1. Résumé / Abstract
L’échelle des Croyances relatives à l’agression et aux alternatives (Beliefs About Aggression and Alternatives, BAAA) est un instrument d’évaluation psychométrique autorapporté conçu pour mesurer les représentations cognitives, les attitudes normatives et l’adhésion des adolescents à l’égard de l’utilisation de la violence par rapport aux stratégies de résolution pacifique de conflits. Développée initialement par Albert D. Farrell et ses collaborateurs dans le cadre des travaux d’évaluation du programme d’intervention scolaire Responding in Peaceful and Positive Ways (RIPP), puis intégrée dans la vaste enquête de cohorte du Multisite Violence Prevention Project (MVPP) sous l’égide des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), cette échelle comprend 12 items ciblés.
L’instrument s’adresse principalement aux élèves de l’enseignement secondaire inférieur (élèves de middle school, de la 6e à la 8e année aux États-Unis, équivalant aux élèves âgés de 11 à 14 ans). Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert à 4 points (1 = Fortement en désaccord à 4 = Fortement d’accord). L’architecture factorielle distingue deux dimensions fondamentales : les Croyances soutenant l’agression (Beliefs about Aggression), mesurant l’acceptabilité perçue de l’agression physique, instrumentale et réactive, et le Recours aux stratégies non violentes (Use of Nonviolent Strategies / Personal Beliefs about Alternatives), évaluant l’inclination à la négociation, la médiation par les pairs et l’évitement actif de l’escalade conflictuelle.
Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,83 pour la sous-échelle d’agression et entre 0,65 et 0,78 pour celle des alternatives non violentes selon les échantillons étudiés. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la validité de construit de cette modélisation bidimensionnelle, tandis que la validité prédictive a été solidement documentée en démontrant que des scores élevés de croyances favorables à l’agression prédisent significativement les comportements violents ultérieurs, les suspensions scolaires et les sanctions disciplinaires chez les jeunes scolarisés.
2. Mots-clés / Keywords
Croyances normatives, agression chez les adolescents, résolution non violente de conflits, psychométrie, évaluation scolaire, violence juvénile, modèle de traitement de l’information sociale, échelle Likert, prévention de la violence, climat scolaire, cognition sociale, psychologie du développement.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et formalisée par des chercheurs de premier plan dans le domaine de la psychologie clinique de l’enfant et de la prévention de la violence juvénile, en collaboration avec des organismes de santé publique fédéraux :
- Albert D. Farrell, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Virginia Commonwealth University (VCU), Richmond, Virginie, États-Unis. Il a dirigé le Clark-Hill Institute for Positive Youth Development et s’est spécialisé dans la modélisation longitudinale des comportements à risque, le développement d’outils d’évaluation et l’efficacité des programmes de prévention en milieu urbain. (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Aleta L. Meyer, Ph.D. : Chercheuse associée au département de psychologie de la Virginia Commonwealth University lors de l’élaboration de l’outil, ultérieurement responsable de programmes de recherche au sein de l’Administration for Children and Families (ACF) et du National Institute on Drug Abuse (NIDA).
- Krista S. White, M.S. : Chercheuse et statisticienne associée aux projets d’évaluation clinique et de santé communautaire à la Virginia Commonwealth University.
- Multisite Violence Prevention Project (MVPP) : Consortium national de recherche multicentrique soutenu par le National Center for Injury Prevention and Control des Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Atlanta, Géorgie). Le consortium rassemble des équipes de recherche de Duke University, de l’University of Georgia, de l’University of Illinois at Chicago et de la Virginia Commonwealth University.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle des Croyances relatives à l’agression et aux alternatives est de quantifier avec précision les structures cognitives individuelles qui régissent la prise de décision comportementale lors de situations interpersonnelles conflictuelles chez les préadolescents et adolescents. La recherche fondamentale en psychopathologie développementale a mis en évidence que les comportements agressifs manifestes ne constituent pas des actes purement aléatoires ou émotionnellement impulsifs ; ils sont largement médiés et légitimés par des croyances cognitives sous-jacentes relatives à la légitimité, à l’efficacité et à l’inéluctabilité perçue de l’agression.
Dans le domaine de la recherche scientifique, l’outil a été développé pour :
- Examiner les déterminants cognitifs des comportements violents dans des environnements urbains à risque élevé, où les jeunes sont fréquemment confrontés à des normes sous-culturelles de défense de la réputation par la force physique.
- Comprendre le rôle médiateur des cognitions normatives dans la relation entre l’exposition à la violence communautaire ou intrafamiliale et la perpétration d’actes d’agression chez les jeunes.
- Fournir un instrument standardisé, court et robuste, facilement administrable dans des contextes scolaires collectifs de grande envergure (enquêtes de cohorte épidémiologiques).
Dans le domaine des applications cliniques et préventives, la BAAA joue un rôle primordial dans l’évaluation de l’efficacité des interventions scolaires universelles ou ciblées, telles que le programme Responding in Peaceful and Positive Ways (RIPP). Les programmes d’apprentissage socio-émotionnel visent explicitement à modifier les croyances des élèves : diminuer l’approbation normative de la bagarre et valoriser les compétences de désescalade, la communication assertive, la négociation et la médiation par les pairs. L’échelle permet ainsi de mesurer le changement cognitif pré- et post-intervention, servant d’indicateur direct des mécanismes de changement thérapeutique avant même que des modifications durables des comportements observables ou des registres disciplinaires ne soient pleinement consolidées.
La justification théorique de l’outil repose sur le postulat qu’une intervention ne peut produire un désengagement pérenne de la violence sans une restructuration cognitive conjointe : les jeunes doivent non seulement désapprouver l’agression, mais également percevoir que des alternatives pacifiques sont concrètement applicables, efficaces et socialement acceptables au sein de leur groupe de pairs.
5. Construit psychologique / Construct
L’échelle opérationnalise deux dimensions cognitives interdépendantes mais distinctes, reflétant l’équilibre cognitif de l’adolescent lorsqu’il est confronté à une provocation ou à un différend interpersonnel :
1. Croyances soutenant l’agression (Beliefs about Aggression)
Cette dimension évalue le degré auquel un adolescent considère la violence physique et la coercition comme des réponses normales, acceptables, voire nécessaires aux provocations. Elle capture plusieurs facettes spécifiques du schéma agressif :
- L’agression instrumentale : L’utilisation délibérée de la force physique comme moyen d’obtenir ce que l’on veut ou d’exercer un contrôle sur autrui (ex. Item 3 : « It’s O.K. for me to hit someone to get them to do what I want »). L’agression y est perçue comme un outil d’influence sociale fonctionnel.
- La légitimation rétributive et la vengeance : La conviction qu’un affront ou une faute d’autrui mérite une punition physique directe (ex. Item 10 : « If people do something to make me really mad, they deserve to be beaten up »).
- L’inéluctabilité perçue de la violence : La croyance dichotomique selon laquelle il n’existe aucune autre option face à un conflit que de se battre, ou la préemption par l’attaque (ex. Item 4 : « Sometimes a person doesn’t have any choice but to fight » et Item 11 : « Sometimes I have only two choices: get punched or punch the other kid first »).
- La préservation de l’honneur et de la réputation : La peur de l’opprobre social ou de l’étiquette de lâcheté en cas de repli (ex. Item 6 : « If I back down from a fight, everyone will think I’m a coward »).
- La justification par la perte de contrôle émotionnel : L’acceptation du recours à la force lorsque la colère devient intolérable (ex. Item 12 : « If I get crazy with anger, it’s O.K. to hit someone »).
2. Recours aux stratégies non violentes / Croyances relatives aux alternatives (Use of Nonviolent Strategies / Personal Beliefs about Alternatives)
Cette sous-échelle mesure l’approbation cognitive et l’inclination comportementale autorapportée en faveur de modes pacifiques de résolution des différends. Elle comprend les composantes suivantes :
- La résolution verbale des problèmes : La valorisation de la communication directe et de la discussion pour résoudre un conflit plutôt que la confrontation physique (ex. Item 8 : « I try to talk out a problem instead of fighting »).
- La reconnaissance de la supériorité des solutions pacifiques : L’adhésion au principe général selon lequel il existe des alternatives plus constructives que la bagarre (ex. Item 7 : « There are better ways to solve problems than fighting »).
- L’intervention prosociale et le rôle de tiers médiateur : La propension active à intervenir pour séparer des pairs ou interrompre une rixe, même au risque de paraître marginal ou non conformiste (ex. Item 2 : « Even if other kids would think I’m weird, I would try to stop a fight » et Item 5 : « When my friends fight, I try to get them to stop »).
- L’évitement stratégique ou le désengagement : La capacité d’ignorer une provocation ou de s’éloigner d’un individu en colère pour prévenir l’escalade (ex. Item 1 : « If I’m mad at someone, I just ignore them »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’instrument s’enracine rigoureusement dans deux modèles majeurs de la psychologie cognitive et développementale contemporaine : le modèle de traitement de l’information sociale et la théorie de l’apprentissage social cognitif.
Le modèle de traitement de l’information sociale (Social Information Processing – SIP)
Formulé initialement par Kenneth A. Dodge et enrichi par Crick et Dodge (1994), le modèle SIP postule que le comportement social chez l’enfant découle d’une séquence de traitement cognitif en six étapes :
- Encodage des indices internes et externes ;
- Interprétation des indices (notamment l’attribution d’intentions malveillantes ou hostiles) ;
- Clarification des objectifs ou des buts sociaux (ex. préserver une relation versus dominer l’autre) ;
- Génération de réponses comportementales potentielles ;
- Décision de réponse (évaluation des conséquences, attente d’auto-efficacité, et adéquation avec les règles morales personnelles) ;
- Exécution comportementale.
L’échelle BAAA se situe précisément au niveau de la cinquième étape (évaluation et décision de réponse). Les croyances évaluées par l’outil agissent comme des filtres normatifs internes qui régissent l’évaluation de la réponse. Si un adolescent possède des croyances fermes selon lesquelles frapper autrui est une réponse légitime et que céder est perçu comme une lâcheté intolérable, la réponse agressive sera sélectionnée et mise en acte, nonobstant la dangerosité objective de la situation.
La théorie des croyances normatives sur l’agression (Huesmann & Guerra)
Les travaux de L. Rowell Huesmann et Nancy G. Guerra (1997) sur les croyances normatives constituent le second pilier théorique fondamental. Selon ces auteurs, les croyances normatives sont des cognitions intériorisées concernant l’acceptabilité ou l’inacceptabilité sociale et morale d’un comportement spécifique. Ces croyances servent de guides directeurs stockés dans la mémoire à long terme sous forme de schémas (scripts comportementaux). Une fois établies et renforcées par l’environnement social durant l’enfance, ces croyances normatives régulent le comportement en dictant ce qui est considéré comme « approprié ». L’échelle de Farrell et al. mesure directement ces schémas normatifs appliqués aux contextes scolaires et entre pairs.
La théorie sociale cognitive et la désengagement moral (Albert Bandura)
La théorie sociale cognitive d’Albert Bandura (1986, 1999) fournit un cadre explicatif complémentaire, particulièrement à travers les mécanismes d’auto-efficacité et d’exonération morale (moral disengagement). Les items de l’échelle captent des formes typiques de justification morale (ex. affirmer que l’autre mérite d’être battu pour rejeter le blâme sur la victime) et de rationalisation d’impuissance cognitive (ex. prétendre qu’il n’y avait « aucun autre choix »). À l’inverse, les croyances alternatives reflètent le sentiment d’efficacité personnelle à résoudre un conflit sans violence.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans de vastes échantillons démographiquement diversifiés, totalisant plusieurs milliers d’élèves du secondaire inférieur dans le cadre des études de Farrell et collègues (2001, 2003) et du Multisite Violence Prevention Project (2004, 2008).
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la séparation distincte des deux composantes lors d’analyses factorielles confirmatoires. Les scores se différencient clairement selon le genre et les contextes de victimisation : conformément aux prédictions théoriques, les garçons obtiennent systématiquement des scores plus élevés que les filles sur la sous-échelle de croyances en faveur de l’agression, tandis que les filles obtiennent des scores significativement plus élevés sur la sous-échelle des stratégies non violentes.
Validité convergente
L’échelle présente des corrélations modérées à fortes avec des mesures validées évaluant des concepts théoriquement apparentés :
- Des corrélations positives significatives ($r$ allant de 0,35 à 0,52, $p < 0,001$) ont été observées entre la sous-échelle des Croyances soutenant l’agression et les mesures d’hostilité générale, de trait de colère, d’attribution d’intention hostile et d’association avec des pairs délinquants.
- La sous-échelle du Recours aux stratégies non violentes corrèle positivement avec l’empathie dispositionnelle ($r \approx 0,30$ à $0,45$), les compétences prosociales évaluées par les enseignants et l’adhésion au climat scolaire positif.
Validité prédictive et critériée
Les études longitudinales ont démontré la puissance prédictive de l’instrument sur les comportements réels des élèves :
- Un score initial élevé sur les Croyances soutenant l’agression prédit de manière prospective, sur des périodes de 6 à 24 mois, une augmentation significative de la fréquence des bagarres auto-rapportées, des agressions physiques avec blessures, des actes de délinquance mineure et des signalements pour fautes disciplinaires graves dans les registres scolaires.
- Les réductions de scores à la BAAA observées à la suite du programme RIPP ont servi de médiateur statistique démontrant que la baisse des sanctions disciplinaires violentes était attribuable à la modification de ces croyances normatives (Farrell, Meyer, & White, 2001).
Validité discriminante
L’échelle démontre une indépendance satisfaisante vis-à-vis de l’intelligence cognitive générale (QI estimé) et du niveau de performance académique, confirmant qu’elle évalue des représentations sociocognitives et socio-émotionnelles spécifiques plutôt qu’un facteur général d’habileté intellectuelle.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été vérifiée à travers différentes dimensions psychométriques, notamment la consistance interne et la stabilité temporelle :
Consistance interne
- Sous-échelle Croyances soutenant l’agression : Les coefficients alpha de Cronbach rapportés dans les études fondatrices (Farrell et al., 2001 ; MVPP, 2004) se situent de façon constante entre $\alpha = 0,74$ et $\alpha = 0,83$ auprès d’adolescents scolarisés en milieu urbain et semi-urbain. Ces indices attestent d’une bonne homogénéité des items constituant cette dimension.
- Sous-échelle Recours aux stratégies non violentes : La consistance interne est généralement acceptable pour une sous-échelle brève de 5 items, avec des coefficients alpha se situant entre $\alpha = 0,65$ et $\alpha = 0,78$. Bien que légèrement plus modeste que la première dimension, cette valeur demeure conforme aux standards psychométriques acceptés pour les échelles courtes d’attitude administrées en milieu scolaire.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle sur des intervalles courts (2 à 4 semaines en condition contrôle, hors intervention) révèle des corrélations test-retest satisfaisantes, de l’ordre de $r = 0,68$ à $0,75$, confirmant que l’outil capte des croyances normatives relativement stables mais néanmoins malléables et sensibles aux interventions éducatives et préventives ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle a fait l’objet d’investigations statistiques approfondies par analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmatoire (AFC).
Analyses exploratoires (AFE)
Dans les cohortes initiales de développement (Farrell et al., 2001), l’analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin) a systématiquement extrait deux facteurs principaux ayant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,5, expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 (Agression) : Saturé fortement par les items 3, 4, 6, 10, 11 et 12, avec des saturations factorielles (factor loadings) variant de 0,55 à 0,78. L’item 9 (« I feel big and tough when I push someone around ») a parfois été inclus comme indicateur expérimental ou rattaché à ce facteur selon les itérations, bien que les scores standardisés MVPP se focalisent sur la structure à 6 items.
- Facteur 2 (Stratégies non violentes / Alternatives) : Saturé par les items 1, 2, 5, 7 et 8, avec des saturations factorielles s’échelonnant entre 0,48 et 0,72.
Analyses confirmatoires (AFC) et adéquation du modèle
Les modélisations par équations structurelles menées par le consortium du Multisite Violence Prevention Project (2004) ont comparé un modèle unifactoriel global à un modèle bifactoriel corrélé. Les indices d’ajustement ont clairement favorisé la solution à deux facteurs corrélés :
- Le rapport Chi-carré / degrés de liberté ($\chi^2/df$) est généralement inférieur à 3,0.
- L’indice de comparaison de Bentler (CFI – Comparative Fit Index) dépasse 0,93.
- L’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se situe sous le seuil critique de 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,045 ; 0,062]), confirmant l’excellente adéquation des données empiriques à la structure théorique postulée.
La corrélation inter-facteurs entre les deux dimensions est négative et modérée (typiquement $r = -0,38$ à $-0,48$), démontrant que bien qu’opposées sur le plan fonctionnel, l’approbation de la violence et l’adhésion aux alternatives ne sont pas de simples reflets inversés parfaits, justifiant leur calcul sous forme de deux sous-échelles séparées.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire autorapporté sur papier ou support informatisé (auto-évaluation).
- Population cible : Élèves du collège / enseignement secondaire inférieur (classes de 6e, 5e, 4e ; équivalent 6th–8th grade aux États-Unis, 11–14 ans).
- Nombre total d’items : 12 énoncés concis rédigés dans un langage accessible adapté aux préadolescents.
- Format des réponses : Échelle de Likert en 4 points :
• 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
• 2 = Disagree (En désaccord)
• 3 = Agree (D’accord)
• 4 = Strongly agree (Fortement d’accord) - Architecture des sous-échelles :
- Beliefs about Aggression (Croyances soutenant l’agression) : Items 3, 4, 6, 10, 11 et 12 (avec l’item 9 parfois exploré).
- Use of Nonviolent Strategies / Personal Beliefs about Alternatives (Stratégies non violentes / Alternatives) : Items 1, 2, 5, 7 et 8.
- Procédure de calcul et cotation :
- Dans le protocole standardisé du CDC / MVPP (2004), les points attribués correspondent aux valeurs de l’enquête (1 à 4).
- Pour chaque sous-échelle, les scores des items constitutifs sont sommés, puis divisés par le nombre total d’items de la sous-échelle considérée afin d’obtenir un score moyen d’échelle variant de 1,0 à 4,0.
- Interprétation : Un score moyen élevé sur la sous-échelle Beliefs about Aggression indique une adhésion accrue aux croyances légitimant l’agression. Un score moyen élevé sur la sous-échelle Use of Nonviolent Strategies reflète un fort soutien et un engagement manifeste en faveur des stratégies pacifiques de résolution de conflit.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2001 (publication initiale par Farrell, Meyer & White) ; formalisation et standardisation de cohorte en 2004 par le Multisite Violence Prevention Project.
- Statut des droits et accessibilité : Domaine public / Utilisation libre pour la recherche. Développé avec le concours de subventions publiques accordées par le gouvernement fédéral américain par l’intermédiaire des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
- Coût : Entièrement gratuit (0 $). Aucun frais d’utilisation ni redevance commerciale ne sont requis.
- Disponibilité de l’instrument : L’outil et son manuel de cotation sont intégralement publiés dans le compendium officiel du CDC : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (pages 29-30), accessible librement via les archives de santé publique et la base de données ERIC (ED486261).
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont libres de reproduire et d’administrer l’échelle pour des travaux scientifiques, cliniques ou éducatifs sans but lucratif, sous réserve de citer adéquatement les auteurs princeps et le rapport du CDC / MVPP.
12. Références / References
Les publications fondatrices et validations psychométriques de référence sont présentées ci-dessous en style APA (7e édition) :
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1999). Moral disengagement in the perpetration of inhumanities. Personality and Social Psychology Review, 3(3), 193-209. https://doi.org/10.1207/s15327957pspr0303_3
- Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74-101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed.). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED486261.pdf
- Farrell, A. D., Meyer, A. L., & White, K. S. (2001). Evaluation of Responding in Peaceful and Positive Ways (RIPP): A school-based prevention program for reducing violence among urban adolescents. Journal of Clinical Child Psychology, 30(4), 451-463. https://doi.org/10.1207/S15374424JCCP3004_03
- Farrell, A. D., Meyer, A. L., Sullivan, T. N., & Kung, E. M. (2003). Evaluation of the Responding in Peaceful and Positive Ways (RIPP) seventh-grade violence prevention curriculum. Journal of Emotional and Behavioral Disorders, 11(4), 216-224. https://doi.org/10.1177/10634266030110040301
- Huesmann, L. R., & Guerra, N. G. (1997). Children’s normative beliefs about aggression and aggressive behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 72(2), 408-419. https://doi.org/10.1037/0022-3514.72.2.408
- Multisite Violence Prevention Project. (2004). Description of measures: Cohort-wide student survey. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control.
- Multisite Violence Prevention Project. (2008). The Multisite Violence Prevention Project: Impact of a universal school-based violence prevention program on social-cognitive outcomes. Prevention Science, 9(4), 231-244. https://doi.org/10.1007/s11121-008-0100-3
- Orpinas, P. (2009). Latino Families and Youth: A Compendium of Assessment Tools. Pan American Health Organization. http://www.paho.org/hq/