Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique (CCS-Q)

Le Climate Change Skepticism Questionnaire (CCS-Q; de Graaf et al., 2023) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation en 12 items mesurant quatre dimensions du scepticisme climatique : tendance, attribution, impact et réponse.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique (Climate Change Skepticism Questionnaire, CCS-Q ; de Graaf et al., 2023) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation composé de 12 items, conçu pour opérationnaliser et quantifier de manière rigoureuse les croyances, doutes et attitudes qui divergent du consensus scientifique établi concernant le réchauffement planétaire d’origine anthropique. Développé pour pallier les faiblesses conceptuelles et méthodologiques des outils antérieurs — souvent limités à des approches unidimensionnelles ou souffrant d’un manque de validation psychométrique formelle —, le CCS-Q s’appuie sur la méthodologie de validation de construit en trois étapes préconisée par Flake et al. (2017).

L’instrument capture quatre dimensions interdépendantes mais conceptuellement distinctes du scepticisme climatique, théorisées initialement par Rahmstorf (2004) et complétées par Poortinga et al. (2011) : le scepticisme quant à la tendance (trend skepticism), le scepticisme attributionnel (attribution skepticism), le scepticisme quant aux impacts (impact skepticism) et le scepticisme quant aux réponses (response skepticism). Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement en accord »).

Les propriétés psychométriques de l’instrument ont été démontrées au sein d’échantillons diversifiés d’adultes : les analyses factorielles confirmatoires (AFC) valident la structure quadridimensionnelle hypothétisée avec d’excellents indices d’ajustement (CFI = 0,94, NFI = 0,93, SRMR = 0,04), répliqués de manière robuste dans un échantillon indépendant (CFI = 0,92, NFI = 0,90, SRMR = 0,05). La cohérence interne est satisfaisante pour l’ensemble des sous-échelles ainsi que pour le score composite global (coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs ou égaux à 0,70). La fidélité test-retest à une semaine démontre une stabilité temporelle remarquable (tous les coefficients r > 0,78). De plus, l’outil présente une validité convergente et prédictive solide, corrélant négativement avec les intentions comportementales pro-environnementales et l’adhésion aux politiques publiques de décarbonation, tout en étant positivement associé à la réactance psychologique et à la méfiance envers les institutions scientifiques.

2. Mots-clés / Keywords

Scepticisme climatique, changement climatique, psychométrie, scepticisme de tendance, scepticisme attributionnel, scepticisme d’impact, scepticisme d’efficacité, attitudes environnementales, réactance psychologique, validation de construit, analyse factorielle confirmatoire.

3. Auteurs / Authors

Le Climate Change Skepticism Questionnaire (CCS-Q) a été développé et validé par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et environnementale affiliés à l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) :

  • Janna A. de Graaf : Département de psychologie interdisciplinaire des sciences sociales, Université d’Utrecht, Heidelberglaan 1, 3584 CS Utrecht, Pays-Bas. Identifiant ORCID : 0000-0002-6690-9482. Courriel institutionnel : [email protected]
  • F. Marijn Stok : Département de psychologie interdisciplinaire des sciences sociales, Faculté des sciences sociales et comportementales, Université d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas.
  • John B. F. de Wit : Professeur de santé publique et de comportement social, Département de psychologie interdisciplinaire des sciences sociales, Université d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas.
  • Michèlle Bal : Maître de conférences en psychologie sociale, Département de psychologie interdisciplinaire des sciences sociales, Université d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas.

4. Objectif / Purpose

Le Climate Change Skepticism Questionnaire (CCS-Q) répond à un impératif scientifique et sociétal majeur : diagnostiquer, opérationnaliser et décomposer avec une précision métrologique élevée les multiples facettes de la résistance psychologique, de l’incrédulité et du rejet des données scientifiques entourant le changement climatique. Alors que le consensus de la communauté climatologique internationale est unanime quant à la réalité d’un réchauffement planétaire accéléré sous l’effet des activités humaines, une part significative du grand public continue d’exprimer des réserves, allant du doute modéré au déni conspirationniste délibéré.

Historiquement, la recherche en psychologie environnementale a fréquemment souffert de l’utilisation d’outils de mesure ad hoc, unidimensionnels ou dépourvus de rigueur psychométrique formelle. Bon nombre d’études antérieures regroupaient sous une étiquette unique des attitudes hautement hétérogènes : douter de l’existence du phénomène (scepticisme ontologique ou factuel) était souvent confondu avec le doute quant à la capacité des politiques publiques à y remédier (scepticisme d’efficacité ou d’action). Cette confusion méthodologique limitait considérablement la comparabilité des données empiriques et empêchait de comprendre la dynamique spécifique de chaque type de doute.

L’objectif fondamental du CCS-Q est donc double :

  • Sur le plan de la recherche fondamentale : Fournir une échelle multifactorielle standardisée, psychométriquement robuste et concise (12 items), permettant d’étudier les antécédents psychologiques (idéologie politique, valeurs morales, réactance, besoins épistémiques), cognitifs (heuristiques, biais de confirmation) et sociologiques (appartenance groupale, exposition médiatique) propres à chaque sous-type de scepticisme.
  • Sur le plan appliqué et communicationnel : Permettre aux décideurs publics, aux éducateurs et aux médiateurs scientifiques d’évaluer précisément les profils d’attitudes au sein de populations cibles. Une communication efficace nécessite une adaptation fine : réfuter l’inexistence du réchauffement s’avère totalement stérile face à un public qui reconnaît la réalité du réchauffement mais rejette l’efficacité des solutions technologiques ou fiscales (scepticisme de réponse). Le CCS-Q sert ainsi de boussole diagnostique pour concevoir des interventions persuasives segmentées et sur mesure.

En suivant scrupuleusement le cadre méthodologique de validation de construit de Flake et al. (2017) — intégrant la définition substantive, l’évaluation structurelle interne et l’examen des relations externes —, de Graaf et al. (2023) fournissent un outil capable de modéliser le scepticisme non pas comme une anomalie cognitive binaire, mais comme un construit psychologique complexe, multidimensionnel et continu.

5. Construit psychologique / Construct

Le scepticisme à l’égard du changement climatique est défini comme un ensemble de croyances, d’attitudes ou de doutes qui contestent, minimisent ou rejettent les conclusions prévalentes des sciences du climat. L’architecture factorielle du CCS-Q opérationnalise ce construit à travers quatre dimensions fondamentales, découlant de la typologie théorique formulée par Rahmstorf (2004) et affinée empiriquement par Poortinga et al. (2011) et Capstick et Pidgeon (2014) :

1. Le scepticisme quant à la tendance (Trend Skepticism)

Cette dimension renvoie au niveau le plus fondamental du doute : la contestation de la réalité physique même du phénomène. L’individu remet en cause le constat empirique selon lequel les températures moyennes mondiales augmentent ou que le système climatique global subit des modifications structurelles sans précédent. Il se caractérise par des croyances selon lesquelles les observations scientifiques sont erronées, falsifiées, ou que le réchauffement observé relève de fluctuations statistiques mineures et passagères.

Exemple conceptuel : L’incrédulité ou l’incertitude quant à la réalité factuelle du réchauffement planétaire (illustré par l’item 11 : « I am uncertain that global warming is actually occurring »).

2. Le scepticisme attributionnel (Attribution Skepticism)

Les individus adhérant à cette dimension peuvent concéder que le climat se modifie, mais rejettent fermement la responsabilité des activités humaines (émissions de gaz à effet de serre d’origine fossile, déforestation, industrialisation) dans ce processus. Le changement climatique est alors interprété exclusivement comme une variation cyclique naturelle de la Terre, analogue aux périodes glaciaires et interglaciaires passées, exonérant ainsi les comportements anthropiques de tout rôle causal déterminant.

Exemple conceptuel : La conviction que l’évolution climatique relève uniquement de cycles géophysiques ou solaires naturels (illustré par l’item 2 : « The climate change we are observing is just a natural process », ou l’item 6 inversé : « Mankind is largely responsible for global warming »).

3. Le scepticisme quant aux impacts (Impact Skepticism)

Cette composante implique l’acceptation de la réalité du réchauffement et éventuellement de son origine anthropique, tout en minimisant, banalisant ou niant la gravité de ses conséquences environnementales, écologiques et sociétales. Les individus manifestant un scepticisme d’impact considèrent que les prévisions du GIEC (IPCC) sont alarmistes, hyperboliques ou que les sociétés humaines et les écosystèmes s’adapteront sans difficulté majeure.

Exemple conceptuel : La perception que les menaces écologiques sont grandement exagérées par les médias ou les écologistes (illustré par l’item 5 : « I believe that most of the concerns about environmental problems have been exaggerated », ou l’item 3 inversé : « I think climate change is a serious problem »).

4. Le scepticisme quant aux réponses (Response Skepticism)

Parfois désigné sous le terme de scepticisme d’efficacité ou d’impuissance politique, cette facette concerne le doute profond quant à la faisabilité, la pertinence, l’utilité ou l’efficacité des mesures d’atténuation et d’adaptation. L’individu considère que les efforts collectifs ou individuels sont vains, dérisoires face à l’ampleur du problème, ou que le coût économique et social des politiques de transition écologique dépasse largement les bénéfices escomptés.

Exemple conceptuel : Le sentiment de fatalisme ou l’inutilité perçue des actions d’atténuation (illustré par l’item 4 : « There is not much we can do that will help solve environmental problems », et l’item 8 : « It is a waste of work to solve environmental problems »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du CCS-Q s’enracine au confluent de la psychologie sociale, de la psychologie cognitive et des sciences de la communication environnementale. Plusieurs cadres théoriques majeurs éclairent les processus sous-jacents aux quatre dimensions mesurées par l’échelle :

La taxonomie de Rahmstorf et le modèle multidimensionnel du scepticisme

La distinction structurante introduite par l’océanographe et climatologue Stefan Rahmstorf (2004) a constitué le premier point d’ancrage formel : il a classifié les doutes climatiques en scepticisme de tendance, d’attribution et d’impact. Des psychologues sociaux, notamment Poortinga, Spence, Whitmarsh, Capstick et Pidgeon (2011), ont ultérieurement étendu ce paradigme en démontrant que le rejet des politiques d’atténuation et la croyance en l’inutilité de l’action collective constituaient une entité psychologique autonome, menant à l’intégration du « scepticisme de réponse ». Le CCS-Q s’inscrit directement dans cette filiation en opérationnalisant ces quatre piliers de manière équilibrée.

La théorie de la cognition motivée et du raisonnement motivé

Selon la théorie de la cognition motivée (Kunda, 1990), les individus ne traitent pas l’information factuelle de manière purement bayésienne ou rationnelle ; ils orientent plutôt le traitement des données pour préserver leurs croyances antérieures, leur identité sociale ou leurs intérêts matériels. Le scepticisme climatique opère comme une stratégie de régulation émotionnelle et identitaire visant à réduire la dissonance cognitive induite par le décalage entre des modes de vie fortement émetteurs de carbone et la prise de conscience des périls environnementaux.

La théorie de la justification du système (System Justification Theory)

Formulée par John Jost et ses collaborateurs, cette théorie postule que les individus éprouvent un besoin fondamental de défendre, légitimer et préserver les arrangements socio-économiques préexistants (le statu quo capitaliste et industriel). Reconnaître la gravité et l’origine humaine du dérèglement climatique impose de remettre en question les piliers du modèle productiviste dominant. Ainsi, le scepticisme d’impact et d’attribution agit comme un mécanisme de défense psychologique protégeant la légitimité du système socio-économique.

La théorie de la réactance psychologique

La théorie de la réactance psychologique de Jack Brehm (1966) postule que toute restriction perçue de la liberté individuelle génère un état motivationnel négatif visant à restaurer cette liberté menacée. Les politiques environnementales (taxes carbones, interdictions matérielles, réglementations thermiques) étant fréquemment interprétées comme des intrusions étatiques liberticides, de nombreux individus développent une réactance dispositionnelle qui s’exprime par le rejet des arguments scientifiques justifiant ces régulations. Ce mécanisme explique la forte corrélation observée dans la validation du CCS-Q entre la réactance et le scepticisme de réponse.

7. Validité / Validity

La validation psychométrique du CCS-Q par de Graaf et al. (2023) a été menée conformément aux exigences méthodologiques les plus strictes de la psychométrie contemporaine (Flake et al., 2017), comprenant l’évaluation de la validité de contenu, convergente, discriminante et prédictive.

Validité convergente et nomologique

Pour tester le réseau nomologique du construit, les auteurs ont mesuré les corrélations bivariées entre les quatre dimensions du CCS-Q et divers construits psychologiques théoriquement apparentés. Les résultats indiquent :

  • Corrélations négatives significatives de l’ensemble des quatre dimensions avec :
    • Les intentions de comportements durables et pro-environnementaux (sustainable behavior intentions).
    • La motivation globale envers la protection environnementale.
    • Le degré d’adhésion aux politiques publiques écologiques (taxation, subventions, réglementations).
    • La confiance institutionnelle (gouvernement, agences publiques, institutions scientifiques).
  • Corrélations positives significatives avec :
    • Le scepticisme envers la science climatique institutionnelle (climate science skepticism).
    • La réactance dispositionnelle (dispositional reactance), confirmant que les individus promptement irrités par les restrictions de liberté manifestent des scores de scepticisme nettement plus élevés.

Validité prédictive (critérielle)

La validité prédictive du score composite du CCS-Q a été soumise à des analyses de régression linéaire multiple contrôlant rigoureusement les variables sociodémographiques (âge, genre, niveau d’éducation). Le score composite s’est révélé être un prédicteur négatif puissant de multiples critères comportementaux et politiques :

  • Intentions comportementales durables : F(5, 526) = 37,00, p < 0,001, avec une variance expliquée robuste de R² = 0,26.
  • Acceptabilité de l’augmentation des taxes sur les énergies fossiles : F(5, 505) = 39,48, p < 0,001, R² = 0,28.
  • Acceptabilité de l’allocation des fonds publics aux énergies éolienne et solaire : F(5, 506) = 36,04, p < 0,001, R² = 0,26.
  • Acceptabilité de l’interdiction légale des appareils énergivores : F(5, 507) = 17,41, p < 0,001, R² = 0,15.

Ces données confirment que le CCS-Q capte une variance substantielle des comportements et des décisions citoyennes réelles face à la transition écologique.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité du CCS-Q repose sur deux indicateurs psychométriques fondamentaux : la cohérence interne (homogénéité des énoncés) et la stabilité temporelle par test-retest.

Consistance interne

La consistance interne a été calculée sur l’échantillon de dérivation et confirmée sur l’échantillon de réplication. Conformément aux critères de Nunnally et Bernstein (1994) recommandant un seuil minimal de 0,70 pour les échelles de recherche :

  • Toutes les sous-échelles individuelles (Tendance, Attribution, Impact, Réponse) présentent des coefficients alpha de Cronbach (α) ≥ 0,70.
  • Le score composite global regroupant les 12 items démontre une cohérence interne élevée (α > 0,85), justifiant l’utilisation du score total pour une mesure globale du scepticisme, en sus de l’évaluation modulaire par sous-dimension.

Fidélité temporelle test-retest

Pour mesurer la stabilité temporelle du construit, une ré-administration de l’instrument a été conduite à un intervalle d’une semaine auprès d’un sous-échantillon de participants adultes. Les coefficients de corrélation test-retest obtenus sont particulièrement élevés :

  • Pour les quatre dimensions spécifiques ainsi que pour l’échelle globale composite, les coefficients de corrélation de Pearson sont tous strictement supérieurs à 0,78 (tous les r > 0,78).

Ce résultat établit que le scepticisme climatique capturé par le CCS-Q ne constitue pas un simple état transitoire ou fluctuant au gré des conditions météorologiques immédiates, mais représente une disposition attitudinale structurée et stable dans le temps.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le processus de développement initial du CCS-Q comportait un ensemble de départ de 16 énoncés, formulés à partir des théories classiques du scepticisme climatique et d’une revue systématique des instruments existants (Christensen & Knezek, 2015 ; Feinberg & Willer, 2011 ; Leiserowitz et al., 2013 ; Poortinga et al., 2011 ; Steg et al., 2005). Après élimination des redondances lexicales et optimisation de la clarté linguistique, une version resserrée de 12 items a été retenue.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC) – Échantillon de dérivation

Une analyse factorielle confirmatoire (AFC) a été menée pour tester l’adéquation du modèle théorique à 4 facteurs corrélés (Tendance, Attribution, Impact, Réponse). L’analyse a démontré une excellente conformité avec les données empiriques :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : 0,94 (démontrant un ajustement satisfaisant supérieur au seuil usuel de 0,90).
  • Indice d’ajustement normé (NFI) : 0,93.
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : 0,04 (largement inférieur au seuil critique de 0,08, indiquant une marge d’erreur résiduelle minime).

Chaque item s’est avéré saturer significativement sur son facteur latent théorique respectif, et l’ensemble des quatre dimensions ont manifesté des intercorrélations positives significatives, témoignant d’une cohérence systémique du phénomène sceptique.

Réplication factorielle – Échantillon indépendant

Afin de garantir que les indices d’ajustement ne résultaient pas d’une sur-optimisation statistique spécifique au premier échantillon, une seconde AFC a été conduite auprès d’un échantillon indépendant d’adultes néerlandais. Les indices de validité structurelle ont été intégralement reproduits avec succès :

  • CFI : 0,92
  • NFI : 0,90
  • SRMR : 0,05

Cette invariance structurelle entre échantillons indépendants confirme la solidité et la réplicabilité de l’architecture quadridimensionnelle du CCS-Q.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le CCS-Q se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé, rapide à administrer et adapté aux contextes de recherche en laboratoire ou en ligne.

  • Nom complet de l’outil : Climate Change Skepticism Questionnaire (CCS-Q) / Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique.
  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation / Inventaire d’attitudes.
  • Nombre total d’items : 12 items.
  • Structure dimensionnelle : 4 sous-échelles comprenant chacune des items directs et inversés :
    • Scepticisme quant à la tendance (Trend Skepticism)
    • Scepticisme attributionnel (Attribution Skepticism)
    • Scepticisme quant aux impacts (Impact Skepticism)
    • Scepticisme quant aux réponses (Response Skepticism)
  • Échelle et format de réponse : Items are rated on Likert scales ranging from 1 (strongly disagree) to 7 (strongly agree). A higher score on an item or scale indicates a greater degree of climate change skepticism. The administration method is electronic.
  • Cotation et calcul des scores :
    • Quatre items sont formulés de manière pro-climat et nécessitent une inversion de score avant calcul (Item inversé = 8 – score initial) : Items 3, 6, 7 et 12.
    • Les scores des sous-échelles sont calculés en faisant la moyenne ou la somme des items correspondants.
    • Un score global de scepticisme (Composite CCS) peut être obtenu par la moyenne des 12 items. Des scores élevés reflètent un scepticisme plus prononcé.
  • Langues disponibles : Anglais et néerlandais (version source).
  • Population cible : Population générale adulte (dès 18 ans), incluant les jeunes adultes (18-29 ans), adultes trentenaires (30-39 ans), adultes d’âge moyen (40-64 ans) et personnes âgées (65 ans et plus).
  • Mode d’administration : Administration informatisée / électronique en ligne ou passation papier-crayon. Durée moyenne de passation : 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2023.
  • Droits d’utilisation et licence : Le CCS-Q est mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0).
  • Tarifs : Gratuit (aucun frais d’utilisation pour la recherche académique, l’enseignement ou les applications d’intérêt public).
  • Usage commercial : Non autorisé à des fins purement mercantiles sans accord exprès des auteurs.
  • Contact pour la recherche : Janna A. de Graaf, Département de psychologie interdisciplinaire des sciences sociales, Université d’Utrecht, Heidelberglaan 1, Utrecht, Pays-Bas, 3584 CS. Courriel : [email protected]

12. Références / References

  • Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press.
  • Capstick, S. B., & Pidgeon, N. F. (2014). What is climate change scepticism? Examination of the concept using a mixed methods study of the UK public. Global Environmental Change, 24, 389–401. https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2013.08.012
  • Christensen, R., & Knezek, G. (2015). The climate change attitude survey: Measuring middle school student beliefs and intentions to enact positive environmental change. International Journal of Environmental and Science Education, 10(5), 773–788.
  • de Graaf, J. A., Stok, F. M., de Wit, J. B. F., & Bal, M. (2023). The climate change skepticism questionnaire: Validation of a measure to assess doubts regarding climate change. Journal of Environmental Psychology, 89, 102068. https://doi.org/10.1016/j.jenvp.2023.102068
  • Ding, D., Maibach, E. W., Zhao, X., Roser-Renouf, C., & Leiserowitz, A. (2011). Support for climate policy and societal action are linked to perceptions of scientific consensus. Nature Climate Change, 1(9), 462–466. https://doi.org/10.1038/nclimate1295
  • Feinberg, M., & Willer, R. (2011). Apocalypse soon? Dire messages reduce belief in global warming by contradicting just-world beliefs. Psychological Science, 22(1), 34–38. https://doi.org/10.1177/0956797610391911
  • Flake, J. K., Pek, J., & Hehman, E. (2017). Construct validation in social and personality psychology: Current practice and recommendations. Social Psychological and Personality Science, 8(4), 370–378. https://doi.org/10.1177/1948550617693063
  • Jost, J. T. (2019). A quarter century of system justification theory: Questions, answers, criticisms, and affirmations. British Journal of Social Psychology, 58(2), 263–314. https://doi.org/10.1111/bjso.12297
  • Kunda, Z. (1990). The case for motivated reasoning. Psychological Bulletin, 108(3), 480–498. https://doi.org/10.1037/0033-2909.108.3.480
  • Leiserowitz, A., Maibach, E., Roser-Renouf, C., Feinberg, G., & Howe, P. (2013). Climate change in the American mind: Americans’ global warming beliefs and attitudes in April 2013. Yale University and George Mason University. New Haven, CT: Yale Project on Climate Change Communication.
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Poortinga, W., Spence, A., Whitmarsh, L., Capstick, S., & Pidgeon, N. F. (2011). Uncertain climate: An investigation into public scepticism about anthropogenic climate change. Global Environmental Change, 21(3), 1015–1024. https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2011.03.001
  • Rahmstorf, S. (2004). The climate sceptics. In Weather Catastrophes and Climate Change: Is There Still Hope for Us? (pp. 76–83). PG Verlag.
  • Steg, L., Dreijerink, L., & Abrahamse, W. (2005). Factors influencing the acceptability of energy policies: A test of VBN theory. Journal of Environmental Psychology, 25(4), 415–425. https://doi.org/10.1016/j.jenvp.2005.08.003

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
Items are rated on Likert scales ranging from 1 (strongly disagree) to 7 (strongly agree). A higher score on an item or scale indicates a greater degree of climate change skepticism. The administration method is electronic.

Instructions:
Answers are given on a 7-point Likert-type scale (1 = totally disagree, 7 = totally agree). Please indicate to what extent you agree with the following statements:

  1. I am hesitant to believe climate change scientists tell the whole story.
  2. The climate change we are observing is just a natural process.
  3. I think climate change is a serious problem. (reverse scored)
  4. There is not much we can do that will help solve environmental problems.
  5. I believe that most of the concerns about environmental problems have been exaggerated.
  6. Mankind is largely responsible for global warming. (reverse scored)
  7. I believe that most claims about climate change are true. (reverse scored)
  8. It is a waste of work to solve environmental problems.
  9. I am uncertain that human activities cause global warming.
  10. Human behavior has little effect on stopping global warming.
  11. I am uncertain that global warming is actually occurring.
  12. I am concerned about the consequences of climate change. (reverse scored)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique (CCS-Q). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=climate-change-skepticism-questionnaire-ccs-q
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique (CCS-Q).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=climate-change-skepticism-questionnaire-ccs-q.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur le Scepticisme à l’Égard du Changement Climatique (CCS-Q).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=climate-change-skepticism-questionnaire-ccs-q.