DADYS-Screen est d’identifier de manière précoce, valide et parcimonieuse les enfants présentant un niveau cliniquement significatif de dysrégulation affective, caractérisé par des accès de colère disproportionnés, une intolérance marquée à la frustration et une humeur irritable persistante entre les crises.
Sur le plan clinique, l’instrument vise à éviter tant la surmédicalisation que le sous-diagnostic. Historiquement, les enfants présentant des colères paroxystiques et des fluctuations affectives aiguës ont souvent reçu à tort des diagnostics de trouble bipolaire à début pédiatrique précoce, entraînant des traitements pharmacologiques lourds et inadaptés. À l’inverse, ces symptômes risquaient d’être assimilés de façon réductrice à un simple trouble oppositionnel avec provocation (TOP) ou à un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), occultant la dimension spécifiquement affective de leur détresse. Le DADYS-Screen fournit aux praticiens de première ligne (pédiatres, psychologues scolaires, pédopsychiatres, intervenants en santé mentale communautaire) un outil standardisé permettant de quantifier objectivement la sévérité du profil de dysrégulation affective.
Dans le domaine de la recherche empirique et épidémiologique, le DADYS-Screen remplit une triple fonction. Premièrement, il permet le criblage rapide au sein de larges cohortes scolaires ou communautaires afin d’estimer la prévalence de la dysrégulation affective en population générale. Deuxièmement, il sert d’indicateur phénotypique précis dans le cadre d’études génétiques, neuroscientifiques ou cognitives cherchant à identifier les biomarqueurs et les mécanismes neuronaux associés aux défaillances de l’autorégulation émotionnelle. Troisièmement, grâce à sa structure psychométrique robuste et à la sensibilité de ses items, l’outil a été modélisé pour évaluer la sensibilité au changement thérapeutique au cours d’interventions ciblées, telles que les thérapies cognitivo-comportementales axées sur la régulation de la colère ou les programmes d’entraînement aux compétences parentales.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par le DADYS-Screen est la dysrégulation affective (affective dysregulation). Ce méta-construit transdiagnostique multidimensionnel est défini comme l’incapacité développementale à moduler, adapter ou inhiber des réponses émotionnelles intenses, négatives et oscillantes, en adéquation avec les attentes environnementales et contextuelles de l’âge de l’enfant. Bien que le modèle factoriel final du DADYS-Screen soit unifactoriel pour des raisons d’efficience diagnostique, le construit englobe plusieurs facettes comportementales et affectives intrinsèquement corrélées :
L’irritabilité tonique vs phasique
L’irritabilité représente le cœur nucléaire de la dysrégulation affective. L’instrument capture simultanément :
- L’irritabilité tonique : un état d’humeur négative de fond, chronique et diffus, où l’enfant est facilement contrarié, offensé, maussade ou grincheux (mesurée par des items tels que « Is easily annoyed by others » ou « Is often upset and offended »). Cette dimension reflète un abaissement constant du seuil de tolérance aux stimuli aversifs ordinaires.
- L’irritabilité phasique : l’explosion aiguë et discontinue de comportements de colère intense, se manifestant sous forme d’accès de rage ou de colères démesurées (« Gets angry frequently », « Is prone to angry outbursts/tantrums easily »).
La défaillance de la régulation de la frustration et la réactivité aux limites
La dysrégulation affective se manifeste avec une acuité particulière dans les situations de blocage des buts ou de contrainte parentale. L’enfant éprouve une impérieuse nécessité d’assouvissement immédiat de ses désirs et réagit de manière véhémente lorsque des adultes lui imposent des règles (« Demands must be met immediately—easily frustrated », « Responds angrily to limit-setting by adults »). Cette dimension renvoie directement aux théories du conditionnement opérant et aux anomalies des systèmes de récompense.
L’impulsivité émotionnelle et l’incapacité de retour au calme
L’aspect cinétique de l’émotion dysrégulée se traduit par deux caractéristiques temporelles critiques : la rapidité de déclenchement (défaillance du contrôle inhibiteur top-down, item « Is impulsive ») et la lenteur du retour à la ligne de base émotionnelle (persistance de l’état d’affect négatif, item « Stays angry for a long time »). L’enfant reste enfermé dans son ressenti hostile sans parvenir à s’auto-apaiser.
La labilité émotionnelle et les oscillations d’humeur
Enfin, le construit englobe l’imprévisibilité et l’instabilité affective globale. L’enfant présente des changements brutaux d’humeur (« Exhibits wide mood swings »), oscillant sans transition perceptible d’un état positif ou neutre à un état de crise violente. Cette instabilité génère un stress chronique majeur au sein du système familial, les parents rapportant le sentiment d’évoluer en permanence dans un climat d’imprévisibilité.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du DADYS-Screen s’ancre à la croisée de la psychopathologie développementale, des neurosciences affectives et des modèles contemporains de la régulation des émotions. Plusieurs cadres théoriques majeurs soutiennent l’architecture du questionnaire :
Le modèle intégrateur de l’irritabilité pédiatrique (Stringaris, Brotman et Leibenluft)
Les travaux pionniers de l’équipe de l’Institut national de la santé mentale américain (NIMH), menés par Argyris Stringaris, Melissa Brotman et Ellen Leibenluft, constituent l’assise conceptuelle centrale du DADYS-Screen. Leurs recherches ont démontré que l’irritabilité sévère dans l’enfance n’est pas un précurseur exclusif du trouble bipolaire pédiatrique, mais plutôt une dimension pronostique majeure prédisposant à l’adolescence et à l’âge adulte à des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux. En s’appuyant sur des travaux antérieurs comme ceux de Stringaris et al. (2012), Shields & Cicchetti (1997) et Irwin et al. (2012), les concepteurs du DADYS-Screen ont opérationnalisé la dysrégulation affective comme un dysfonctionnement des circuits neuronaux impliqués dans le traitement de la frustration non récompensée (notamment le cortex préfrontal ventromédian, le cortex cingulaire antérieur et l’amygdale).
Le cadre RDoC (Research Domain Criteria)
Le DADYS-Screen s’aligne fidèlement sur l’initiative transdiagnostique RDoC pilotée par le NIMH. Au sein de cette matrice, l’irritabilité et la dysrégulation affective s’inscrivent précisément dans le domaine des systèmes de valence négative (Negative Valence Systems), plus particulièrement sous le construit de la « Frustration » (réaction affective déclenchée lors de l’impossibilité d’accéder à une récompense espérée) et dans le domaine des systèmes de régulation (Cognitive Systems: Effortful Control / Emotion Regulation). Le DADYS-Screen traduit ces concepts neurobiologiques en indicateurs comportementaux écologiquement observables par l’entourage éducatif.
Le modèle transactionnel du développement émotionnel
D’un point de vue systémique et développemental (Sameroff, 2009 ; Cicchetti, 1993), la dysrégulation affective chez l’enfant résulte d’une interaction dynamique et réciproque entre une vulnérabilité neuro-développementale constitutionnelle (réactivité sensorielle et émotionnelle accrue, tempérament difficile précoce) et des facteurs environnementaux (styles parentaux coercitifs ou inconsistants, stress psychosocial). Le DADYS-Screen, en tant que mesure hétéro-rapportée par les parents, capture la manière dont ces dynamiques s’expriment au quotidien dans les contextes de régulation sociale et familiale.
7. Validité / Validity
La validité du DADYS-Screen a fait l’objet d’un processus de validation méthodique intégrant des approches qualitatives et quantitatives avancées, conformément aux standards internationaux de l’American Psychological Association et de l’AERA/NCME :
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a constitué la première étape de développement de l’outil. À partir d’un ensemble exhaustif initial de 67 items générés par une revue ciblée de la littérature et l’extraction de contenus issus d’échelles établies (Affective Reactivity Index, Emotion Regulation Checklist, etc.), les auteurs ont mis en œuvre :
- Une procédure formelle d’évaluation d’experts par la méthode Delphi, impliquant des pédopsychiatres, des psychologues cliniciens et des psychométriciens de renom.
- Des groupes de discussion (focus groups) incluant des cliniciens et des parents d’enfants présentant des troubles émotionnels et comportementaux, afin de vérifier l’intelligibilité, la pertinence contextuelle et l’exhaustivité clinique des énoncés.
Cette étape a permis de condenser le pool d’items à 14 énoncés formant le « pre-DADYS-Screen », en éliminant les formulations ambiguës, redondantes ou culturellement biaissantes.
Validité psychométrique par la TCT et la TRI
Les 14 items ont été soumis à une modélisation conjointe via la théorie classique des tests (TCT) et la théorie de la réponse à l’item (TRI ; modèles de réponse graduée de Samejima). Les analyses de la TRI ont permis d’évaluer la fonction d’information des items et de détecter d’éventuels chevauchements de seuils ou des items non discriminants aux niveaux critiques du continuum latent ($ heta$). Deux items n’apportant pas de gain d’information psychométrique significatif ont été écartés, fixant l’instrument à 12 items hautement discriminants.
Analyses de sensibilité et validité en population clinique et générale
Les propriétés de l’échelle ont été validées à travers deux cohortes distinctes en Allemagne : un échantillon issu de la population générale et un échantillon clinique constitué d’enfants suivis pour des troubles externalisés et de l’humeur. Des analyses de sensibilité systématiques ont été conduites pour examiner la robustesse des résultats psychométriques. Celles-ci ont confirmé que les paramètres du modèle se maintiennent sans biais significatif au sein du sous-échantillon d’enfants disposant de données intégrales sur l’ensemble des items du questionnaire de dépistage.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité du DADYS-Screen démontre des qualités métrologiques remarquables, indispensables pour un outil destiné au criblage diagnostique où l’erreur de mesure doit être rigoureusement minimisée :
Cohérence interne
La cohérence interne du DADYS-Screen est exceptionnellement élevée :
- Coefficient Alpha de Cronbach ($lpha$) : $0,94$. Cette valeur indique une consistance interne quasi-parfaite, confirmant que l’ensemble des 12 items concourt de façon homogène à la quantification du score composite de dysrégulation affective.
- Corrélations inter-items et item-total : Les corrélations item-total corrigées se sont révélées uniformément élevées à travers les deux échantillons (général et clinique), sans qu’aucun item ne vienne amoindrir la valeur de l’alpha global lors des procédures de suppression unitaire.
Stabilité de la mesure et sensibilité au changement
Dans la perspective du dépistage et de l’évaluation longitudinale, l’instrument a été conçu pour présenter une stabilité suffisante dans des conditions stationnaires, tout en conservant une forte sensibilité au changement (responsiveness). Cette propriété assure que les variations de scores observées après une intervention psychologique ou pharmacologique reflètent de véritables modifications phénotypiques chez l’enfant et non une instabilité d’échantillonnage de l’instrument.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle interne du DADYS-Screen a été examinée de manière approfondie à l’aide de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) pour tester l’hypothèse de l’unidimensionnalité du construit :
Méthode d’estimation et modélisation
Compte tenu de la nature ordinale des options de réponse (échelle en 4 points), les auteurs ont utilisé l’estimateur ULSMV (Unweighted Least Squares Mean and Variance adjusted), reconnu comme la méthode la plus robuste pour traiter des données polytomiques non normales sans sous-estimer les corrélations polychoriques ni surestimer les indices d’ajustement.
Résultats factoriels et variance expliquée
L’analyse factorielle confirmatoire a validé de manière concluante un modèle unifactoriel :
- Variance expliquée : Le facteur unique de dysrégulation affective explique 60 % de la variance totale parmi les 12 items.
- Saturations factorielles ($lambda$) : Toutes les saturations sont statistiquement significatives ($p < 0,001$) et d’amplitude élevée, s’échelonnant de 0,64 à 0,86. Ces valeurs confirment que chaque énoncé capture une proportion substantielle de variance attribuable directement au trait latent commun.
Indices d’adéquation du modèle (Goodness-of-Fit)
L’évaluation des critères d’adéquation globale du modèle confirme la pertinence statistique de la solution unidimensionnelle :
- Chi-deux d’ajustement : $\chi^2 = 4496,21$ ($df = 54$, $p < 0,001$). Bien que significatif (résultat attendu en raison de la très forte puissance statistique liée à la taille imposante de l’échantillon), les indices alternatifs ont confirmé la qualité du modèle.
- Comparative Fit Index (CFI) : $0,974$. Selon les critères de référence de Schermelleh-Engel et al. (2003), une valeur de CFI supérieure à 0,97 traduit un excellent ajustement du modèle théorique par rapport au modèle d’indépendance de référence.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $0,096$, avec un intervalle de confiance à 90 % très resserré de $[0,093 ; 0,098]$. Selon les seuils établis par Browne et Cudeck (1992), cette valeur indique un ajustement « médiocre » à acceptable, tout à fait congruent avec les caractéristiques habituelles des échelles courtes hautement saturées et sans introduction artificielle de corrélations résiduelles d’erreurs entre items.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles du DADYS-Screen sont structurées comme suit :
- Type d’évaluation : Questionnaire de dépistage psychodiagnostique standardisé hétéro-rapporté par les parents (parent-report).
- Population cible : Enfants scolarisés âgés de 8 à 12 ans (échantillons communautaires et pédopsychiatriques cliniques).
- Nombre d’items : 12 items comportementaux formulés de manière univoque.
- Modes d’administration disponibles : Format papier-crayon traditionnel et passation électronique informatisée (télé-évaluation ou recueil sur tablette en salle d’attente).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points ordinaux, cotée de 0 à 3 :
- 0 = not at all (true) [pas du tout vrai]
- 1 = somewhat (true) [un peu vrai]
- 2 = mostly (true) [plutôt vrai]
- 3 = especially / very (true) [particulièrement / tout à fait vrai]
- Procédure de cotation : Le score total est obtenu par l’addition simple des 12 items. Le score composite varie donc d’une valeur minimale de 0 à une valeur maximale de 36. L’absence d’items inversés simplifie le calcul en pratique clinique directe. Un score élevé reflète un degré supérieur de dysrégulation affective et signale la nécessité d’un bilan pédopsychiatrique approfondi.
- Temps de passation estimé : Entre 3 et 5 minutes pour le parent ou l’éducateur référent.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Les modalités juridiques et pratiques d’utilisation de l’instrument s’établissent ainsi :
- Année de parution officielle : 2023.
- Droits d’utilisation et permissions : L’instrument peut être librement utilisé à des fins d’enseignement, de recherche académique et de pratique clinique sans autorisation préalable écrite des auteurs, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps.
- Tarification (Fee) : Aucune (gratuit / sans redevance).
- Exploitation commerciale : Non commerciale. Toute revente ou inclusion dans des batteries payantes protégées est strictement conditionnée à un accord formel des auteurs et éditeurs.
- Licence de diffusion : Disponible sous licence internationale Creative Commons Attribution 4.0 (CC BY 4.0).
- Auteur correspondant : Prof. Dr. Ulrike Ravens-Sieberer, University Medical Center Hamburg-Eppendorf, Département de psychiatrie et psychothérapie de l’enfant et de l’adolescent, Unité de santé publique de l’enfant, Martinistr. 52, 20246 Hambourg, Allemagne. Courriel : [email protected].
12. Références / References
- Browne, M. W., & Cudeck, R. (1992). Alternative ways of assessing model fit. Sociological Methods & Research, 21(2), 230–258. https://doi.org/10.1177/0049124192021002005
- Cicchetti, D. (1993). Developmental psychopathology: Reactions, reflections, projections. Developmental Review, 13(4), 471–502. https://doi.org/10.1006/drev.1993.1021
- Irwin, L., Henderson, C., Fraley, R. C., Brotman, M. A., & Leibenluft, E. (2012). The development of the Affective Reactivity Index: A brief clinician- and parent-rated measure of irritability in children. Child and Adolescent Mental Health, 17(3), 166–172.
- Otto, C., Kaman, A., Barkmann, C., Döpfner, M., Görtz-Dorten, A., Ginsberg, C., Labarga, S. Z., Treier, A.-K., Roessner, V., Hanisch, C., Koelch, M., Banaschewski, T., & Ravens-Sieberer, U. (2023). The DADYS-Screen: Development and evaluation of a screening tool for affective dysregulation in children. Assessment, 30(4), 1080–1094. https://doi.org/10.1177/10731911221082709
- Sameroff, A. (2009). The transactional model. In A. Sameroff (Ed.), The transactional model of development: How children and contexts shape each other (pp. 3–21). American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/11877-001
- Schermelleh-Engel, K., Moosbrugger, H., & Müller, H. (2003). Evaluating the fit of structural equation models: Tests of significance and descriptive goodness-of-fit measures. Methods of Psychological Research Online, 8(2), 23–74.
- Shields, A., & Cicchetti, D. (1997). Emotion regulation among school-age children: The development and validation of a new criterion Q-sort scale. Developmental Psychology, 33(6), 906–916. https://doi.org/10.1037/0012-1649.33.6.906
- Stringaris, A., Goodman, R., Ferdinando, S., Razdan, V., Muhrer, E., Leibenluft, E., & Brotman, M. A. (2012). The Affective Reactivity Index: A concise irritability scale for clinical and research settings. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 53(11), 1109–1117. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.2012.02561.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Options
1 = somewhat (true)
2 = mostly (true)
3 = especially / very (true)
Questionnaire Items
- Is easily annoyed by others.
- Is often upset and offended.
- Is often irritable or easily annoyed.
- Demands must be met immediately—easily frustrated.
- Responds angrily to limit-setting by adults.
- Is impulsive.
- Often loses temper.
- Is prone to angry outbursts/tantrums easily.
- Gets angry frequently.
- Has strong or prolonged temper outbursts with loud scolding, screaming or crying several times a week.
- Stays angry for a long time.
- Exhibits wide mood swings (child’s emotional state is difficult to anticipate because she/he moves quickly from positive to negative moods).