1. Résumé
L’Échelle d’attitudes envers les femmes chrétiennes (en anglais, Attitudes Toward Christian Women Scale, abrégée ACWS) est un instrument psychométrique conçu par L. E. Postovoit en 1990 afin d’évaluer de manière empirique les croyances patriarcales chrétiennes au sein des populations féminines adultes. Élaborée dans un contexte théorique s’intéressant aux répercussions psychosociales des idéologies religieuses traditionnelles, l’échelle part du postulat fondamental selon lequel les croyances religieuses relatives au statut de la femme constituent un construit multidimensionnel, jouant un rôle déterminant dans la dynamique relationnelle hétérosexuelle, la structuration familiale et potentiellement la vulnérabilité aux violences conjugales.
L’instrument complet comprend initialement 34 énoncés évalués selon un continuum de type Likert en 6 points (allant de « fortement en désaccord » à « fortement en accord »). Les items ont été formulés à partir d’une analyse systématique des conceptions théologiques tant historiques que contemporaines régissant la place et le rôle de la femme dans le mariage, la communauté ecclésiale et la société globale. L’analyse structurale initiale a permis de regrouper 23 de ces 34 énoncés en cinq sous-échelles mutuellement indépendantes, fondées sur un critère d’inter-corrélation d’au moins 0,60 : (1) l’indépendance physique et émotionnelle des femmes, (2) la soumission et culpabilité féminines, (3) l’efficacité innée et manifestée des femmes, (4) le martyre / sacrifice de soi féminin, et (5) la nature divine et son symbolisme de genre. Les 11 autres items complètent le calcul d’un score composite global.
Les propriétés psychométriques préliminaires reposent sur un échantillon de validation de 50 femmes chrétiennes issues de la région métropolitaine de Los Angeles, engagées dans une relation de couple hétérosexuelle depuis au moins un an. La validité de contenu a fait l’objet d’un examen minutieux par un panel de spécialistes en théologie et en victimologie, suivi d’entretiens qualitatifs. La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les sous-échelles de l’ACWS et l’Attitudes Toward Women Scale (AWS) de Spence et Helmreich, confirmant l’imbrication étroite entre sexisme socioculturel et dogmes théologiques patriarcaux. L’échelle offre un éclairage clinique et scientifique précieux pour explorer les dynamiques conjugales et le counseling confessionnel.
2. Mots-clés
Attitudes envers les femmes chrétiennes, ACWS, patriarcat religieux, soumission féminine, violences conjugales, psychométrie religieuse, psychologie de la religion, rôles de genre, théologie chrétienne, attitudes sexistes, évaluation psychologique, dynamique de couple.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par la chercheuse et clinicienne :
- L. E. Postovoit, Ph.D. : Docteure en psychologie clinique, affiliée aux travaux de recherche en psychologie et intégration confessionnelle documentés dans le Journal of Psychology and Christianity (Christian Association for Psychological Studies – CAPS). Ses travaux se concentrent sur la dynamique des relations hétérosexuelles chrétiennes, l’herméneutique biblique appliquée aux rôles conjugaux et la victimologie dans les milieux confessionnels conservateurs.
4. Objectif
L’objectif principal de l’Attitudes Toward Christian Women Scale est de mesurer rigoureusement l’adhésion des femmes aux croyances théologiques et ecclésiales patriarcales, et d’analyser la façon dont ces représentations intériorisées influencent le comportement, les attributions de responsabilité et la tolérance aux dysfonctionnements conjugaux. Historiquement, la recherche sur les attitudes de genre s’est principalement focalisée sur les attitudes socioculturelles laïques à l’aide d’échelles globales comme l’Attitudes Toward Women Scale (AWS). Cependant, ces mesures généralistes omettent la justification transcendantale, morale et eschatologique qui caractérise le patriarcat religieux. L’ACWS comble précisément cette lacune en opérationnalisant les préceptes dogmatiques judéo-chrétiens relatifs au statut de l’épouse et de la croyante.
Sur le plan théorique et étiologique, l’auteur a formulé l’hypothèse centrale selon laquelle des croyances religieuses prescrivant une asymétrie hiérarchique absolue entre hommes et femmes pourraient constituer un facteur de risque majeur dans l’apparition ou la pérennisation de la violence conjugale. Au sein de nombreuses communautés chrétiennes fondamentalistes ou conservatrices, des doctrines telles que la « direction masculine » (male headship) et l’obligation de soumission inconditionnelle sont susceptibles de désamorcer les mécanismes naturels de défense psychologique des femmes victimes d’abus. Lorsque l’infériorité fonctionnelle ou ontologique de la femme est perçue comme un décret divin, le comportement violent du conjoint masculin peut être réinterprété par la victime comme une réprimande légitime, un défi spirituel nécessitant une patience rédemptrice ou le résultat d’un manquement personnel à ses devoirs spirituels.
Dans le domaine de la recherche, l’ACWS sert de variable prédictive ou médiatrice dans des protocoles étudiant l’estime de soi, le lieu de contrôle (locus of control), la détresse psychologique, la dépendance affective et les styles d’attachement chez les croyantes. Elle permet de cartographier la divergence idéologique entre conjoints et d’évaluer l’impact des sous-cultures ecclésiales sur la santé mentale des fidèles. Sur le plan des applications cliniques et pastorales, l’instrument s’avère hautement informatif lors des thérapies de couple ou du counseling individuel. Il aide le clinicien à identifier les distorsions cognitives d’origine doctrinale (telles que le sentiment de culpabilité imméritée, l’auto-culpabilisation pour les crises conjugales ou la peur panique de la réprobation divine en cas de séparation ou de divorce), facilitant ainsi une restructuration cognitive respectueuse des convictions spirituelles de la patiente.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’ACWS est la structure multidimensionnelle des croyances patriarcales chrétiennes. Postovoit réfute l’idée d’un conservatisme religieux unidimensionnel; elle postule plutôt que l’idéologie religieuse relative aux femmes s’articule autour de cinq dimensions corrélées mais conceptuellement distinctes :
1. Indépendance physique et émotionnelle féminine (Female Physical and Emotional Independence)
Cette dimension évalue le degré d’autonomie décisionnelle, corporelle et émotionnelle reconnu à l’épouse chrétienne au sein du mariage. Elle examine si la femme possède une existence morale autonome ou si sa légitimité dépend de l’autorité maritale. Elle englobe également les attitudes envers le droit au divorce dans des circonstances non adultérines (ex. violences, maltraitance), remettant en cause le modèle du mariage chrétien indissoluble imposé au détriment de la sécurité psychologique et physique de l’épouse. Les items de cette sous-échelle interrogent la mutualité des prises de décision (où les deux partenaires possèdent conjointement le dernier mot) par opposition à la centralisation absolue de l’autorité chez l’époux.
2. Soumission et culpabilité féminines (Female Submissiveness and Guilt)
Ce pôle psychologique mesure l’intériorisation par la femme d’un devoir de subordination unilatérale et d’une responsabilité disproportionnée dans les conflits familiaux. L’épouse adhérant fortement à cette dimension tend à croire qu’un désaccord ou une insatisfaction face à son rôle subordonné témoigne de sa propre « nature pécheresse ». Elle estime également que si son mari se met en colère ou éprouve du ressentiment dans le foyer, la faute incombe à la femme pour ne pas avoir su désamorcer la situation ou créer un havre de paix. Cette composante capture le mécanisme de l’attribution interne et punitive de la violence maritale.
3. Efficacité innée et manifestée des femmes (Female Efficacy)
Cette sous-échelle évalue la reconnaissance des compétences spirituelles, administratives et intellectuelles des femmes dans l’Église et la société. Elle met en tension la théologie égalitaire (affirmant que les femmes ont été considérées comme les égales des hommes par Jésus-Christ, qu’Adam et Ève ont été façonnés d’une substance égale, et que les femmes peuvent être apôtres, prophètes et enseignantes) avec une doctrine restrictive réservant les positions d’autorité spirituelle (prédication, pastorat) exclusivement aux hommes sous prétexte que le divin s’est incarné au masculin.
4. Martyre et sacrifice de soi (Martyrdom / Sacrificial Stance)
Cette dimension conceptuelle analyse la valorisation théologique de l’auto-oblitération féminine. Elle mesure la croyance selon laquelle Dieu accorde une faveur spirituelle extraordinaire aux épouses qui sacrifient totalement leurs désirs, aspirations professionnelles ou intégrité psychologique pour se conformer au projet conjugal de leur mari. Elle est souvent sous-tendue par une théologie paternaliste soutenant que Dieu décharge la femme du « fardeau émotionnel » associé au leadership et à la responsabilité décisionnelle.
5. Nature divine et symbolisme de genre (God’s Nature)
Cette dimension métaphysique et théologique explore les représentations de l’image de Dieu (Imago Dei). Elle confronte une vision hyper-masculinisée de la divinité — justifiant une ontologie d’infériorité féminine par analogie — à une vision théologique inclusive reconnaissant la présence d’attributs, d’images et de symboles tant féminins que masculins au sein de l’Ancien et du Nouveau Testament.
6. Cadre théorique
Le développement de l’ACWS s’inscrit au carrefour de la psychologie sociale cognitive, de la théorie des rôles sociaux d’Alice Eagly et de la théologie féministe de la libération (initiée notamment par Rosemary Radford Ruether et Mary Daly). Le cadre théorique postule que les schémas cognitifs relatifs aux rôles sexuels ne sont pas de simples préférences esthétiques ou coutumières, mais des croyances centrales organisatrices du comportement social, particulièrement lorsqu’ils sont sacralisés par des doctrines ecclésiales.
Selon la théorie des rôles sociaux, les prescriptions comportementales genrées sont renforcées par des systèmes normatifs de récompenses et de sanctions. Dans les contextes chrétiens traditionnels, ces normes sont présentées comme non négociables car ordonnées par la volonté divine. La théorie de l’inégalité de genre légitimée par la religion démontre comment des concepts herméneutiques tels que la « création créationnelle » (Genèse 2, l’homme créé le premier, la femme issue de sa côte) et la « faute originelle » (Ève comme première séductrice menant à la chute) sont mobilisés pour légitimer la subordination structurelle. L’ACWS opérationnalise ces narratifs théologiques en propositions psychologiques mesurables.
Un autre pilier théorique fondamental de l’ACWS réside dans le modèle de la victimisation conjugale et de l’impuissance acquise développé par Lenore E. Walker (le syndrome de la femme battue). Dans ce paradigme, les croyances religieuses qui valorisent la passivité (« gagner son mari par un esprit doux et paisible » selon 1 Pierre 3:1) et interdisent l’échappatoire par le divorce créent une prison psychologique. La femme battue ou maltraitée, prisonnière d’une idéologie de sanctification de la souffrance (martyrologe conjugal), réprime ses réponses d’évitement ou d’auto-préservation, perçues comme des péchés de rébellion contre l’ordre divin.
7. Validité
La validité de l’ACWS a été établie lors de son développement initial à travers plusieurs étapes méthodologiques rigoureuses :
Validité de contenu et d’apparence (Content and Face Validity)
La validité d’apparence de l’échelle est exceptionnellement élevée, dans la mesure où chaque proposition fait écho sans ambiguïté à des controverses scripturaires connues concernant les rôles de genre, l’éthique conjugale ou le ministère pastoral féminin. Pour formaliser la validité de contenu, un pool initial d’énoncés a été soumis à l’évaluation indépendante de trois doctorants chevronnés, experts tant en théologie chrétienne qu’en études sur la violence conjugale. Ces juges ont évalué la représentativité doctrinale des items, leur pertinence psychologique et leur clarté sémantique. Dans un second temps, les items retenus ont été pré-testés auprès de six femmes qui ont fait l’objet d’entretiens approfondis visant à détecter d’éventuelles ambiguïtés lexicales, entraînant un affinement rédactionnel des formulations.
Validité convergente et concurrente
Pour démontrer la validité convergente, Postovoit a administré l’ACWS conjointement avec la version courte de l’Attitudes Toward Women Scale (AWS) de Spence, Helmreich et Stapp (1973). L’AWS est l’instrument de référence mesurant les attitudes envers les droits et les rôles sociétaux des femmes (dans les sphères professionnelle, politique et relationnelle). L’échantillon de 50 femmes a démontré des corrélations statistiquement significatives entre le score global de l’AWS et quatre des cinq sous-échelles de l’ACWS. Plus les répondantes manifestaient une orientation libérale/égalitaire sur l’AWS, plus elles rejetaient les croyances patriarcales sur l’ACWS.
L’unique exception notable concerne la sous-échelle Soumission et culpabilité féminines (Items 6, 11, 12, 13), qui n’a pas manifesté de corrélation significative avec le score composite de l’AWS court. Ce résultat, loin d’invalider l’outil, confirme la spécificité théorique de ce facteur : la dynamique de culpabilisation spirituelle et de responsabilité émotionnelle face aux accès de colère de l’époux constitue un phénomène clinique distinct des attitudes socio-politiques laïques générales envers les femmes, justifiant pleinement l’existence d’une échelle religieuse dédiée.
8. Fidélité
Dans l’étude princeps de Postovoit (1990), la fidélité de l’instrument a été abordée au stade de la sélection des items par l’analyse des matrices d’inter-corrélations linéaires (coefficients de Pearson). Afin d’assurer une cohésion interne stricte au sein des regroupements d’items, l’auteure a imposé un critère d’inclusion très rigoureux, exigeant un seuil minimal de corrélation inter-items de $r ge 0{,}60$ pour qu’un item soit assigné à l’une des sous-échelles factorielles.
Ce filtre exigeant a permis de sélectionner 23 items hautement cohérents parmi les 34 originaux, répartis au sein des cinq dimensions. Cependant, il convient de souligner une limite psychométrique formelle de l’article initial : les coefficients de consistance interne de type alpha de Cronbach ($\alpha$) et la fidélité test-retest par corrélation intra-classe n’ont pas été formellement rapportés dans la publication de 1990. Bien que le plancher de corrélation inter-items de 0,60 garantisse mathématiquement une forte variance commune entre les items retenus, des recherches ultérieures sur des cohortes plus étendues sont préconisées pour établir les indices oméga de McDonald ($\omega$) et tester l’invariance de mesure temporelle.
9. Analyse factorielle et structure interne
La structure dimensionnelle de l’échelle a été configurée par regroupement basé sur les corrélations de Pearson avec un plancher minimal de 0,60, assurant qu’aucun item n’appartienne à plus d’une sous-échelle. Cette procédure a isolé cinq facteurs indépendants :
- Sous-échelle 1 : Indépendance physique et émotionnelle des femmes (6 items : 2, 3, 14, 22, 25, 28). Cette composante capture la tension entre l’autonomie éthico-légale de l’épouse (notamment face au divorce ou au refus de la soumission unilatérale) et l’assujettissement conjugal classique.
- Sous-échelle 2 : Soumission et culpabilité féminines (4 items : 6, 11, 12, 13). Ce facteur structure la propension de la femme à assumer la faute pour les dérèglements émotionnels du mari et à s’interdire toute prétention à l’autorité ou au savoir.
- Sous-échelle 3 : Efficacité féminine (8 items : 7, 8, 9, 15, 16, 17, 18, 33). Constituant le plus vaste ensemble d’items, ce facteur regroupe les énoncés théologiques portant sur l’égalité ontologique (création d’Adam et Ève), l’accession ministérielle (prédication, direction pastorale) et le traitement égalitaire accordé par le Christ.
- Sous-échelle 4 : Martyre et sacrifice de soi féminins (2 items : 30, 32). Bien que désignée sous le même libellé de soumission dans certains tableaux récapitulatifs sommaires, cette dyade se distingue conceptuellement par la sanctification du renoncement à ses propres désirs au profit du chef de famille et la décharge paternaliste du leadership.
- Sous-échelle 5 : Nature de Dieu (2 items : 19, 24). Ce facteur théologique circonscrit l’acceptation ou le rejet des attributs et symboles féminins attribués à Dieu et à Jésus-Christ dans le corpus biblique.
Au total, 23 items constituent les sous-échelles spécifiques, tandis que les 34 items peuvent être sommés conjointement pour former un indice global de patriarcat chrétien intériorisé.
10. Instrument de mesure
- Nom de l’instrument : Attitudes Toward Christian Women Scale (ACWS)
- Traduction française du titre : Échelle d’attitudes envers les femmes chrétiennes
- Auteur : L. E. Postovoit (1990)
- Domaine d’application : Psychologie de la religion, psychométrie clinique, thérapie de couple, victimologie, sociologie du genre.
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré (format papier-crayon ou informatisé).
- Population cible : Femmes adultes chrétiennes (validé initialement auprès de femmes âgées de 18 à 65 ans engagées dans une relation hétérosexuelle depuis au moins un an).
- Nombre total d’items : 34 énoncés (23 répartis dans les cinq sous-échelles analytiques + 11 items concourant au score total global).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 6 points :
- Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- Modérément en désaccord (Moderately disagree)
- Légèrement en désaccord (Slightly disagree)
- Légèrement en accord (Slightly agree)
- Modérément en accord (Moderately agree)
- Fortement en accord (Strongly agree)
- Cotation et scoring : Chaque item est coté de 1 à 6. Les énoncés patriarcaux directs (affirmant l’inégalité, l’interdiction du pastorat féminin ou la culpabilité de la femme) sont cotés directement (1 = Forte opposition au patriarcat, 6 = Forte adhésion au patriarcat). Les énoncés égalitaires (p. ex., items 3, 7, 8, 9, 14, 15, 16, 17, 19, 24, 26, 28, 29, 31, 33) doivent faire l’objet d’un recodage inversé ($X_{\text{inversé}} = 7 – X$) avant sommation si le score total vise à refléter le niveau d’idéologie patriarcale (ou inversement pour mesurer l’égalitarisme). Le score de chaque sous-échelle s’obtient par la somme simple des items correspondants.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Attitudes Toward Christian Women Scale a été initialement publiée en 1990 dans le cadre d’un article scientifique paru dans le Journal of Psychology and Christianity. L’instrument est du domaine public académique pour les besoins de l’enseignement et de la recherche scientifique non commerciale. Il n’existe aucun coût commercial ou droit d’enregistrement payant pour l’administration de l’échelle. Les cliniciens et chercheurs souhaitant reproduire ou traduire l’outil sont tenus de citer rigoureusement la publication originale de Postovoit (1990).
12. Références
Eagly, A. H. (1987). Sex differences in social behavior: A social-role interpretation. Lawrence Erlbaum Associates.
Postovoit, L. E. (1990). The Attitudes Toward Christian Women Scale (ACWS): Initial efforts towards the development of an instrument measuring patriarchal beliefs. Journal of Psychology and Christianity, 9(2), 65–72. https://caps.net/journal/
Spence, J. T., & Helmreich, R. (1972). The Attitudes Toward Women Scale: An objective instrument to measure attitudes toward the rights and roles of women in contemporary society. JSAS Catalog of Selected Documents in Psychology, 2, 66–67.
Spence, J. T., Helmreich, R., & Stapp, J. (1973). A short version of the Attitudes toward Women Scale (AWS). Bulletin of the Psychonomic Society, 2(4), 219–220. https://doi.org/10.3758/BF03329252
Walker, L. E. (1979). The battered woman. Harper & Row.
13. Questions et items du questionnaire
Response options for each statement: 1 = Strongly disagree, 2 = Moderately disagree, 3 = Slightly disagree, 4 = Slightly agree, 5 = Moderately agree, 6 = Strongly agree.
- Males are the correct ministers of God’s word because both God and Jesus Christ are men.
- Wives are commanded to honor their husbands as the head of the family.
- There may be reasons besides adultery which make divorce the right decision for a Christian wife.
- When sexual passion gets « out of hand, » it’s usually the woman’s fault.
- Woman is subservient to man because she came out of his rib.
- The woman should never desire to teach the man but should always learn from him in subjection and quiet submission.
- Women were considered as important as men by Jesus Christ during his ministry on earth.
- Both husband and wife are equals in the family, the community, and the church.
- Wives and husbands are commanded to treat each other as equals in mutual submission.
- If a woman is unhappy in her subordinate role, she shows her sinful nature.
- Man’s superior strength and common sense show he’s more in the image of God than is woman.
- If a husband gets angry with his home situation, it is his wife’s fault for not preventing the problem.
- God calls women to be more humble and submissive to their husbands than their husbands are to them.
- In marriage, both the husband the wife should make the important decisions, with both having the final word.
- Adam and Eve were made absolutely equal, out of the same substance.
- The Bible shows that Christian women can be prophets, leaders, wives, and mothers.
- It is acceptable for a woman to preach in the church.
- A Christian woman is disgraced if she is divorced because it shows she has failed.
- In the Old and New Testaments, God is spoken of as having female as well as male characteristics.
- A woman’s salvation will come through her husband.
- A Christian wife is not responsible for her husband’s behavior or feelings.
- The wife follows her husband’s leadership to achieve greater Christian unity in their marriage.
- Husbands and wives have God-given rights to discipline each other.
- The Bible uses female symbols for God and Jesus Christ.
- A Christian woman should be subject even to her non-Christian husband so he will be won over by her meek and quiet spirit.
- A Christian marriage should be based on equality between the husband and wife.
- Christian husbands are given the right to discipline their Christian wives as necessary to keep them on the Christian path, but wives are not granted the same rights by God.
- It is all right for a Christian woman to be divorced.
- God’s image and personality are seen equally in the forms of the female and the male.
- God grants a special blessing to wives who give up their desires for their husbands because these women are living in accordance with God’s plan for the family.
- Adam and Eve are equally responsible for the origin of sin.
- God intends for women to be free from the emotional burden which comes from the responsibility of leadership.
- The Bible states that the equality of males and females is the Christian ideal.
- A Christian woman should divorce her husband only if he is unfaithful to her.