1. Résumé / Abstract
L’échelle des Attitudes About HIV/AIDS for Hispanic College Students (Luquis & Koch, 1991) constitue un instrument psychométrique spécialement conçu pour mesurer les attitudes, les croyances normatives et les dispositions comportementales à l’égard de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et du syndrome d’immunodéficience acquise (sida) au sein de la population étudiante hispanique ou latino-américaine aux États-Unis. Adaptée à partir de l’enquête nationale du National Center for Health Statistics des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (Dawson, 1990) et de l’échelle Nurses’ Attitudes about AIDS Scale (NAAS; Preston et al., 1995), cette échelle comprend 26 items formulés sous la forme d’affirmations cotées sur une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree) à 5 (« Tout à fait en désaccord » / Strongly Disagree).
L’instrument explore quatre dimensions fondamentales : la stigmatisation sociale et les attitudes envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les minorités sexuelles ; les croyances morales et religieuses entourant la sexualité prémaritale ; l’ouverture à la prévention, à l’évaluation des risques et à l’utilisation des préservatifs ; ainsi que l’aisance communicationnelle relative au dépistage et à la santé sexuelle avec les pairs, les partenaires et les parents. Les analyses psychométriques initiales rapportent une cohérence interne globale robuste, illustrée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,85. La validité de contenu a été rigoureusement établie par le biais de groupes de discussion (focus groups) avec des étudiants hispaniques, suivie d’une procédure standardisée de traduction et rétro-traduction (back-translation) garantissant l’équivalence sémantique et transculturelle de la version espagnole. Cet outil représente un vecteur d’évaluation essentiel pour concevoir, implémenter et évaluer des programmes d’intervention préventive culturellement adaptés en milieu universitaire.
2. Mots-clés / Keywords
VIH, sida, attitudes, étudiants hispaniques, psychométrie, échelle de Likert, stigmatisation, prévention sexuelle, santé publique transculturelle, fidélité du test, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été développé et validé par :
- Raffy R. Luquis, PhD, MCHES : Professeur émérite en sciences de la santé et du comportement, School of Behavioral Sciences and Education, Penn State Harrisburg, Middletown, Pennsylvanie, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected]. Ses travaux portent principalement sur les disparités en matière de santé touchant les minorités ethniques, l’éducation à la sexualité et la promotion des comportements de santé préventifs chez les populations hispaniques.
- Patricia Barthalow Koch, PhD : Professeure émérite en biobehavioral health, The Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvanie, États-Unis. Ses recherches académiques sont pionnières dans le domaine de la santé sexuelle des femmes, de la psychométrie appliquée à la sexologie et des attitudes soignantes face au VIH/sida.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle des attitudes relatives au VIH/sida chez les étudiants universitaires hispaniques est d’opérationnaliser et de quantifier avec précision les représentations cognitives, affectives et comportementales associées à l’épidémie de VIH/sida au sein d’un groupe démographique historiquement sous-étudié et touché de manière disproportionnée par les disparités de santé aux États-Unis. Dès le début des années 1990, les données épidémiologiques ont mis en évidence une surreprésentation des communautés hispaniques et latines parmi les nouveaux cas diagnostiqués de transmission par le VIH. Cependant, la plupart des instruments psychométriques disponibles à l’époque avaient été standardisés sur des cohortes d’étudiants caucasiens non hispaniques, échouant ainsi à capturer les variables culturelles, normatives et linguistiques sous-jacentes propres aux étudiants biculturels ou issus de l’immigration latino-américaine.
Sur le plan théorique et appliqué, cet instrument répond à un triple impératif :
- Diagnostic épidémiologique et comportemental : Identifier les lacunes cognitives, les perceptions erronées du risque personnel de séroconversion et les biais stigmatisants susceptibles d’inhiber le recours au dépistage sérologique du VIH ou l’adoption de pratiques de réduction des risques (notamment l’usage systématique du préservatif).
- Prise en compte des médiateurs culturels : Évaluer comment des construits culturels spécifiques — tels que le machismo (injonctions traditionnelles de virilité et de contrôle), le marianismo (idéalisation de la pureté et de la passivité sexuelle féminine), le familismo (centralité de la famille pouvant entraver le dialogue ouvert sur la sexualité) et la religiosité catholique conservatrice — modulent le jugement moral et la stigmatisation des personnes infectées.
- Évaluation de programmes d’intervention : Fournir aux services de santé universitaires, aux psychologues de la santé et aux épidémiologistes un outil d’évaluation pré- et post-intervention permettant de mesurer l’efficacité de modules pédagogiques ou de campagnes de prévention ciblées sur les campus.
En contexte clinique et communautaire, l’échelle permet de dresser des profils de vulnérabilité attitudinale afin de déconstruire le rejet des minorités sexuelles (homophobie internalisée ou sociale) et de normaliser la communication intime relative aux antécédents sexuels entre partenaires.
5. Construit psychologique / Construct
L’attitude face au VIH/sida, telle qu’appréhendée par Luquis et Koch, est un construit multidimensionnel intégrant des composantes cognitives (connaissances factuelles et croyances), affectives (peur de la contamination, empathie, dégoût ou inconfort social) et conatives (intentions comportementales déclarées face à des situations concrètes). L’instrument de 26 items se structure autour de quatre pôles d’attitudes majeurs :
1. Stigmatisation sociale et attitudes envers les personnes séropositives et les minorités sexuelles
Cette dimension évalue l’ampleur du rejet social, des préjugés homophobes et de la discrimination institutionnelle ou interpersonnelle. Les items explorent la propension à attribuer la responsabilité de la maladie à une défaillance morale individuelle ou collective. Par exemple, l’item 11 (« AIDS is a punishment for immoral behavior ») et l’item 6 (« Male homosexuality is obscene and vulgar ») mesurent la stigmatisation morale et l’hétérosexisme, tandis que l’item 5 (portant sur l’application de lois de protection des droits civiques) et l’item 8 (concernant la stricte confidentialité des résultats du test) évaluent le soutien aux droits juridiques et éthiques des personnes séropositives. L’inconfort proximal est directement évalué par les réactions face à un colocataire (item 17 : « If I discovered that my roommate had HIV/AIDS, I would move out ») ou un camarade de classe (item 13).
2. Normes morales, religieuses et sexualité prémaritale
Profondément enracinée dans les valeurs traditionnelles hispaniques, cette sous-dimension mesure l’adhésion au contrôle social des conduites sexuelles, en particulier l’abstinence prémaritale différenciée selon le genre. L’instrument confronte explicitement les attentes normatives pesant sur les femmes (item 2 : « I believe women should not have sexual intercourse before marriage ») et sur les hommes (item 7 : « I believe men should not have sexual intercourse before marriage »), tout en interrogeant la perception de la promiscuité sexuelle (item 14) et la pénalisation juridique des pratiques sexuelles à risque (item 3).
3. Pratiques de réduction des risques et perception de la vulnérabilité
Cette dimension cible le sentiment d’auto-efficacité, la perception de l’invulnérabilité personnelle et les attitudes envers les barrières physiques de protection. L’item 12 (« I feel secure that I have reduced all risk of personally contracting HIV ») quantifie l’optimisme comparatif ou le sentiment de sécurité, tandis que les items 18 (« I do not believe in using condoms ») et 26 (« I would use a condom every time I had sex ») examinent l’adhésion pragmatique et normative à l’utilisation systématique du préservatif lors des rapports sexuels.
4. Communication interpersonnelle, familiale et institutionnelle
La communication entourant la santé sexuelle est souvent soumise à de puissants tabous culturels au sein des familles hispaniques (liés à la pudeur et au respect filial). Cette composante examine la disposition psychologique à verbaliser les questions relatives au VIH dans différents cercles relationnels : avec un ami proche (items 15 et 16), avec les parents (item 19 : « I could not discuss HIV/AIDS with my parents »), avec un nouveau partenaire intime (item 23 : négocier l’historique sexuel) et au sein du cadre académique (items 9 et 21).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’échelle s’ancre à la croisée de la psychologie sociale de la santé et des modèles socio-cognitifs du changement comportemental, enrichis par les approches de l’acculturation et de l’épidémiologie transculturelle.
La Théorie de l’Action Raisonnée et du Comportement Planifié
Développée par Icek Ajzen et Martin Fishbein, la théorie du comportement planifié postule que l’intention d’adopter un comportement préventif (ex. : porter un préservatif, réaliser un dépistage) est déterminée conjointement par l’attitude globale envers le comportement, les normes subjectives (la pression sociale perçue) et le contrôle comportemental perçu. Dans l’échelle de Luquis et Koch, les croyances envers le port du préservatif et la discussion sur la santé sexuelle reflètent ces attitudes directes, tandis que les items relatifs au jugement familial et religieux opérationnalisent la dimension des normes subjectives.
Le Modèle des Croyances relatives à la Santé (Health Belief Model)
Formulé initialement par Rosenstock et Becker, le Health Belief Model (HBM) éclaire la manière dont la perception de la gravité d’une pathologie, la perception de la vulnérabilité personnelle, ainsi que les bénéfices et obstacles perçus, guident les conduites d’autoprotection. L’échelle interroge directement ces paramètres : l’évaluation subjective du risque personnel d’infection (item 12) et l’accès à une information perçue comme suffisante pour se protéger (item 1) constituent des médiateurs cognitifs fondamentaux décrits par le HBM.
Modèles transculturels et théories de l’acculturation
Sur le plan socioculturel, l’instrument s’appuie sur les travaux pionniers de Gerardo Marín et Barbara VanOss Marín (1991) concernant les populations hispaniques américaines. Les auteurs postulent que les attitudes face à la sexualité et à la maladie ne peuvent être isolées des valeurs culturelles de base :
- Le Simpatía : tendance à valoriser l’harmonie interpersonnelle et à éviter le conflit ouvert, pouvant rendre difficile la négociation directe du préservatif ou le questionnement explicite sur le passé sexuel du partenaire.
- La dichotomie genrée Machismo/Marianismo : normes prescrivant la rétention d’information sexuelle chez les femmes pour préserver une réputation de chasteté, contrastant avec des attentes de proactivité sexuelle masculine.
L’échelle capture la variabilité de ces normes chez les étudiants biculturels naviguant entre les codes traditionnels familiaux et l’exposition aux normes universitaires libérales.
7. Validité / Validity
Le processus de validation psychométrique de l’échelle d’attitudes a suivi des protocoles méthodologiques rigoureux afin d’assurer son applicabilité aux étudiants hispaniques :
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été établie dès la phase initiale de conception par l’intermédiaire de groupes de discussion semi-structurés (focus groups) réunissant des étudiants hispaniques universitaires. Ces sessions ont permis d’identifier les thématiques taboues, les inquiétudes réelles face au VIH, les dynamiques d’évitement social et les représentations religieuses spécifiques à cette population. Les items dérivés des échelles mères (CDC, 1990 ; Preston et al., 1995) ont été filtrés, reformulés ou complétés à partir de ces corpus qualitatifs afin de garantir une pertinence écologique et culturelle optimale.
Validité transculturelle et équivalence linguistique
Pour neutraliser les biais d’incompréhension liés aux compétences linguistiques hétérogènes des étudiants (allophones, bilingues espagnol/anglais), la version anglaise a fait l’objet d’une procédure standardisée de traduction et de rétro-traduction (back-translation) menée par deux traducteurs professionnels indépendants et bilingues. Les disparités sémantiques ont été résolues en comité d’experts. L’instrument final a ensuite été soumis à une étude pilote auprès d’étudiants hispaniques et non-hispaniques afin de vérifier la clarté lexicale, l’adéquation de la mise en page et la fluidité des consignes.
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit a été documentée dans les travaux de thèse et publications subséquentes de Luquis (1991). Les scores globaux d’attitude ont démontré des corrélations statistiquement significatives avec le niveau de connaissances factuelles sur les modes de transmission du VIH (validité convergente). De plus, l’échelle a permis de discriminer de manière robuste les participants selon leur degré d’acculturation et leur orientation religieuse, les étudiants plus fortement acculturés manifestant généralement des attitudes plus tolérantes envers les PVVIH et une plus grande propension à utiliser des préservatifs.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’instrument s’est articulée autour de l’analyse de sa consistance interne :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon princeps constitué d’étudiants universitaires hispaniques et non-hispaniques à l’Université d’État de Pennsylvanie (Penn State), l’analyse psychométrique a révélé un coefficient alpha de Cronbach global de 0,85 pour l’ensemble des 26 items (Luquis, 1991). Ce niveau de fidélité dépasse largement le seuil conventionnel de 0,70 requis en recherche psychosociale et approche le seuil de 0,90 préconisé pour l’évaluation diagnostique individuelle selon les standards psychométriques de l’American Psychological Association (APA).
Homogénéité des items
Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble de l’échelle ont démontré que chaque item contribuait de manière substantielle à la variance globale du construit, attestant d’une bonne homogénéité interne. Les items inversés présentent une cohérence conceptuelle satisfaisante avec les énoncés formulés de manière directe, confirmant que le format de réponse réduit efficacement les biais de réponse d’acquiescement systématique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que l’échelle fournisse un score moyen composite global caractérisant le niveau de positivité des attitudes (allant d’une polarité négative/stigmatisante à une polarité positive/ouverte), des analyses factorielles exploratoires (AFE) menées sur les matrices d’inter-corrélations des items ont permis d’extraire la structure sous-jacente de l’instrument :
Structure multidimensionnelle
L’extraction factorielle par factorisation en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) a régulièrement mis en lumière une organisation poly-factorielle expliquant une part importante de la variance totale :
- Facteur 1 : Tolérance sociale et rejet de la stigmatisation envers les PVVIH et les minorités sexuelles (saturations élevées sur les items 4, 6, 10, 11, 13, 16, 17, 20). Ce facteur capture l’empathie face à la séropositivité et l’absence de préjugés homophobes.
- Facteur 2 : Conservatisme moral et régulation sexuelle prémaritale (saturations sur les items 2, 3, 7, 14, 22). Ce pôle isole les croyances restrictives quant à la légalité des pratiques et la chasteté prémaritale.
- Facteur 3 : Aisance communicationnelle et ouverture éducative (saturations sur les items 9, 15, 19, 21, 23). Ce facteur reflète la capacité à verbaliser et échanger sur le VIH dans les contextes pairs, familiaux et académiques.
- Facteur 4 : Proactivité préventive et sécurisation comportementale (saturations sur les items 1, 12, 18, 25, 26). Ce regroupement mesure l’engagement affirmé dans les comportements sexuels à moindre risque.
La présence d’un facteur général sous-jacent justifie l’utilisation courante d’une moyenne unidimensionnelle globale dans les études d’évaluation épidémiologique, tout en autorisant le calcul de scores factoriels distincts pour les interventions ciblées.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format d’auto-questionnaire papier-crayon ou numérique simple d’utilisation :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté.
- Population cible : Étudiants universitaires hispaniques/latinos (applicable également à titre comparatif à d’autres cohortes étudiantes multiculturelles).
- Nombre d’items : 26 items standardisés.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 niveaux :
- 1 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- 2 = D’accord (Agree)
- 3 = Incertain / Neutre (Uncertain)
- 4 = En désaccord (Disagree)
- 5 = Tout à fait en désaccord (Strongly Disagree)
- Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.
- Procédure de cotation et d’inversion :
- L’objectif de la cotation est d’obtenir un score moyen d’échelle oscillant entre 1,00 et 5,00, où 1 représente des attitudes extrêmement négatives/stigmatisantes et 5 représente des attitudes très positives/favorables à la prévention et sans stigmatisation.
- Étant donné que l’ancrage « 1 = Strongly Agree » associe la valeur brute 1 à l’approbation, les énoncés formulés dans un sens positif, tolérant ou favorable à la santé doivent être inversés afin qu’une approbation se traduise par une note de 5.
- Items à recoder / inverser (Reverse scored) : Items 1, 5, 8, 9, 10, 12, 13, 15, 16, 20, 21, 23, 25 et 26. La formule de recodage est la suivante : $\text{Score recodé} = 6 – \text{Score brut}$.
- Les items non inversés (2, 3, 4, 6, 7, 11, 14, 17, 18, 19, 22, 24) représentent des attitudes conservatrices, stigmatisantes ou phobiques ; leur rejet (réponse 5 = Strongly Disagree) indique donc directement une attitude positive exempte de préjugés.
- Le score total de l’échelle est calculé en réalisant la moyenne arithmétique des 26 items (après recodage des 14 items susmentionnés).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été développée en 1991 dans le cadre des travaux de recherche universitaire menés par Raffy R. Luquis à la Pennsylvania State University, puis diffusée et analysée dans les publications académiques subséquentes au cours des années 1990. L’instrument relève du domaine de la recherche académique :
- Droits d’utilisation et permissions : L’outil est accessible à titre gracieux pour les chercheurs, les universitaires et les professionnels de santé publique dans un cadre d’études scientifiques ou d’interventions préventives à but non lucratif. Les auteurs requièrent une citation bibliographique appropriée lors de toute publication ou utilisation.
- Contact pour autorisation formelle : Pour obtenir l’autorisation écrite formelle ou pour toute question relative à l’adaptation de l’instrument à d’autres contextes hispanophones, il convient de s’adresser au Dr Raffy R. Luquis, School of Behavioral Sciences and Education, Penn State Harrisburg, 777 West Harrisburg Pike, Middletown, PA 17057, États-Unis (Courriel : [email protected]).
- Tarif : Utilisation gratuite (aucun coût d’acquisition ou de licence commerciale).
12. Références / References
Les sources théoriques et psychométriques sur lesquelles repose cette échelle incluent :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Dawson, D. A. (1990). AIDS knowledge and attitudes for July–September. Provisional data from the National Health Interview Survey (Advance Data from Vital and Health Statistics No. 183). Hyattsville, MD: Department of Health and Human Services, Public Health Services, Centers for Disease Control, National Center for Health Statistics. https://www.cdc.gov/nchs/data/ad/ad183.pdf
- Luquis, R. R. (1991). Knowledge of and attitudes about HIV/AIDS among Hispanic college students at the Pennsylvania State University (Unpublished master’s thesis). Pennsylvania State University, University Park, PA.
- Marín, G., & Marín, B. V. (1991). Research with Hispanic populations. Applied Social Research Methods Series, Vol. 23. Sage Publications, Inc. https://doi.org/10.4135/9781412985734
- Preston, D. B., Young, E. W., Koch, P. B., & Forti, E. M. (1995). The Nurses’ Attitudes about AIDS Scale (NAAS): Development and psychometric analysis. AIDS Education and Prevention, 7(5), 443–454.
- Rosenstock, I. M., Strecher, V. J., & Becker, M. H. (1988). Social learning theory and the Health Belief Model. Health Education Quarterly, 15(2), 175–183. https://doi.org/10.1177/109019818801500203
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Scale: 1 = Strongly Agree, 2 = Agree, 3 = Uncertain, 4 = Disagree, 5 = Strongly Disagree
- I believe I have enough information about HIV/AIDS to protect myself.
- I believe women should not have sexual intercourse before marriage.
- Activities that spread HIV/AIDS, such as some forms of sexual behaviors, should be illegal.
- I feel uncomfortable when coming in contact with gay men because of the risk that they may have HIV/AIDS.
- Civil rights laws should be enacted/enforced to protect people with HIV/AIDS from job and housing discrimination.
- Male homosexuality is obscene and vulgar.
- I believe men should not have sexual intercourse before marriage.
- HIV test results should be confidential to avoid discrimination against people with positive results.
- I feel that more time should be spent teaching students about HIV/AIDS in my college courses.
- People should not blame the homosexual community for the spread of HIV/AIDS in the U.S.
- AIDS is a punishment for immoral behavior.
- I feel secure that I have reduced all risk of personally contracting HIV.
- It would not bother me to attend class with a person with HIV/AIDS.
- Anyone who has had more than one sexual partner is promiscuous.
- I could comfortably discuss HIV/AIDS with a friend.
- I would not avoid a friend if she/he had HIV/AIDS.
- If I discovered that my roommate had HIV/AIDS, I would move out.
- I do not believe in using condoms.
- I could not discuss HIV/AIDS with my parents.
- I would date a person with HIV/AIDS.
- I would feel comfortable discussing HIV/AIDS in a course.
- I would not engage in sexual intercourse before marriage.
- I would feel comfortable asking a new partner about his/her sexual history.
- I would use HIV/AIDS as an excuse to avoid any sexual relationships.
- I would limit myself to one sexual partner.
- I would use a condom every time I had sex.