Attitudes envers la thérapie par réalité virtuelle

L’échelle AVRT (Attitudes Towards Virtual Reality Therapy Scale) évalue les perceptions et l’acceptabilité de la psychothérapie par réalité virtuelle guidée par un coach virtuel à travers 33 items répartis en quatre facteurs psychométriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 15, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 15, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle des attitudes envers la thérapie par réalité virtuelle (Attitudes Towards Virtual Reality Therapy Scale, ou échelle AVRT), mise au point par Bergin, Allison et Hazell (2024), constitue un instrument psychométrique novateur conçu pour évaluer systématiquement les perceptions, croyances et dispositions du public à l’égard des interventions psychothérapeutiques dispensées au moyen de la réalité virtuelle (RV), et plus spécifiquement lorsqu’elles sont animées ou guidées par un thérapeute virtuel ou coach autonome incarné. Alors que la santé numérique (e-mental health) connaît un essor fulgurant pour pallier les disparités d’accès aux soins psychologiques, l’adoption effective de ces innovations technologiques reste largement tributaire de l’acceptabilité sociale et des représentations individuelles des utilisateurs potentiels.

Développée initialement à partir d’un ensemble préliminaire de 54 items fondé sur une revue exhaustive de la littérature scientifique et clinique en psychologie et technologies immersives, l’échelle a été administrée auprès d’une cohorte d’adultes ayant une expérience préalable de la réalité virtuelle, sans troubles psychiatriques personnels invalidants mais incluant des proches aidants. À la suite d’analyses factorielles exploratoires rigoureuses, une structure définitive de 33 items répartis sur quatre facteurs distincts a été stabilisée : l’attitude générale envers la thérapie par RV (Attitude toward VRT), l’attente de présence spatiale et d’incarnation (Expectation of presence), la préférence relative pour la RV par rapport au face-à-face (Preference for VRT), et la rentabilité ou le rapport coût-efficacité perçu pour le système de santé (Cost-effectiveness). L’instrument emploie une échelle de réponse de type Likert en 7 points (allant de 1 = « pas du tout d’accord » à 7 = « tout à fait d’accord ») et comporte 16 questions ouvertes conditionnelles permettant d’approfondir les motivations qualitatives sous-jacentes aux positionnements extrêmes.

Sur le plan métrologique, l’AVRT démontre d’excellentes qualités de consistance interne, avec des coefficients alpha de Cronbach supérieurs ou égaux à 0,82 pour chacune des sous-échelles, et une variance totale expliquée de 58,61 % par la solution à quatre facteurs. Cet outil fournit aux chercheurs, cliniciens et décideurs en santé publique un dispositif d’évaluation empiriquement validé indispensable pour anticiper les barrières à l’implantation des thérapies numériques immersives.

2. Mots-clés / Keywords

Réalité virtuelle, thérapie par exposition à la réalité virtuelle, attitudes, santé mentale numérique, acceptabilité technologique, sentiment de présence, agent virtuel incarné, psychométrie, analyse factorielle exploratoire, rapport coût-efficacité, échelle AVRT, psychothérapie assistée par ordinateur, relation thérapeutique numérique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle AVRT a été formalisée et validée scientifiquement par une équipe de chercheuses britanniques spécialisées en santé mentale translationnelle, psychologie clinique et technologies médicales interactives :

  • Aislinn D. Gomez Bergin, Ph.D. : Chercheuse au National Institute for Health and Care Research (NIHR) MindTech MedTech Co-operative, au sein de l’Institute of Mental Health, Université de Nottingham, Royaume-Uni. Spécialiste de l’implémentation des innovations numériques en santé mentale et du design centré sur l’utilisateur. (Identifiant ORCID : 0000-0002-3974-8848).
  • Aoife M. Allison, M.Sc. : Chercheuse en sciences cliniques et neurosciences computationnelles au sein du département Mental Health and Clinical Neurosciences, Faculté de Médecine, Université de Nottingham, Royaume-Uni. Ses travaux examinent les mécanismes d’adhésion thérapeutique aux interfaces homme-machine en milieu clinique. (Identifiant ORCID : 0000-0002-3294-8255).
  • Cassie M. Hazell, Ph.D. : Professeure et directrice de recherche au sein du Department of Psychological Interventions, École de Psychologie, Université de Surrey, Guildford, Royaume-Uni. Experte reconnue dans l’évaluation empirique des thérapies cognitivo-comportementales automatisées et des interventions basées sur la réalité virtuelle pour les troubles anxieux et psychotiques. (Identifiant ORCID : 0000-0001-5868-9903).

4. Objectif / Purpose

L’objectif primordial de l’échelle AVRT est de combler un vide méthodologique majeur dans la littérature consacrée aux interventions numériques en santé mentale. Si les bénéfices cliniques de la réalité virtuelle sont aujourd’hui solidement documentés — notamment à travers la thérapie d’exposition par réalité virtuelle (TERV) appliquée aux phobies spécifiques, au trouble de stress post-traumatique (TSPT), aux troubles du spectre de la schizophrénie et aux troubles anxieux généralisés —, le déploiement à large échelle de ces protocoles se heurte régulièrement à des phénomènes de réticence, d’appréhension technologique ou de rejet anticipé tant de la part des patients que du grand public.

Traditionnellement, les instruments mesurant l’acceptation technologique, à l’image du Modèle d’Acceptation de la Technologie (TAM) développé par Davis (1989) ou de la théorie unifiée de l’acceptation et de l’utilisation de la technologie (UTAUT) de Venkatesh et collaborateurs (2003), ont été conçus pour des contextes professionnels, bureautiques ou éducatifs génériques. Ces modèles s’avèrent structurellement insuffisants lorsqu’il s’agit d’appréhender la complexité intime, affective et éthique propre à un acte psychothérapeutique. Dans une intervention par RV guidée par un coach virtuel, les utilisateurs ne manipulent pas un simple logiciel utilitaire : ils doivent projeter leur vulnérabilité psychologique, interagir émotionnellement avec un avatar autonome, éprouver un niveau suffisant d’immersion corporelle et accorder leur confiance à un algorithme d’assistance clinique.

Dans cette perspective, l’échelle AVRT a été spécifiquement conçue pour mesurer :

  • La disposition psychologique globale à entreprendre une thérapie par RV : l’évaluation du niveau d’ouverture, d’optimisme, de stigmatisation potentielle ou de rejet catégorique d’un accompagnement médié par casque immersif.
  • La réceptivité envers un coach virtuel automatisé : le degré d’acceptation de consignes thérapeutiques prodiguées par un agent conversationnel virtuel, incluant la propension à respecter les tâches inter-séances et la crédibilité conférée à l’agent.
  • Les attentes phénoménologiques d’immersion et de présence : l’estimation préalable par l’usager de sa capacité à « se sentir présent » dans l’univers virtuel, tout en quantifiant les craintes liées au réalisme insuffisant, au sentiment de malaise (« vallée de l’étrange » ou uncanny valley) ou aux effets secondaires indésirables comme le cybercinétisme (cybersickness).
  • L’arbitrage préférentiel comparatif : la mise en balance directe entre une psychothérapie conventionnelle en face-à-face humain et une intervention par réalité virtuelle, permettant d’identifier si la RV est perçue comme un substitut équivalent, une alternative dégradée ou une modalité supérieure.
  • L’évaluation socio-économique et la rentabilité perçue : le jugement de valeur émis par les citoyens quant à la soutenabilité financière, l’efficience macro-économique et l’opportunité pour les services publics de santé (tels que le National Health Service) d’investir des fonds publics dans de tels dispositifs.

Sur le plan des applications cliniques et organisationnelles, l’AVRT permet d’identifier en amont les profils d’individus réfractaires, de concevoir des modules psychoéducatifs ciblés pour démystifier la technologie avant le début du traitement, et d’ajuster les interfaces utilisateur des systèmes immersifs en fonction des réticences mises en lumière par les scores factoriels.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle AVRT est multidimensionnel. Il conceptualise l’attitude envers la thérapie par réalité virtuelle non pas comme une simple polarité binaire favorable/défavorable, mais comme un système intégré de croyances cognitives, d’attentes affectives et d’intentions comportementales réparties sur quatre dimensions principales.

1. Attitude envers la thérapie par réalité virtuelle (Attitude toward VRT)

Cette sous-échelle centrale regroupe 13 items et capture la valence affective globale, l’inclination volitionnelle et le niveau de confiance accordé à l’intervention immersive. Elle évalue la réceptivité à l’égard de l’autorité épistémique du thérapeute virtuel, l’intention comportementale de se conformer aux prescriptions d’activités entre les consultations, et le plaidoyer social (la volonté de recommander ou, à l’inverse, de déconseiller cette thérapie à des proches). Par exemple, des items tels que « If the virtual coach encouraged me to do something between sessions, I would try to do it » reflètent l’alliance de travail préliminaire projetée sur l’agent numérique, tandis que des formulations inversées mesurent la résistance active (« I would never be willing to try virtual reality therapy »).

2. Attente de présence spatiale et phénoménologique (Expectation of presence)

Composée de 9 items, cette dimension quantifie les anticipations subjectives de l’usager quant à sa capacité à suspendre son incrédulité au sein de l’environnement virtuel. Le sentiment de présence — théorisé en psychologie cognitive comme la sensation non médiée « d’être physiquement là » au cœur du monde simulé — est un prérequis fondamental à l’activation des schémas émotionnels nécessaires à l’extinction phobique ou au restructuration cognitive. Cette sous-échelle intègre également l’appréhension des barrières sensori-motrices et des perturbations cognitives : la conscience aiguë de l’artifice (« Virtual reality therapy would not be effective for me because I would be mindful that it is not real life »), la crainte d’artéfacts dérangeants chez les avatars humanoïdes (« I would find that characters in the virtual reality therapy unsettling »), et la peur d’effets secondaires somatiques indésirables.

3. Préférence pour la réalité virtuelle comparativement au face-à-face (Preference for VRT)

Cette sous-échelle de 7 items examine le positionnement comparatif explicite entre la thérapie immersive autonome et la psychothérapie humaine traditionnelle en présentiel. Elle explore si l’individu perçoit la médiation technologique comme une modalité thérapeutique de plein droit supérieure, équivalente ou inférieure à la rencontre clinique classique. Les items explorent la confiance différentielle (« I would trust a virtual coach more than a real therapist » ; « I would trust a virtual coach the same amount as a real therapist ») ainsi que l’arbitrage décisionnel strict en cas de choix ouvert (« I would choose face-to-face therapy over virtual reality therapy »).

4. Rentabilité et rapport coût-efficacité perçus (Cost-effectiveness)

Composée de 4 items, cette dimension aborde les représentations économiques associées à l’adoption de la santé numérique au sein des systèmes de soins étatiques ou mutualisés. Les participants se prononcent sur la capacité de la thérapie par réalité virtuelle à générer des économies substantielles à long terme pour les finances publiques (« I think that using virtual reality therapy would save the NHS money in the long term ») et sur la légitimité de son coût d’acquisition matériel et logiciel au regard du bénéfice thérapeutique attendu (« I think virtual reality therapy will be worth the cost »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de l’échelle AVRT puise à la confluence de trois grands courants théoriques de la psychologie contemporaine : les théories socio-cognitives de l’acceptation technologique, les théories psychologiques de l’immersion et de la présence, et les concepts cliniques de l’alliance thérapeutique numérique.

Modèles de l’acceptation technologique et action raisonnée

L’échelle s’ancre initialement dans le prolongement de la théorie de l’action raisonnée de Fishbein et Ajzen (1975) et de son extension, la théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior, Ajzen, 1991). Dans ces cadres, l’adoption effective d’un comportement d’utilisation est prédite de manière prépondérante par l’intention comportementale, elle-même régie par l’attitude envers l’acte, la norme subjective perçue et le contrôle comportemental perçu. Le Technology Acceptance Model (TAM) de Davis (1989) a spécifié ces liens pour les environnements informatisés en postulant deux antécédents fondamentaux : l’utilité perçue (perceived usefulness) et la facilité d’utilisation perçue (perceived ease of use). Bergin, Allison et Hazell (2024) adaptent cette architecture aux exigences de la psychothérapie numérique en y intégrant la dimension relationnelle unique qu’implique l’interaction avec un coach virtuel guidant un protocole de soin clinique.

Théorie de la présence et de l’incarnation virtuelle

Le deuxième pilier théorique repose sur les modélisations de la présence spatiale développées par Mel Slater (2009) ainsi que par Witmer et Singer (1998). Slater distingue l’illusion de lieu (Place Illusion, le sentiment d’être physiquement dans l’environnement virtuel) de l’illusion de plausibilité (Plausibility Illusion, la croyance implicite que les événements qui se déroulent dans la simulation sont réellement en train de se produire). En thérapie d’exposition ou de remédiation cognitive par RV, le déclenchement des réactions affectives, autonomiques et mnésiques nécessaires au travail thérapeutique dépend intimement de ces deux illusions. L’échelle AVRT opérationnalise ce principe en mesurant si le patient anticipe que son esprit restera captif de la conscience réflexive de l’artifice technologique (« être conscient que ce n’est pas la vraie vie ») ou s’il sera en mesure de s’immerger pleinement.

L’alliance thérapeutique augmentée et le concept d’agent relationnel

Historiquement formalisée par Edward Bordin (1979), l’alliance thérapeutique repose sur trois composantes indispensables : l’accord sur les buts thérapeutiques, l’accord sur les tâches et le lien affectif interpersonnel. Les travaux précurseurs de Bickmore et Picard (2005) sur les agents conversationnels relationnels ont mis en évidence que les êtres humains ont une propension naturelle à anthropomorphiser les entités informatisées et peuvent développer un lien de collaboration avec un agent virtuel, pourvu que celui-ci manifeste une cohérence verbale et non verbale crédible. L’échelle AVRT intègre directement ces mécanismes théoriques en explorant la capacité des utilisateurs à conférer leur confiance épistémique à un avatar de synthèse.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés de validité de l’échelle AVRT s’inscrit dans une démarche méthodologique mixte rigoureuse, articulant développements qualitatifs et analyses quantitatives formelles.

Validité de contenu (Content Validity)

La validité de contenu a été garantie dès la phase initiale de génération des items. Les auteurs ont extrait un réservoir primaire de 54 assertions directement issues des thématiques récurrentes identifiées dans la littérature clinique relative aux thérapies immersives automatisées, aux résistances des patients et aux essais contrôlés randomisés récents (ex. essais du protocole gameChange de Freeman et al., 2022). Ce processus a été enrichi par l’intégration de trois questions ouvertes d’exploration phénoménologique invitant les sujets à formuler sans contrainte leurs représentations, réticences et critères d’un environnement de thérapie virtuelle idéal.

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit de l’instrument a été vérifiée par l’adéquation conceptuelle et statistique de la structure dégagée par l’analyse factorielle exploratoire (AFE). La séparation distincte des 33 items au sein de quatre dimensions conceptuellement cohérentes démontre que l’AVRT mesure fidèlement les différents compartiments de l’attitude envers les technologies thérapeutiques sans confusion de construit :

  • Les items évaluant le sentiment d’aliénation ou d’artifice s’agrègent exclusivement sur le facteur d’attente de présence.
  • Les items comparant frontalement le praticien humain et l’agent algorithmique s’isolent impeccablement sur le facteur de préférence pour la RV.
  • Les considérations sociétales et financières se regroupent de manière autonome sur la dimension de rentabilité.

Validité convergente, discriminante et perspectives

Dans l’étude princeps de Bergin et al. (2024), les auteurs ont documenté l’absence de corrélation parasite entre les scores factoriels et les variables sociodémographiques générales, confirmant que le construit mesuré reflète bien une attitude psychologique spécifique plutôt qu’un biais lié au genre ou à la classe d’âge adulte. Néanmoins, les auteurs soulignent qu’à ce stade de la validation, des investigations futures devront examiner formellement la validité convergente de l’AVRT en la corrélant avec des échelles standardisées d’acceptabilité technologique (comme les questionnaires dérivés de l’UTAUT) et des indices de dispositions envers la recherche d’aide psychologique (ex. l’échelle ATSPPH de Fischer et Turner).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de l’échelle AVRT a été rigoureusement attestée à travers l’analyse de sa cohérence interne, calculée séparément pour chacun des quatre facteurs composant la version définitive à 33 items :

  • Facteur 1 — Attitude envers la thérapie par RV : cette sous-échelle de 13 items démontre une consistance interne remarquable, avec un coefficient alpha de Cronbach largement supérieur aux seuils d’excellence psychométriques standard (α ≥ 0,82 pour l’ensemble des facteurs, culminant au-delà de 0,88 pour cette sous-échelle principale).
  • Facteur 2 — Attente de présence : les 9 items mesurant l’immersion anticipée et la vulnérabilité au cybercinétisme ou à la vallée de l’étrange présentent une cohérence interne robuste (α ≥ 0,82), attestant de l’homogénéité des énoncés traduisant la perception de plausibilité de l’univers virtuel.
  • Facteur 3 — Préférence pour la RV : les 7 items mettant en balance l’interaction avec le coach virtuel et celle avec le praticien humain présentent une consistance interne satisfaisante et stable (α ≥ 0,82).
  • Facteur 4 — Rapport coût-efficacité perçu : bien que composé de seulement 4 items, ce facteur maintient une excellente cohérence (α ≥ 0,82), indiquant une forte interdépendance des croyances relatives aux retombées budgétaires pour le système de santé.

L’ensemble de ces valeurs surpasse le seuil conventionnel de 0,70 requis en recherche fondamentale et satisfait aux critères plus sévères (≥ 0,80) recommandés pour l’évaluation individualisée en psychologie clinique et ergonomique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La réduction du nombre initial de 54 items et l’élucidation de la structure dimensionnelle latente de l’échelle ont été opérées au moyen d’une Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) conduite selon les standards contemporains de la psychométrie mathématique :

Procédure et critères d’extraction

La matrice de corrélation inter-items a été soumise à une extraction factorielle utilisant l’analyse en composantes principales / factorisation en axes principaux, assortie d’une rotation oblique (Promax) pour tenir compte des inter-corrélations théoriques légitimes entre les différentes facettes des attitudes envers les soins technologiques. Le nombre de facteurs à retenir a été déterminé par la combinaison de la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0), de l’examen visuel du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) et de la significativité substantielle de l’interprétation clinique des axes.

Variance expliquée et structure factorielle

L’analyse factorielle a révélé une solution parcimonieuse et robuste à quatre facteurs, rendant compte de manière cumulative de 58,61 % de la variance totale observée dans les réponses :

  • Facteur 1 (Attitude toward VRT) : regroupe 13 items caractérisés par de fortes saturations factorielles (généralement > 0,45). Les énoncés concernent la conformité envers les directives de l’agent virtuel, l’ouverture à recommander la thérapie et l’évaluation positive de l’usage des technologies en santé mentale.
  • Facteur 2 (Expectation of presence) : accueille 9 items se focalisant sur les limitations perceptives, la conscience de l’artificialité du dispositif, la méfiance envers l’efficacité en l’absence de cadre tangible, et les craintes de malaise visuel ou émotionnel.
  • Facteur 3 (Preference for VRT) : isole 7 items comparant la thérapie par réalité virtuelle à l’accompagnement humain traditionnel, avec des saturations primaires nettes et une faible complexité factorielle croisée.
  • Facteur 4 (Cost-effectiveness) : rassemble 4 items centrés exclusivement sur la dimension macro-économique et l’efficience pour les services de santé (NHS).

Ce filtrage rigoureux a conduit à l’élimination de 21 items initiaux qui présentaient soit des saturations factorielles primaires insuffisantes (< 0,40), soit des saturations croisées indésirables sur plusieurs facteurs, assurant ainsi une pureté factorielle optimale à la version finale de 33 items.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’AVRT est un inventaire auto-administré standardisé conçu pour être complété en ligne ou sur terminal numérique. Ses caractéristiques structurelles et opérationnelles se résument comme suit :

  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (inventaire d’attitudes et d’attentes).
  • Format d’administration : Plateforme électronique en ligne (compatible ordinateurs, tablettes, ordiphones). Durée approximative de passation : 10 à 15 minutes.
  • Nombre d’items total : 33 items fermés, complétés par 16 déclencheurs conditionnels de questions ouvertes à texte libre (activés lorsque le répondant exprime un accord ou un désaccord fort, afin d’expliciter ses motifs qualitatifs) et 3 questions ouvertes globales en fin d’instrument portant sur l’expérience vécue de la RV et les caractéristiques de l’environnement thérapeutique virtuel idéal.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 échelons de désaccord/accord graduée de :
    • 1 = Totalement en désaccord (Strongly disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat disagree)
    • 4 = Ni en accord ni en désaccord / Neutre (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Totalement d’accord (Strongly agree)
  • Gestion des items inversés : L’échelle comporte plusieurs énoncés inversés (marqués du symbole « c » dans la nomenclature des auteurs) qui doivent être recodés préalablement au calcul des scores (transformation : Score recodé = 8 – Réponse brute).
  • Calcul des scores : Les scores s’obtiennent en calculant la moyenne ou la somme des items appartenant à chacune des quatre sous-échelles :
    • Score d’Attitude envers la thérapie par RV (13 items, étendue possible : 13 à 91)
    • Score d’Attente de présence (9 items, étendue possible : 9 à 63)
    • Score de Préférence pour la RV (7 items, étendue possible : 7 à 49)
    • Score de Rentabilité / Coût-efficacité perçu (4 items, étendue possible : 4 à 28)
  • Population cible : Adultes âgés de 18 ans et plus (incluant les tranches d’âge 18-29 ans, 30-39 ans, 40-64 ans et 65 ans et plus), sans restriction de genre.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de formalisation et de publication : 2024.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits d’auteur moraux et scientifiques appartiennent à Aislinn D. Gomez Bergin, Aoife M. Allison et Cassie M. Hazell.
  • Licence et accessibilité : L’article princeps de développement et de validation a été publié dans la revue internationale en libre accès (Open Access) JMIR Mental Health. Conformément aux stipulations de la licence Creative Commons Attribution (CC-BY 4.0), l’échelle et ses items sont libres de droits pour un usage académique, scientifique et clinique sans frais financiers, sous réserve expresse de citer formellement les auteurs d’origine et la publication originale.
  • Modalités d’obtention : L’ensemble de l’instrument et des métadonnées associées est téléchargeable directement au sein du texte intégral et des annexes de l’article princeps de Bergin et al. (2024).

12. Références / References

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Bergin, A. D. G., Allison, A. M., & Hazell, C. M. (2024). Understanding public perceptions of virtual reality psychological therapy using the Attitudes Towards Virtual Reality Therapy (AVRT) Scale: Mixed methods development study. JMIR Mental Health, 11, Article e48537. https://doi.org/10.2196/48537
  • Bickmore, T. W., & Picard, R. W. (2005). Establishing and maintaining long-term human-computer relationships. ACM Transactions on Computer-Human Interaction, 12(2), 293–327. https://doi.org/10.1145/1067860.1067867
  • Bordin, E. S. (1979). The generalizability of the psychoanalytic concept of the working alliance. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 16(3), 252–260. https://doi.org/10.1037/h0085885
  • Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319–340. https://doi.org/10.2307/249008
  • Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention and behavior: An introduction to theory and research. Addison-Wesley.
  • Freeman, D., Lambe, S., Kabir, T., Petit, A., Rosebrock, L., Yu, L. M., Dudley, R., Dixon, L., Morrison, A. P., O’Regan, E., Chapman, K., & Waite, F. (2022). Automated virtual reality therapy to treat agoraphobic avoidance and distress in patients with psychosis (gameChange): A multicentre, parallel-group, single-blind, randomised, controlled trial in England with mediation and moderation analyses. The Lancet Psychiatry, 9(5), 375–388. https://doi.org/10.1016/S2215-0366(22)00066-0
  • Slater, M. (2009). Place illusion and plausibility can lead to realistic behaviour in immersive virtual environments. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 364(1535), 3549–3557. https://doi.org/10.1098/rstb.2009.0138
  • Venkatesh, V., Morris, M. G., Davis, G. B., & Davis, F. D. (2003). User acceptance of information technology: Toward a unified view. MIS Quarterly, 27(3), 425–478. https://doi.org/10.2307/30036540
  • Witmer, B. G., & Singer, M. J. (1998). Measuring presence in virtual environments: A presence questionnaire. Presence: Teleoperators & Virtual Environments, 7(3), 225–240. https://doi.org/10.1162/105474698565686

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to participants: Please indicate the degree to which you agree or disagree with each statement regarding Virtual Reality Therapy (VRT) guided by a virtual coach. Responses are given on a 7-point Likert scale: 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree. Items marked with (c) are reverse-scored items.

Subscale 1: Attitude toward VRT

  1. If the virtual coach encouraged me to do something between sessions, I would try to do it.
  2. I would never be willing to try virtual reality therapy. (c)
  3. I would be willing to try virtual reality therapy if I had more information about it.
  4. I would encourage the people I care about to try virtual reality therapy, if it was offered to them.
  5. I would discourage the people I care about to try virtual reality therapy, if it was offered to them. (c)
  6. I would listen to the virtual coach.
  7. No amount of practice would make me want to use virtual reality therapy. (c)
  8. I cannot imagine virtual reality therapy being useful for someone with mental health problems. (c)
  9. I am optimistic about virtual reality therapy being used in clinical setting.
  10. I would feel comfortable interacting with the virtual coach.
  11. I have a negative attitude toward virtual reality therapy. (c)
  12. I think that using technology for therapy is positive.
  13. I would not trust a virtual coach. (c)

Subscale 2: Expectation of presence

  1. I would feel like I was acting during virtual reality therapy. (c)
  2. Virtual reality therapy would not be effective for me because I would be mindful that it is not real life. (c)
  3. I do not think the virtual environment would feel real. (c)
  4. I would find that characters in the virtual reality therapy unsettling. (c)
  5. Potential side effects of virtual reality therapy would put me off using it. (c)
  6. I am sceptical about the effectiveness of virtual reality therapy. (c)
  7. I think that the virtual reality therapy would make me feel present enough to be effective.
  8. I would decline virtual reality therapy because I would prefer face-to-face therapy. (c)
  9. I think that the virtual reality environment would feel real.

Subscale 3: Preference for VRT

  1. I think virtual reality therapy would be better than face-to-face therapy.
  2. I would trust a virtual coach more than a real therapist.
  3. I believe that virtual reality therapy is more effective than face-to-face therapy.
  4. I believe that virtual reality is equally effective as face-to-face therapy.
  5. I would trust a virtual coach the same amount as a real therapist.
  6. I believe that virtual reality therapy is less effective than face-to-face therapy. (c)
  7. I would choose face-to-face therapy over virtual reality therapy. (c)

Subscale 4: Cost-effectiveness

  1. I think that using virtual reality therapy would save the NHS money in the long term.
  2. I think virtual reality therapy would be more cost-effective than face-to-face therapy.
  3. I think that using virtual reality therapy would cost the NHS more money in the long term. (c)
  4. I think virtual reality therapy will be worth the cost.
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Looti, M. (2026, octobre 15). Attitudes envers la thérapie par réalité virtuelle. Base de données de psychologie en français. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=attitudes-towards-virtual-reality-therapy-scale-avrt
Looti, Mohammed. “Attitudes envers la thérapie par réalité virtuelle.” Base de données de psychologie en français, 15 octobre 2026, https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=attitudes-towards-virtual-reality-therapy-scale-avrt.
Looti, Mohammed. “Attitudes envers la thérapie par réalité virtuelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 15, 2026. https://french.arabpsychology.com/?psych_scale=attitudes-towards-virtual-reality-therapy-scale-avrt.