Pairs délinquants — Étude sur le développement des jeunes de Rochester

L’échelle des pairs délinquants de l’Étude sur le développement des jeunes de Rochester (RYDS) est un instrument psychométrique de 8 items évaluant l’exposition des adolescents aux comportements antisociaux et délinquants de leurs pairs au cours des 30 derniers jours.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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Résumé

L’échelle des pairs délinquants issue de l’Étude sur le développement des jeunes de Rochester (Rochester Youth Development Study, ou RYDS) constitue l’un des instruments psychométriques et sociométriques les plus influents dans l’histoire de la criminologie développementale et de la psychologie de l’adolescence. Conçue à la fin des années 1980 sous la direction de Terence P. Thornberry et de ses collègues au sein du Hindelang Criminal Justice Research Center de l’Université d’Albany (SUNY), cette échelle a été développée pour opérationnaliser avec rigueur la mesure de l’exposition aux comportements antisociaux et délinquants au sein du groupe de pairs immédiat. L’instrument original évalue l’implication perçue des pairs dans un spectre gradué d’infractions et de transgressions commises au cours des 30 derniers jours, allant des délits mineurs de statut (comme l’absentéisme scolaire injustifié) jusqu’à des actes de violence armée caractérisée et de prédation économique.

Composée de 8 items cardinaux, l’échelle utilise un format de réponse ordonné de type Likert en 4 points (1 = None of them [Aucun d’entre eux], 2 = A few of them [Quelques-uns], 3 = Some of them [Une partie d’entre eux], 4 = Most of them [La plupart d’entre eux]). La sommation des items génère un score composite continu variant de 8 à 32, où une valeur élevée reflète une densité et une prévalence substantielles de la délinquance au sein du réseau d’affiliation du jeune. Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente une consistance interne robuste, établie de manière récurrente à travers les multiples vagues de collecte longitudinale de la cohorte de Rochester, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,88 selon l’âge des participants et les vagues d’évaluation. Les analyses factorielles confirmatoires appuient majoritairement une configuration unidimensionnelle robuste, tout en documentant une excellente validité critériée, convergente et prédictive à l’égard de l’engagement individuel dans la criminalité violente, la délinquance lucrative, la consommation de substances psychoactives et la trajectoire de récidive judiciaire à l’âge adulte.

Mots-clés

pairs délinquants, délinquance juvénile, Rochester Youth Development Study, criminologie développementale, théorie interactionnelle, évaluation psychométrique, comportements antisociaux, influence des pairs, déviance adolescente, violence des jeunes

Auteurs

L’échelle a été élaborée et validée par l’équipe principale de recherche de la Rochester Youth Development Study (RYDS), sous l’égide de chercheurs de premier plan affiliés au Département de criminologie et de justice pénale de la State University of New York at Albany :

  • Terence P. Thornberry, Ph.D. : Professeur émérite de criminologie et de justice pénale à l’Université d’Albany (SUNY) et chercheur principal de la RYDS. Concepteur majeur de la théorie interactionnelle de la délinquance.
  • Alan J. Lizotte, Ph.D. : Professeur et ancien doyen de la School of Criminal Justice, Université d’Albany (SUNY). Expert en modélisation longitudinale, port d’armes et analyse statistique des trajectoires délinquantes.
  • Marvin D. Krohn, Ph.D. : Professeur au Département de sociologie et de criminologie de l’Université de Floride (précédemment à l’Université d’Albany). Spécialiste reconnu des réseaux sociaux et des théories du contrôle social.
  • Margaret Farnworth, Ph.D. : Chercheuse et professeure affiliée aux premières vagues du projet RYDS, ayant contribué aux dimensions structurelles et genrées de la délinquance.
  • Sung Joon Jang, Ph.D. : Chercheur à l’Université Baylor (Institute for Studies of Religion), co-auteur des tests empiriques initiaux portant sur la bidirectionnalité des influences de pairs et des croyances normatives.

Les correspondances institutionnelles historiques relatives à cette cohorte et aux instruments dérivés sont rattachées au Hindelang Criminal Justice Research Center, University at Albany, State University of New York, Albany, NY, États-Unis.

Objectif

L’objectif fondamental de l’échelle des pairs délinquants de la RYDS est de quantifier avec précision le degré d’exposition subjective et d’affiliation d’un adolescent à des partenaires sociaux manifestant des comportements illégaux ou transgressifs. Dans les sciences du comportement, l’association avec des pairs déviants est universellement identifiée comme l’un des prédicteurs proximaux les plus puissants de la conduite antisociale chez l’adolescent. Toutefois, la mesure de ce phénomène soulève d’immenses défis méthodologiques : il ne s’agit pas seulement de déterminer si un adolescent a un ami ayant commis une infraction isolée, mais de capturer la concentration et la prévalence normative de conduites délictuelles dans le cercle d’amis intimes.

Sur le plan de la recherche empirique, l’échelle a été conçue pour résoudre l’un des débats les plus polarisés de la sociologie criminelle : le dilemme entre les processus de « sélection » (les jeunes délinquants recherchent des pairs qui leur ressemblent, selon l’adage des oiseaux de même plumage) et les processus de « socialisation » ou de facilitation (l’affiliation à des pairs délinquants engendre, amplifie et maintient la conduite délinquante individuelle par apprentissage social et renforcement différentiel). Grâce à sa standardisation et à sa réplication à travers de multiples vagues de suivi longitudinal espacées de six mois ou d’un an, l’instrument permet aux chercheurs de modéliser des équations structurelles autorégressives à décalage croisé (cross-lagged panel models) afin de démêler les influences réciproques entre le comportement individuel et les caractéristiques comportementales du groupe de pairs.

Sur le plan clinique, psychosocial et médico-légal, l’instrument fournit une base quantitative pour l’évaluation des risques et des besoins criminogènes (dans le cadre des modèles Risk-Need-Responsivity ou RNR). Les services de protection judiciaire de la jeunesse, les psychologues en milieu correctionnel et les travailleurs sociaux utilisent cette mesure pour identifier la prédominance des influences criminogènes dans l’écologie sociale du jeune. Elle permet de statuer sur la nécessité d’interventions ciblant la restructuration du réseau social, l’orientation vers des groupes de pairs prosociaux, ou l’inclusion dans des thérapies systémiques et familiales de type thérapie multisystémique (MST) ou thérapie familiale fonctionnelle (FFT), dont le but premier est souvent de rompre l’arrimage aux pairs déviants.

Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument est l’« affiliation à des pairs délinquants » (delinquent peer affiliation). Dans la taxonomie des concepts criminologiques et psychologiques, ce construit ne reflète pas un trait de personnalité intrinsèque au sujet interrogé, mais constitue une variable socio-comportementale et cognitive rendant compte de l’environnement normatif proximal dans lequel évolue l’individu. Ce construit s’articule autour de trois facettes interdépendantes :

1. La transgression des normes de statut et l’indiscipline institutionnelle

Le pôle initial de la déviance juvénile s’enracine dans la rupture avec les exigences institutionnelles conventionnelles, principalement l’école. L’item portant sur l’absentéisme scolaire injustifié (truancy) explore cette dimension d’opposition passive mais significative aux règles sociétales. Chez l’adolescent, l’abandon du cadre scolaire partagé avec des pairs crée des opportunités non surveillées (unstructured socializing), propices à l’escalade vers des délits plus sévères, conformément aux analyses de routine criminologique.

2. La délinquance prédatrice lucrative et l’atteinte aux biens

Cette dimension englobe les comportements d’appropriation illicite de la propriété d’autrui et de vandalisme délibéré. L’échelle différencie avec finesse l’intensité des actes de vol en séparant le vol simple (valeur comprise entre 5 et 50 dollars) du vol majeur (valeur supérieure à 100 dollars), tout en intégrant le vol d’usage de véhicule automobile (joyriding) et la destruction volontaire de biens. Ces comportements reflètent l’existence de normes sous-culturelles valorisant le défi de l’autorité, la recherche de sensations fortes et l’obtention illégitime de ressources matérielles au détriment d’autrui.

3. La violence interpersonnelle et l’utilisation d’armes

Il s’agit du niveau de sévérité comportementale le plus critique du construit. L’échelle explore la prévalence de pairs ayant recours à la force physique directe pour blesser intentionnellement autrui, l’agression avec arme dans le but de causer des lésions corporelles graves, et l’usage d’une arme ou de la contrainte physique pour extorquer de l’argent ou des biens (vol qualifié ou racket). La présence de telles conduites au sein du cercle de pairs traduit une exposition à des modèles comportementaux extrêmement violents, où la coercition physique devient un mode normalisé de régulation des conflits et d’affirmation du statut statutaire au sein du groupe.

Cadre théorique

L’échelle des pairs délinquants de la RYDS est indissociable de la formulation de la théorie interactionnelle de la délinquance (Interactional Theory), élaborée par Terence P. Thornberry en 1987 et affinée tout au long des années 1990. Cette théorie représente une synthèse paradigmatique majeure, intégrant les principes de la théorie du contrôle social de Travis Hirschi et de la théorie de l’association différentielle et de l’apprentissage social d’Edwin Sutherland et Ronald Akers, tout en rompant avec leurs postulats unidirectionnels traditionnels.

Les théories traditionnelles du contrôle social postulaient que l’affaiblissement du lien social (attachement aux parents, engagement envers les objectifs conventionnels, implication dans les activités licites, croyance en la validité morale des règles) libérait l’adolescent des contraintes sociétales et le laissait libre d’agir de façon déviante. À l’opposé, les théories de l’apprentissage social avançaient que la délinquance résultait d’une transmission culturelle directe où l’affiliation à des pairs délinquants constituait la cause antécédente nécessaire pour acquérir des définitions, des motivations et des techniques favorables à la violation des lois.

La théorie interactionnelle surmonte ce clivage en posant un modèle de causalité réciproque dynamique se transformant au fil du développement ontogénétique :

  • Boucles de rétroaction bidirectionnelles : L’affaiblissement du lien social initial (par exemple, le détachement parental ou le désinvestissement scolaire) rend l’adolescent perméable à l’affiliation avec des pairs délinquants. Cette affiliation engendre ensuite l’apprentissage de conduites délinquantes. En retour, le comportement délinquant du jeune détériore encore davantage les liens conventionnels avec la famille et l’école, et renforce l’intégration au sein du groupe de pairs délinquants.
  • Différenciation développementale selon l’âge : Dans les premiers stades de l’adolescence (12-14 ans), la famille et l’école exercent une influence prépondérante sur la genèse de l’inadaptation. Au milieu de l’adolescence (15-17 ans), l’influence du groupe de pairs délinquants atteint son acmé et devient le moteur prédictif dominant de la persistance délinquante. À l’aube de l’âge adulte (18-25 ans), de nouvelles institutions sociales conventionnelles (conjoint stable, emploi, obligations parentales) viennent à nouveau moduler et potentiellement interrompre cette dynamique criminogène.

Dans ce cadre, la mesure précise de l’exposition aux pairs délinquants n’est pas considérée comme une variable statique, mais comme un paramètre temporellement fluctuant qui médiatise et modère la trajectoire criminelle globale de l’individu.

Validité

L’échelle des pairs délinquants de la RYDS a fait l’objet de protocoles de validation empirique exceptionnellement poussés, documentés dans des dizaines d’articles révisés par des pairs au cours des trois dernières décennies.

Validité de construit

La validité de construit de l’échelle s’appuie sur sa capacité à reproduire fidèlement les gradients d’intensité délinquante théorisés en criminologie. Les modèles d’équations structurelles développés par Thornberry, Lizotte, Krohn, Farnworth et Jang (1994) ont démontré que les scores à l’échelle s’insèrent de manière théoriquement cohérente dans un réseau nomologique complexe. Comme attendu, l’affiliation à des pairs délinquants est négativement corrélée à l’attachement parental, à la supervision parentale et à l’engagement scolaire, et positivement corrélée à l’adhésion à des valeurs soutenant la délinquance (croyances normatives neutralisantes).

Validité prédictive et critériée

La validité prédictive de l’instrument est l’une des plus robustes répertoriées dans la littérature sur les conduites juvéniles :

  • Prédiction des infractions autorapportées : Les scores élevés de pairs délinquants à une vague temporelle donnée ($T$) prédisent de façon statistiquement significative l’augmentation de la délinquance violente et lucrative autorapportée par le jeune à la vague subséquente ($T+1$), même après contrôle strict du niveau antérieur de délinquance individuelle ($T$).
  • Critères objectifs judiciaires : L’exposition accrue aux pairs délinquants mesurée par l’échelle est directement associée à un risque accru d’arrestation policière formelle, de comparution devant les tribunaux pour mineurs et d’incarcération ultérieure dans les registres officiels de l’État de New York.
  • Consommation de drogues : L’échelle démontre une sensibilité prédictive élevée quant à l’initiation précoce et à l’escalade de l’usage de substances illicites (cannabis, cocaïne, psychostimulants).

Validité convergente et discriminante

La validité convergente a été confirmée par de fortes corrélations positives avec des instruments mesurant l’appartenance à des gangs de rue (gang membership), la victimisation au sein du quartier et la recherche de sensations impulsives. En matière de validité discriminante, l’échelle parvient à différencier clairement les pairs simplement caractérisés par des difficultés scolaires ou des conflits d’autorité mineurs de ceux engagés dans des délits criminels graves avec violence armée.

Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’échelle des pairs délinquants de la RYDS ont été examinées de façon longitudinale auprès de l’échantillon initial de 639 adolescents de Rochester (suréchantillonné pour les garçons et les zones à forte criminalité afin de garantir une variance suffisante des comportements délinquants graves).

Consistance interne

La consistance interne des 8 items a été systématiquement évaluée à travers les vagues successives d’administration :

  • Les coefficients alpha de Cronbach rapportés dans les publications séminales de la RYDS se situent de manière consistante dans une plage de 0,80 à 0,88 selon les vagues d’évaluation (mesurées de l’adolescence précoce jusqu’à la fin de l’adolescence).
  • Dans le compendium publié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Dahlberg et al., 2005), la fidélité de consistance interne de cette version à 8 items est établie à un niveau optimal pour des cohortes urbaines à risque élevé, confirmant l’homogénéité des items composant l’échelle.
  • Les corrélations item-total corrigées dépassent généralement 0,45 pour l’ensemble des énoncés, les items relatifs aux atteintes aux biens et aux agressions physiques présentant les corrélations les plus élevées avec le score global.

Stabilité temporelle et fidélité test-retest

En raison de la nature développementale dynamique de l’instrument, la stabilité à court terme (intervalles de quelques semaines) présente des corrélations de fidélité test-retest élevées (généralement supérieures à 0,75). Sur des intervalles de six mois à un an, les coefficients de stabilité autorégressive demeurent modérément élevés (variant de 0,50 à 0,65), reflétant à la fois la continuité relative des réseaux d’affiliation et la fluidité adaptative inhérente aux amitiés à l’adolescence.

Analyse factorielle

Les structures factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) appliquées à l’échelle des pairs délinquants de la RYDS confirment l’adéquation d’un modèle sous-jacent à dominante unidimensionnelle, tout en révélant une organisation hiérarchique ou bifactorielle selon les sous-groupes d’infractions.

Structure unidimensionnelle générale

Dans la majorité des études appliquées menées par Thornberry et son équipe, les 8 items sont modélisés comme les indicateurs d’un facteur latent unique intitulé « Délinquance des pairs » (Peer Delinquency). Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur les matrices de corrélation polychorique (adaptées à des variables ordinales asymétriques) rapportent des indices d’ajustement très satisfaisants :

  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) généralement inférieur à 0,06.
  • CFI (Comparative Fit Index) et TLI (Tucker-Lewis Index) dépassant régulièrement 0,95.
  • Saturations factorielles ($lambda$) : Les saturations standardisées des 8 items sur le facteur latent de délinquance des pairs s’échelonnent typiquement entre 0,55 et 0,85. L’item relatif aux coups portés avec intention de blesser (Hit someone) et celui portant sur la dégradation intentionnelle de biens (Damaged property) présentent fréquemment les saturations les plus massives ($lambda > 0,75$). L’item d’absentéisme scolaire (Skipped classes) affiche la saturation la plus modérée ($lambda pprox 0,55 – 0,60$), ce qui concorde avec son statut d’infraction non criminelle.

Modélisation bifactorielle et multidimensionnelle

Lorsque des modèles factoriels d’ordre supérieur ou multidimensionnels sont testés, deux sous-facteurs hautement corrélés ($r > 0,70$) émergent de manière systématique :

  1. Sous-dimension de délinquance non violente et d’atteinte aux biens : Regroupant le vol simple, le vol majeur, le vol de voiture, la dégradation de biens et l’absentéisme scolaire.
  2. Sous-dimension de violence interpersonnelle et d’usage d’armes : Regroupant l’agression avec arme, l’agression physique intentionnelle et l’extorsion par la force ou la menace d’une arme.

Néanmoins, la très forte covariance entre ces dimensions soutient pleinement l’utilisation clinique et de recherche d’un score composite global sommatif.

Instrument de mesure

L’échelle des pairs délinquants de la RYDS est un instrument structuré d’hétéro-évaluation par auto-déclaration (le participant évalue les comportements de ses pairs).

  • Type d’évaluation : Questionnaire autorapporté sur l’environnement social proximal (mesure sociométrique perçue).
  • Cadre temporel de référence : Les 30 derniers jours précédant l’administration (ce format court minimise les biais de mémoire et capture la dynamique relationnelle récente).
  • Population cible : Adolescents et jeunes adultes âgés d’environ 12 à 25 ans.
  • Nombre total d’items : 8 énoncés comportementaux clairs et précis.
  • Format de réponse : Échelle ordinale en 4 points :
    • 1 = None of them (Aucun d’entre eux)
    • 2 = A few of them (Quelques-uns d’entre eux)
    • 3 = Some of them (Une partie d’entre eux)
    • 4 = Most of them (La plupart d’entre eux)
  • Modalités de cotation et de calcul du score :
    • Chaque réponse se voit attribuer la valeur numérique associée (de 1 à 4).
    • Le score global est obtenu par la somme arithmétique simple des 8 items.
    • Étendue des scores possibles : de 8 (absence totale de délinquance perçue chez les pairs au cours du mois écoulé) à 32 (implication généralisée et maximale de la majorité des pairs dans l’ensemble des délits).
    • Aucun item inversé. Les scores élevés reflètent un degré plus intense d’affiliation à un réseau social déviant.
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.

Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle a été mise au point et intégrée dans les protocoles de collecte de la Rochester Youth Development Study dès son lancement en 1988-1989, et son premier jalon théorique et empirique majeur a été publié en 1994 (Thornberry et al., Criminology).

  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : L’instrument a été financé par des fonds publics fédéraux américains accordés par l’Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention (OJJDP, subvention 86-JN-CX-0007), le National Institute on Drug Abuse (NIDA, R01-DA05512) et la National Science Foundation (NSF, SES-8911222). En conséquence, l’instrument relève du domaine public scientifique et a été publié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans leur recueil d’outils d’évaluation de la violence (Dahlberg et al., 2005, page 216).
  • Tarifs : L’utilisation de l’instrument est entièrement gratuite à des fins de recherche académique, de diagnostic clinique ou d’évaluation de programmes d’intervention à but non lucratif.
  • Permissions d’utilisation : Aucune autorisation payante ou licence commerciale n’est requise pour administrer l’échelle. Cependant, la déontologie scientifique impose la citation formelle des auteurs fondateurs (Thornberry et al., 1994) et du rapport de référence des CDC pour toute utilisation, communication ou publication de données dérivées.

Références

Les références ci-dessous regroupent les publications fondamentales validant la structure, l’utilité théorique et les données psychométriques de l’instrument :

  • Akers, R. L. (1998). Social learning and social structure: A general theory of crime and deviance. Northeastern University Press.
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., p. 216). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • Hirschi, T. (1969). Causes of delinquency. University of California Press.
  • Krohn, M. D., Lizotte, A. J., Thornberry, T. P., Smith, C. A., & McDowall, D. (2001). Enduring effects of gang membership and gang exits on delinquent and violent behavior. Crime & Delinquency, 47(3), 406-430. https://doi.org/10.1177/0011128701047003006
  • Thornberry, T. P. (1987). Toward an interactional theory of delinquency. Criminology, 25(4), 863-892. https://doi.org/10.1111/j.1745-9125.1987.tb00823.x
  • Thornberry, T. P., Lizotte, A. J., Krohn, M. D., Farnworth, M., & Jang, S. J. (1994). Delinquent peers, beliefs, and delinquent behavior: A longitudinal test of interactional theory. Criminology, 32(1), 47-83. https://doi.org/10.1111/j.1745-9125.1994.tb01146.x
  • Thornberry, T. P., & Krohn, M. D. (Eds.). (2003). Taking stock of delinquency: An overview of findings from contemporary longitudinal studies. Kluwer Academic/Plenum Publishers. https://doi.org/10.1007/0-306-47945-1

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Used a weapon or force to get money or things from people?
2

Attacked someone with a weapon or with the idea of seriously hurting them?
3

Hit someone with the idea of hurting them?
4

Stole something worth more than $100?
5

Stole something worth more than $5 but less than$50?
6

Damaged or destroyed someone else’s property on purpose?
7

Took a car for a ride or drive without the owner’s permission?
8

Skipped classes without an excuse?
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Looti, M. (2026, octobre 14). Pairs délinquants — Étude sur le développement des jeunes de Rochester. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=delinquent-peers-rochester-youth-development-study
Looti, Mohammed. “Pairs délinquants — Étude sur le développement des jeunes de Rochester.” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=delinquent-peers-rochester-youth-development-study.
Looti, Mohammed. “Pairs délinquants — Étude sur le développement des jeunes de Rochester.” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=delinquent-peers-rochester-youth-development-study.