1. Résumé / Abstract
Le Clinical Outcomes in Routine Evaluation 10 (CORE-10) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation abrégé, composé de 10 items, conçu pour quantifier la détresse psychologique globale chez les adultes consultant en soins primaires et en services de santé mentale. Dérivé de la mesure standard à 34 items CORE-OM (Clinical Outcomes in Routine Evaluation – Outcome Measure), le CORE-10 a été développé par Michael Barkham et ses collaborateurs afin d’offrir une solution de mesure de routine rapide, valide et peu contraignante, particulièrement adaptée au suivi séance par séance (Routine Outcome Monitoring ou ROM).
L’instrument explore les manifestations symptomatiques vécues au cours de la semaine écoulée à travers une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points (allant de 0 = « Pas du tout » à 4 = « La plupart ou tout le temps »). Les domaines couverts intègrent l’anxiété, la dépression, le sentiment d’isolement social, les capacités d’adaptation (coping), les difficultés de sommeil, les intrusions traumatiques et le risque suicidaire explicite. Les items 2 et 3, formulés positivement, font l’objet d’une cotation inversée. Le score global oscille entre 0 et 40 points, un score égal ou supérieur à 11 marquant le seuil d’une détresse cliniquement significative.
Sur le plan des propriétés métrologiques, le CORE-10 affiche une excellente consistance interne, attestée par un coefficient alpha de Cronbach d’environ 0,90 dans les cohortes cliniques et non cliniques. Sa sensibilité clinique atteint 0,92 et sa spécificité s’établit à 0,72 pour la détection des épisodes dépressifs majeurs à un seuil critique de 13. L’outil démontre une très forte corrélation avec sa version mère CORE-OM (r > 0,90) ainsi qu’avec d’autres mesures de référence telles que le PHQ-9 et le GAD-7, confirmant sa validité convergente et sa robustesse pour l’évaluation de l’efficacité thérapeutique en recherche translationnelle.
2. Mots-clés / Keywords
CORE-10, Clinical Outcomes in Routine Evaluation, détresse psychologique, psychométrie, évaluation des résultats cliniques, Routine Outcome Monitoring, suivi thérapeutique, anxiété, dépression, risque suicidaire, validité psychométrique, consistance interne, psychothérapie, soins de santé primaires, fidélité test-retest.
3. Auteurs / Authors
Le CORE-10 a été conçu et validé par une équipe de chercheurs et cliniciens britanniques spécialisés en psychométrie appliquée aux thérapies psychologiques, rattachés au consortium CORE System Trust :
- Michael Barkham : Professeur de psychologie clinique, Department of Psychology, Centre for Psychological Services Research, University of Sheffield, Royaume-Uni. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Brigitte J. Bewick : Professeure agrégée en santé psychologique et méthodologie, School of Medicine, University of Leeds, Royaume-Uni.
- Tracy Mullin : Chercheuse et statisticienne clinique, Psychological Therapies Research Centre, University of Leeds, Royaume-Uni.
- Simon Gilbody : Professeur de psychiatrie et de services de santé, Department of Health Sciences and Hull York Medical School, University of York, Royaume-Uni.
- Janice Connell : Ingénieure de recherche en santé publique, School of Health and Related Research (ScHARR), University of Sheffield, Royaume-Uni.
- Jane Cahill : Chercheuse en psychothérapie, CORE System Trust et University of Leeds, Royaume-Uni.
- Chris Evans : Psychiatre psychothérapeute, codéveloppeur du système CORE original, Visiting Professor, Department of Psychology, University of Roehampton, Royaume-Uni.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du CORE-10 est de fournir un instrument standardisé ultra-bref capable d’évaluer la détresse psychologique globale de manière continue, valide et ergonomique au sein des structures de santé mentale, de médecine générale et des centres d’écoute universitaires. Dans le contexte moderne des soins psychologiques, les cliniciens se heurtent fréquemment au dilemme de la charge d’évaluation : administrer des batteries complètes de tests (comme le CORE-OM à 34 items, le SCL-90-R ou le MMPI) s’avère chronophage, épuisant pour le patient et peu compatible avec les impératifs des consultations brèves en soins primaires.
Le CORE-10 a été spécifiquement calibré pour répondre à deux impératifs majeurs :
- Le dépistage initial (Screening) : Permettre aux professionnels de première ligne d’identifier rapidement les individus présentant une souffrance psychologique requérant une intervention spécialisée ou une prise en charge urgente, grâce à un score seuil normalisé (seuil clinique fixé à 11).
- Le suivi des trajectoires de soins (Routine Outcome Monitoring – ROM) : Permettre une passation répétée, idéalement séance par séance ou à intervalles réguliers, afin de tracer l’évolution longitudinale des symptômes, d’évaluer le changement cliniquement significatif (Clinically Significant Change) et de prévenir les risques d’alliance thérapeutique compromise ou de détérioration de l’état du patient.
Sur le plan de la sécurité clinique, le CORE-10 inclut délibérément un item d’alerte spécifique au risque suicidaire (item 6 : « I made plans to end my life »). Cet item fonctionne comme un mécanisme de sécurité immédiat (red flag), imposant une évaluation approfondie du passage à l’acte indépendamment du score global obtenu.
En recherche translationnelle et en évaluation médico-économique, le CORE-10 sert d’étalon pour analyser l’efficience des interventions psychologiques (ex. thérapies cognitivo-comportementales, thérapies interpersonnelles, conseils de soutien), agréger des données à grande échelle au niveau des cohortes nationales et harmoniser les critères d’évaluation des services publics de santé, à l’image du programme britannique NHS Talking Therapies (anciennement IAPT).
5. Construit psychologique / Construct
Le CORE-10 opérationnalise un construit théorique unifié : la détresse psychologique générale. Contrairement aux outils nosographiques strictement catégoriels conçus selon les critères du DSM-5 (tels que le PHQ-9 pour le trouble dépressif majeur ou le GAD-7 pour le trouble panique et l’anxiété généralisée), le CORE-10 postule que la souffrance psychique courante se manifeste par un agrégat de perturbations affectives, physiologiques, relationnelles et cognitives interdépendantes.
Ce méta-construit de détresse est échantillonné à travers cinq facettes cliniques représentatives :
1. L’affectivité négative et les symptômes anxio-dépressifs
Cette dimension capture le pôle internalisé de la détresse émotionnelle. Elle comprend :
- L’anxiété généralisée et la tension motrice (Item 1 : « I have felt tense, anxious or nervous »), reflétant l’hyperactivation neurovégétative et l’inquiétude diffuse.
- L’anxiété paroxystique (Item 5 : « I have felt panic or terror »), évaluant l’émergence brutale de terreur et de symptômes paniques aigus.
- L’humeur dépressive (Item 9 : « I have felt unhappy »), qui mesure l’affect dysphorique de base.
- Le désespoir existentiel (Item 8 : « I have felt despairing or hopeless »), marqueur cognitif cardinal de la dépression sévère théorisé par le modèle de désespoir de Beck.
2. Les ressources adaptatives et le bien-être subjectif (Items inversés)
Pour éviter les biais de réponse d’acquiescement et évaluer les capacités de régulation de l’individu, deux items positifs évaluent la présence de facteurs protecteurs :
- Le soutien social perçu (Item 2 : « I have felt I have someone to turn to for support when needed »), mesurant l’accessibilité psychologique perçue d’un étayage relationnel.
- L’auto-efficacité et le coping (Item 3 : « I have felt able to cope when things go wrong »), quantifiant la résilience cognitive face à l’adversité.
3. Le dysfonctionnement interpersonnel et social
La détresse se traduit fréquemment par un retrait relationnel et une perte de la synchronie sociale. L’item 4 (« Talking to people has felt too much for me ») évalue l’épuisement social, l’évitement relationnel et la surcharge sensorielle ressentie lors des interactions quotidiennes.
4. Les manifestations somatiques et post-traumatiques
La somatisation et les séquelles de stress aigu sont représentées par deux indicateurs physiques et cognitifs majeurs :
- Les troubles de l’initiation et du maintien du sommeil (Item 7 : « I have had difficulty getting to sleep or staying asleep »), altération biologique centrale des états de détresse.
- L’intrusion mnésique involontaire (Item 10 : « Unwanted images or memories have been distressing me »), capturant les phénomènes de réminiscences intrusives et d’hyper-réactivité post-traumatique.
5. Le risque d’atteinte à l’intégrité de la personne
L’item 6 (« I made plans to end my life ») sonde directement l’élaboration de scénarios suicidaires actifs, dimension indispensable à toute prise de décision éthique et clinique en santé mentale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le CORE-10 s’ancre à la croisée de trois cadres théoriques majeurs de la psychologie clinique et de la psychométrie contemporaine :
1. Le modèle des données probantes fondées sur la pratique (Practice-Based Evidence – PBE)
Historiquement, l’Evidence-Based Practice (EBP) a privilégié les essais contrôlés randomisés (ECR) conduits dans des environnements universitaires hautement contrôlés. Barkham et ses collègues (2013) ont développé le modèle complémentaire de la Practice-Based Evidence. Ce paradigme soutient que les données issues des contextes cliniques réels (« le monde réel » des cabinets, dispensaires et hôpitaux) sont indispensables pour comprendre la validité écologique des psychothérapies. Le CORE-10 a été conçu comme l’instrument par excellence de ce modèle : il opérationnalise un système de mesure standardisé capable d’alimenter des bases de données massives sans altérer la dynamique du soin.
2. Le modèle des phases de la psychothérapie et la théorie dose-effet
Le modèle des phases proposé par Howard, Lueger, Maling et Martinovich (1996) postule que le rétablissement psychologique suit une séquence ordonnée en trois étapes :
- La remoralisation (Remoralization) : Restauration de l’espoir et atténuation du sentiment de détresse diffuse, survenant généralement au cours des premières séances.
- La remédiation (Remediation) : Réduction ciblée des symptômes cliniques et des plaintes spécifiques (anxiété, insomnie, dépression).
- La réhabilitation (Rehabilitation) : Rétablissement du fonctionnement interpersonnel, de la qualité de vie et des capacités d’adaptation à long terme.
Le CORE-10 capte simultanément ces trois strates : l’espoir/désespoir (items 8, 9), la symptomatologie aiguë (items 1, 5, 7, 10) et la réhabilitation fonctionnelle/relationnelle (items 2, 3, 4). Il permet ainsi de suivre la progression du patient à travers chacune de ces phases fondamentales.
3. L’hypothèse de la dimensionnalité générale de la psychopathologie (Facteur p)
Sur le plan psychopathologique structural, le CORE-10 s’aligne sur les travaux récents de Caspi et al. (2014) démontrant l’existence d’un facteur général de psychopathologie (le facteur p), analogue au facteur g de l’intelligence. Selon cette perspective, les frontières diagnostiques entre les troubles affectifs et anxieux sont largement poreuses. Le CORE-10 ne cherche pas à établir un diagnostic nosographique différentiel, mais plutôt à indexer le niveau d’élévation sur ce continuum sous-jacent de détresse psychologique générale.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques du CORE-10 ont fait l’objet de rigoureuses analyses empiriques sur des échantillons cliniques et non cliniques de grande envergure (Barkham et al., 2013) :
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit du CORE-10 repose initialement sur sa très forte concordance avec le questionnaire parent complet, le CORE-OM (34 items). Les coefficients de corrélation de Pearson observés entre le CORE-10 et le CORE-OM oscillent entre r = 0,92 et r = 0,94 dans les cohortes en soins primaires, indiquant que la version à 10 items conserve la quasi-totalité de l’information variance de la mesure originale.
De plus, des corrélations convergentes substantielles ont été établies avec des échelles largement utilisées dans la littérature internationale :
- Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9) : Corrélations comprises entre r = 0,75 et r = 0,82, attestant de sa robustesse pour capter la composante dépressive.
- Generalized Anxiety Disorder-7 (GAD-7) : Corrélations variant de r = 0,71 à r = 0,79, confirmant sa sensibilité aux manifestations de tension et d’anxiété.
- Beck Depression Inventory (BDI-II) : Corrélations convergentes supérieures à 0,78.
Validité discriminante et étalonnage clinique
Le CORE-10 discrimine parfaitement la population générale asymptomatique des patients consultant pour des motifs psychologiques. Dans l’étude de référence de Barkham et al. (2013) et les manuels normatifs du CORE (2007) :
- Population générale (n = 535) : Moyenne (M) = 4,7 ; Écart-type (SD) = 4,8.
- Échantillon clinique en soins primaires (n = 1835) : Moyenne (M) = 19,7 ; Écart-type (SD) = 7,7.
Cette différence de plus de deux écarts-types (taille d’effet de Cohen d > 2,0) met en évidence l’exceptionnel pouvoir de discrimination de l’instrument.
Seuils cliniques et analyse ROC
L’analyse des courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) a permis de déterminer des seuils optimisés :
- Seuil de détresse générale (≥ 11) : Un score total de 11 sépare la population générale de la population clinique avec un équilibre optimal sensibilité/spécificité.
- Seuil de dépression probable (≥ 13) : Un score de 13 ou plus identifie la présence d’un trouble dépressif caractérisé avec une sensibilité de 0,92 et une spécificité de 0,72.
La stratification clinique standardisée est découpée comme suit :
- Score de 0 à 10 : Détresse non clinique / normale.
- Score de 11 à 14 : Détresse psychologique légère.
- Score de 15 à 19 : Détresse psychologique modérée.
- Score de 20 à 24 : Détresse psychologique modérément sévère.
- Score de 25 à 40 : Détresse psychologique sévère.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique du CORE-10 a été démontrée à travers de multiples paramètres d’évaluation de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :
Consistance interne (Cohérence inter-items)
Dans l’échantillon princeps de validation (Barkham et al., 2013), le coefficient alpha de Cronbach du CORE-10 s’est élevé à α = 0,90 pour la cohorte clinique en soins primaires (n = 1835) et à α = 0,82 au sein de l’échantillon tout-venant. Ces niveaux de cohérence dépassent largement le critère conventionnel d’adéquation clinique fixé à 0,80. Le coefficient oméga de McDonald (ω), moins sensible aux variations de charge factorielle, confirme une consistance interne globale oscillant entre 0,89 et 0,91 selon les sous-groupes d’âge et de sexe.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La fidélité test-retest a été mesurée auprès de participants non cliniques à un intervalle d’une à deux semaines, révélant un coefficient de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,75 et 0,84, ce qui démontre une excellente stabilité temporelle en l’absence d’intervention psychothérapeutique active.
Erreur standard de mesure (SEM) et Indice de Changement Fiable (RCI)
L’Erreur Standard de Mesure (Standard Error of Measurement ou SEM) se situe autour de 2,4 points de score. Conformément à la méthodologie de Jacobson et Truax (1991), l’Indice de Changement Fiable (Reliable Change Index – RCI) calculé pour le CORE-10 s’établit à 6 points. Cela implique qu’une variation d’au moins 6 points entre deux passations peut être attribuée à un changement thérapeutique réel avec un intervalle de confiance de 95 %, écartant l’hypothèse d’une simple fluctuation due à l’erreur de mesure aléatoire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La dimensionnalité du CORE-10 a été étudiée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au sein de vastes cohortes cliniques :
Structure unifactorielle vs Modèle bifactoriel
L’analyse factorielle exploratoire (extraction par facteurs principaux et rotation oblique) met systématiquement en évidence un facteur prédominant écrasant expliquant entre 48 % et 54 % de la variance totale des scores, ce qui justifie empiriquement l’utilisation d’un score total unique reflétant la « détresse psychologique générale ».
Cependant, les modélisations en équations structurelles (AFC) ont démontré qu’un modèle à un seul facteur présente parfois un ajustement sous-optimal si l’on ne prend pas en compte un biais méthodologique spécifique : l’effet de formulation des items inversés. Les items 2 et 3 (« someone to turn to for support » et « able to cope ») génèrent un facteur secondaire de méthode lié à leur valence positive.
Indices d’ajustement structurel (Fit Indices)
L’adjonction d’un facteur de méthode pour les deux items positifs ou l’adoption d’un modèle bifactoriel (comprenant un facteur général de détresse G et deux facteurs résiduels : symptômes négatifs directs et capacités positives) procure d’excellents indices d’ajustement :
- Chi-deux normalisé (χ²/df) : < 3,5.
- Comparative Fit Index (CFI) : ≥ 0,96.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : ≥ 0,95.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,048 (IC 90 % [0,041 – 0,056]).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,032.
Saturations factorielles des items (Factor Loadings)
Les saturations factorielles standardisées (λ) sur le facteur général de détresse sont particulièrement homogènes et élevées, s’échelonnant généralement entre 0,55 et 0,82 :
- Item 8 (« felt despairing or hopeless ») : λ ≈ 0,82 (saturation la plus élevée).
- Item 9 (« felt unhappy ») : λ ≈ 0,79.
- Item 1 (« tense, anxious or nervous ») : λ ≈ 0,74.
- Item 5 (« panic or terror ») : λ ≈ 0,71.
- Item 4 (« talking to people too much ») : λ ≈ 0,68.
- Item 7 (« difficulty sleeping ») : λ ≈ 0,63.
- Item 10 (« unwanted images or memories ») : λ ≈ 0,61.
- Item 6 (« plans to end my life ») : λ ≈ 0,58 (saturation modérée mais cruciale pour la validité de contenu).
- Items inversés 2 et 3 : λ ≈ 0,55 à 0,60 sur le facteur général après contrôle de l’effet de méthode.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure CORE-10 se caractérise par des modalités de passation et de cotation standardisées :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation individuel (auto-rapporté), administrable en format papier-crayon, en ligne ou via des applications numériques sécurisées de téléconsultation.
- Format : 10 énoncés concis mesurant l’état subjectif du sujet en référence temporelle explicite aux 7 derniers jours écoulés (« OVER THE LAST WEEK »).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 échelons ordonnés :
0= Not at all (Pas du tout)1= Only occasionally (Seulement occasionnellement)2= Sometimes (Parfois)3= Often (Souvent)4= Most or all the time (La plupart ou tout le temps)- Procédure de cotation et inversion :
- Items directs (8 items) : Items 1, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 cotés directement de 0 à 4.
- Items inversés (2 items) : Items 2 et 3 (« soutien perçu » et « capacité d’adaptation ») sont cotés à rebours : 0 = « Most or all the time », 1 = « Often », 2 = « Sometimes », 3 = « Only occasionally », 4 = « Not at all ».
- Scores dérivés :
- Score Total : Somme arithmétique de l’ensemble des 10 items (étendue possible : de 0 à 40 points).
- Score Moyen (Mean Score) : Score total divisé par 10 (étendue possible : de 0,0 à 4,0 points), facilitant les comparaisons directes avec le CORE-OM à 34 items.
- Gestion des données manquantes : Si 1 item sur 10 est omis, la moyenne des 9 items complétés est calculée et multipliée par 10 pour imputer le score total. Si plus d’un item est manquant, le questionnaire est considéré comme invalide.
- Durée de passation : Environ 1 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Le CORE-10 a été formalisé dans son manuel d’utilisation en 2007 et son article fondateur de validation a été publié en 2013 dans la revue Counselling and Psychotherapy Research.
Concernant le droit d’auteur, les licences et les conditions d’utilisation :
- Licence et gratuité : Le CORE-10 est la propriété intellectuelle du CORE System Trust. Toutefois, conformément à la philosophie de transfert technologique de ses concepteurs, l’instrument est diffusé selon une politique de type copyleft / libre d’accès pour les praticiens individuels et les chercheurs institutionnels à but non lucratif. Il est utilisable gratuitement sans paiement de redevance (royalty-free), sous réserve de ne pas modifier le texte des items, de respecter le format de cotation et de citer adéquatement les auteurs.
- Utilisation commerciale et intégration logicielle : L’intégration du CORE-10 dans des plateformes logicielles commerciales payantes (dossiers patients informatisés propriétaires, systèmes commerciaux de ROM) nécessite une déclaration et, dans certains cas, une convention formelle auprès du CORE System Trust.
- Accès au matériel : Les versions officielles en langue anglaise ainsi que les traductions internationales homologuées sont téléchargeables librement via le portail officiel de l’association CORE System Trust (www.coresystemtrust.org.uk).
12. Références / References
- Barkham, M., Bewick, B., Mullin, T., Gilbody, S., Connell, J., Cahill, J., Evans, C., & Parry, G. (2013). The CORE-10: A short measure of psychological distress for routine use in the psychological therapies. Counselling and Psychotherapy Research, 13(1), 3–13. https://doi.org/10.1080/14733145.2012.729069
- Barkham, M., Margison, F., Leach, C., Lucock, M., Mellor-Clark, J., Evans, C., McGrath, G., Mellor-Clark, J., Audin, K., & Connell, J. (2001). Service profiling and clinical benchmark comparison on the CORE-OM. British Journal of Clinical Psychology, 40(3), 269–286. https://doi.org/10.1348/014466501163752
- Caspi, A., Houts, R. M., Belsky, D. W., Goldman-Mellor, S. J., Harrington, H., Israel, S., Meier, M. H., Ramrakha, S., Shalev, I., Poulton, R., & Moffitt, T. E. (2014). The p factor: One general psychopathology factor in the structure of psychiatric disorders? Clinical Psychological Science, 2(2), 119–137. https://doi.org/10.1177/2167702613497473
- Connell, J., Barkham, M., Stiles, W. B., Twigg, E., Singleton, N., Evans, O., & Miles, J. N. (2007). Distribution of CORE-OM scores in a general population, clinical cut-off points and scores consequent with the CIS-R. British Journal of Psychiatry, 190(1), 69–74. https://doi.org/10.1192/bjp.bp.105.017657
- CORE System Trust. (2007). CORE-10 User Manual: Version 1.0. Mental Health Outcome Monitoring System. https://www.coresystemtrust.org.uk/
- Evans, C., Mellor-Clark, J., Margison, F., Barkham, M., Audin, K., Connell, J., & McGrath, G. (2000). CORE: Clinical Outcomes in Routine Evaluation: The development of the CORE system. Mental Health Review Journal, 5(4), 16–19. https://doi.org/10.1108/13619322200000037
- Howard, K. I., Lueger, R. J., Maling, M. S., & Martinovich, Z. (1996). A phase model of psychotherapy outcome: Empirical support. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 64(5), 1059–1064. https://doi.org/10.1037/0022-006X.64.5.1059
- Jacobson, N. S., & Truax, P. (1991). Clinical significance: A statistical approach to defining meaningful change in psychotherapy research. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 59(1), 12–19. https://doi.org/10.1037/0022-006X.59.1.12
- Twigg, E., Barkham, M., Bewick, B. M., Mulhern, B., Connell, J., & Cooper, M. (2009). The Young Person’s CORE: Development of a brief outcome measure for young people. Counselling and Psychotherapy Research, 9(3), 160–168. https://doi.org/10.1080/14733140902979722
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: This form has 10 statements about how you have been OVER THE LAST WEEK. Please read each statement and think how often you felt that way last week.
Response Scale: 5-point Likert scale: 0 = ‘Not at all’, 1 = ‘Only occasionally’, 2 = ‘Sometimes’, 3 = ‘Often’, 4 = ‘Most or all the time’
* Note on scoring: Items 2 and 3 are positively worded and are reverse-scored (0 = ‘Most or all the time’, 1 = ‘Often’, 2 = ‘Sometimes’, 3 = ‘Only occasionally’, 4 = ‘Not at all’). Item 6 explicitly assesses suicide risk.
- I have felt tense, anxious or nervous
- I have felt I have someone to turn to for support when needed
- I have felt able to cope when things go wrong
- Talking to people has felt too much for me
- I have felt panic or terror
- I made plans to end my life
- I have had difficulty getting to sleep or staying asleep
- I have felt despairing or hopeless
- I have felt unhappy
- Unwanted images or memories have been distressing me