Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (DaVi-M)

L’Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (DaVi-M ; Toplu-Demirtaş et al., 2023) est un instrument psychométrique de 9 items évaluant les fausses croyances, la déresponsabilisation de l’agresseur et le blâme de la victime chez les jeunes adultes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (en anglais, Dating Violence Myths Scale [DaVi-M] ; Toplu-Demirtaş et al., 2023) constitue un instrument psychométrique novateur et concis composé de 9 items. Conçue initialement en langues turque et anglaise, cette échelle a pour vocation première d’évaluer les représentations erronées, les stéréotypes cognitifs, les sur-généralisations et les croyances largement répandues et banalisées concernant la violence au sein des relations amoureuses (dating violence), particulièrement chez les jeunes adultes et les étudiants universitaires au cours de la période développementale de l’adulte émergent (emerging adulthood).

Le développement méthodologique de l’instrument s’est articulé autour de trois études empiriques combinant des devis transversaux et longitudinaux auprès d’échantillons distincts d’individus célibataires ou engagés dans une relation de couple. Sur le plan structural, l’instrument explore les distorsions cognitives sous-jacentes à la légitimation des conduites abusives en ciblant notamment les mythes relatifs aux victimes et survivants (blâme de la victime, justification de l’agression, minimisation de la souffrance) ainsi que les mythes relatifs aux agresseurs (attribution causale externe, romantisation de la jalousie, déresponsabilisation via la perte de contrôle ou l’usage de substances). Les participants évaluent chaque énoncé au moyen d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).

Sur le plan des propriétés métrologiques, l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont démontré d’excellents indices d’ajustement global du modèle factoriel (χ²(24, N = 330) = 30,476, p = 0,169 ; χ²/dl = 1,270 ; RMSEA = 0,029 ; SRMR = 0,037 ; CFI = 0,989). La cohérence interne globale s’établit à un coefficient alpha de Cronbach de 0,680 pour l’échelle totale, les coefficients des facteurs oscillant entre 0,604 et 0,647, ce qui reflète la nature brève de l’inventaire tout en maintenant une validité concourante et prédictive robuste démontrée de manière longitudinale par rapport à la perpétration d’agressions psychologiques et aux croyances romantiques irrationnelles.

2. Mots-clés / Keywords

Relations amoureuses, Mythes sur la violence dans les relations amoureuses, Violence entre partenaires intimes, Blâme de la victime, Déresponsabilisation de l’agresseur, Adulte émergent, Psychométrie, Validité factorielle, Croyances romantiques irrationnelles, Violence psychologique, Évaluation cognitive.

3. Auteurs / Authors

L’échelle DaVi-M a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie de l’orientation, en counseling et en victimologie :

  • Ezgi Toplu-Demirtaş (Autrice correspondante) : Département des sciences de l’éducation, Faculté d’éducation, MEF University, Maslak, Sarıyer, İstanbul, Turquie. Courriels : [email protected] / [email protected].
  • Demet Esra Soysal : Département des sciences de l’éducation, MEF University, İstanbul, Turquie.
  • Ayşegül Aracı-İyiaydın : Département des sciences de l’éducation, TED University, Ankara, Turquie.
  • Cansel Mesut : Département des sciences de l’éducation, MEF University, İstanbul, Turquie.

4. Objectif / Purpose

La violence dans les relations amoureuses chez les jeunes adultes représente un enjeu critique de santé publique et de psychopathologie relationnelle à l’échelle internationale. L’objectif principal de la Dating Violence Myths Scale (DaVi-M) est de pallier les insuffisances méthodologiques des outils antérieurs en proposant un instrument de mesure psychométrique standardisé, bref et rigoureux, capable d’identifier la prévalence et l’intensité des schémas cognitifs erronés et des croyances normatives qui invisibilisent, excusent ou banalisent les conduites violentes au sein des couples non mariés.

Historiquement, une grande partie des travaux consacrés aux mythes entourant la violence s’est concentrée sur les violences sexuelles globales (notamment à travers l’étude des mythes sur le viol formalisée par Martha Burt) ou sur la violence conjugale au sein de couples mariés cohabitants. Or, la dynamique des relations amoureuses durant la période de l’adulte émergent (18-29 ans) obéit à des scénarios relationnels spécifiques, marqués par l’idéalisation romantique, l’ambiguïté des engagements, l’exploration identitaire et une hyper-connectivité numérique. Les mythes relatifs à ce type d’union prennent des formes insidieuses : assimiler la jalousie excessive et le contrôle coercitif à des preuves incontestables d’amour, concevoir la possession comme une marque d’attachement, ou encore présumer que si une victime ne quitte pas son partenaire violent, c’est qu’elle recherche inconsciemment le drame relationnel.

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, la DaVi-M permet :

  • D’opérationnaliser les variables cognitives médiatrices et modératrices impliquées dans la trajectoire développementale menant de l’exposition à la violence intrafamiliale à la perpétration ou la victimisation ultérieure au cours des premières relations amoureuses.
  • De mesurer l’acceptabilité sociale et cognitive des violences psychologiques, verbales et sexuelles au sein de cohortes cliniques et estudiantines.
  • D’évaluer l’efficacité empirique des programmes de prévention primaire et tertiaire déployés en milieu scolaire ou universitaire. En mesurant l’adhésion aux mythes avant et après des interventions de déconstruction des stéréotypes, les éducateurs et psychologues peuvent quantifier objectivement l’évolution des attitudes permissives face aux comportements abusifs.

Sur le plan clinique, l’inventaire offre aux thérapeutes de couple, aux psychologues de consultation universitaire et aux travailleurs sociaux un outil de dépistage rapide permettant d’éclairer les résistances au changement, le sentiment d’impuissance acquise, ou les mécanismes d’auto-accusation intériorisés par les victimes de violence psychologique ou physique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique au centre de la DaVi-M repose sur le concept de mythes relatifs à la violence amoureuse (dating violence myths). Les auteurs les définissent comme un ensemble interconnecté de croyances stéréotypées, d’attitudes biaisées et d’illusions normatives partagées au niveau socioculturel, servant à justifier, excuser, banaliser ou nier la réalité des abus commis dans le contexte des fréquentations amoureuses. Ce construit ne mesure pas directement les comportements violents eux-mêmes, mais l’appareil sociocognitif qui rend possible leur tolérance et leur perpétuation.

1. Les mythes relatifs aux victimes et aux survivants (Victims/Survivors)

Cette composante conceptuelle englobe les distorsions cognitives tendant à attribuer la causalité ou la responsabilité morale des agressions à la victime elle-même (victim blaming). Elle s’articule autour de quatre dynamiques psychopathologiques fondamentales :

  • La provocation présumée : Postulat selon lequel les comportements, le ton, l’attitude ou les choix vestimentaires de la victime auraient délibérément poussé l’agresseur à bout, transformant l’acte violent en une réponse réactionnelle inévitable et légitime.
  • Le mythe du consentement au drame : Croyance délétère selon laquelle le maintien dans une relation dysfonctionnelle découle d’un désir masochiste inavoué ou d’un goût pour l’instabilité affective (« si elle/il reste, c’est qu’elle/il aime les conflits »).
  • La minimisation de la gravité : Tendance cognitive à percevoir la détresse de la victime comme une exagération théâtrale ou une susceptibilité disproportionnée face à ce qui est redéfini comme une « simple dispute amoureuse ».
  • L’illusion de la sortie facile : Déni des barrières psychologiques, de l’emprise, de la peur des représailles ou de l’isolement social, conduisant à affirmer qu’il suffirait d’une décision volontaire pour mettre un terme immédiat à la relation maltraitante.

2. Les mythes relatifs aux agresseurs et à la dynamique de perpétration (Perpetrators)

Cette dimension cognitive opère un déplacement systématique de la responsabilité de l’auteur de l’agression vers des déclencheurs externes, des pathologies momentanées ou des motivations nobles travesties :

  • L’excuse de la perte de contrôle : Idée que l’agresseur n’agit pas selon une stratégie délibérée de domination ou de coercition, mais sous le coup d’une impulsion émotionnelle irrépressible provoquée par une jalousie intense ou une colère aveugle.
  • L’externalisation toxique (alcool et substances) : Utilisation de la consommation d’alcool ou de drogues comme un écran causal exclusif, exonérant l’individu de son agentivité morale et juridique.
  • La romantisation de l’abus : L’une des distorsions les plus toxiques de l’adulte émergent, qui réinterprète les conduites de surveillance, d’intimidation ou de violence physique comme des manifestations passionnées d’attachement, d’amour protecteur et de dévouement affectif.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la DaVi-M s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et des théories féministes intersectionnelles.

La théorie de la croyance en un monde juste

Formulée par Melvin Lerner (1980), l’hypothèse d’un monde juste (Just World Hypothesis) soutient que les individus éprouvent un besoin psychologique fondamental de croire que le monde est un lieu ordonné, prévisible et moralement équitable, où chacun reçoit ce qu’il mérite et mérite ce qu’il reçoit. Confrontés à l’injustice arbitraire d’une personne maltraitée par son conjoint, les observateurs et les pairs éprouvent une dissonance cognitive insupportable. Pour préserver leur sentiment d’invulnérabilité personnelle (« cela ne peut pas m’arriver si je me comporte bien »), ils déploient des stratégies d’attribution causale interne à l’égard de la victime. Les items de la DaVi-M captent fidèlement cette tendance défensive qui force la victime à porter le fardeau de la transgression subie.

L’extension des mythes du viol aux violences intimes

Les travaux pionniers de Martha Burt (1980) sur les mythes relatifs au viol (Rape Myth Acceptance) ont mis en lumière la manière dont les stéréotypes de genre, l’hyper-masculinité et l’adhésion à des normes patriarcales rigides créent une écologie cognitive propice à la victimisation sexuelle. L’équipe de Toplu-Demirtaş a étendu cette armature théorique aux spécificités des relations de fréquentation amoureuse chez les jeunes adultes. Alors que les mythes de Burt s’intéressaient largement aux agressions commises par des inconnus ou dans des cadres d’hétérosocialité élargie, la DaVi-M modélise comment ces schémas culturels s’infiltrent dans l’intimité dyadique pour normaliser le contrôle coercitif et l’agression psychologique.

La théorie des scripts relationnels et l’idéologie romantique irrationnelle

Dans la lignée des travaux sociocognitifs de Gagnon et Simon sur la théorie des scripts, les relations amoureuses sont guidées par des scénarios comportementaux intériorisés dès l’adolescence. Chez l’adulte émergent (Jeffrey Jensen Arnett, 2000), ces scripts sont fortement imprégnés par le mythe de l’amour romantique absolu : croyance en l’âme sœur prédestinée, omnipuissance de l’amour capable de transformer un partenaire violent, et fusion identitaire où l’absence de jalousie est perçue comme un manque de désir. La DaVi-M conceptualise ces croyances romantiques irrationnelles comme des facilitateurs cognitifs directs de l’adhésion aux mythes de violence, rendant les jeunes partenaires incapables de qualifier juridiquement et moralement les conduites d’emprise dont ils sont auteurs ou témoins.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la DaVi-M ont fait l’objet d’une démarche d’évaluation empirique approfondie documentée dans les travaux princeps de Toplu-Demirtaş et al. (2023), mobilisant des échantillons indépendants totalisant plusieurs centaines d’étudiants émergents.

Validité de construit

La validité de construit a été solidement établie au moyen de démarches factorielles exploratoires et confirmatoires rigoureuses. L’adéquation théorique et statistique du modèle a confirmé que les 9 items retenus constituent des indicateurs opérationnels cohérents des schémas d’adhésion aux mythes. Les saturations factorielles observées dépassent le seuil standard de 0,30, attestant que chaque item capture une portion substantielle de la variance du facteur latent auquel il est assigné.

Validité concourante

La validité concourante a été testée en mettant en relation les scores obtenus à la DaVi-M avec plusieurs construits psychologiques théoriquement convergents chez un échantillon de 160 adultes émergents engagés dans une relation amoureuse :

  • Perpétration de violences psychologiques : Les scores globaux d’adhésion aux mythes sont significativement corrélés de manière positive avec la perpétration déclarée de violences psychologiques au sein du couple (r(160) = 0,301, p < 0,05). Plus un individu cautionne les mythes, plus il est susceptible d’exercer des comportements de dénigrement, d’intimidation ou de manipulation émotionnelle envers son partenaire.
  • Croyances romantiques irrationnelles : Une corrélation positive et statistiquement significative a été observée entre la DaVi-M et l’adhésion à des croyances d’amour irrationnel (r(160) = 0,250, p < 0,05), confirmant le postulat théorique selon lequel l’idéalisation romantique aveugle sert de terreau cognitif aux mythes justificatifs.
  • Acceptation de l’agression psychologique : Les participants présentant des scores élevés aux mythes de la violence amoureuse ont montré une tolérance cognitive accrue face aux comportements d’agression psychologique au sein de la relation (r(160) = 0,399, p < 0,05).

Validité prédictive

L’un des atouts méthodologiques majeurs de l’instrument réside dans l’administration d’un protocole longitudinal. Les analyses de régression menées sur des vagues de collectes successives ont démontré que le niveau d’adhésion initiale aux mythes mesuré par la DaVi-M prédit de façon statistiquement significative l’acceptation et l’engagement ultérieur dans des dynamiques de violence amoureuse au fil du temps, aussi bien chez les individus engagés dans une relation au moment du test initial que chez les célibataires appelés à former des couples ultérieurement.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle DaVi-M a été analysée principalement sous l’angle de la cohérence interne de ses items, à l’aide du calcul du coefficient alpha de Cronbach :

  • Échelle globale (9 items) : Le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble du questionnaire atteint 0,680.
  • Facteur 1 : α = 0,647.
  • Facteur 2 : α = 0,610.
  • Facteur 3 : α = 0,604.

Dans la littérature psychométrique classique (Nunnally, 1978), un seuil d’alpha de 0,70 est conventionnellement préconisé pour affirmer une consistance interne satisfaisante dans des outils de recherche fondamentale. Néanmoins, comme le soulignent avec lucidité les auteurs dans leur publication originale, les valeurs oscillant entre 0,60 et 0,68 obtenues ici s’expliquent mathématiquement par le nombre restreint d’items composant chaque dimension (formule de Spearman-Brown). Les analyses de suppression d’items n’ont révélé aucune amélioration substantielle du coefficient en cas d’élagage, démontrant que chaque item apporte une contribution empirique unique.

Dans le domaine des inventaires brefs destinés au dépistage ou aux enquêtes épidémiologiques longitudinales à large échelle, des valeurs de cohérence interne situées autour de 0,65-0,70 sont jugées acceptables par les méthodologues contemporains, d’autant que la structure factorielle présente une stabilité exceptionnelle attestée par des indices d’ajustement confirmatoire parfaits.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture multidimensionnelle de l’échelle DaVi-M a été explorée et validée à l’aide d’une double approche factorielle rigoureuse (AFE suivie d’une AFC sur échantillons indépendants).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’AFE a été conduite afin de déterminer le nombre optimal de facteurs sous-jacents aux énoncés initiaux. L’observation du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) a mis en évidence une cassure nette et indiscutable après le troisième facteur. L’application du critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) a confirmé l’extraction de trois dimensions factorielles principales, qui expliquent ensemble 57,53 % de la variance totale des scores, un pourcentage élevé pour une échelle d’attitudes psychosociales.

Toutes les variables manifestes ont présenté des saturations factorielles solides sur leur composante respective, chaque valeur excédant le seuil critique conventionnel de 0,30, sans présenter de saturations croisées indésirables susceptibles de brouiller l’interprétation théorique des facteurs.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Afin de mettre à l’épreuve empirique la structure dégagée lors de l’AFE, une analyse factorielle confirmatoire a été réalisée auprès d’un échantillon indépendant de 330 participants (Kline, 2005 ; Hu & Bentler, 1999) :

  • Test du Chi-deux : Le test du χ² d’ajustement du modèle s’est avéré non significatif sur le plan statistique : χ² (24, N = 330) = 30,476, p = 0,169. En psychométrie structurale, un test de Chi-deux non significatif représente la preuve la plus robuste que la matrice de covariance théorique du modèle ne diffère pas significativement de la matrice observée.
  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) : La valeur obtenue est de 1,270, largement inférieure au seuil strict de 3,0 (et même au seuil conservateur de 2,0), signifiant un ajustement parcimonieux exceptionnel.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : La valeur calculée s’établit à 0,029 avec un intervalle de confiance à 90 % situé entre [0,000 et 0,056]. Cette valeur se situe nettement sous la barre d’excellence de 0,05 théorisée par Browne et Cudeck (1993), attestant d’une erreur d’approximation négligeable dans la population parente.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : L’indice affiche 0,037, demeurant très inférieur au seuil d’admissibilité de 0,08 formulé par Hu et Bentler (1999).
  • CFI (Comparative Fit Index) : Le CFI s’élève à 0,989, pulvérisant le critère d’excellence de 0,95.

L’ensemble de ces indices métrologiques convergents démontre que la DaVi-M possède une adéquation structurale que l’on peut qualifier de parfaite sur le plan statistique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire auto-rapporté d’attitudes et de croyances psychosociales.
  • Format d’administration : Administration électronique (en ligne) ou sur support papier-crayon conventionnel ; passation individuelle ou collective.
  • Nombre d’items : 9 items formulés affirmativement sous forme d’assertions fermées.
  • Langues disponibles : Version originale disponible en anglais et en turc.
  • Échelle de réponse (authentique et obligatoire) : Échelle de Likert en 5 points graduée comme suit :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Ni d’accord ni pas d’accord (Neither agree nor disagree)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Modalités de cotation et de calcul :
    • Inversion de score : Aucun item inversé. Tous les items sont formulés dans le sens de l’adhésion au mythe et se cotent de manière positive directe (de 1 à 5).
    • Score total : Obtenu par la somme arithmétique directe des 9 items (étendue brute possible de 9 à 45 points) ou par la moyenne arithmétique générale (étendue de 1 à 5).
    • Sous-échelles : Selon le découpage structurel retenu dans l’analyse factorielle et la littérature de référence, les scores peuvent être scindés en deux sous-dimensions opérationnelles : les Mythes relatifs aux victimes/survivants (Items 1 à 5) et les Mythes relatifs aux agresseurs (Items 6 à 9).
    • Interprétation clinique et statistique : Un score élevé reflète une adhésion massive aux mythes sur la violence amoureuse, caractérisée par une forte tendance à blâmer les victimes, à déresponsabiliser les agresseurs et à banaliser les signes précurseurs d’abus relationnels.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication officielle : 2023.
  • Droits d’utilisation et permissions : L’échelle DaVi-M est libre de droits pour les activités d’enseignement, de formation universitaire et de recherche scientifique non commerciale (Research/Teaching purposes). Aucune autorisation formelle payante préalable n’est exigée des chercheurs du secteur académique, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de référence dans tout rapport ou article scientifique.
  • Tarifs : Gratuit (aucun coût d’acquisition ou de licence n’est requis).

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent le fondement méthodologique, théorique et empirique de l’instrument :

  • Arnett, J. J. (2000). Emerging adulthood: A theory of development from the late teens through the twenties. American Psychologist, 55(5), 469–480. https://doi.org/10.1037/0003-066X.55.5.469
  • Browne, M. W., & Cudeck, R. (1993). Alternative ways of assessing model fit. In K. A. Bollen & J. S. Long (Eds.), Testing structural equation models (pp. 136–162). SAGE Publications.
  • Burt, M. R. (1980). Cultural myths and supports for rape. Journal of Personality and Social Psychology, 38(2), 217–230. https://doi.org/10.1037/0022-3514.38.2.217
  • Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Kline, R. B. (2005). Principles and practice of structural equation modeling (2nd ed.). Guilford Press.
  • Lerner, M. J. (1980). The belief in a just world: A fundamental delusion. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4613-3139-1
  • Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
  • Toplu-Demirtaş, E., Soysal, D. E., Aracı-İyiaydın, A., & Mesut, C. (2023). Making the myths of dating violence visible: Developing a new scale and testing its psychometrics through cross-sectional and longitudinal evidence. Journal of Interpersonal Violence, 38(13-14), 8136–8161. https://doi.org/10.1177/08862605231153890

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate how much you agree or disagree with each of the following statements regarding dating relationships.
Response Scale: 5-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither agree nor disagree, 4 = Agree, 5 = Strongly agree)
Scoring / Reverse Items: All items are scored positively (no reverse-scored items). Items are averaged or summed to yield a total score, with higher scores reflecting greater endorsement of dating violence myths. The scale comprises two subscales: Myths Related to Victims/Survivors (Items 1–5) and Myths Related to Perpetrators (Items 6–9).
1

If a person stays in a violent dating relationship, they must enjoy the drama.
2

People who experience violence in dating relationships usually provoke their partner.
3

A person who is subjected to violence in a dating relationship has usually done something to deserve it.
4

If a person really wanted to, they could easily leave an abusive dating relationship.
5

Victims of dating violence often exaggerate the severity of the abuse.
6

Perpetrators of dating violence only become violent when they lose control due to intense anger or jealousy.
7

Most people who commit dating violence do so because they were provoked by their partner.
8

Alcohol or drug use is the primary reason why people perpetrate violence against their dating partners.
9

People who are violent toward their dating partners usually act out of love and care, not malice.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (DaVi-M). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=dating-violence-myths-scale-davi-m
Looti, Mohammed. “Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (DaVi-M).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=dating-violence-myths-scale-davi-m.
Looti, Mohammed. “Échelle des mythes sur la violence dans les relations amoureuses (DaVi-M).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=dating-violence-myths-scale-davi-m.