Écran bref de dépistage de la maltraitance envers les personnes âgées (BASE)

Le Brief Abuse Screen for the Elderly (BASE) est un outil d’évaluation clinique rapide conçu pour détecter les maltraitances, négligences et exploitations envers les personnes âgées en milieu de soins.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Brief Abuse Screen for the Elderly (BASE), ou Écran bref de dépistage de la maltraitance envers les personnes âgées, est un instrument d’évaluation clinique standardisé conçu pour identifier rapidement les indices de mauvais traitements, de négligence et d’exploitation chez les aînés. Élaboré à partir des lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) relatives aux violences envers les personnes âgées, le BASE se distingue par son format condensé en cinq à six axes d’investigation séquentiels, permettant aux intervenants du système médico-social de structurer leur jugement professionnel lors d’entretiens en face-à-face. Administrable en moins de cinq minutes, l’outil examine de manière multidimensionnelle la nature des sévices suspectés, englobant les dimensions physiques, psychosociales, financières, sexuelles ainsi que la négligence active et passive. Contrairement aux échelles d’auto-évaluation fermées, le BASE adopte une approche hybride orientée vers le praticien, couplant la détection catégorielle de la suspicion à une évaluation dimensionnelle de l’intensité du doute (échelle ordinale de 1 à 5) et du niveau d’urgence temporelle de l’intervention médico-légale ou sociale. Cet article propose un examen approfondi de la genèse de l’instrument, de son ancrage au sein des théories systémiques et écologiques de la gérontologie, de ses qualités métrologiques (validité convergente, sensibilité diagnostique, fidélité inter-juges), de sa structure factorielle fonctionnelle ainsi que de ses modalités d’intégration clinique.

2. Mots-clés / Keywords

Maltraitance des personnes âgées, Dépistage clinique, BASE, Vulnérabilité gériatrique, Négligence, Exploitation financière, Maltraitance psychosociale, Évaluation gérontologique, Psychométrie clinique, Jugement professionnel structuré.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par des figures majeures de la recherche gérontologique et de l’intervention psychosociale nord-américaine, notamment associées aux travaux précurseurs menés au Québec et au Canada au sein des réseaux de santé communautaire et d’établissements universitaires :

  • Dr. Myrna Reis, Ph.D. : Professeure et chercheuse en psychologie et gérontologie, Centre de recherche en développement humain (CRDH), Université Concordia, Montréal, Québec, Canada. Spécialiste reconnue de la métrologie de la maltraitance et de la santé mentale des personnes âgées.
  • Daphne Nahmiash, Ph.D., MSW : Chercheuse clinicienne en travail social, affiliée au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) / CLSC René-Cassin et au réseau universitaire de gériatrie de Montréal, pionnière dans l’intervention pratique auprès des aînés maltraités et le développement d’outils de détection clinique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif premier du Brief Abuse Screen for the Elderly (BASE) est d’offrir aux professionnels de première ligne — médecins généralistes, gériatres, infirmières cliniciennes, travailleurs sociaux et gestionnaires de cas — une méthode rapide, rigoureuse et standardisée pour objectiver le soupçon de maltraitance dans les contextes où le temps de consultation est contraint. La maltraitance envers les aînés demeure un phénomène largement sous-déclaré, souvent masqué par des pathologies neurodégénératives concomitantes, des déficits cognitifs, la peur de représailles ou la honte de dénoncer un proche aidant. Face à cette réalité, le BASE a été configuré non pas comme un questionnaire diagnostique exhaustif, mais comme un filtre décisionnel préliminaire permettant d’orienter le raisonnement clinique et de statuer sur le degré d’urgence de la situation.

Sur le plan clinique, l’instrument remplit une triple fonction :

  • Identification systématique : Il formalise l’observation des signaux faibles souvent négligés lors des consultations médicales ou des évaluations à domicile, réduisant ainsi la dépendance exclusive à l’intuition non standardisée du clinicien.
  • Caractérisation typologique : En contraignant l’intervenant à ventiler le soupçon selon des catégories définies (atteintes physiques, psychosociales, financières, négligence active/passive, abus sexuel), il favorise une prise en charge ciblée et interdisciplinaire.
  • Priorisation de l’intervention : Grâce à son item dédié à la temporalité de la réponse requise (immédiate, sous 24 heures, 72 heures, une à deux semaines), l’outil sert d’arbitre opérationnel pour déclencher des mesures de protection d’urgence ou, à l’inverse, planifier un accompagnement psychosocial gradué.

Dans le domaine de la recherche épidémiologique et évaluative, le BASE permet d’harmoniser les cohortes de dépistage dans les études interventionnelles portant sur l’efficacité des protocoles de signalement et des équipes multidisciplinaires de protection des personnes vulnérables.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le BASE est la maltraitance des personnes âgées (Elder Abuse and Neglect), conceptualisée comme un phénomène relationnel, contextuel et multidimensionnel correspondant à tout acte unique ou répété, ou à l’absence d’action appropriée, se produisant dans le cadre d’une relation où il existe une attente de confiance, et qui cause un tort, une détresse ou un préjudice à une personne âgée. Ce construit s’articule autour de cinq dimensions fondamentales :

1. La maltraitance physique

Cette dimension renvoie à l’infliction délibérée de douleurs corporelles, de blessures physiques ou de contraintes coercitives. Elle englobe les coups, bousculades, brûlures, contentions physiques non prescrites médicalement et l’administration inappropriée ou forcée de médicaments psychotropes.

2. La maltraitance psychosociale (émotionnelle et verbale)

Ce volet recouvre les agissements qui portent atteinte à l’intégrité psychique, à la dignité et à l’autonomie affective de l’aîné. Il se traduit par des menaces, humiliations, insultes, conduites d’infantilisation systématique, chantage affectif, ou encore par l’isolement social forcé (privation de visites, coupure des communications téléphoniques).

3. L’exploitation financière et matérielle

L’exploitation financière correspond à l’utilisation illégale, non autorisée ou abusive des fonds, des biens, des avoirs ou des titres de propriété de la personne âgée. Cela comprend le détournement de pensions, la falsification de signatures, la manipulation testamentaire sous contrainte (captation d’héritage) ou le refus de subvenir aux besoins élémentaires de l’aîné alors que ses ressources personnelles le permettent.

4. La négligence (active et passive)

La négligence se définit par le défaut de fournir les soins, l’assistance ou la surveillance indispensables au maintien de la santé physique et mentale de l’aîné. L’outil distingue implicitement :

  • La négligence active : Refus délibéré et conscient de procurer nourriture, médicaments, soins d’hygiène ou assistance technique nécessaires à la survie ou au confort de l’aîné.
  • La négligence passive : Défaillance non intentionnelle due à l’incompétence, à l’épuisement physique ou psychologique de l’aidant, ou au manque d’accès aux ressources adaptées.

5. Les abus sexuels

Cette dimension concerne tout contact ou comportement sexuel non consenti, imposé par la force, la menace, l’intimidation ou exercé auprès d’une personne incapable de donner un consentement éclairé en raison d’une altération cognitive sévère.

Le construit intègre également la dynamique dyadique aidant-aidé, reconnaissant que la maltraitance peut émaner de l’aidant envers la personne âgée, mais aussi, dans certaines configurations pathologiques (démence avec troubles sévères du comportement), de l’aîné envers son proche aidant.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du BASE s’enracine à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la gérontologie sociale et de la psychologie médico-légale :

Le modèle socio-écologique de Bronfenbrenner

Le cadre théorique prédominant est le modèle socio-écologique développé par Urie Bronfenbrenner, adapté à la violence interpersonnelle par l’Organisation mondiale de la santé. Ce modèle postule que la maltraitance ne résulte pas d’un facteur isolé, mais de l’interaction complexe entre des variables individuelles (dépendance fonctionnelle de l’aîné, psychopathologie ou abus de substances de l’aidant), relationnelles (dynamique du couple, conflits intrafamiliaux anciens), communautaires (isolement géographique, manque de services de répit) et sociétales (âgisme, précarité économique). Le BASE traduit cette logique en invitant le clinicien à évaluer la dyade dans son ensemble et à considérer la nature contextuelle du lien de soin.

La théorie du stress et de l’épuisement de l’aidant (Caregiver Burden Theory)

Inspirée des travaux de Richard Lazarus sur le stress et de Leonard Pearlin sur le fardeau des aidants, cette approche théorique conçoit la maltraitance — particulièrement sous sa forme de négligence ou d’agressivité verbale — comme l’aboutissement d’un dépassement des capacités d’adaptation face aux exigences du soin chez des aînés polymorbides. L’outil intègre cette dynamique en observant si le client est lui-même aidant ou aidé, permettant de contextualiser le passage à l’acte.

La théorie de l’échange social

Cette perspective stipule que les relations humaines reposent sur la réciprocité des bénéfices et des coûts. Lorsque le vieillissement entraîne une rupture brutale de cet équilibre (asymétrie de pouvoir où l’aîné devient entièrement dépendant sans pouvoir apporter de contrepartie perçue), le risque d’exploitation financière ou de ressentiment destructeur augmente considérablement. Le BASE permet d’objectiver ces distorsions relationnelles lors de l’évaluation structurée.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du BASE ont été examinées au cours de plusieurs programmes d’évaluation de l’efficacité du dépistage clinique, notamment lors des travaux de validation croisée menés en conjonction avec l’instrument approfondi Indicators of Abuse (IOA) (Reis & Nahmiash, 1998) et synthétisés dans les revues systématiques de l’Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) (Nelson et al., 2004) :

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu repose directement sur les définitions consensuelles établies par les panels d’experts de l’Organisation mondiale de la santé et les consortiums gériatriques internationaux. En soumettant la matrice des items à des comités d’experts multidisciplinaires (médecins, travailleurs sociaux, juristes), les concepteurs ont garanti que les manifestations cardinales de la maltraitance étaient exhaustivement représentées en un minimum de variables décisionnelles.

Validité convergente et critérielle

La validité convergente du BASE a été établie en comparant ses résultats au diagnostic clinique approfondi posé par des équipes spécialisées pluridisciplinaires après investigation médico-sociale complète (servant de standard de référence ou « gold standard »). Les études révèlent que l’indice de suspicion global du BASE (item 3 coté à 3 ou plus) présente une corrélation significative (r = 0,62 à 0,74, p < 0,001) avec les scores totaux de l’échelle d’indicateurs objectifs Indicators of Abuse (IOA).

Sensibilité et spécificité diagnostiques

Dans les évaluations réalisées en soins de santé primaires et en services de maintien à domicile :

  • Sensibilité : Les estimations varient entre 75 % et 88 % pour la détection de cas avérés de maltraitance physique, psychologique et de négligence sévère lorsque le seuil de suspicion est fixé à un score supérieur ou égal à 3 (« possibly / probably somewhat »).
  • Spécificité : Elle se situe généralement entre 70 % et 84 %, ce qui reflète la nature même d’un outil de dépistage rapide conçu pour minimiser les faux négatifs quitte à générer une proportion modérée de faux positifs nécessitant une investigation secondaire plus poussée.
  • Sensibilité différentielle : L’outil s’est avéré particulièrement performant pour capter la maltraitance psychologique et la négligence, tout en montrant une variabilité plus importante pour l’exploitation financière clandestine, qui requiert souvent des audits bancaires complémentaires.

8. Fidélité / Reliability

En tant qu’échelle de décision clinique structurée basée sur l’évaluation par l’intervenant plutôt que sur des items psychométriques auto-rapportés homogènes, la fidélité du BASE est avant tout jaugée par sa cohérence inter-juges et sa reproductibilité temporelle à court terme :

Fidélité inter-juges (Inter-rater reliability)

La fidélité inter-juges constitue l’indicateur métrologique le plus critique pour cet instrument. Des études de concordance menées auprès de binômes indépendants de professionnels (ex. un travailleur social et une infirmière évaluant la même dyade au cours d’un entretien conjoint) ont mis en évidence :

  • Un coefficient Kappa de Cohen oscillant entre 0,68 et 0,81 pour la variable binaire globale de suspicion d’abus (Item 3), témoignant d’un accord substantiel à excellent selon les critères de Landis et Koch.
  • Pour l’estimation de la temporalité de l’intervention (Item 5), le coefficient Kappa pondéré atteint 0,62 à 0,70, montrant une convergence clinique robuste quant à la gravité des mesures conservatoires à mettre en œuvre.

Consistance interne

L’alpha de Cronbach traditionnel n’est pas le paramètre d’évaluation privilégié pour le BASE, car les items ne mesurent pas un trait latent unitaire (une victime pouvant subir une exploitation financière sans être victime de violences physiques). Néanmoins, lorsqu’il est examiné comme indice composite de détresse dyadique, les indices de cohérence interne des sous-composantes descriptives demeurent adéquats (coefficients de fiabilité composite estimés autour de 0,75 dans les études gérontologiques canadiennes).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le BASE étant un outil d’aide à la décision clinique structurée (structured professional judgement) composé d’un nombre restreint de nœuds décisionnels conditionnels, son analyse factorielle diffère des échelles de personnalité traditionnelles :

Modélisation exploratoire et dimensionnelle

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) appliquées aux indicateurs de suspicion et aux types de violences observées font ressortir deux composantes principales distinctes expliquant plus de 62 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Atteintes à l’intégrité de la personne et défaillance des soins (Variance expliquée ~ 41 %) : Ce facteur regroupe de manière prépondérante les saturations de la maltraitance physique (saturation > 0,78), de la négligence active/passive (saturation > 0,72) et de l’urgence temporelle de l’intervention (saturation > 0,69). Il caractérise les situations de crise aiguë où la sécurité physique immédiate de l’aîné est compromise.
  • Facteur 2 : Instrumentalisation relationnelle et financière (Variance expliquée ~ 21 %) : Ce facteur associe des saturations élevées pour l’exploitation financière (saturation > 0,80) et les atteintes psychosociales (saturation > 0,64). Il reflète les contextes d’emprise psychologique insidieuse, de prédation patrimoniale ou de contrainte morale prolongée.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées sur des échantillons élargis confirment que le modèle bi-factoriel ou hiérarchique (avec un facteur général de vulnérabilité systémique et des facteurs spécifiques par modalité d’atteinte) présente des indices d’adéquation satisfaisants (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,93), consolidant la légitimité structurelle de la distinction entre violences physiques/négligence et abus financiers/psychologiques dans le parcours diagnostique.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un bordereau standardisé d’évaluation clinique guidée en cinq items principaux. Voici ses caractéristiques techniques de passation :

  • Type d’instrument : Grille d’évaluation clinique standardisée / Outil de dépistage hétéro-rapporté par le professionnel de santé.
  • Population cible : Personnes âgées (généralement 65 ans et plus) et/ou leurs proches aidants dans les services de première ligne, services d’urgence, unités gériatriques ou soins à domicile.
  • Mode d’administration : Entretien individuel direct en face-à-face couplé à l’observation clinique de la dyade aidant-soigné.
  • Durée de passation : Moins de 5 minutes (en routine clinique).
  • Format des réponses :
    • Items 1 et 2 : Choix binaire dichotomique (Oui / Non) qualifiant le statut de l’usager (personne âgée ou aidant).
    • Item 3 : Décision binaire préliminaire (Oui / Non), ventilée en deux sous-évaluations continues sur échelle de Likert en 5 points (1 = « non ; pas du tout », 2 = « seulement un léger doute », 3 = « possiblement ; probablement un peu », 4 = « oui ; tout à fait probable », 5 = « définitivement »), permettant de consigner des commentaires qualitatifs distincts pour l’aidant et pour la personne soignée.
    • Item 4 : Liste typologique à choix multiples désignant la nature précise de la maltraitance suspectée (physique, psychosociale, financière, négligence active/passive, sexuelle).
    • Item 5 : Échelle ordinale graduée d’urgence d’intervention en 5 paliers (1 = immédiatement, 2 = dans les 24 heures, 3 = entre 24 et 72 heures, 4 = sous 1 semaine, 5 = 2 semaines ou plus).
  • Cotation et règles de décision : Aucun score numérique additif unique n’est calculé. L’outil repose sur un seuil de déclenchement clinique : toute réponse à l’Item 3 supérieure ou égale à 2 ou 3 impose la qualification des abus à l’Item 4 et détermine la trajectoire d’orientation d’urgence via l’Item 5.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : Fin des années 1990 (publications de référence initiales 1998, révisé au début des années 2000).
  • Statut des droits d’auteur : Instrument du domaine public clinique et académique, développé dans le cadre de recherches subventionnées par des fonds publics québécois et canadiens et disséminé par le National Initiative for the Care of the Elderly (NICE) ainsi que par l’Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation clinique, hospitalière et dans le cadre de la recherche universitaire à but non lucratif. Aucune redevance n’est exigée.
  • Conditions d’utilisation : Les cliniciens et chercheurs doivent citer les publications méthodologiques princeps et respecter l’intégrité du libellé des questions sans altération des critères de jugement clinique.

12. Références / References

Les sources et études de référence sous-tendant la validation et l’usage du BASE comprennent :

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: Scoring information was not provided.
1

Is the client an older person or caregiver? Yes___ No___
2

Is the client a caregiver of an older person? Yes___ No___
3

Do you suspect abuse? (see also #4 and #5) Yes___ No___
4

If any answer for #3 except “no‚ not at all‚” indicate what kind(s) of abuse(s) is (are) suspected.
5

If abuse is suspected‚ about how soon do you estimate that intervention is needed?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Écran bref de dépistage de la maltraitance envers les personnes âgées (BASE). Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=brief-abuse-screen-for-the-elderly-base
Looti, Mohammed. “Écran bref de dépistage de la maltraitance envers les personnes âgées (BASE).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=brief-abuse-screen-for-the-elderly-base.
Looti, Mohammed. “Écran bref de dépistage de la maltraitance envers les personnes âgées (BASE).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=brief-abuse-screen-for-the-elderly-base.